C’est du verre français dont je devais vous parler, mais en me connectant à mon compte, j’ai eu, dans le lecteur, un message de WP qui m’informait que…
… bête et disciplinée, j’ai donc fait la curieuse, les nuages qui avaient remplacé avec bonheur les fleurs de camomille disparaîtront, on ne sait pas pour quelle raison (à part celle de me contrarier) le 15 juin…
Mon opinion c’est juste qu’avec les choix possibles, il n’y a aucune chance que le Mettez à jour votre image de fond avant le 15 juin pour que votre site conserve une belle apparence ne me soit d’une quelconque consolation ! Et je n’aime pas que l’on me force la main surtout pour des mochetés tellement rares, je ne félicite pas l’IA qui a pondu cet avis éclairé sur cet espace, nous ne serons jamais d’accord !
Revenons à nos moutons noirs, les sujets du jour…
Avec le retour du printemps, j’ai ressorti mes carafes à fermentations diverses ! Si celle du kéfir qui vient du commerce local (un coup de vent ayant cassé la précédente un jour où elle servait de vase en extérieur), ne me pose pas de problème, celles avec des bouchons achetées directement sur le site La table d’Arc (dont viennent les copies d’écran du billet, hors l’inexplicable caprice de WP) qui nous vend les indispensables articles du quotidien que l’on ne trouve pas, généralement, au pas supermarket local, revendiqués verre français…
… ont nécessité que je vérifie leur capacité pour doser mes ingrédients. Pour ne pas rechercher la facture jamais imprimée, je suis allée directement sur le site, et là, j’ai appris que si l’indestructible presse-citron acheté il y a 50 ans à Toulouse et le beurrier-vache lotois sont bien d’origine hexagonale, aucune de mes 3 carafes (1,1l pour l’eau réfrigérée, 1,7l pour la production de kombucha et 2l, hôtel à scoby désaffecté devenu réserve à vinaigre de thé) de la même marque ne l’est vraiment !
Je ne vais pas les retourner, depuis le temps qu’elles sont chez moi, ils ne comprendraient pas, mais je n’en pense pas moins ! Le patron ferait-il de la politique ?
C’est normal, dans ma tenue printanière mes poches sont plus petites et depuis que je l’ai ressortie du placard, je perds toujours mon mouchoir ! Alors vidons les titres du jour ! J’étais en panne de motivation ou d’inspiration même si j’ai toujours une ânerie sous le coude, et le grand ménage de printemps peut attendre un jour de plus, mais là, je me suis subitement réveillée…
Il y aurait comme une contradiction qui interroge sur la façon dont on accompagne la création d’entreprises… habituellement tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, mais être au chevet du porteur de projet, c’est chez moi signe qu’il est moribond avant même d’être né…
Nous avons la mémoire bien courte et je n’avais pas encore décidé de franchir la Loire pour mon retour dans le Sud-Ouest, je n’ai donc pas d’autre souvenir que celui d’une confiance mal placée en la perfide Albion, le Brexit m’ayant confirmé qu’à de rares exceptions près, la guerre de Cent Ans n’est toujours pas terminée. De plus, j’avais quitté Toulouse en 1984, puis la Haute-Garonne profonde avant son parachutage à Cintegabelle et ne peux donc vous dire s’il allait déjeuner avec son voisin le sénateur, aux commandes de la mairie de Calmont depuis 1955, à qui j’avais dû serrer la main en 1985 (ils n’étaient pas de la même tendance), ni s’ils allaient camper sur les terres ariégeoises 5 km en amont du Grand Hers, pourtant la cuisine y est bonne ! Son échec aux présidentielles de 2002 lui faisait-il dire je suis le mal-aimé ? Il mérite toutefois son hommage national…
Quant à la dernière sélection, je ne peux m’empêcher de penser qu’il pourrait y avoir une relation de cause à effet (ou vice-versa ?)…
… bleu pour les garçons et rose pour les filles avec une distinction du plus bel étal, à l’heure où la ville vient de basculer à droite, ce serait un retour à la vie d’avant au moins 1947, et cela me paraît louche ! 😉
Dambala @ Philharmonic Hall, New York City, USA | July 28, 1973
Par contre, c’est sous une version originale par son auteur que j’ai lu un commentaire de @Timothyjackzon que je remercie pour la lumière qu’il apporte aux non-initiés, dont voici la traduction du gogol :
« Dambala » d’Exuma est une incantation envoûtante, invoquant les forces primordiales de la création et de la destruction. À chaque refrain obsédant « Oh Dambala, viens Dambala », nous sommes transportés dans un univers de profonde vénération spirituelle, où la frontière entre le divin et le profane s’estompe.
La chanson est imprégnée de l’imagerie puissante du vaudou, Dambala étant l’un des esprits les plus vénérés, souvent représenté comme une divinité serpent veillant sur la création, l’équilibre et la pureté. Les paroles, évoquant les ailes d’une grenouille à trois orteils et les plantes des profondeurs océaniques, tissent une tapisserie éthérée, suggérant un lien avec des rituels anciens et les merveilles énigmatiques de la nature.
La dichotomie entre « Le septième jour, Dieu apparaîtra » et « La septième nuit, Satan sera là » illustre l’équilibre entre la lumière et l’obscurité, le bien et le mal, reconnaissant que ces deux forces sont omniprésentes et intimement liées dans l’expérience humaine. Cet équilibre est renforcé par le pouvoir de Dambala d’« envoyer des démons » et d’« envoyer des anges », symbolisant la souveraineté absolue de la divinité sur le chaos et l’ordre.
Mais le verset le plus poignant est sans doute la dénonciation cinglante des esclavagistes, un rappel brutal de la profonde souffrance et du traumatisme historique de la diaspora africaine. Les mots d’Exuma suscitent une prise de conscience viscérale, un châtiment spirituel pour ceux qui ont perpétué la cruauté et l’oppression.
« Dambala » n’est pas qu’une simple chanson ; c’est un rituel évocateur, un pont entre le visible et l’invisible, et une exploration profonde de l’équilibre cosmique, de la justice et de la rétribution. À travers la voix envoûtante d’Exuma, un aperçu de la trame spirituelle des Caraïbes s’offre à nous, un lieu où les atrocités passées résonnent aux côtés des prières pour la guérison et la transcendance.
Ce n’est pas très réjouissant, nous sommes d’accord, mais pas plus ni moins que l’actualité, et c’est sur le bruit des chaînes du Parabellum de Cayenne c’est fini (Mort aux vaches), histoire de vous désenvoûter (dommage, Olivier Ciechelski n’a pas pensé à ce titre pour clore son livre), que je vous souhaite une excellente semaine ! ♥
Ambiance électrique ou pas au dernier conseil municipal de l’équipe sortante, les courageux qui rateront l’heure de la messe pour y faire acte de présence en seront témoins ? En attendant, il y aurait du bizutage dans l’air, après l’initiation aux subtilités du dépouillement de dimanche dernier, voilà qu’on les (les bleus de la nouvelle équipe) convoque à leur premier conseil municipal dominical et matinal, les noctambules et autres amuseurs publics élus vont avoir du mal à se lever après le cumul du quizz du vendredi soir et la soirée-concert du samedi pour fêter l’arrivée du printemps ! Bon, c’est la juste contre-partie pour la subvention royalement accordée le 17 mars au soir lors du bilan-clôture des 18 ans de règne !
Honte à moi, en sortant tantôt du bureau de la préposée (au milieu des piles de ses cartons) à l’adressage de la commune, qui a officiellement apporté, devant moi, la modification nécessaire à mon statut de SdF, je n’ai pas pensé à regarder si l’information de l’invitation dimanche matin était correctement affichée sur le panneau devant la porte, mais ma photo aurait en été trop moche avec le reflet de la vitre, j’ai donc fait la copie d’écran du site de la mairie, chut, ne le répétez pas !
Une question me taraude toutefois, un élu sortant peut-il emporter des piles de documents quand il vide son bureau de ses effets personnels (quand j’ai vidé mon tiroir au boulot, tous mes outils de travail rentraient dans ma poche, j’avais d’ailleurs intentionnellement laissé une grosse araignée factice pour ma remplaçante qui en avait peur !), genre après moi le déluge et démerdenzizich ?
Quand il y a de l’électricité dans l’air, je ferme volets et fenêtres et donc n’ai jamais eu la patience d’attendre le bon vouloir d’un quelconque imprévisible éclair, alors je me vois contrainte de recourir à la fée qui peut parfois s’avérer maléfique quand un échafaudage mobile croise une ligne à haute tension, l’employeur n’ayant pas fourni d’équipement sécurisé à ses employés. Pour un jeune de pas encore 27 ans (il ne lui manquait que 3 mois), la vie n’avait tenu qu’à un fil électrique, fauché alors qu’il n’était temporairement manœuvre que pour changer sa guitare basse…
Impressionnant l’éclairage nocturne de l’escalier de la rue Rollin (je ne crois pas l’avoir vu aussi bien végétalisé) depuis la sortie du métro Monge, rue de Navarre, à deux pas des Arènes de Lutèce, que j’empruntais parfois pour ne pas être vue de quelques regards inquisiteurs des rues Lacépède et Blainville, immortalisé avec le Coronet à soufflet et pliant paternel qui accompagne les billets de presque tous les dimanches ! 😉
Il y a eu, depuis janvier, un passage sans, pendant lequel je me suis creusé la cervelle sur des mots fléchés et autres jeux, même de sudoku, puis je me suis laissée tenter par l’achat d’un livre du maigre rayon de notre pas supermarket !
De cet auteur, j’avais déjà lu L’énigme de la chambre 622, et vu, je ne sais plus où, la série adaptée du roman La vérité sur l’affaire Harry Quebert et j’avais aimé les deux, alors pourquoi ne pas tenter Le livre des Baltimore ?
C’est suite à une interrogation d’Anagrys à propos de l’utilisation, à tort, de mots très violents qui en perdent leur signification, alors qu’il s’agit très certainement d’un cas de ce qu’il qualifie, avec raison, de muflerie ordinaire, que j’ai ressorti ce livre resté caché sous les revues de jeux évoquées en préambule.
D’une écriture fluide, cette chronique familiale nous dépeint la complexité de ses relations faussées par les rivalités, la jalousie, les préférences et nous démontre que, parfois, malgré les apparences, la réalité peut être totalement différente de ce que l’on nous a donné à voir. Chaque jolie médaille a toujours son revers dont le prix dissuasif devrait nous inciter à plus de prudence…
Pourquoi on ne s’ennuie pas ? Tout simplement grâce à l’intelligence de sa construction, astucieusement divisé en livres qui respectent certes la chronologie des événements, mais nous font voyager entre les branches de la famille, parents, frères ennemis, amis, amours qui perçoivent la même situation d’une façon totalement différente, c’est déroutant, mais aussi addictif ! 😉
Pendant que je suivais la saga des Goldman, qu’ils soient de Montclair, de Miami ou de Baltimore et les facéties provoquées du chien Duke à Boca Raton, j’avais vu passer dans la presse un titre qui me semblait familier alors que je n’en connaissais pas l’auteur (dont c’est le deuxième roman), paru, de plus, aux Éditions du Rouergue dans la catégorie Rouergue noir ! J’ai noté le titre, l’auteur et l’éditeur, failli perdre bien souvent le petit bout de papier, puis ai fini par aller le commander à la Presse du Centre en allant récupérer le colis des croquettes du chat en janvier. Il a bien mis une quinzaine de jours à arriver, avec la tempête, les inondations, pourtant le Rouergue c’est juste à côté du Quercy, et il est resté en attente sur ma table de chevet, le temps d’avoir tourné toutes les pages de ma revue de jeux en cours !
Claude Nougaro – Le Cinéma (1962)
Ce n’est que quelques jours avant le début du challenge [PAL] Semaine à lire – mars 2026 de Light And Smell que j’ai entamé sa lecture…
… je l’ai terminée ce matin, et a priori, j’en suis sortie indemne ! 😉
Passer du coq à l’âne, sans raison apparente, c’est une de mes spécialités, mais là, je suis battue à plate couture, Olivier Ciechelski va bien plus vite que moi et ose en écriture des choses que je ne me suis encore jamais permises, d’ailleurs je n’y aurais pas pensé, et c’est bien pour cela que je ne suis pas autrice, mais seulement consommatrice de livres !
Excusez du peu, une page 22 entièrement consacrée à l’inventaire à la Prévert du contenu d’un container débarqué au Havre et acheminé par une péniche jusqu’à Gennevilliers avant de repartir vers les heureux destinataires sur des camions, je n’avais encore jamais trouvé cela dans un roman faussement policier (il existe une réelle dimension philosophique en plus de l’enquête et de l’action), pas plus qu’une dispute homérique blasphématoire, page 244, entre Nora et le prêtre de sa paroisse (je n’ai suivi qu’en pointillés, et qu’après coup, une interview de l’auteur par une radio chrétienne toulousaine, cette scène a été mentionnée sans commentaire), ou même, page 185, une curieuse séance de vaudou.
Pages 101 et 102, ce sont les soliloques de Nora pendant une sortie-marche de décompression transcrits en italique, et pages 268 et 269 ce sont les titres d’une chaîne d’infos écrits en majuscule qui ponctuent les réflexions de Djabri que je n’avais vus nulle part ailleurs ! Tout comme je n’avais encore jamais croisé d’air liquide pour oxygéner la Seine, c’est à cette page 305 que les poissons et les bulles de Gilles m’ont fait immédiatement penser ! 😉
Malgré la profonde noirceur du sujet toujours d’actualité, où tous les coups sont permis, les nombreuses références religieuses que l’on ne trouve habituellement pas dans un roman policier, ce livre très moderne par sa forme, m’a presque paru jubilatoire. À noter aussi la division, un peu comme un scénario de film, en parties d’inégale longueur, sans titre mais agrémentées chacune de sa citation biblique ou philosophique, antique ou plus récente (Le mal est l’ombre du bien – Simone Weil, La pesanteur et la grâce), ou encore deux vers de la chanson Dambala signée Exuma pour la sixième, et de You want it darker de l’ultime album de Leonard Cohen pour la septième et dernière, dans lesquelles se répartissent les 67 chapitres de ce roman noir.
Avec, pour moi, un petit plus apporté par le nom de l’auteur qui me permet aussi une lecture entre les lignes, et le titre qui me rappelle à la fois, l’univers singulier d’Olga Tokarczuk ainsi qu’un polar polonais de Zygmunt Miłoszewski, bien loin de cette intrigue, mais si proche aussi dans sa noirceur, traduit en français, qui se passait à Sandomierz où j’avais fait étape et pris un repas du soir dans un des lieux cités dans le roman, lors de notre découverte du pays en 2006. Il citait la poétesse Wisława Szymborska : On ne sait sur soi-même que ce qu’on a affronté.
Gra Księga cudów – Odpowiedz na wezwanie Onirii(ce jeu n’était pas dans le container, mais il aurait très bien pu y être, caché dans le moteur d’une voiture allemande made in China)
C’est avec une grande surprise que j’ai constaté que j’entraînais, sans en avoir conscience, mon chat pour un futur Koh-Lanta ! En effet, au départ, quand la Fripouille s’est installée durablement, il y avait les croquettes du pas super-marché local, accompagnées de sachets de nourriture humide de la même marque, puis, comme la référence a été supprimée nous sommes passés aux dômes des chats bien élevés déjà évoqués ici…
Et le voici de nouveau en quête | SHEBA®
… mais, après son hospitalisation, et le changement de la marque des croquettes pour passer aux médicamenteuses que je dois commander sur internet, j’alternais, pour ne pas qu’il se sente puni alors que cela ne lui arrive jamais, la pâtée médicamenteuse avec les soupes et portions de la marque pour dire je t’aime, devenue ce que les chats veulent…
… avant que les soupes au poisson ne disparaissent elles aussi et qu’il ne reste plus que du poulet (23% de poulet avec amidon de tapioca, carottes, gluten de blé) qu’il n’aime pas vraiment. Nous sommes donc passés aux filets qui reprennent la présentation des dômes disparus, avec la fausse apparence de morceaux nobles enrobés d’une sauce gélatineuse dont il raffole, ce qui m’a amenée à regarder la composition du produit !
Primo, même les 2 variétés au poisson sont au poulet (15% contre 14% de thon, dans la boîte bleue, et 30% contre 4% de thon et 4% de crevettes dans la boîte parme) dont les prix valent aussi leur pesant de cacahuètes, 1€10 la bleue, 1€11 la parme et… 1€12 celle sans poisson dont je n’ai pas d’exemplaire pour savoir combien de poulet entre dans sa composition.
Secundo, les protéines sont enrobées d’amidon de tapioca (le manioc de Koh-Lanta) et de xylose (du sucre de cellulose de bois), alors que les portions (98% naturelles, poissons et sous-produits de poissons dont 4% de saumon) n’étaient pas au manioc mais aux céréales avec du sucre (normal, Sheba appartient au groupe Mars), mais aussi des minéraux et un supplément en taurine ce qui n’est plus mentionné sur les nouveautés qui sont royalement classées 2 étoiles sur 5 par les maîtres de félins, sans que l’on puisse lire les avis…
Cela fait cher le litre d’eau gélifiée au manioc alors que maintenant que je sais qu’il l’aime bien, si je voulais l’envoyer à Koh-Lanta il lui faudrait plus de muscles que de graisse, à moins que la stratégie complémentaire pour y survivre se trouve dans la gomme épaississante qui complète le tout ?