Stereotypical #7| Double-face, Batman et le Joker (enfin!)

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Jaskiers

Stereotypical #6 | Batman (encore), Cross Hatching/Hachures, Catwoman et un peu de d’anatomie (et de Superman)

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Jaskiers

Stereotypical #5| Le Batman est trop sérieux, et Wonder Woman…

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Commissaire Gordon, vous devriez le savoir depuis tout ce temps…

Jaskiers

Stereotypical #3 | Superman, Wonder Woman et Anatomie.

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Ne parlons pas du léger strabisme de Wonder Woman…
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Les proportions c’est dur…

Jaskiers

Stereotypical #2 | C’est Superman ça ?

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(L’anatomie, c’est difficile, à l’aide !)

Jaskiers

Stereotypical #1 | Le Batman et Lex Luthor

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Nouvelle série, pour alléger un peu l’atmosphère, sur les supers-héros. Notamment mon préféré, Batman, et l’univers DC.

J’espère que cette deuxième série apportera un peu de tristesse, car mon « travail » sur ma Première Guerre Mondiale peut s’avérer parfois déprimant.

Pourquoi « Stereotypcal » ? Parce que les corps des supers-héros sont « clichés », entendus, porté à un degrés de perfection frôlant le ridicule. Peut-être que le monde du « Comics » a besoin d’une dose de réalité. Mais en aucun cas je ne peux donner de leçon sur le dessin.

La série est une série de copie d’autres dessins, de Jim Lee, David Finch, Lee Bermejo etc… le gros calibre de l’Univers DC.

J’espère que cette série vous plairas, et ma série sur la Première Guerre Mondiale n’est pas terminée. Loin de là.

Jaskiers

Just Some Unfortunates Sons Getaway (short story)

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FYI: I am not fluent in English, I’m trying to be at least. Sorry for the potentials mistakes. Feel free to correct me in the comment section.

« – Arthur my men ! You got the goods haven’t you ?

  • Have a guess Shepard.
  • You’ve god that ironic smirk, the same that you have when you have a good hand !
  • Jesus Shep’ ! You should’ve become a shrink.
  • Yeah, I was studying for becoming one before coming in this hellhole.
  • Speakin’ of hellhole, move your ass, give some space would ya !
  • Fine ! So, who’s rolling it ?
  • You fucker, you’re not waisting a single minute ! Man you have no idea how hard it is to find some good kush aroun’ here !
  • Jeeeesssssus ! Give me the goods would ya’ !
  • How polite my good sire ! Here you go now, do it quick and perfect, like my girl used to describe my performances in bed !
  • Ah ! You dumbass ! I have a gal’ back home too !
  • Yeah I know Dude but let’s talk ´bout this bitch after a good smoke.
  • She’s cheatin’ on me brother !
  • I bet ! Now come on, roll it up and we’ll talk ‘bout it all right ?
  • Yeah… but high or na i’ll still be mad y’know.
  • High with some music ?
  • What ?
  • You heard me you fuck !
  • Did you fixe that fucking radio ?
  • Yes sir !
  • Man ! You are a women behind all that soldier gear of yours !
  • Ah ! Wait what, come again ?
  • Y’Know, women are good at multitaskin’. And look at you, find weed in this hell and spend is spare time fixing a radio !
  • Buddy, you hittin’ on me or what ? Ah !
  • Ah ! If I had a… y’now instead of a huge dick, I would gladly let you hit !
  • What the fuck are you on !
  • Nothing !
  • That’s what I mean Shep’ ! Your acting high before even smoking !
  • That’s my brain brotha’ !
  • You ain’t got one ! Ah !
  • Fuck you dude !
  • Oh come one. Let me put some music.
  • Yeah ! Do something usefull for once in your life Arthur !
  • I’m serving my country !
  • But you where obligated to do it !
  • Still, am taking the good side of it !
  • See that ! Killin’ vietnamese for good ol’ ‘mericcaaa !
  • « Please show me the way to the next Whiksy bar ! »
  • « Ah don’t ask why ! »
  • « Ah don’t ask why ! »
  • Fucking yes man ! Getting high with a good pal et The Doors !
  • Your wanna light it up ?
  • Nah ! You got the privilege !
  • Merci monsieur !
  • Ah ! French !
  • Oui oui ! Pffffff ! My joint monsieur, big like baguette oui oui han han !
  • Give me give me monsieur !
  • Oui oui !
  • Pfff. The grass… always greener… well more green after i smoke.
  • If it become blue well it’s probably LSD then. So good thing it’s green. Very green !
  • When the last time you tripped on acid ?
  • Like… pfff… 2 month ago ?
  • Where ? Pffff
  • Hanoï !
  • Dude ! Dangerous to trip there !
  • Why ? Pfff
  • The fifth column !
  • Hemingway’s short story ? What are you on about !
  • Pffff. I’m on weed you fuck !
  • Cunt !
  • Let’s not go british, French was enough !
  • What did ya mean with… pfffff. The fifth column ?
  • Well you know… the north-vietnamese that spy and pray on the dumb American who come to Hanoï for a good time !
  • Oh ! That’s what’s a fifth column his ! Pffffff.
  • So tell me ? You got high and ?
  • Well I’ve confused The Rolling Stones and Hendrix.
  • How can this be possible !
  • Acid !
  • Yeah I’ve got that but how ?
  • I don’t know, was at that bar, and the music was… I saw that the music notes had colors !
  • That’s dope.
  • Really is !
  • Man, I have enough of all this shit… Miss home y’know.
  • How many did you smoked ?
  • Wha’?
  • Communists.
  • Oh… I don’t know… everytime the captain tell me to shoot, I shoot. At branches, leaves, trees, grass…
  • Yeah same.
  • It’s like we’ve come here to do landscaping !
  • Ah ! Yeah that’s it ! Never saw a single north-vietnamese diying by my hand !
  • Brother ! The napalm is not to kill but to help us do our duty, landscaping !
  • Ah ! You shit !
  • Arthur ! Shepard ! Where the fuck are you !
  • Pfff. Quick, throw the joint !
  • Fuck no, I’m keeping what’s left of it !
  • Well quick Shep’ for goodness sake !
  • Shepard ! Arthur ! For Christ sake come on let’s go we’re mooving !
  • Here Captain, on our way !
  • Why are you two always together ? Do you folks have some secrets ?
  • No !
  • No sir !
  • Pretty sure they fuckin’ captain.
  • Marshall, shut the hell up would you ! Wait… what the fuck am I hearing ?
  • Radio captain. I fixed it.
  • Well bravo ! Next time put the volume higher so the ennemy can have a listen !
  • Sorry captain !
  • Let’s moove ! Forward !
  • Here we go Shepard, landscaping for good ol’ Uncle Sam !
  • So proud, here we go, doing our duties ! Earning a living ! For the free world ! »

Jaskiers

Une opportunité rêvée – Chapitre 8

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Je pris un couteau de cuisine et m’ouvris la paume de ma main gauche. Aucune douleur, seulement une pression, mon corps n’acceptait plus la douleur mais envoyait quand même à mon cerveau un signal avec ce ressenti de pression.

Je regardais ma paume ouverte, le sang couler et une croûte se former, là, sous mes yeux ! Le processus de cicatrisation se déroulait à une vitesse incroyable, toujours sans douleur, c’était fascinant de voir mon corps se soigner. En moins de deux petites minutes, l’entaille avait disparu de ma main, même pas de cicatrice, plus rien.

J’étais vraiment devenu une sorte de super-héros, je me demandais si je pouvais voler, oui c’est une pensée qui vous vient à l’esprit quand vous comprenez que vous êtes désormais doté de super-pouvoirs et que vous êtes gavé de films Marvel et DC.

Je ne tentais pas le diable à sauter par la fenêtre de mon immeuble. J’aurais pu le faire, m’éclater par terre et me relever comme si de rien n’était. Mais je ne voulais pas montrer publiquement ce dont j’étais désormais capable.

Je ne voulais pas finir cobaye dans un laboratoire secret du gouvernement.

Cobaye… à cette réflexion une idée germa dans ma tête. Et si j’allai rendre visite au docteur et à son petit ami John ? Et si, je n’étais pas le seul à être devenus super-humain ?

J’écartais cette dernière réflexion de ma tête, je devais être le seul car sinon, j’aurais entendu parler aux infos d’un fou furieux invinsible qui saccageait tout sur son passage. Je me pensais plus sage, un autre que moi se serait fait remarquer. Moi, j’allais la jouer fine.

J’allais demander quelques explications au docteur et lui passer l’envie d’expérimenter. J’allai l’avertir que, maintenant que j’étais devenu ce surhomme, je ne me laisserai plus prendre pour d’autres expériences. Et que son projet, quel qu’il a pu être, qu’importe son but précis, s’arrêtait là, avec moi.

Je décidais d’attendre jusqu’à la semaine prochaine, jusqu’à mon jour de « travail », avant d’entreprendre quoique ce soit. Je mentirais si je disais que je n’avais pas envie d’aller tout de suite aller trouver mon cher tortionnaire et son cher acolyte pour lui faire constater les résultats de ses expérimentations. Mais j’attendis une semaine, au cas où mon état redeviendrait comme avant.

Mais la semaine se passa sans changement dans mon état, je mangeais car j’en avais l’habitude, mais la faim ne me tiraillée jamais, ni la soif. Je dormais, je me forçais à dormir en prenant des somnifères qu’une amie m’avait dépannés. Je n’avais aucune envie de dormir et pas besoin non plus. Le problème était que je n’avais jamais de pauses. J’étais tout le temps conscient, toujours à réfléchir, à penser. C’était effrayant d’être toujours éveillé. Les somnifères ne me firent pratiquement rien du tout. Mon sommeil, si j’ose l’appeler comme tel, n’était qu’en faite de longs moments de méditations.

Les cours étaient devenus simples, je retenais au mot près, chaque chose émises par mes professeurs. Je venais les mains vides en cours, mes amis hallucinaient de ce changement. J’étais un élève moyen toute ma vie, mais là, mes partiels étaient un jeu d’enfant.

Mais le plus étonnant pour moi, c’était ma forme physique. Comme je l’ai mentionné plus haut, je n’étais jamais fatigué, et j’avais une force impressionnante. Je n’ai jamais vraiment fait de sport en dehors de l’école, je n’avais aucun intérêt pour l’activité physique. Mais tous les jours, je constatais une progression dans ma force brute. Je cassais les poignées des portes de mon appartement à simplement appuyer dessus pour les ouvrir. Les poignées me restaient dans les mains. Les verres éclataient sous la pression de mes doigts, j’enfonçais les touches de mon ordinateur et elles finissaient encastrées dans le clavier, qui devint d’ailleurs inutilisables. Les petites choses du quotidien me demandaient de faire attention à ma force.

Ma journée de travail arriva et j’étais pressé de montrer au professeur ce que j’étais devenu. Une sorte de super-homme.

Après avoir passé une nuit à méditer, je me levais pour enfin régler mes comptes avec mon bourreau.

Jaskiers

Une opportunité rêvée – Chapitre 7

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« – Très bien… ça sera comme ça à chaque fois ?

  • Ah ! On a changé d’avis ! Hum… je vous laisse la surprise cobaye ! Vous n’avez pas le droit de savoir à l’avance cela pourrait fausser les résultats !
  • Bien… évidemment. Puis-je rentrer chez moi ?
  • Vous sentez vous bien ? Enfin je veux dire… mieux ?
  • Ça ne pourrait pas être pire que durant l’expérience honnêtement mais oui. Quelle heure est-il ?
  • 23h45. Votre journée de cobaye finie à minuit. Je vous conseille de rester encore 10 minutes avec la perfusion et vous serrez complètement remis d’aplomb !
  • Évidement… remis d’aplomb… j’enlève ma perfusion seul et je sors seul aussi ?
  • Voulez-vous que j’appelle John pour vous enlever cette petite aiguille dans votre bras et vous portez jusqu’à la sortie ?
  • Très drôle ! Je me débrouillerai…
  • Bien ! Voyez comme nous nous entendons bien ! À la semaine prochaine cobaye ! Frais et dispos, même jour même heure pour encore marquer l’histoire avec un grand « H » ! L’histoire de la médecine ! Vous serez peut-être un jour dans les livres d’histoires qui sait ? Ah ! Sacré veinard ! Sayonara !
  • C’est ça ouai à plus.
  • Ah j’oubliais… vous les jeunes et vos téléphones ! »

Il me balança mon smartphone et claqua la porte derrière lui.

J’attendis jusqu’à 11h55 comme conseillé par le charmant docteur. J’enlevais la seringue de mon bras d’un coup sec comme j’avais vu faire dans les films d’horreur. Je ne sentis aucune douleur, le liquide était sûrement un anti-douleur puissant.

Je me précipitai vers la sortie, mes muscles, mes poumons ne me faisaient plus souffrir, je me sentais léger, l’impression d’être sur un nuage.

Les portes s’ouvrirent automatiquement à mon passage. Dans le grand hall d’entrée, toujours personne, une fois dehors, dans la nuit, je réalisais que j’allais devoir rentrer chez moi à pied car plus aucun bus ne passait. J’aurais pu prendre le métro mais à cette heure, les rames étaient un repère de gens pas vraiment fréquentables et pas du tout amicaux.

Je me sentais dans une forme olympique. Je me mis à courir, sans m’arrêter je fis une bonne quinzaine de kilomètres, je n’étais pas essoufflé, pas fatigué et à ma grande surprise, ma course se faisait à une vitesse dont je ne me croyais pas capable. J’étais étudiant, et pas dans une filière sportive loin de là. J’étudiais pour vivre confortablement derrière un bureau pas pour enchaîner les marathons. Je n’avais aucune condition physique, et aucune envie de l’améliorer, cette condition.

Je repris ma foulée, les rues étaient vides à l’exception des banlieusards, des chats et des chiens errants. Aucun ne m’importuna pendant ma course.

J’arrivai chez moi en moins d’une demi-heure, surprenant, car l’aller, où j’avais pris les transports en commun, m’avait pris plus d’une heure.

Je me jetai dans mon lit sans me déshabiller et je fermais les yeux, je pensais m’endormir comme une masse mais non, je n’étais pas fatigué. J’aurais voulu dormir sur le coup pour vite oublier cette terrible journée, me réfugier dans le sommeil mais il me fuyait. Après quelque minute de réflexion, je pris une douche, ouvrit mon ordinateur et décida de rattraper mes cours. J’y passai toute la nuit.

Il me fallait aller en cours, sans avoir dormi de la nuit et après avoir été torturé la veille. Aucune fatigue, même après cette nuit blanche a travaillé. Je commençais à me poser des questions. Était-ce l’effet du mystérieux liquide de la perfusion ou était-ce dû à la terrible expérience, à cette piqûre qui m’avait enflammée les poumons ? Étais-je tout simplement en état de choc ? Encore sous l’influence de l’adrénaline après tout ce temps ?

J’allais à mes cours, à pied. Mes quelques amis me trouvèrent « radieux », « changé mais en bien hein ! », « énergique », « sous l’effet d’un rail de coke » ou encore « t’as l’air éveillé tu vois, comme si t’avait bien dormi toute la nuit et tout tu vois ».

Les changements n’étaient pas que dans ma tête, ils étaient physiques et mes amis l’avaient remarqué.

Encore une surprise quand en cours, j’assimila tout ce que disait les professeurs. Aucunement besoin de prendre de note, tout me semblait si simple. À midi, je décidais de rentrer à l’appartement. J’avais peur de ce nouveau moi, j’avais déjà dû faire face aux questions de mes amis, comment avais-je pu changer autant en une journée ? Est-ce que tout cela n’était que temporaire ?

Est-ce que je redeviendrai comme avant, normal ? Et si la douleur revenait ?

La réponse à cette question, c’était le temps. Attendre et voir. J’estimais que si au bout de deux jours, j’étais encore dans cet état, cela signifierait que j’étais bel et bien une nouvelle personne, j’avais quelque chose d’incroyable, je deviendrai un superhéros comme on le voit dans les films.

Est-ce que cela m’enchantait ? Oui et non. Même si c’était une galère, ma vie d’étudiant fauchée était une vie que j’avais choisie et appris à apprécier. C’était difficile mais l’être humain peut s’habituer à tout, nous avons une capacité d’adaptation qui a fait de nous l’espèce en haut de la chaîne alimentaire. Je n’avais par contre pas prévu de devenir une sorte de « super » homme après avoir servi de cobaye. Je m’attendais à être malade, voir à mettre ma santé future en danger et tout ça pour un bon paquet de fric. Mais tout le contraire s’était produit, j’étais comme invulnérable. Pas soumis au sommeil, ni à la faim, ni la soif. Car depuis que j’étais revenu, je n’avais rien avalé, ni nourriture, ni boisson, je n’en ressentais pas le besoin ni l’envie.

Chez moi, je fis quelques expériences, c’était à mon tour de d’expérimenter.

Jaskiers

Une opportunité rêvée – Chapitre 6

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Je me réveillai dans une pièce blanche immaculée, allongé sur un petit lit.

Mes poumons me brûlaient moins, je pouvais me mouvoir plus facilement. Je découvris aussi que j’étais sous perfusion, un liquide bleu phosphorescent se déversait dans mon bras droit.

J’eus l’instinct premier de l’arracher mais considérant que mon état s’était amélioré, je pensais que c’était ce liquide qui me redonnait des forces.

La pièce n’avait aucune fenêtre, aucune horloge. Je n’avais aucun moyen de savoir l’heure. Par instinct, je mis mes mains dans mes poches à la recherche de mon portable mais ne trouva rien. Aussi étonnant que cela puisse être, jamais, au cours de cette expérience on ne me demanda de me changer. J’étais resté habillé comme j’étais entré.

La tête encore lourde, pas comme une migraine mais comme si mon cerveau pesait une tonne, je me rallongeais et dormis encore.

Je fus réveillé par le docteur.

« – Hey bien cobaye au bois dormant ! Bien dormis ?

  • Ouai…
  • Ça va mieux ?
  • Oui…
  • C’était quelque chose hein ?
  • C’était l’horreur oui…
  • Oh petit ingrat ! Tu es aux premières loges d’une révolution de la médecine !
  • Vous pouvez changer de disque un peu ! Je suis plutôt une victime de cette révolution.
  • Mais vous n’êtes pas une victime ! Arrêtez votre cinéma ! Et vous savez, vous avez signé de votre plein gré.
  • Oui, et je le regrette.
  • Ingrat !
  • D’ailleurs j’arrête, c’est fini. Payez-moi et laissez-moi filer.
  • Bien sûr que vous allez être payé ! Mais vous vous êtes engagé pour huit séances !
  • Je ne pensais pas affronter la mort.
  • La mort ? Mais quel acteur ! Quel acteur ! Vous n’avez pas affronté la mort ! Au contraire, vous étiez immortel !
  • C’est ça le truc donc, vous voulez rendre l’humain invulnérable ?
  • En gros oui ! Savez-vous combien de temps vous êtes resté la tête sous l’eau ?
  • J’en sais rien, je n’avais aucune notion du temps.
  • Estimez ! Allez !
  • Ce n’est pas un jeu ! J’arrête tout !
  • 21 minutes sous l’eau ! Presque une demi-heure sous l’eau et sans mourir ! Vous pouviez même bouger autant que vous le vouliez, enfin prenant en compte que vous étiez attaché à une planche mais jamais vous n’avez perdu conscience sous l’eau !
  • Mais après si !
  • Mais c’est à cela que vous servez cobaye !
  • Arrêtez de m’appeler cobaye. J’arrête aujourd’hui !
  • Voyons, un contrat est un contrat.
  • Hey bien je le romps ce contrat !
  • Malheureusement… cela me chagrine vraiment et je comprends votre colère, ou plutôt votre peur. Mais vous êtes obligé de remplir les clauses de votre contrat.
  • Je prendrai un avocat, je ferai tout mon possible pour arrêter ce calvaire.
  • Rien ne vous empêche d’agir comme cela mais, voyez-vous… nous sommes… riches. Riches et avec des… contacts. Contacts assez haut placés pour vous mettre des bâtons dans les roues. Voyez… vous êtes à la fac et… en quelque coup de fil, je pourrai m’arranger pour que votre année ne soit pas validée, modifié quelque résultat de partiels à votre désavantage, faire propager quelques rumeurs… pas très glorieuses à votre propos.
  • Ah bon, vous vous donnerez tant de mal que ça pour moi ?
  • Évidemment ! Vous êtes précieux pour nous cobaye !
  • Arrêtez de m’appeler cobaye maintenant !
  • Il serait tellement dommage, tellement, que quelque chose de fâcheux arrive à votre mère ou à votre sœur. D’ailleurs, comment ça se passe son entrée au lycée à cette dernière ? »

Je pâlis à ces dernières paroles. Le docteur menaçait ma famille, une menace est une chose mais une menace avec des informations précises sur un point de pression sensible, dans mon cas ma famille, c’est tout autre chose.

Même si je décidais de lutter et d’en subir les conséquences, je ne voulais en aucun cas mettre ma famille en danger.

Il me tenait. J’étais un cobaye. Son cobaye.

Jaskiers