Questionnaire de PI – Estelle Fenzy

Bonjour à toutes et tous,

j’ai le plaisir de recevoir aujourd’hui au Questionnaire de P(oés)I(e) une poète de grand talent, Estelle Fenzy.

Présentation:

Estelle Fenzy est née dans les Hauts de France où elle a grandi. Elle a ensuite vécu à Brest puis à Arles. Elle enseigne les lettres en réseau d’éducation prioritaire depuis plus de trente ans. Autrice d’une vingtaine de livres de poésie, tour à tour intimes et distanciés, elle construit un univers sensible, mélancolique et lumineux d’une grande force, qui mêle le conte et le quotidien, la délicatesse et la violence. 

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1.Qu’est-ce qui vous a mené à la poésie ?

C’est la vie, je suppose. La mort aussi. Un grand bouleversement. J’ai écrit pour mettre des mots sur ce que je ressentais. Des mots qui ressemblaient à ce que je vivais : le poème a voulu la peau de mes émotions, s’y est lové et m’a recentrée. Il est venu : naturellement.

L’espace de liberté de la langue et du dire qu’il représente contrebalançait le sentiment d’oppression et d’irrémédiable qui m’emprisonnait alors. La poésie, la liberté.

2.Pouvez-vous nous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?

À la ligne de Joseph Ponthus. L’unique livre d’un homme unique. Un texte bouleversant d’humanité.

3.Pouvez-vous nous dévoiler un ou deux de vos poètes préférés et pourquoi ?

Alejandra Pizarnik, que je relis régulièrement. La lire, c’est répondre à un appel. Étrange sensation chaque fois : des mots que l’on croirait écrits pour être murmurés à notre oreille et qui sont aussi un cri déchirant.

Guillevic, pour la densité simple de son regard sur le monde. Pour son incomparable attention à toute chose et son humilité.

4.Quelle est votre dynamique d’écriture ?

Elle diffère à chaque projet. Tantôt régulière, presque quotidienne, tantôt par salves entrecoupées de longues pauses. Ce qui donne à écrire colore cette dynamique : feu ardent pour les douleurs, les passions, l’écriture alors dévore et absorbe. Vert d’eau pour les mélancolies, les souvenirs. Elle coule alors doucement, pareille à un ruisseau timide.

Mais toujours, je réécris. Encore et encore. L’écriture appelle l’écriture, la lecture plus encore. À lire les autres on mesure le travail à accomplir pour les rejoindre peut-être.

5.Pouvez-vous nous présenter votre dernier recueil, sa naissance, son thème, ses inspirations ?

Une saison fragile, publié aux éditions La Part Commune en septembre 2023, regroupe quatre ensembles autour du temps qui passe, des moments de rupture ou de vacillement de la vie. Mélancolie du quotidien, départ d’un enfant, retour dans une ville quittée des années plus tôt…Les poèmes ne sont pas tristes, mais lucides, lumineux. Ils proposent, je crois, une forme de « résilience » à une fragilité qu’il ne s’agit pas de nier ni de combattre, mais d’apprivoiser et de remercier de nous rendre si pleinement vivants.

6.Pouvez-vous nous en offrir un ou deux extraits ?

Un ou deux extraits d’« Une Saison fragile » (La part commune) :

*

Parfois
je me couvre
de mots robustes
mais je reste comme
le givre sur la fenêtre

ma propre raison de disparaître

*

Ma saison c’est la nuit
les étoiles prêtes au pire
la terre fumée de fièvre

Je remonte des puits
un poème dans les bras

(extraits du premier mouvement du livre « Une saison fragile »)

7.Y a-t-il un site de poésie que vous nous recommanderiez et pourquoi?

Le numérique est un merveilleux outil de diffusion de la poésie. Plusieurs sites existent qui me paraissent se compléter, ne s’intéressant pas forcément aux mêmes familles de voix et d’écriture : Terre à Ciel, Recours au Poème et Poesibao. Ce sont des sources inépuisables de découverte. Je reste cependant très attachée aux revues papier. Il en existe de très nombreuses et très riches. Arpa, Les Hommes sans épaules, Europe, ne sont plus à présenter par exemple. La toute jeune et ambitieuse revue La forge des éditions Corlevour est à faire connaître, absolument.

8.Le mot de la fin :

Merci est l’un des mots les plus beaux. Terminons par lui.

Voilà, un très grand merci chère Estelle d’avoir joué le jeu du Questionnaire de PI et je vous souhaite tout le succès que vous méritez amplement.

Entrevue avec Bertrand Laverdure par Ricardo Langlois sur LaMetropole.com

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Une très belle entrevue de l’ami Ricardo sur LaMetropole.com.

En 2019, Bertrand Laverdure figurait au sommet du top 10 de Lametropole.com avec Lettres en forêt urbaine (Mémoire d’encrier ). De 2015 a 2017, il est nommé Poète de la Cité de Montréal. Voici une entrevue à l’occasion du lancement de Opéra de la déconnexion publié aux Éditions Mains Libres.

La Métropole : Tu as une carrière flamboyante. Tu as été rédacteur, directeur littéraire, journaliste, chroniqueur à la télé. Tu touches à tout avec succès. Parles-moi de cette époque.

Très jeune, j’ai idéalisé la littérature. La poésie est devenue pour moi plus qu’une échappatoire pré-adolescente. À son aura était attachée une distance esthétique miraculeuse venant repousser les assauts du réel, ma quotidienneté de banlieusard lambertois, rivée à mille traditions. Art du pauvre, la poésie m’est vite apparue telle une défense et illustration de la parole complexe, de la beauté verbale. N’ayant rien à envier à la musique ni à la peinture. La poésie fonctionne à l’encontre de toutes les croyances économiques qui fondent la société d’aujourd’hui. Le poète de cœur, le poète véridique, ne peut être qu’un marginal, un neuroatypique ou une anomalie qui pousse entre les cordons de la bourse. Comment vivre en société sachant que nous sommes intrinsèquement un marginal, à quoi ressemble la vie de quelqu’un qui veut se consacrer à la poésie au Québec ? Tous les emplois que tu as énumérés dans ta question sont les réponses que j’ai trouvées, les compromis économiques qui m’ont permis de survivre, de payer mon loyer et de remplir mon frigo depuis maintenant plus de trente ans. J’ai eu des années fastes (parmi celles dont tu parles dans ta question) et des années de vache maigre, de pauvreté (la majorité du temps). 

Mais je n’ai jamais changé de cap. Je marche vers la poésie, toujours et avec conviction et acharnement même. Oui, les titres que j’ai eus, directeur littéraire, chroniqueur et recherchiste, Poète de la cité, médiateur culturel, animateur d’ateliers d’écriture, libraire sont des noms que j’ai portés en attendant de redevenir moi-même, des masques, des habits, des déguisements sociétaux que l’on offre aux auteurs et aux poètes pour les asseoir sur une respectabilité citoyenne. Si ce n’était que de moi, je ne ferais qu’écrire, lire et publier des livres…et visiter des cimetières pour me recueillir sur des tombes de poètes qui m’ont ébloui. Il reste que de tout ce que j’ai pu accomplir pendant ces périodes d’emploi dans le milieu, ce dont je suis le plus fier est d’avoir créé la section « Lettres à un écrivain vivant » en 2004 dans la revue Moebius, lorsque je faisais partie du comité de rédaction de cette revue. Une façon d’inciter les auteurs et autrices d’aujourd’hui à rendre hommage à leurs collègues, indirectement ou directement. Cette section existe toujours et semble inspirer encore les poètes et les écrivains invité-e-s à y participer.

La Métropole : En 2003, tu remportes le Prix Rina-Lasnier pour ton recueil Les forêts. As-tu été surpris?

Quand j’ai terminé l’écriture de LES FORÊTS en 1999, j’avais senti que ce livre contenait quelque chose comme un début de voix. À partir de ce livre, je dirais que j’ai trouvé une espèce de ton, une façon de phraser mes poèmes qui commençait à me satisfaire. Inspiré par The cloud of unknowing, un grand texte mystique chrétien anonyme du moyen-âge et le suicide glorieux d’Empédocle, s’étant jeté dans un volcan, se croyant un Dieu, j’ai élaboré un livre qui rejoignait mes préoccupations d’alors, qui allait de l’existentialisme sartrien à la protection du « poète de porcelaine », bête idiote qui ne tient qu’au fil de ses propres lubies. Ce titre a été retenu comme finaliste au prix Nelligan de l’an 2000. Mais c’est Tania Langlais qui l’a gagné cette année-là pour Douze bêtes aux chemises de l’homme. J’ai reçu le prix Rina-Lasnier la même année, c’est d’ailleurs la seule cérémonie littéraire à laquelle a assisté ma mère, puisque la remise de ce prix de la rive-sud avait lieu dans le vieux Longueuil.

D’autant plus que je lisais réellement Rina Lasnier à l’époque, contre toutes les attentes de la postmodernité qui faisait table rase du passé. Ce que j’ai toujours aimé chez Lasnier, c’est le foisonnement de métaphores. Elle nous mitraille d’images à tiroirs et va creuser dans les écritures, sans avoir peur de nous perdre. Contre le goût du jour. Son côté reclus, à l’écart des modes et du monde me plaisait également, son côté maitresse d’école catholique un peu moins. Bizarrement je vénérais Jacques Ferron en même temps. Deux écrivains qui s’haïssaient vraiment. Mais au fond, travaillaient tous deux des matières excessives, des œuvres baroques. 

La Métropole : Quelles sont tes influences en poésie? Tu es un érudit. Tu as publié 22 livres. Tu as écris sur Jacques Ferron entre autres. Tu préfères écrire à plein temps…

Je crois que j’ai répondu partiellement à cette question dans mes deux réponses précédentes. J’ai connu de véritables érudits. J’ai un ami, essentiellement un puits de savoir sur la littérature, qui vit carrément dans une bibliothèque, sa maison est tapissée de livres et sa capacité de lecture est olympique. Je le vénère et l’envie pour cette raison entre autres (c’est à lui que j’ai dédié OPÉRA DE LA DÉCONNEXION). Vous savez, ces personnes qui n’osent pas dire qu’ils connaissent l’œuvre d’un auteur sans avoir tout lu, jusqu’à leur correspondance, leurs inédits en archive et l’analyse de leur vie complète ? Voilà pour moi un vrai érudit. Je ne suis qu’une personne curieuse et cultivée qui lit tout le temps quelque chose, qui a un savoir papillonnant et qui pose des questions sans arrêt.

Maintenant, si on s’intéresse à un sujet, une matière, il est facile, avec les ressources du web, d’en devenir un quasi spécialiste en un an ou moins. J’ai quelques amis qui vidaient des sujets de la sorte. Développaient des rages de savoir dans un domaine et épluchaient tout sur cette question. En fait, nous avons délégué notre mémoire à la machine et à l’IA. La Memoria (aussi très beau livre de Louise Dupré), apprendre des poèmes par cœur, le théâtre, ne sont plus à la mode. Mais je souhaite que cela revienne. Je reste fasciné par toute personne qui peut réciter des poèmes par cœur. Je l’ai fait à trop peu de reprises dans ma vie ou lors de spectacles littéraires. Ça devrait redevenir la norme dans les spectacles littéraires. La mémoire est une magie supplémentaire qui permet de mieux faire valoir l’essence de nos mots.

La Métropole : Ici je fais une parenthèse, lors d’une conversation, il y a deux ans, tu as pris le temps de me parler de mon ami le poète Jean-Marc Fréchette. Sa poésie marginale et chrétienne. Comment le considères-tu?

J’ai rencontré Jean-Marc Fréchette dans des lancements collectifs du Noroit, je pense. C’était un poète discret, à l’écart, qui ne faisait pas de vagues et vivait sa petite vie de poète hors des grands circuits. Il écrivait une vraie poésie catholique, chrétienne, vraiment assumée, sans gêne. C’était très singulier. À peu près au même moment, je fréquentais l’œuvre du poète André Roy, un athée convaincu et un militant homosexuel proche de la pensée de Pasolini. J’aime les extrêmes. J’aime profondément à la fois le film THÉOREMA de Pasolini et le film THÉRÈSE d’Alain Cavalier. L’idéalisme est pour moi une folie, une attaque contre la pensée butoir du réel, la dictature des chiffres et de l’argent. Les uns rêvent de détruire la société capitaliste, les autres pensent que le paradis arrive à notre mort, les deux voies sont morbides. Il y a quelque chose d’artaudien dans ces deux façons de voir la vie. Bizarrement, j’ai aimé certains livres de Fréchette tout en aimant aussi beaucoup de livres d’André Roy.

André Roy a toujours été pour moi un mentor et un ami. Je n’ai vu Fréchette que dans les lancements du Noroit. Mais il reste que ses poèmes sur la Vierge Marie sont très beaux. Il y a dans ses livres des fulgurances inusitées qui surgissent dans un minimum de mots. Il faut imaginer un Patrice Desbiens hyper catho. Dix-huit personnes à peu près lisaient Fréchette dans les années 2000. Pourtant il publiait chez Arfuyen, une grande maison d’édition française en même temps qu’au Noroit. Mais on ne parlait pas de ses livres. J’avais entendu la rumeur qu’il avait comme protectrice une comtesse belge. C’était pour moi un personnage de roman.

La Métropole :Tu as écris l’adaptation de l’opéra L’homme qui rit de Victor Hugo, son roman le plus sombre, tu te définis comme un romantique post moderne, Tu es unique en ton genre…Parles-moi de cette expérience.

J’ai eu une chance inouïe d’avoir été contacté par Marc Boucher en 2019. Le compositeur Airat Ichmouratov cherchait un librettiste pour écrire un livret à partir du roman L’HOMME QUI RIT de Victor Hugo. Le directeur du Festival Classica me connaissait et avait pensé que j’étais sans doute capable d’écrire un livret. Je lui ai dit « oui », en bombant le torse. Ensuite je me suis rendu compte du travail à accomplir…Puis je me suis mis à travailler d’arrache-pied…Je me suis alors plongé dans le roman avec avidité, ai écouté des dizaines d’opéra, réécouté plusieurs fois Tosca de Puccini, qui était le maître étalon d’Airat Ichmouratov, ce compositeur stimulant et stimulé, qui m’a accompagné dans cette aventure nouvelle. J’aime que l’on me propose des défis littéraires. Challengez-moi ! Je veux tout écrire ! L’opéra a été joué en version concert (c’est-à-dire avec orchestre et chanteurs, sans décor ni mise en scène) en mai 2023. Les gens ont aimé et les critiques aussi en général !

Tous les papiers qui ont parlé de l’opéra réclamaient que cet opéra soit présenté dans une maison d’opéra, avec décors et costumes. Nous espérons ardemment que ça se réalise ! Airat travaille beaucoup en ce sens ! La découverte du monde lyrique, des chanteurs et des chanteuses, m’a énormément plu. J’ai adoré le professionnalisme et la passion folle de tous ces artistes qui sont en fait des athlètes de la voix. Ils m’ont tous impressionnés. Bref, je suis devenu un fan fini ! J’ai écrit récemment un nouveau livret qui sera mis en musique par un autre compositeur. Je pense que je deviens lentement un vrai librettiste. J’ai tellement appris en trois ans avec Marc Boucher et Airat ! J’ai suivi un master class privilégié ! Si c’était possible de ne vivre que de ça, je me transformerais dès demain en librettiste permanent, jusqu’à la fin de mes jours. Ce bonheur incommensurable d’entendre ses textes chantés, sur des airs fabuleux, m’a changé à jamais.

La Métropole : Ton dernier livre Opéra de la déconnexion est vraiment très beau. Un livre de réflexion, tu dénonces l’univers numérique et tu parles de ton rapport à la musique surtout Messiaen. Poésie et essai se fusionnent, c’était quoi ton intention?

Dans OPÉRA DE LA DÉCONNEXION, j’ai voulu mettre en scène un personnage narrateur qui tente d’écrire le livret d’aujourd’hui, qui traite du combat d’aujourd’hui. Celui-ci consiste d’après-moi en la bataille qui se livre entre le monde numérique et le monde réel (extérieur). La réalité perd de plus en plus ses plumes. Nous nous enfonçons de plus en plus dans la virtualité. L’argent même, ce référent capitaliste qui nous gouverne, ne sera bientôt plus physique, concrète, plastique ou métallisée. C’est comme si toute la société tanguait sur les rebords d’un trou noir, en orbite de plus en plus rapide vers la virtualité complète, et que nous assistions à tout ça impuissant, en témoins lambda, en NPC (non player character dans un jeu vidéo) multiples. Curieusement, il y a peu de personnes, peu d’intellectuels qui réfléchissent à cet éléphant dans la pièce.

J’aime lire Daphné B. qui, depuis son MAQUILLÉE, analyse les tendances du web et les critique comme des phénomènes inhérents de la société capitaliste dans laquelle nous baignons. Mon livre est une tentative de saisir ce qui me rebute de cet univers hypnotique qui nous entraîne vers la stagnation de soi tout en célébrant la concrétude de la ville dans laquelle j’évolue, Montréal. Je souhaite me détacher de cet univers tout en sachant que je reste un être grégaire, cherchant l’approbation, aliéné par notre société du nombre. Mon personnage de narrateur dans mon livre de poésie décide d’écrire son « opéra de la déconnexion » parce qu’il veut magnifier, sublimer toutes les angoisses contemporaines qui le taraudent, en écrivant un livret qui les mettra en scène. Aidés par les figures d’Olga Tokarczuk et du compositeur Olivier Messian, des artistes pour moi de l’absolu, qui ne connaissent pas la demi-mesure, il cherche les arias, les poèmes et le parcours qu’il devra privilégier pour écrire son opéra.

En fait, c’est un personnage perdu dans ses propres contradictions, comme nous le sommes tous et toutes, aujourd’hui. Mais contrairement aux gens qui se laissent balloter par les ressacs et les jusants du monde, il essaie d’attraper sa pensée liquide et d’en faire une œuvre belle. Bien conscient que ce n’est qu’à sa mort qu’il parviendra à se déconnecter de tout.

Extrait 

Je m’abîme ce matin.
Sur mon dos, la truelle.
Une sirène d’oiseau mime Icare, le musicien amateur.
Je passe d’un métier à l’autre.
Je ne renonce à rien. Ce sont des condors tourbillonnant autour de mon ennui.
J’écris l’opéra de ma déconnexion.

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Spa de nuit et poésie – Pièces à convictions de Marco Geoffroy

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Avec Pièces à convictions, Marco Geoffroy crée un univers singulier à partir d’éléments de la vie quotidienne auxquels il attribue d’étranges pouvoirs :

un labyrinthe de dentelle laisse pousser l’espoir
vers les zones sinistrées
coups et blessures sur les forêts vierges
larguées
le cœur polaire
la langue sur l’aubier
gelés jusqu’au noyau
ancrés par les rhizomes
mariés à l’amour boréal

Ici, l’amour se présente comme une recherche incessante, sans limite, aux multiples visages qui saisit tous et chacun. Et le poète se demande : comment chacun peut-il le faire vivre dans ce quotidien, dans ce monde de tous les dangers, de tous les extrêmes? Fidèle à son style, à sa vision d’auteur, Marco Geoffroy nous fait retrouver ici avec bonheur ses images débridées, ses emportements poétiques qui ressemblent à des colères parfois.

l’échevelé classe les maladies par ordre alphabétique
la chienne nous prend
quand s’étend devant nous
la réalité en blanc

Pièces à convictions est un appel à être soi-même dans un monde où l’on préfère l’uniformité et où l’on fuit toute idée de cacophonie.

Le poète Marco Geoffroy est né à Saint-Jean-de-Matha en 1976. L’été 2012 a vu la parution d’une première suite de dix poèmes intitulée Radio Nuit Blanche (chroniques nocturnes et solitaires) chez l’éditeur lanaudois Bouc éditions. Une seconde suite, Coma symphonique, a paru aux Écrits des Forges dans Poèmes du lendemain 21. Les Écrits des Forges ont également édité Album triple, en 2015, Bruits en 2017 et Pièces à convictions en 2023.

Livre

Décès du poète et éditeur Guy Goffette

Les Éditions Gallimard ont la très grande tristesse d’annoncer le décès du poète et éditeur Guy Goffette, le 28 mars 2024.

Né en 1947 à Jamoigne, en Lorraine belge, « dans un milieu où l’on devait se cacher pour lire », Guy Goffette a consacré sa vie au livre et à l’écriture, tout en développant son goût pour les voyages. Poète et auteur de prose, il fut également animateur de revues (Triangle, L’Apprentypographe), compositeur -imprimeur à son compte, enseignant, bibliothécaire, libraire, critique, lecteur et éditeur. Après avoir publié un Éloge pour une cuisine de province en 1988 remarqué par La NRF, il fit paraître La Vie promise chez Gallimard en 1991, qui fut suivi par d’autres recueils poétiques (jusqu’à Paris à ma porte l’an passé), ainsi que par des romans et récits littéraires sur Verlaine, Bonnard, Auden ou Claudel.

Comme auteur, mais aussi comme membre du comité de lecture des Éditions Gallimard à partir de 2000, il fut, avec Jean Grosjean et Jacques Réda, l’un des grands animateurs de la vie poétique.

Son œuvre fut saluée par le Grand Prix de Poésie de l’Académie française en 2001 et le Prix Goncourt de la Poésie en 2010.

Attachée à porter un regard émerveillé sur le monde, sa poésie est empreinte d’un lyrisme sans emphase, toujours juste et sincère, laissant entendre des notes d’amertume, de nostalgie et d’humour. Elle est toujours un acte de conviction : « La poésie est une manière différente, plus riche, plus libre et plus intime est d’habiter la langue. Ne raisonnant pas, la poésie résonne. »

L’ADIEU

Tu peux bien prendre la mer par les cheveux
et la secouer comme un vieux tapis,
endormir toute une forêt en la regardant
droit dans les yeux, attacher


le vent au bout d’une ficelle et le mener
à la baguette, c’est facile, à peine
un jeu d’enfant dans la chambre des mots
et l’univers dans ta poche n’est plus


qu’une bille de verre, mais effacer une lettre,
une seule, du cri qu’elle a poussé
quand, brûlant ses derniers vaisseaux,
tu as laissé retomber sur le seuil

sa main blanche, ça non.

Guy Goffette (1947-2024), L’Adieu aux lisières, Gallimard, 2007

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Prix de poésie du Bellovidère 2024

Le tout nouveau prix de poésie du Bellovidère vient d’attribuer son prix à « Ceux qui vont par les étranges terres, Les étranges aventures quérant » de Claude Favre aux éditions Lanskine.

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Il y a la lauréate 2024 avec le magnifique :

Ceux qui vont par les étranges terres, les étranges aventures quérant “ de Claude Favre (Jesaispasécrire Claudefavre Deguingois) aux Lanskine Editions

https://www.editions-lanskine.fr/…/ceux-qui-vont-par…

Tous les autres merveilleux finalistes que nous vous conseillons très fortement :

“ Avant musique “ de Tristan Blumel aux Abordo Éditions

https://abordo.fr/livres/avant_musique.html

“ Géographie des steppes et des lisières “ d’Anna Milani au Cheyne Éditeur

https://www.cheyne-editeur.com/livre?productidn=1769751

“ Jean dit “ de Maxime Catellier chez l’Oie de Cravan

https://www.oiedecravan.com/…/jean-dit-111-poemes-pour…

“ Le bleu de la mer s’est enfui “ de Nour Cadour – Auteur aux Les Carnets du Dessert de Lune

https://dessertdelune.com/…/le-bleu-de-la-mer-sest-enfui

“ Les anges ne sont pas des anges “ d’Anita J. Laulla à Atelier de l’agneau éditeur

https://atelierdelagneau.com/…/269-anita-j-laulla-les…

“ Les cavités “ de Laure Samama aux éditions Isabelle Sauvage

“ Les gisantes “ de Coline Fournout aux éditions Éditions blast

https://www.editionsblast.fr/les-gisantes

“ Lettres à Madame “ de Nathanaëlle Quoirez aux Éditions Lurlure

https://lurlure.net/lettres-madame

“ Multivers solitaires “ de Boris Crack chez maelstrÖm reEvolution

https://www.maelstromreevolution.org/…/802-multivers…

“ Pépette, comment faire pour ne pas “ de Marie Petra Gallizia aux éditions Béton-Plage

/ https://betonplage.bigcartel.com/product/pepette

“ Tourner, petit précis de rotation “ de Béatrice Machet chez Tarmac édition

https://www.tarmaceditions.com/tourner

“ Un deux trois “ de Rebecca Armstrong chez Christophe Chomant éditeur

http://chr-chomant-editeur.42stores.com/…/rebecca…

Sans oublier les plus de 150 poètes/poétesses et éditeurs/éditrices qui ont répondus à l’appel de cette année avec beaucoup d’autres très très belles voix que nous aurions bien voulu mettre en avant….

et puis tous ceux qui suivent sans qui rien n’aurait pu être totalement :

Jean-Pierre Siméon

In Situ. Café Librairie d’art

Librairie Obliques

Val d’Ocre Culture

Commune De Beauvoir Yonne

Commune de Pourrain

Commune d’Égleny

Commune de St-Maurice-le-Vieil

Communauté de Commune Puisaye-Forterre

Département de l’Yonne

Drac Bourgogne-Franche-Comté

Le Grain de SEL Egleny

Le Relais de la Chapelle

Tous les bénévoles du Bello et notamment Claude Caqueret, Nathalie Theron, Jean-Jacques Petit, Camille Joviado, Isabelle Canus et Nicolas Delarbre pour les lectures et la sélection finale !

Olivier Rouquet pour le site !

Jean-Michel Unger pour le logo !

Tous les bénévoles des bibliothèques et notamment Françoise Richez, Olivier et Lydia Rouquet et Laurence Mourlam

Les lecteurs :

Isabelle Canus

Ludovic Féménias

Yves Javault

Grégoire Courtois

Sophie Clertant

Alain Kewes

Pascal Soyez

Jean-Jacques Petit

Le Jury :

Isabelle Canus, Alain Houchot, Alain Kewes, Camille Joviado, Selin Dündar, Nicolas Delarbre

Lyne Richard

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Extraits du recueil À même le ciel une traversée plus lente paru en 2024 chez Hamac

Lyne Richard est poète, romancière, nouvelliste et artiste-peintre. Elle consacre tout son temps à la création d’œuvres visuelles et littéraires. Parmi ses publications, on compte Tout ce blanc près de l’oeil (Les Éditions David, 2006), Dans l’infini du rouge (Le Loup de Gouttière, 2002) et Les soifs multipliées (Le Loup de Gouttière, 1994), recueil qui lui a valu d’être finaliste au prix littéraire Desjardins. Chez Québec Amérique, elle a publié Le Bruit des oranges (2007), Il est venu avec des anémones (2009), La Nuit Woolf, son premier roman jeunesse, Ne dites pas à ma mère que je suis vivant (2012). Lévesque éditeur publie pour la première fois cette auteure de grand talent : Les cordes à linges de la Basse-Ville (2018) est son 15e livre.

Son site

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Guide de survie en poésie – Mimi Haddam, Jonathan Lamy et Yan St-Onge

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La poésie partout a préparé un Guide de survie en poésie. Disponible gratuitement, cette publication numérique regroupe une foule de ressources utiles pour les poètes et les artistes de la parole. Vous y trouverez des répertoires et des informations concernant :

  • les organismes, collectifs, festivals et événements en poésie et en slam
  • les revues, maisons d’édition et autres lieux pour publier ou partager des poèmes
  • les prix, concours, bourses, subventions, résidences de création et appels de projet
  • le droit d’auteur, les contrats d’édition, les associations et l’organisation d’une activité
  • des enjeux comme la santé mentale, le harcèlement, et plus encore !

Le Guide de survie en poésie s’adresse autant aux poètes qui débutent qu’aux poètes qui voudraient diversifier leur pratique. Il sera également utile pour les personnes qui enseignent la poésie ou qui œuvrent dans le milieu. Les ressources qu’on y retrouve touchent l’ensemble du Québec ainsi que le Canada francophone.

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Couverture : Studio T-bone

Recherche et rédaction :
Mimi Haddam, Jonathan Lamy et Yan St-Onge

Collaboration et consultation :
Oana Avasilichioaei, Fiorella Boucher, Simon Brown, Jessica Côté, Anne-Marie Desmeules, Valérie Forgues, Chloé Leduc-Bélanger, Hector Ruiz, Charles Sagalane, Émilie Turmel, Marianne Verville et Xénia

Révision : Marianne Verville

Production : La poésie partout
(1ère édition, mars 2024)

La réalisation du Guide de survie en poésie a été rendue possible grâce au soutien du Conseil des arts du Canada.

Lien vers le guide version électronique

Publication du recueil « Nous n’avons jamais dit le dernier mot » d’Edgard Gousse chez Pierre Turcotte Éditeur – Collection Magma Poésie

Soit le bienvenu dans la famille Magma Poésie cher Edgard.

Pierre Turcotte Éditeur est fier d’annoncer la publication dans sa Collection Magma Poésie du recueil Nous n’avons jamais dit le dernier mot du poète québécois Edgard Gousse.

Pour t’avoir rencontrée dans le matin des sables
moi le poète je ne fermerai jamais la porte
sept fois pour toi je mettrai ma main au feu
sept fois j’enfoncerai ma langue muette
dans le creux de ta gorge verticale
sept fois je déposerai cette langue pâteuse
sur le feu pétillant de tes petites lèvres
et sept fois tu résisteras
mais la dernière tu succomberas

Edgard Gousse est romancier, essayiste, critique littéraire, poète, conférencier, artiste peintre et traducteur littéraire, ancien professeur des universités, ancien lecteur pour le Grand Prix du livre de Montréal (1994, 1995 et 1996), ancien président de jury pour le Prix de Poésie Pedro Correa Vásquez, à Cuba (juillet 2000), ancien vice-président du Congrès international de Poésie tenu à Santiago de Cuba (juillet 2000), ancien vice-président du Festival international de la Poésie de Santiago de Cuba (de 1993 à 2000). Médaillé de l’Union des Écrivains et Artistes de Cuba (juillet 1995), lauréat honoré au Congrès international sur la ville et l’écrivain, tenu à Monterrey, au Mexique (mai 1996), médaillé d’or du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec (novembre 2017), médaillé d’argent lors de l’exposition à l’Abbaye de Fontdouce, à Charente-Maritime, en France (mai 2018). Edgard Gousse est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages. Il est membre de l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ), de la Société littéraire de Laval (SLL), des Écrivains francophones d’Amérique (ÉFA), de l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada (ATTLC/LTAC), du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV) et du Centre québécois du P.E.N. international. Il vit à Montréal depuis une quarantaine d’années.

On peut acheter le livre numérique au format EPUB dans notre boutique au coût de 9,99€ (la version papier est en vente sur Amazon) : Ebook

GOUSSE, Edgard. Nous n’avons jamais dit le dernier mot. Montréal : Pierre Turcotte Éditeur, Collection Magma Poésie, 2024, 70 p.

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Collection Magma Poésie

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Sortie Revue Les Écrits numéro 170 – Confidences, célébrations, retentissements

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Ô joie!

Merci à toute l’équipe des Écrits d’accueillir quelques-uns de mes textes.

Parution : 25 mars 2024
Éditeur : Les écrits
Collection : Les Écrits, no. 170
Nombre de pages : 128
Catégories : Littérature / Nouvelles/Lettres  

« Combien d’envies, de projets, de pensées s’élaborent dans le secret d’une conscience obscure, dans l’ignorance même qu’a le sujet de ses propres désirs, de ce qui se trame discrètement en lui ? Quelle maturation se fait en moi sans moi et parfois malgré moi, dont le commencement m’échappe mais dont je suis le mouvement? » La philosophe Claire Marin, en s’interrogeant ainsi sur cette conversation plus ou moins secrète que l’on entretient avec soi-même par-delà les éclats d’existence qui surgissent de façon plutôt brouillonne, chaotique, imprécise sur la ligne du temps, pourrait signaler les différentes dynamiques qui occupent la conscience de celles et ceux qui apparaissent dans cette nouvelle édition de la revue Les écrits. Et comme le souligne la philosophe de l’intime, c’est peut-être que le sujet écrivant vit dans l’ignorance de ses propres désirs, qu’il a besoin d’un support, d’un objet transitionnel, d’un souvenir-écran. Ou, comme le dirait la psychanalyse, qu’il a besoin d’un Autre, en de précieux « regards et jeux dans l’espace », sous la forme de mises en scène ou d’images captées sur le vif traversant la mémoire, pour que tout à coup apparaisse un peu de lumière sur ce qui se trame.

Élise Turcotte, notre écrivaine en résidence, qui vient de faire paraître Autobiographie d’une autre (Alto, 2023), se tourne à nouveau vers les images, cinématographiques cette fois, en s’adressant à Agnès Varda. Elle revit, à même quelques scènes recueillies dans l’œuvre de la cinéaste, un deuil toujours pour elle difficile à raconter, ne se consolant pas d’être aux prises avec des rencontres manquées ou des mots manquants.

Betty Goodwin aurait eu cent ans en 2023… tout comme Riopelle et Sullivan, dont on a beaucoup parlé. On l’a un peu oubliée. Artiste multidisciplinaire, elle est, aux côtés des Borduas, Pellan, Molinari, l’une des grandes figures de l’histoire de l’art, comme l’affirme le commissaire et critique d’art Gilles Daigneault.

Martine Audet et Paul Chanel Malenfant se tournent vers les toiles de Betty Goodwin, s’y plongent, en épousent la matière et la manière pour mieux mettre en lumière d’intimes retentissements. Martine Audet cultive ses souvenirs, reconnaît dans ce que lui donne à voir la peintre effacement et griffure, mais aussi « le secret des sexes », une « histoire sans réponse ». Elle se montre appelée à corriger ses impressions premières comme s’il lui importait d’écrire une autre version du regard, « autre mesure / Du monde / À creuser / Pièce par pièce ». Paul Chanel Malenfant pense reconnaître, quant à lui, taches, cicatrices et morsures dans les toiles qu’il observe, en particulier la série des Nageurs et des Print Vests. Complice pleinement dans sa lecture de ce qui lui apparaît comme une véritable écriture, il notera les liens entre les mots nage et naufrage et mettra en relief « l’insoutenable silence des choses », « la fatigue des matières », soulignant un monde qui oscille entre fluidité et opacité à même des peaux paradoxales, occultes, lascives.

Autre anniversaire : en 2023, le film Pour la suite du monde de Pierre Perreault a eu soixante ans. Et cela fera vingt-cinq ans en 2024 que le cinéaste et poète nous aura quitté.e.s. Louise Bail raconte la genèse de ce film culte qui dit l’appel du fleuve, chez quelques figures marquantes de l’Île-aux-Coudres comme Louis Harvey et Alexis Tremblay, à même une parlure riche de son savoir. Les jeunes et les moins jeunes se batailleront comme lorsque s’opposent la fougue et l’impatience des uns à l’expérience et au savoir-faire des autres.

En face de la matière, qu’on s’adonne à une promenade en forêt (Maryse Pellerin) ou qu’on se livre à ses propres confidences de lecteur (Samuel Bidaud), qu’on s’applique à bien faire la dernière toilette de quelqu’un qui vient de mourir (Laure Gisbert) ou à profiter pleinement d’un voyage en famille (Ivan Salamanca), le désir flotte et se déplace, s’éloigne et se reconstruit. On se dit avec Jean-François Bernier qu’on a affaire à la « fabulation des âmes », avec Christophe Condello qu’on est en quête d’une « réelle différence / dans l’étreinte insoumise des jours ». Félix Racine laisse entendre qu’on peut avouer comme elles et eux un goût de la matière, en sachant bien que la rencontre se vivra comme fracas, éclaboussure, affolement et que tout tendra à se défaire et à se redéfinir. Avec F. Peli, « il fallait que quelqu’un soulève [cette réalité], la sorte de son quotidien ».

Peut-on dire qu’on est encore dans la matière quand on pousse les possibilités du virtuel avec l’intelligence artificielle (IA) ? Dany Boudreault a réuni autour de lui des écrivain.e.s, dramaturges, qui s’y sont confronté.e.s. Belle occasion d’interroger avec Maxime Carbonneau, Laurence Dauphinais, Bertrand Gervais et Karoline Georges les liens plus ou moins conflictuels ou enthousiasmants que cette avancée technologique entretient avec la création littéraire en particulier. Impossible par ailleurs de prétendre tenir ici des propos définitifs. La revue propose plutôt d’appeler Incursions cette entrée qui ne lui est pas habituelle, qu’elle imagine comme un court séjour.

Bonne lecture,

L’équipe des Écrits salue Dany Boudreault qui a œuvré, avec ferveur et intelligence, au sein de la revue à faire rayonner la littérature et surtout à y ramener les textes dramatiques. Il a notamment travaillé à la mise sur pied du prix Jacques-Crête. Souhaitons également la bienvenue à deux nouveaux membres du comité de rédaction : l’écrivaine Frédérique Bernier et le comédien et auteur François Édouard Bernier.

Gérald Gaudet, au nom du comité de rédaction composé de François Édouard Bernier, de Frédérique Bernier, de Micheline Cambron, de Marie-Ève Leclerc-Parker et de France Mongeau.

[1] Claire Marin, Les débuts. Par où recommencer ?, Paris, Éditions Autrement, Coll. Les Grands Mots, 2023, p. 73.

Lecture/s – Femmes de parole – 3ème anniversaire

C’est le 3ème anniversaire de la revue québécoise et internationale Femmes de parole. Ce moment sera fêté à la Librairie Le Port de Tête et vous êtes conviés à entendre une lecture des poètes invité.es de MIREILLE CLICHE :

MAYRA BRUNEAU DA COSTA
MARIE-ÉLAINE GUAY
CAROLE MASSE
CLAUDINE BERTRAND
CATRINE GODIN
CRISTINA MONTESCU
JEAN PIERRE PELLETIER
MAËLLE DUPON

C’est un rendez-vous à ne pas manquer le 27 mars à 19:00 à la librairie Le port de tête.
Pour plus d’information sur la revue voir le site: Femmes de parole.

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