La mélancolie n’étant pas une fin en soi
place aux couleurs !
…un soupçon d’or
des bleus plus que bleu
pour caresser ceux de l’âme
l’automne rayonne
l’hiver attendra
Demain,
je quitte le vert
la tendre émeraude
je délaisse un moment les mystérieuses brumes
elles envelopperont les collines sans moi
et je cours et je roule,
je m’élance sans retenue
vers l’ocre jaune, le doré,
et le bleu plus que bleu
du sud fondateur.
A nouveau la maison d’ombres fraiches
la famille
les amis
et le rythme incomparable des jours de vacances
A très bientôt
je vous souhaite un bel été
Mon bel amour,
nous ne garderons que le bleu des fleurs pour nous éclairer
c’est bien assez
c’est déjà trop
nous avons besoin de si peu de clarté pour avancer encore
ensembles.
Nous protégerons cette infime lueur
bleutée.
si elle vacille, nous nous arrêterons de marcher, de respirer
pour lui permettre de se raffermir
et au coeur de la nuit
elle nous murmurera
sans doute
« ne m’oubliez pas »
Il est des lieux auxquels j’appartiens
sans réserve.
Des rives familières quoiqu’inconnues
porteuses de cette lumière intérieure
qui apaise
et justifie tout
Il est des lieux qui sont l’essence même du bonheur.
Ils donnent force et confiance.
Des lieux qui font le lien entre hier et demain
atténuant les chagrins et les doutes.
Je porte en moi
à tout jamais
ces rivages ancestraux
de nacres et de pierres.
Alors je rêve
j’aime déraisonner.
L’été ne finira jamais,
jamais,
toujours
encore,
des taches de bleus, une lumière si claire, si franche…..
Alors je rêve
je triche un peu
je saute , je bondis par delà la route qui se perd
je me moque des nuages pommelés annonciateurs de je ne sais quel hiver
et je jette
en dansant
les bleus sur la toile offerte.
A trop longtemps observer le bleu
à le chercher intensément
encore
et encore plus
derrière chaque porte
chaque regard
à traquer sa lumière
passionnément
dans chaque vague
chaque ruelle ombreuse.
A tellement poursuivre ce bleu
insaisissable et permanent
j’ai oublié les heures
et le temps
et l’échéance
Ne reste que cette vibration
Les multiples reflets de nos vie
palpitent au cours du fleuve
le ciel s’élargit de larges trainées blanches
mon homme-étoile guérit lentement
et je peins
je peins pour ses gestes qui se redessinent
je peins pour son regard qui voltige à nouveau
je peins pour sa voix qui a retrouvé sa couleur