J’ai marché longtemps
sur les chemins qui ne mènent nulle part
lumineuses sentes des pointes bretonnes,
Tu n’y étais pas mon coeur
tu ne savourais pas
comme moi
la solitude immense
et le bonheur troublant
J’ai respiré le temps arrêté
froissé les bruyères
trébuché sur les pierres acérées
tu n’y étais pas mon âme
et je vibrais pleinement.
et je t’aimais pourtant
isolée
et à jamais en toi.

