Cascade
Ça roule..ça déboule…ça court…
Comme un chant,un air…une mélodie..
C est fort..intense..troublant et tellement beau…
Plus limpides encore que l’eau clair d’une cascade…
Plus apaisant que le chant de la pluie dans les feuilles pleine de vie de l’arbre de ma cour…
Plus doux et plus chaud qu’un rayon de soleil dans une journée froide d’automne.
Un collier de bonheur a se mettre autour du cou.
Je ne peu m’empêcher d’en repasser chaque intonation en boucle dans ma tête et jusque dans les moindre recoin de moi-même…
Chacun d’eux me donne une raison de plus d’aimer la vie…
Ces cascades intenses..vives..presque violentes tant elles frappent avec force.
Un refrain extraordinaire sortant d’un silence dense tant je n’entend que cette aubade.
Je les entends depuis longtemps pourtant.
Ils se sont transformer avec le poids des ans…avec les trajets de vie…les chemins parcourus.
Mais le poids des années n’ont en rien diluer ce pouvoir qu’ils ont sur mon bonheur.
Ca part de loin pour venir me frapper en plein cœur…
Aucun ne passes sans que j’en attrapent chaque notes…
Aucun ne tombera dans le trou noir du silence.
Je les aiment de tout mon être…
Et ferai tout pour les entendre jusqu’à mon dernier souffle…
J’évoque ici bien sur..le rire des mes enfants…cette merveilleuse cascade.
Comme tout le monde j’ai été bouleversée par leurs rires d enfants…leurs fraicheurs..leurs naturels.. leurs impulsivités…
Des notes cristallines… ensoleillées…chaudes…
Mais touts les rires d’enfants sont bouleversants…
Mais quand ces enfants ont traversés leurs propre vies..leurs chemins..leurs voies..
Quand l âge adulte a pris ses aise depuis un moment déjà…
et que surgit cette cascade lucide,franche…
Ces rires affranchis..
Une source intarissable de bonheur..je joie..de plaisirs spontané…de nostalgie.
Sur..
ils se font plus rares…
la vie bien sur impose son lot d’emmerdements,de tracas,d’inquiétudes de sérieux et de responsabilités.
Peut-être es-ce ce qui en fait un don inestimables quand ont en reçois toute la puissance de l’abandon en plein cœur.
Je ne voudrais jamais être privée de cette mélodie…dans toutes ces nuances..elle m’est un des plus beau cadeau que la vie ne m’aie offerte…
De tout mon être je souhaite…que résonne en moi,jusqu’à la fin de mes temps…la puissance du rire de mes enfants.
Sorcière
Big Bang (musique au lecteur)
Nous sommes tous des solitudes,
Des âmes errantes ,
Chacun trainant autour de lui et en lui, un cocon ,une sorte de bulle unique.
Chacun son regard posé sur un paysage qui ne ressemble à aucun autre décor.
Un regard toujours en mouvance…
Rendant flou notre idée de la vie.
Un regard posé, soi derrière ,soi devant,
Rarement posé en soi.
Des solitudes emportées par un courant puissant.
Que nous soyons en contrôle ou non.
–
–
Mais il arrive parfois,
Une manifestations inhabituel,
Peut-être dû à un alignement des planète extraordinaire,
Que deux solitudes se rencontre ,
Créant une déflagration prodigieuse,
D’où exploserons des couleurs assorties de part et d’autre.
==-
=
C’est ce “big Bang” fusionnel que Septembre fit tomber sur le flou de ma vie.
En mettant ma solitude face à ta solitude .
Faisant naitre des teintes qui ne ressemble qu’à nous.
Mettant sur arrêt la mouvance flou de mon exitance.
=
–
Deux solitudes,
Une gratitude,
=
=
Deux solitudes…une rencontre …
–
=
Deux solitudes…
une histoire à écrire.
Sorcière
Deuil (musique au lecteur )
Peu importe que j’aie les yeux grands ouverts ou grands fermés…
Parce que je ne suis submerger que de ce silence .
Pas que je n’ai rien dit bien au contraire.
Même que j’en ai trop dit à force de vouloir sortir de moi ce vide bouleversant.A trop vouloir..forcément on dilue.
Mais ce ne seront à jamais que des mots vains, parce qu’on sais tous , que si ma voix ne rebondit pas contre un mur,un objet, ou que si mes mots ne tombent dans une oreille…ils se perdront dans l’infini.
Bref…J’en ai surement trop dit…mais ce monologue qui sonnait comme un cri muet n’a su ni dessiner ni tracer les contours de ton silence assourdissant…
Ce vide infini qui reste ma plus grande peur.
Ce rien que je ne peu exprimer .
Ni noir ni blanc.
Un état omniprésent d’apesanteur incontrôlable et sans oxygène.
Un vide qui ne ressemble même pas à la nuit,car même sous le ciel le plus noir …on le sais…ont peu deviner les étoiles.
Juste un silence glacial, sombre et douloureux où se perdent mes mots restés muets et incolores.
Voici ce qu’est pour moi…
au creux de cette minutes de lucidité…
dans le bourdonnement de cet instant où tu n’es plus et ou règne ce “perpétuel” qui m’effraie parce que trop………….infini…
Et …Je comprend que ce vide …
ce silence…ou je ne t’entend pas.
cette noiceur …ou je ne te vois plus.
Tout cet “incommensurable” est sûrement la teinte inconnue…
…le langage imperméable des disparus …
…et des absents.
Sorcière

Et si dans ce moment de silence matinal.
Je me laissais envahir de cette paix…
Ce moment précis ou tout dort encore..
Cet instant oû la nature reprend ses droits.
Et si en ce moment rare et béni
je me contentait simplement d’être…
Sans pensées..sans devoir…
Sans même un souvenir…
Sans même un rêve.
Et si ce n’était ni un soir,
Ni un matin.
Si il n’y avait ni culpabilité…ni regret…
ni même de fierté…
Et si je me couvrait d’un voile du même blanc que la douceur de cet instant…
Jusqu’à disparaitre .
Ou plutôt que de disparaitre …
juste faire partie de ce moment..
Être ce moment.
Et si je te racontais ce moment…
Dis moi…
l’entendrais tu ce silence?

Sorcière
When September comes.
Quand viens septembre et que les rues et les ruelles font le deuil en silence de touts les jeux d’ enfants qui ont repris le chemin de l’école.
Quand viens Septembre et que l’ambre de l’automne s’installe…avec ses tons si puissants …que même la pluie n’arrive à en diluer l’intensité.
Quand viens Septembre…et que la nature commence à étendre ses parfums comme on étend une nappe de fin lin…recouvrant tout avant que le gris et le blanc pur ne s’installent pour les longs mois d’hiver.
Quand viens septembre ….et que touts les poètes en chantent les louanges aux quatre coins du pays…en des mots chauds sensuels ,vibrants et …bouleversants.
Quand viens septembre …et que touts les peintres essaient d’en imiter les couleurs en passants par les plus vives jusqu’aux plus subtiles nuances d’or .
Quand viens Septembre et l’ampleur de ses miracles.
De l’aurore au crépuscule..
Moi…je le jure… docile… humblement j’admire et j’écoute..
Je ressent et je vibre .
Et émue je contemple ce mois rempli d’or et de pluie.
Car…
Dans toute la magie de Septembre,
Dans toute son abondance légendaire,
Dans son immense générosité.
Septembre t’aura vu naitre.
Et je dois bien l’avouer…
bien égoïstement…
Septembre …qui se balance entre l’été et l’hiver …
m’aura donner le doux privilège de m’appuyer sur ton épaule comme on s’appuie contre la vitalité d’un arbre fort.
Septembre m’aura permis de ressentir ta chaleur lorsque tu m’accueille.
Septembre m’aura permis de me retrouver dans ton regard aimant … intense et profond .
Et ce…chaque fois que je me suis sentit perdue.
Oui..il faut le dire…
Septembre aura permis tant d ‘années de bonheur..
et tant de complicités…
Tant de rêves a rêver…et encore et encore.
Oui…on dit de Septembre qu’il est abondance et générosité…
Assurément il l’a été pour moi depuis ce doux jour du miracle de vie qui aura permis notre rencontre..

Sorcière
…
Sa voix sereine ,glisse,
depuis toujours,
il me semble,
comme l’écho familier entre mes murs…
Sa voix qui me rassure et m’apaise.
Coule comme la chaleur bienfaisante du soleil qui passe par la fenêtre,
contrastant avec la fraicheur de l’automne qui règne a l’extérieur…
,
,
À l’automne il a emprunter ,
L’accalmie des fenêtre qui se ferme sur des cours désertées ,
À l’automne…
Il a emprunter la force des couleurs vibrantes dans le souffle du vent….
À l’automne ..
Il a emprunter …
La joie ..la chaleur..la douceur…
Le réconfort .
.
.
Il est assurément le fils de l’automne…
Venu avec Septembre..
Il en porte touts les contrastes…
La fraicheur…la chaleur des couleurs…
Le calme…la vivacité…
La force tranquille…
,
,
Avec lui …
comme avec l’automne ,viennes…
l’apaisement..
La complicité…
Les ballades..
la joie des conversations…
…
Avec lui…
viens…
La chaleur de moments précieux échangés
de doux et précieux partage …
qui se poursuivrons…
De Septembre …à Septembre d’après…à Septembre d’après….
,
,
Et puis…bien sur il y a Septembre qui l’a vu naitre…
et tout juste après viens…
Octobre…
Sorcière
Lune de Septembre (Moon light)
(cliquer sur le lecteur pour la musique accompagnant le texte)
Alors qu’après un long engourdissement mon âme s’éveille à ce nouveau monde qui m’entoure.
.
.
J’ouvre les yeux….
.
.
Devant moi …d’ architecturales tours rivalisent d’orgueil avec la majesté des innombrables arbres qui ont survécu à l’avancement du béton et de l’asphalte au sein de ce que l’on appel ..la ville.
Je suis là…simplement contemplative de cet inexploré tableau .
Et j’anticipe avec ma joie tranquille, la venue des saisons qui porterons tour à tour de nouveaux atours.Me livrant des paysage a découvrir…
.
.
.
J’observerai l’automne s’installer sur le paysage insolite de ma ville…
Mon regard la surplombant toujours…
Mais sous un angle si différent.
.
.
Ma vie , comme celle de tous , a perdu ses repères.
Une années chargée d’inquiétudes…
D’incompréhensions…de peur .
Et de trop de lucidité.
.
.
Mais même si l’obscurantiste règne partout.
Moi…dans ma vie…entre une lumière .
Une lumière éclairant avec force tout ce qui m’entoure.
Une lumière poussée par une force aussi puissante que les grands vents .
,
,
Cette lumière omniprésente jamais ne vacille.
Elle éclair tout ce que je suis et tout ce qui m’entoure.
Elle brille sur mes soleils , comme sur mes noirceurs.
.
.
Et dans cette réalité que l’on connait…(la mienne essentiellement …)
Cette lumière qui possède sans doute une part d’éternité…(Ca se sent..)
Est née sous une lune de septembre.
Sous le visage aimé d’un homme .
Cet homme ,qui ,dans toute sa générosité m’offre tout ce qu’il est…m’offre sa présence…son écoute…son appui…s a lumière…mais surtout…
Il m’offre son immense tendresse.
.
.
Tendresse qui m’est cruciale…vitale…essentiel.
.
.
Lune de Septembre …
Sous tes grands vents..ton soleil…tes couleurs..
Sous tes nuits apaisantes de fraicheurs.
Dans toute ta beauté..
Dans toute ta magie…tu m’aura apporté la lumière .
SA si précieuse lumière qu’il fait jaillir sur moi m’apportant tant de bonheur.
Sorcière
.
.
Mutante
“Nous ne voyons pas les choses comme elles sont, nous les voyons comme nous sommes. “
Anaïs Nin
J’ai toujours eu les racines profondes.
Attachée à un cadre qu’on pourrait presque dire prédestiné,
je faisait parti d’une toile.
Viscéralement partie intégrante d’ un paysage,
qui transporte le sang de ma lignée.
,
J’ai toujours eu les racines profondes.
Mes pas foulant un sol,
Que mes pied auront piétinés,
jusqu’a y tracer au fil des ans ,
Un sentier.
Mon sentier de vie.
,
Mes années ont coulées,
dans ces sentiers bordés de paysage familier…
comme le sang,
se déversant dans mes veines.
Comme la rivière coulant librement en son lit.
.
Le coin des rues,
a vu toutes mes époques.
Les pavés asphaltés,
ont reçu la sueur de mes étés,
et la sueurs de mes amours.
,
Les paysages des saisons se succédant.
L’air d’ici m’aura vu grandir.
L’air d’ici aura été témoin ,
des scènes de ma vie.
.
Mes racines …
Sont les murs d’une ville,
et ses frontières sécurisantes.
.
Mes racines …
sont un ciel sous lequel m’endormir et m’éveillée.
Mes racines …
sont autant de maisons ,
qui m’ont abrités.
,
Mes racines…
Comme autant de bras qui ont enlacés,
aimés,
donner.
,
Oui…
J’ai toujours eu les racines profondes.
Mais avec le temps,
je me dois de constaté ,
que mes racines sont plus aériennes.
,
Je suis une mutante ,
assurément.
et mes racines sont devenus aériennes,
comme autant de rêves…
qui ont envie de fuites vers le monde et d’autres villes,
et d’autres vies.
,
J’ai des envies d’envole,
à suivre l’ oiseau,
et voir du pays,
et foulé des pavés inconnus.
,
J’ai…au fil du temps,
des racines plus aériennes,
qui aspire à voir plus loin,
à ressentir d’autres paysages.
.
Pourtant…
mes racines,
quoique devenu aériennes,
plus que jamais ,
partent de l’intérieur de moi,
et c’est sur mon cœur qu’elles ont trouvées une terre fertile.
,
Et curieusement…
plus je me connait,
Plus je m’accroche à mes racines,
et plus elles m’envolent,
et plus je me reconnait moi ,
et pas juste un paysage.
.
Dites-moi….
Serait-ce l’apprentissage de l’éternité ?
(…)
.
Mutante.
J’ai les racines aériennes .
Comme autant de rêves coulant dans mes veines.
Sorcière
Reprise
Fleur de coton.
(Musique s.v.p.)
Une famille ,
Comme toutes les autres .
Sans rien ni plus .
Excepté…
Son histoire .
(Comme toutes les autres me dirai vous…)
.
.
Une histoire qui se raconte .
Dans cette rencontre aléatoire ,
de gens qui au départ ,
ne se sont pas choisi ,
mais qui assurément ,
se sont reconnu .
.
.
Une famille ….
au quotidien sans prétention ,
Qui s’est bâtie autour d’une machine à coudre ,
Qui sentait un peu l’huile et le coton .
.
.
Tout ce monde à table….
Sur fond musiques…de rires…de crises et de pleurs bien entendu…
Une table au cœur d’un Québec qui vibrait si fort en ces temps .
(J’ai tellement aucune envie que personne ne quitte cette table….)
.
.
Alors…plus fort que ma volonté…
cette vie…cette union …
je la reconstruit…
de jours en jours….
de souvenirs en souvenirs .
D’un point droit …
parfois en zig zag…
D’un point surjet …
Ou d’un point de croix…
(comme on se signe de la croix…)
pour la foi .
Pour que l’histoire ne s’achève pas…
pour que les souvenirs ne meurent….
.
.
…pour que l’odeur de coton reste au fond de mon être à tout jamais.
Pour un sourire..un soupir…
Pour une larme …
Surtout pour une main particulière posée sur la joue .
………..Pour une fragile fleur de coton .
Sorcière
Fuite
(musique s.v.p. la pièce est si belle.)
.
.
Tu avance sur un chemin de verre ,
laissant tomber tes souvenirs ,
comme si c’était des morceaux de vêtements,
s’étiolant dans le vent.
..
.
.
Dans ta tête ,
Y une fuite ,
qui laisse s’enfuir de morceaux de vie,
en emportant avec eux ta force vital.
,
.
.
J’ai beau souhaiter que le vent s’apaise ,
Qu’il me laisse au moins le temps d’en rattraper quelque uns …
comme on rattrape un ruban ,
juste…
pour ne pas les perdre a tout jamais.
Mais il s’acharne impitoyable ,
a les souffler encore et encore .
.
.
.
Mais le vent a beau souffler…
Il ne souffle pas ma peine …
Ni ma peur….
Ni cette tristesse qui m’envahit comme un nuage d’angoisse ,
et en moi… l’affolement de te voir partir en suivant tes souvenirs ,
me fait tomber sur les genoux….
dans une prière noyer de chagrin …
et de regrets.
.
.
.
J’ai peur de cette prison dans ta tête…
je ne suis pas prête…
Et j’ai peur …peur….et peur…
Peur que tu m’oublie…
Peur …..
que tu me rejette…
.
.
.
Et quand je te regarde…
Belle dans tes rires d’enfant….
des rires que je n’avait plus entendu depuis longtemps…
je me dit…
Dieu que je t’aime….
Je t’aime si fort.
Et j’implore Dieu…
J’implore la vie..
J’implore le temps …
Pour qu’il n’avance pas trop vite…
Qu’il s’arrête un peu…
Qu’il prenne une pause…
Pour que près de toi…
Je me pose.
.
.
.
et qu’on s’apaise……j’en ai besoin….
.
.
.
Sorcière
Striptease
La lune est haute dans le ciel .
et l’air glacial pince le visage .
Je marche dans les dernier souffle de l’année qui agonise ,
et je vais tour à tour pleurer et rire ,
chaque minute de cette année qui se meurt ,
comme on se dois de le faire pour la vie qui s’enfui .
.
,
.
Une fois entrer dans la chaleur de mon repaire .
laissant l’air glacial dehors .
Je vais revivre dans le rouge rubis de mon verre ,
comme un pèlerinage ,
chacun des instants qui se meurt .
Comme un rituel nécessaire pour permettre de poursuivre.
.
.
.
Je vais porter fièrement le deuil de ces jours enfuis ,
Jours disparus à jamais , (aurais-je su les vivres pleinement ? )
Sans oublier qu’ ils auront laisser leurs empruntes au fond de moi pour toujours .
Ils seront désormais le sang de mes veines .
Une cicatrice sur ma peau.
,
,
,
Je le sais..je ne saurai plus être dorénavant …
sans les joies et les peines …
sans les jours évanouit de cette année mourante.
,
,
,
et quand sonnera minuit…
elle glisseras douce et paisible vers les souvenirs ,
comme glisse une robe aussi noir qu’ un jour de deuil .
,
,
,
et je me retrouverai nue et frissonnante .
mais sur ma peau subsisterons les parfums du passés .
,
,
,
et je serai prête…
J’enfilerai la fraicheur des dentelles blanches et vierges ,
de l’année naissante ,
comme si il s’agissait d’une robe de mariée .
.
.
.
et j’avancerai ainsi vêtue …
vers ce renouveau .
plus forte des présents offerts ,
par l’année qui expire son dernier souffle ,
dans le givre d’une nuit glaciale.
`
.
Bonne et heureuse année !
À l’ombre d’un clocher . (musique s.v.p.)
.
.
.
La fatigue dessine sur mon visage ,
des ombres inconnues ,
qui semble alourdir le poids de mes années ,
transformant mon visage au point que j’ai peine à me reconnaitre dans la glace .
Ces jours qui endorment de plus en plus ,
ma vraie nature.
.
.
Captive d’un quotidien insolite ,
les jours passes sans m’appartenir .
.
.
.
Et dans le grand sablier s’échappe mes jours ,
sans que je ne les vois passer .
Presque sans les vivres .
Je n’en suis que le témoin figée .
et je regarde de temps en temps ,
la vie qui s’enfuie doucement sans que je puisses la retenir ,
même juste un peu .
,
,
Je suis à ce moment de l’existence ,
à me dire pourtant ,
que chaque instant est si précieux et ne reviendra pas .
Période d’hyper conscience ,
Ou se bouscule le début et la fin ,
avec tout le questionnement qui accompagne ce pèlerinage .
.
.
J’aurais besoin de vacance .
Besoin de faire disparaitre les murs de brique de mon quartier ,
qui s’élèvent devant moi où que je pose les yeux ,
donnant parfois l’impression d’ y être séquestrée .
.
.
.
Et il est venu ce moment de libération .
Moment ou il a repeint mon univers ,
d’une gamme de teinte et de nuances , d’insouciance et de liberté .
.
.
Avalant des kilomètres ,
Là où notre seule prison est le vent .
.
.
.
Et de clochers en clochers ,
Ouvrir grand les yeux pour mieux respirer .
Garder en bouche ,
ce gout de liberté .
Chevauchant la route ,
pour retrouver le rouleau des vagues ,
et les différent parfums de l’eau .
.
.
.
Dreamers…..
quand s’évader deviens urgence .
Une main abandonnée sur sa cuisse ,
L’autre à laisser mes doigts courir dans la force du vent .
Les yeux rempli de soleil.
Le cœur rempli d’amour .
Un grand respire ,
Pour protéger cet immense sentiment de liberté .
Qui efface doucement les ombres sur mon visage ,
de kilomètre en kilomètre ,
de clocher en clocher ,
À refaire le monde .
.
.
.
Et enfin…
au plus profond de moi…
surgit ma renaissance .
et d’un même élan du coeur…
ma reconnaissance .
Et je prie , à l’ombre d’un clocher .
Une toute simple mais si sincère prière….
“Puisses ce sentiment ne jamais s’éteindre……”
Sorcière
Des saisons … entre les murs de sa chambre …
(musique s.v.p).
Coucher sur le dos dans la pénombre ,
Il compte les minutes guettant le sommeil…
Qui , il le sait déjà , sera trop long à venir.
.
.
.
Ainsi prostré ,
son visage semble porter moins d’années .
Ses yeux qui fixe le plafond ont toujours cet éclat venu de l’enfance .
.
.
.
La lune entre par la fenêtre ,
le laissant moins seul dans son lit .
Elle est parfois son amie ,
parfois il se plait à en faire son ennemi jurer.
Tout dépendant de ses états d’âme .
Mais elle est toujours ..sa compagne.
.
.
.
Ce soir il compte ses trop nombreuses nuit blanches ou il ne sait même plus rêver .
Ni éveillé ,ni même endormi .
tout rêves l’avait quitter , emportant chaque fois quelques parcelles de vie.
,
,
,
Il ne savait plus dormir .
Mais n’avait plus envie de se lever .
Il restait donc figé dans son lit les yeux ouvert ne regardant rien.
Laissant juste la vie s’échappée dans les heures puis dans les jours qui se succédaient .
Il regardait passer les saisons entre les murs de sa chambre.
,
,
,
Y avait un moment déjà que plus personne ne se souciait de lui .
Et lui ne se souciait plus de personne.
,
,
,
Il voguait ainsi du jour à la nuit et de la nuit jusqu’au jour .
Jusqu’a ne plus pouvoir faire le décompte .
Les saison se succédant encore sur le plafond de sa chambre .
.
.
.
Parfois le jour,
Il arrivait à se convaincre que la solitude n’existait pas.
Que ce n’était qu’une invention pour ceux qui ne supportait pas le silence.
Mais lui…il se réfugiait dans le bruit de sa radio ,suivant tour à tour les animateurs des programmes ,
qui faisait figure de connaissances ou même d’ ”amis” dans ce grand vide.
.
.
Il ne sortait que pour remplir le frigo de maigre subsistance qu’il ingérait sans envie .
Il ne restais jamais bien longtemps dans les rangées du supermarchés , la foule devenant vite oppressante.
Il ne prenait plus sa voiture . Pour aller ou ?..
donc…il n’en payait plus les immatriculations depuis longtemps .
.
.
.
Il s’était habituer à tout ca…vivant dans ce monde comme n’en n’étant pas.
Et ca lui allait bien.
C’est comme ca qu’il avait réussi à survivre.
.
.
.
Mais parfois dans la pénombre , alors que sa mémoire lui jouait des tours lui faisant ,malgré lui , remonter quelques années.
Il lui arrivait de ne plus pouvoir retenir ses larmes.
Et entre deux sanglot,
On pouvait l’entendre dire :
“Tu me manque Charlie…”
.
.
Il se rendort sur un oreiller mouiller… ,
mais demain ……………
…..
et le soir venu… en attendant de la retrouver , il recommencera à compter les heures passer dans sa nuit noir sous une lune blanche .
Il en passera encore des nuits à revisiter ses démons et ses ennuis.
.
.
Et il se demandera encore avant de s’endormir , combien de saisons , combien de nuits passeras t’il encore à fixer le plafond ,seul, entre les ombres des murs de sa chambre ?
Sorcière
Clic 3
Musique s.v.p. pour l’ambiance )
“Un été…un seul…et c’était sa fin.
L’été tirait son dernier trait. Autant de lever et de coucher de soleil . Autant de lune jouant avec nos vies. Autant de soleil et des milliards de gouttes de pluie…Presqu’égale au nombres de ses larmes versées…”
…………………………………
Je savais que j’était en plein sur le “X” avant la chute…
et j’ai plonger..
…………………………………..
Elle a finit par m’offrir autre chose que ses mimiques sans âme .
Elle ne rentrait plus systématiquement chez elle pour dormir .
J’ai pu l’admirer au réveil . Elle s’offrait sans tout ces artifices. Elle en était plus magnifique encore .
Étonnamment …Je l’ai vu sourire . Je n’aurais jamais pu imaginer une telle spontanéité chez elle .
J’ai fini par penser que j’était spécial. J’ai baisser un peu la garde . Enfin..je l’ai baisser beaucoup.
.
,
On a mêmes partagés des fou rires et batailles de jeu vidéo et de longue promenade le long du St-Laurent.
J’ai découvert qu’elle aimait son jus d’oranges frais pressé le matin .
Qu’elle ne se nourrissait pas que de sushi mais qu’elle résistait difficilement à une pizza .
Certains après-midis je l’ai vu vêtue seulement d’une vieille chemise et de vieux jeans troués et elle plongeait dans des livres des heures durant……j’était ému de la voir en ressortir toujours un peu mélancolique .
.
.
Elle faisait l’amour insatiablement . Au début c’était évident , elle aimait baiser . Mais un jour quelques chose a changer , dans ses yeux y avait plus que l’envie .
Je crois qu’elle c’est mise à me faire l’amour .
,
,
Puis y a eu cette soirée , et toute cette semaine ou elle m’a laisser sans nouvelles .
Je me suis demander ce que j’avait pu faire …
J’ai fait tous les scénarios , imaginer tout les drames . Et j’ai finalement été convaincu qu’elle voyait quelqu’un d’autre .
Je savais pourtant qu’on ne s’étaient pas fait de promesse .
Mais tout me laissait penser …enfin…vous pigé .
Je pouvait plus imaginer qu’elle vois quelqu’un d’autre .
Je crois que je m’était mis à l’aimer.
,
,
J’ai attendu ..en vain….
Notre contrat photo fini , on ne se voyait plus pour le travail .
J’ai appeler son agence ,mais ils n’avaient aucun droit de me dire quoi que ce soi .
Je suis aller à son appart ,toutes ses choses y étaient encore ,mais le courrier devant sa porte me disait qu’elle n’était passer ici depuis au moins plusieurs jours.
Je suis entrer avec la clé qu’elle m’avait laisser . Par terre des bouteilles de vodka vides empestaient.Y avait toujours ses fringues accrochés dans la penderies , mais d’autres gisaient par terre et plusieurs cintres étaient vides. Elle avait sans doute fait un sac en vitesse. J’en suis venu à la conclusion qu’elle était vraisemblablement parti en coup de vent.
Les jours ont passer . Et une semaine puis une autre ont passer…
Elle quittait pas mes pensées. J’était sombre , triste, plus que l’ombre de moi-même .
Je voulait plus que tout la revoir.
.
.
Puis sans que je n’attende plus vraiment… elle a frappé à ma porte . Elle m’a demander le plus naturellement du monde si j’était seul en jetant un œil derrière moi . Puis elle est entré comme si de rien n’était , jetant ses chaussures et son sac dans l’entré de ma chambre.J’était déconcerté , pétrifié . Autant j’était en colère qu’heureux de la revoir et soulagé .
Mais la colère alimentée par tout ce que j’avait imaginer a évidement pris le dessus .
J’ai explosé..lui faisant états de toutes mes inquiétudes , lui faisant tout les reproches , pour finir par lui dire que sans moi , sans mes clics elle ne serait pas la ou elle est .
J’aurais jamais dû mais je l’ai fait …je l’ai dit .
Oui je sais …J’ai franchement été idiot .
Elle a repris ses chaussures et son sac…elle s’est retourné…m’a redemander les clefs de chez elle …elle a tourné les talons et elle a claqué la porte.
.
.
Ca fait maintenant des semaines qu’elle est partie.
Je crois toujours la voir partout .
Mais elle s’est dissoute comme une nappe d’ huile noir dans l’eau sombre .
Peut –être est –elle devenu l’eau du fleuve ,c’est cette part sombre d’elle qui me faisait si peur qui remonte en moi sans cesse .
Je bois plus que de raison..ca me fait voir le pire.
Mais sans doute et plus que probablement elle avait juste tourner la page . Sincèrement ,j’arrivait pas à y croire. En fait..je voulais pas y croire.
Au final…surement elle ne m’avait jamais fait l’amour.
.
.
Les mois ont passer sans que je ne l’aie jamais revue .
Mon appareil prend la poussière.
Je crois j’ai perdu le feu .Mon talent s’est volatilisé , tout comme elle.
Tout ce qui avait été nous me m’apparaissait comme un mirage.
Et puis j’en pouvais plus de ces corps qui prenait la pose . De toutes ses “attitudes” qui me semblait vide .
J’en pouvait plus de ce monde superficiel .
Ou peut-être la douleur et la peine ne peuvent pas cohabiter avec ce monde d’apparence .
.
.
Mais rassurez-vous …maintenant je n’ai plus peur pour elle .
Bien sur je la vois encore partout .J’ai pas trop le choix elle est sur les couvertures de tout les magazines dans touts les kiosques.
Un autre photographe la caresses maintenant des ses clics .
Elle a toujours ce même regard désabusé .
Je n’aurai été que comme ses appareils qu’on vendaient bon marché…jetable .
.
.
De temps a autre une femme fréquente mon lit.Mais jamais jusqu’au matin.
La plus part du temps je passe des journées entières à me promener au bord du fleuve .
Mais j’ai délaisser les rives du St-Laurent pour retrouver les rives de l’Hudson .
New-York est parfait pour n’être que…..personne .
Il aura suffit d’un été…un seul et c’était ma fin.
Sorcière
Clic 2
(Musique s.v.p. pour l’ambiance )
“Un été…un seul…et c’était sa fin.
L’été tirait son dernier trait. Autant de lever et de coucher de soleil . Autant de lune jouant avec nos vies. Autant de soleil et des milliards de gouttes de pluie…Presqu’égale au nombres de ses larmes versées…”
………………………………………………………….
Clic 2
Je ne sais pas dire les choses .Je suis plutôt rustre.Je ne sais pas verbaliser ce que je ressent .
En fait , je suis assez loin de mes émotions.
J’ai vite réaliser que de les laisser parler coutait cher.
J’ai préférer laisser parler mon appareil photo , de clic en clic ,je m’exprime. Et tout deviens vibrant , que ce soit de beauté , de laideur,tristesse , joie .
Enfin bref ! vous pigé…
Je sais tout mettre dans mes images , d’instinct . Croyez moi … y a pas de technique pour ca .
Alors je laisse mon appareil s’exprimer , du coup je ne me met pas en danger.
Ca me convenait très bien tout ca .
.
.
Avec elle c’était encore plus facile , plus évident .
Elle ne m’offrait que son regard désabusé pourtant ,et d’un clic je dénudait la profondeur de son âme .
Un clic sur la finesse de son cou…et je mettait à nu sa fragilité .
Un clic sur ses longues jambes..je dévoilait sa douceur .
Un autre clic sur ses cuisses…j’exhibait sa féminité .
J’aurais du fermer les yeux .
J’aurais du m’en tenir à ca.
parce que évidement vint le clic fatal…
.
.
.
…
J’ai toujours penser que les lendemains n’existait pas .
Juste un autre jour avec sa courte histoire sans trop de rapport avec le jour d’avant .
Je ne me donnait pas trop la peine de donner .
je prenait et c’était tout . Ca convenait à tout le monde.
.
.
Mais…C’était avant de respirer dans ce cou si fin .
J’aurais pas du répondre à son invitation quand elle m’a ouvert ses jambes sur le divan de mon studio .
Elle n’ouvrait jamais que ses jambes d’ailleurs , jamais son cœur .
Je savais ca . Et c’était parfait que je me disait .
Ce cou et ses jambes que je connaissait par cœur .
Ce cou et ses jambes que j’avait mitrailler de clics , et de trop de caresses .
Mais je me suis fait prendre..moi qui jurait que ca ne m’arriverait jamais .
Maintenant j’avais envie de ses bras .
.
.
Bien sur je ne m’en suis pas rendu compte ,vous croyez bien .
Sinon je serait partie en courant .
J’aurais claquer la porte.
Non . Ca s’est fait sournoisement , sans que je vois venir .
.
.
Je trouvait les jours entre nos séances de plus en plus longs .
Nos corps à corps se sont mis a me manquer .
Puis un jours les autres , toutes ces autres qui me paraissaient maintenant si fade , ont pris de moins en moins de place.
je ne voyait presque plus personnes .
Plus de femmes .
Et ses photos ont commencer à trainer sur le pupitre chez moi , moi qui ne rapportait jamais de travail à la maison .
.
.
Mes contrats ont baisser évidemment .
Elles…les “princesses” , ne me pardonnaient pas trop d’indifférence .
.
.
.
…
J’ai toujours penser que les lendemains n’existait pas .
Juste un autre jour avec sa courte histoire .
Sans trop de rapport avec le jour d’avant .
J’aurais souhaiter que ca reste ainsi…
Mais j’avait beau me répéter que je n’était pas en amour…
Je savais que j’était en plein sur le “X” juste avant la chute .
Sorcière
Clic
(musique s.v.p. pour l’ambiance.)
“Un été…un seul…et c’était sa fin.
L’été tirait son dernier trait. Autant de lever et de coucher de soleil . Autant de lune jouant avec nos vies. Autant de soleil et des milliards de gouttes de pluie…Presqu’égale au nombres de ses larmes versées…”
……………………………………………………………………………
Clic 1
Le réveil n’a pas sonner .
Je suis en retard…
La pinte de lait est vide dans le frigo . Pas de lait pour mon café . Le café est trop chaud et trop amer . Je le jette au fond de l’évier .
Je m’habille en vitesse. Vieux jeans et T-shirt feront l’affaire…
ou sont mes clés…? ah …ici…
ma mallette et à peine 20 minutes après mon réveil je suis dans la rue a courir vers le métro .
au moins la température est clémente . Un beau et chaud début d’été .
Je cour mais pour rien…je manque le métro .
Vite vite ! un taxi…
Le chauffeur est trop bavard et la voiture sent mauvais mais je suis au boulot en moins de 2….
Je pouvais pas choisir pire jour pour ce matin catastrophe.
Une journée déjà trop charger.
J’avait l’humeur difficile et je savais que je devrais répondre aux caprices de celles qui remplissais mon agenda .
J’avait l ‘habitude , mais ce matin…ouf…
Je me souviens trop bien …elle était mon premier rendez-vous .
Quand je l’ai vu … sa beauté m’a subjugué .
mais ce n’était pas la première fois…
défilait dans mon studio les plus belles femmes .
Avec certaines j’entreprenait une petite aventure , mais jamais sans aller plus loin .
En cet instant précis je me disait qu’elle pourrait être l’une de celles-ci . Son prénom s’ajouterais aux autres dans mon carnet d’adresse sans plus .
Je n’avait rien de cordial . Plutôt fermer . Sur mes gardes attendant “la scène” pour mon retard .
Les “princesses” pour qui je travail n’aime pas trop attendre .
Mais , contre toute attente elle n’a rien dit . À peine elle m’a jeté un regard .
Je me suis dit qu’elle se la jouait “intouchable”
Elle a jeté son sac sur le sofa , y a pris ses ensemble et est aller se changer dans la cabine et on a commencer a travailler .
D’un professionnalisme impeccable elle est entrer dans son personnage en moins de temps qu’il faut pour le dire.
Elle aimait s’offrir a l’objectif .
Elle le faisait avec insolence .
Comme un immense pied de nez au reste du monde .
Je connaissait sa réputation .
Son insolence choquait …
mais plaisait .
On en redemandait . Elle nous en servait …avec indifférence .
Elle avait quelque chose de différent . Elle n’avait rien de superficiel .
J’aurais plutôt dit qu’elle avait lâcher –prise. Presque abandonné.
qu’elle donnait ce qu’on attendait d’elle point final.
Mais je n’était que photographe , surtout pas psychanalyste.
Je n’était qu’une série de clic ..
qui se voulais l’étalage de ses sentiments .
Mais ca je savais faire.
et comme d’habitude j’ai rendu .
Mon travail la rendait encore plus belle ,plus désirable.
Les 2 heures on passer.
J’ai vite oublier le matin si mal commencer .
En guise d’au revoir elle m’a donner sa carte et un regard trop intense derrière des cils trop maquillés .
Un regard que je n’ai pas su déchiffrer parce que en fait je n’essayait jamais de déchiffrer .
J’ai bien évidemment glisser la carte dans ma poche , comme d’habitude ,
avec des intentions peu louable.
J’ai été un parfait idiot .
Toute la journée , malgré une succession de “princesses” toutes plus belles les unes que les autres , son aura a flotter dans le studio…
ou plus vraisemblablement dans ma tête .
Mais je n’avais encore rien compris.
Sorcière
Clic
(musique s.v.p. pour l’ambiance.)
“Un été…un seul…et c’était sa fin.
L’été tirait son dernier trait. Autant de lever et de coucher de soleil . Autant de lune jouant avec nos vies. Autant de soleil et des milliards de gouttes de pluie…Presqu’égale au nombres de ses larmes versées…”
Le matin essaie de prendre sa place essayant tant bien que mal de casser le brouillard qui se faufile entre les grattes-ciel .
On peu encore sentir les vapeurs troubles d’une nuit surchauffée.
Mais malgré le premier souffle de l’aurore , le cœur de la rue prend son rythme diurne .
Les parfums des corps surexcités de la nuit s’estompent doucement , cédant la place aux odeurs des passants pressés serrant leurs café entre les mains .
Mais lui ne cour pas…
pas de café entre les mains non plus…
plutôt un fond de rhum qui chauffe dans une bouteille presque vide au fond de sa poche .
Il ne se sent pas pressé…il n’a désormais aucune envie d’aller ou que ce soi .
Il regrette déjà la brume …appréhende l’arrivé de la lumière…
Il a peur de faire renaitre ces souvenirs .
Les vapeurs d’alcool qui lui monte à la tête mêlés au rayon naissant du soleil , lui font revoir sa peau doré .
Il revoie la soie diaphane de sa robe se battre contre le vent…et perdre , plaquer contre ses jambes interminables .
Il ferme les yeux…revoie le feu de son regard perdu derrière ces cils sans fin…
et comme un coup porter ….
il ressent encore une fois …
l’inspiration…
puis l’excitation…
puis l’amour….
et fatalement….
…..
……
la chute….
…
…
en un clic….
il est tombé….
Sorcière….
Simplement Septembre.
Les fenêtre ouverte donne l’impression de prendre un profond respire …
Et sur les trottoirs s’effacent enfin les dessins tracés à la craie…bientôt la pluie achèvera le travail…
Plus besoin de tiré les volets…
Le silence a repris sa place et ses droits…
et le vent doux reprend tout l’espace dans les ruelles désertés , qu’on sent heureuse de ce retour au calme qui rétablit un pressant équilibre…
.
.
.
Ce calme s’entend…se vit…
J’ai envie de refermer mes bras sur lui …
De l’embrasser…
de le capturer pour ne pas le perdre.
.
.
.
Un calme au parfum singulier…
Parfum authentique qu’on avait presque oublier dans l’effervescence de l’été…
Un mélange de nostalgie …
et de sérénité….qui fait fermer les yeux d’apaisement…
.
.
.
Je déambule heureuse de ne rencontrer personne…
et je me surprend encore à envier l’exil….
disparaitre…
se fondre…
rien ne me paraissait plus enviable.
.
.
.
Tout se calme contraste tellement …
avec cette tempête intérieur….
Je m’ y accroche impérieusement….
Pour ne pas sombrer dans cette tempête née de nulle part.
.
.
.
La vie et ses chassés-croisés …
Deviennent si épuisant….
Je n’aspire plus maintenant qu’au calme des eaux…
Puisses la vie me l’ accorder…
.
.
.
Septembre …
Qui me laisse dans l’illusion de la désinvolture…
Presqu’endormie …
Dans des restes d’été et ce fond d’air frais et apaisant…
.
.
.
Ne même plus rêver….
Savourez l’instant…
Ici et maintenant…
Simplement Septembre…
Sorcière
Vague … à l’âme…
Comme la vague …
Tu vas et tu viens…
Un instant tu es là…
L’instant qui suis , tu n’y es plus.
.
.
Comme un mot lancé…
Qui résonne dans l’abime de mes souvenirs…
Défilant…errant comme des fantômes sans secrets……
Dans les profondeurs de mon âme.
.
.
Un court battement de cils…
Et tu t’évapore…
Laissant derrière toi…
Un doux et familier parfum.
.
.
Et c’est dans mon soupir inachevé que tu t’éloignes…
Mais sur le ruban de bitume qui se déroule… marquant de kilomètres en kilomètres ton éloignement …
Tu n’emporteras pas avec toi …
La douceur de tes caresses…
.
.
Même dans l’éloignement…
J’entendrai encore l’écho de ta voix…
Et ton rire…si il ne résonne plus entre les murs…
Résonnera encore …
Au plus profond de moi….
.
.
Si ta présence…
Est un doux passage éphémère …
Ton absence n’est qu’illusion…à la limite…
un mensonge…Car jamais tu ne me quitte …
.
.
Mais je ne suis qu’épave.
Que comme ce marin endurci …
De trop longtemps en mer…
Qui pleure en secret au souvenirs d’une caresse sur la joue…
.
.
Comme une vague…
Reviens à ma rencontre …
Pour que mon cœur…
Jamais ne cesse de battre….
.
.
Sorcière
Déborah
Elle a l’amour tatoué sur ses fins poignets…
Comme des ficelles qui s’enroulent de ses mains à son cœur.
Pourtant dans ses yeux…
On peu lire une si grande tristesse et cette trop amère solitude.
.
.
.
C’est pourquoi..
Un jour elle a fuie …
Le bruit assourdissant des sirènes de la grande ville…
Pour aller se réfugier au bord du grand lac pour essayer d’oublier .
.
.
.
Sa maison est entourée de fenêtre…
tant qu’on dirait qu’elle n’a pas de murs…
.
.
Comme seule toile…
jour et nuit…
La foret…ses arbres …
et le soleil , du levant au couchant , sur le lac.
.
.
Et Déborah écrit des chansons…
Traçant l’amour qu’elle a de tatoué à ses fins poignets…
Comme des hymnes à celui qui est parti….
et qu’ elle n’arrive pas à oublier ..
et encore moins à détester .
.
.
.
Elle écrits en chanson…ses bonheurs d’occasion…
De page en page …
Comme autant de jours qui se tournent ….
comme les pages de ce cahier….
témoin maudit ….
D’un si grand chagrin d’Âme-our.
.
.
.
Mais maintenant que l’amour s’absente..
Et il n’y a plus que le vent…
Qui caresse sa fine silhouette…..
Et plus que la soie de ses chemisiers qui effleure ses seins…
.
.
.
L’amant a déserté …
Ne lui laissant que l’amour tatoué à ses poignets…
Comme des bracelets scellant une bien triste alliance…
.
.
L’amant s’est retiré…
.
.
Ne laissant plus que la tristesse dans ses yeux de porcelaine…
.
.
L’Amant a fui….
ne laissant que le vide au creux de ses reins…
.
.
L’Amant …
ce triste Amant …
ne lui a laisser en guise de cadeau d’Adieu …
qu’un cahier noirci……………..
.
.
de chansons tristes.
Sorcière
L’histoire se poursuit…La lettre..
.
.
.
.
.
.
Ce sommeil qui ne viens pas la torture encore…
pourtant elle cherche le sommeil…elle se sent si bien quand elle dort ….
Elle s’assoit sur son lit….
Et machinalement elle ouvre la première lettre lui tombant sous les doigts……
sur l’enveloppe…
Un seul prénom….
François .
La vue brouillée …elle relit les mots cent fois lu…..
………………………………………………………………..
Petit homme ….
Je ne sais pas trop comment te parler….
C’est ton anniversaire aujourd’hui….
je t’ai pas vu grandir…en fait je te ressent plus que je te connait…comme un genre de connexion…
….alors je vais te parler avec mon cœur…c’est la seule façon que je connaisse ….
Je t’ai appeler François …c’est le même prénom que celui de ton père …
Je ne sais pas si on t’as laisser ce prénom …..sans doute pas…
je ne sais pas non plus si tu liras un jour cette lettre .
Mais moi…pour le moment….je t’appellerai François….C’est le seul lien d’appartenance que j’ai envers toi…
La seule chose que j’ai vraiment choisi…c’est ce prénom….
Je me demande si tu as hérité de ces yeux….si tu as son sourire espiègle ….
Je te cherche…mais dans l’illégalité j’arrive pas a grand résultat….
c’est comme si tout ça n’était jamais arriver…
comme un mauvais rêve qui ne finit jamais….
Tu dois avoir 6 ans aujourd’hui….
Et pas un jour ne passe sans que je ne pleure la déchirure laisser dans mes entrailles lorsqu’on t’as arraché a moi ….
On m’a fait signé ce papier….
Je te jure….savais pas….oh…..si j’avais su ….
Je ne comprenais pas trop ce qui m’arrivait…et je souffrait tellement….
Pourtant…je nous avaient préparé une vie à toi et à moi….mais j’étais mineure…je n’ai pu décidée de rien ….
Mais j’ai vraiment tout réalisé quand j’ai reçu par la poste cette lettre officielle m’avisant qu’ils t’avaient trouver un foyer d’adoption ….
Tu sais …
J’aimais profondément ton père….
je n’ai aimer que lui en fait….tu es un enfant né de l’amour ….c’est important pour moi que tu le saches …
et….Je crois qu’il m’aimait aussi …je SAIS qu’il m’aimait aussi….mais …tout est aller si vite….et nous étions si jeunes…
Mais l’amour aux yeux du monde est punissable si on n’est pas marié….ma punition est horrible ….et toi…si tu sais un jour…tu en souffriras aussi….
Tu ne sais peut-être pas que j’existe….j’en suis à me dire que pour toi ….c’est peut-être mieux ainsi ….
Me pardonnerais-tu mon ignorance…? mon abandon ?.aurais-je une place dans ton cœur d’enfant ?
Je ne sais pas….mais plus les jours passent…plus j’ai peur….
Mais mes bras sont toujours si désespérément vide de ne pas t’y avoir tenu….
Tu sais chaque matin….
je joue de mon violoncelle en élevant une prière pour que tu sois heureux …pour qu’on t’aime …comme je t’aime …car pas une seconde ne passe sans que je t’aime de tout mon être …..
Tu trouveras dans cette lettre…un petit canif…j’imagine qu’a 6 ans…un petit garçon rêve d’un canif…Je ne sais pas…
Il n’est pas neuf….mais c’est celui de ton père …c’est tout ce que j’ai pu garder de lui ….
Je t’aime
Jeanne …………Ta Maman xx
…………………………………………………………………………………
Elle laisse la lettre jamais postée et sans adresse sur son lit blanc ….
et caresse du bout des doigts le canif…
Se rend à son violoncelle…et commence a y glisser son archet….
Mais la fatigue et la peine la laisse vide et sans inspiration et laisse ses joues mouillées….
Elle se dirige à sa fenêtre…..
.
.
.
Il est là…sous son parapluie…il a espéré quelques notes a rêver…
Mais…le violoncelle c’est tue … déjà
Sans y penser…il lève les yeux….
Et il l’aperçoit…
….quand il voit son visage…
saisi….
Il laisse tomber son parapluie…
c’est impossible….il dois halluciné..
Et ces larmes se confondent à l’eau de la pluie qu’il ne sent plus….
.
.
.
Elle …arrive à peine à respirer tant la surprise et l’émotion lui noue la gorge……
sous le choc…elle ferme les fenêtre et s’y adosse recourbée sur elle-même dans un sanglot profond qui s’étire dans sa douleur….…
Hésitante …..
Elle va sur son lit et y prend le petit canif…le porte doucement a son cœur ….
sa main le serre à s’en blesser…
Elle retourne a
à la fenêtre …
Il est toujours là…
Fixant la fenêtre agité de ces sanglot….
Elle le regarde dans les yeux…
c’est la tempête..le bouleversement….l’incompréhension…
Mais….
….Ces bras sont si vide de lui….
Elle ouvre la fenêtre…laisse tomber le canif qu’il attrape et serre dans son point ….
Ils ont tant à se dire pour comprendre et s’apaiser… …
peut-être pourras t’elle remettre de la joie dans ces musiques…
Sorcière
.
.
.
.
Pour toutes les ….Jeanne …
Jeannette…Yolande…Simone …Henriette…Alice…Maria…Mariette…Thérèse…Ginette …Irène…Anne…Gisèle …..et toutes les autres dont je n’ai pas le nom ….a qui on auras arrachées le cœur pour des « quand diras -t’on » et une église qui les auras sacrifiées….
Et pour touts les François…..
Claude…Yves…Michel…Fernand…Raymond…Antoine…Julien …Gaston …Gilbert…Guy ….. et touts ceux que je ne nomme pas ……pour qu’on oublie plus jamais qu’a chaque grossesse nait aussi un cœur de père ….qu’on auras soumis a un cruel silence ….
Pour toute les mères ….tous les pères et tout enfants qui auront étouffés de ces déchirures imposés par un clergé rigide et une notion dictés de "péché" qui donne envie de pleurer amèrement….
Tant de vie détruites…Tant d’Amour souffrant..
Pour tous ceux qui n’auront pas eu cette chance de se retrouvés ..et qui vivront a jamais les tourments….
Pour vous tous …toute ma compassion profonde …..
……
Il….a aussi son histoire. (musique..;-))
Il est revenu sous son parapluie ….
Mais le violoncelle est muet…
Laissant toute la place à la complainte de la pluie tambourinant la toile tendu de son parapluie …..
Ce temps lourd de nostalgie l’oblige à entrer en lui-même …..
et à refaire encore et encore…. pas après pas ….. son lourd trajet …
………………………………………………………………………………………………
Comme mon père l’avait prévu…
Je suis aller à l’université….
Mon père m’offrait sur un plateau un poste dans sa firme…
il caressait ce rêve depuis ma naissance..
J’y suis aller à reculons… ayant du mal à le regarder en face…
La colère et la peine m’habitait…
Je me suis senti acheté…
Je me suis senti …vendu ……
J’ai perdu avec ton départ …
tout estime que j’avais de moi-même .
.
.
Comme on l’attendait de moi…Je me suis marier….
La pression était forte…et tout me laissait indifférent dorénavant…. tu était parti…
et on me le répétait sans cesse… …on se devait de taire les ragots au village…
Je culpabilisais…je m’en voulais …quoique je fasse…je n’avait que des regrets et l’amertume…
.
.
.
J’ai voulu tuer autant que j’ai voulu mourir….
À chaque fois que dans le magasin général on murmurait ton nom….
Car dorénavant au village …on ne fait que murmurer ton nom …
Alors que moi j’ai envie de le crier….
Je n’était bien qu’au pied de notre arbre…
J’y rêvait des jours entier…
On commençait a dire que j’était un peu fou…
.
.
J’ai pas tenu…
Me suis rebeller contre tout…j’ai tout quitter …femme et boulot…
Quand j’ai laisse le cabinet du paternel …
J’ai vu la honte dans les yeux de mon père ….il m’a hais profondément…
et je le haïssais tout autant d’avoir fais sortir de moi l’horreur plus que la beauté…
je le détestais …mais moins que je me haïssait moi-même …
tant pis…je vivrai avec….je ne pouvais plus faire semblant..….
.
.
.
Nous étions si jeune…
Si j’avais pu savoir ce matin là…
Je serais jamais parti sans toi…
Mais déjà le lendemain tu avait disparue….
J’ai cru comprendre qu’on t’avais envoyer a Montréal…
Je t’y ai tant chercher…
Mais on as pris soin de ne pas me laisser de trace …
J’ai finit par me faire a l’idée… mais pas à oublier…
Le temps passait…
Surement tu m’avais oublier ….
Je l’espérais…
presque ….
J’ai eu peur de l’image que tu t’était faite de moi …
Peur que tu me haïsse comme je me haïssait moi-même…
Peur que tu me voit comme un lâche …. ce que j’était au fond…
Je ne veut plus croisé les miroirs…
.
.
J’ai espéré que tu sois heureuse…
Puis pleurer sur ce bonheur que peut-être tu avais sans moi ….
J’ai refait le passer cent fois …à l’envers comme à l’endroit …à jongler… …
Inutilement…
Mais ca me permet de rêver ….de me sentir près de ce que nous avions étés..
Et parfois…de très courts instants…j’oubliais que pour le soi-disant honneur …
J’avais perdu mon intégrité…mais surtout toi mon amour…
.
.
Chaque soir je me demande ce que tu es devenue…
J’oublierai jamais les larmes au fond de tes yeux ….
Chaque soir je me demande si je suis père…
Un garçon ? Une fille ?
On oublie trop souvent qu’a chaque grossesse nait aussi un cœur de père …..
J’ai rejoins la grande ville…
Seul…
Et chaque soir je pleure de ce qu’est ma vie….
Caché…bien-sur…ce sont les larmes de la honte…
Mais moi…la seule chose donc j’ai honte…
C’est de t’avoir abandonné…
Mais un homme ne dois pas ressentir ces choses…
On attend de moi…
Le silence …
Et que je fonde un foyer dit "honorable" ….
L’Amour n’est pas une affaire d’homme…
Mais j’arrive pas a arrêter de t’aimer ….
J’erre plus que je ne vit…
De boulot en boulot …
Me lessivant parfois au fond d’une taverne….
Je subsiste….
Seule consolation…
Des airs de violoncelle provenant d’une fenêtre…
Ou je me permet d’aller rêver de toi….
Mais ce violoncelle est trop triste …
Tes airs à toi étaient plus heureux…
Mais la tristesse me conviens…elle me colle a la peau …
et le son grave du violoncelle me ramène à toi ….
Y as une promesse que j’ai tenue…
…la vie me l’a imposé cette promesse…
Mais Jeanne comme promis…..je t’aime tout les matins du reste de ma vie …..
…………………………………………………
Sorcière
Une histoire…de trop..(partie 3)
Une histoire …de trop…partie 3 ( musique…;-))
Un bruit sous le balcon lui fit ouvrir les yeux ….
sans bouger….comme paralyser dans son lit blanc…
elle referme les yeux sur son oreiller blanc mouillé par ces larmes….sans qu’elle ne stop le fil de ses souvenirs….
.
.
.
.
Ce matin là…
J’avais le cœur au bord des lèvres….
Depuis deux semaines ces nausées accompagnaient mes réveils…
Et ma blouse comme ma jupe me serraient….
Quand ma mère est entrer dans ma chambre …
Me disant qu’elle savait que je n’avaient pas « saigner » ce mois ci…
j’ai compris qu’elle avait la même peur que moi ….
Je lui ai pas dit un mot en sortant de chez-moi….
mais évidemment elle avait tout deviner….
Les larmes dans les yeux….je n’avait qu’une envie…qu’un but…
Retrouver tes bras qui me serrent…tes bras qui m’enlacent et me consolent…
Mes pas déterminés m’ont menés vers chez-toi….
Inquiet et sentant mon bouleversement, tendrement tu as pris ma main et on est aller sur notre sentier loin des regards et de toute oreille tendue..….
Je crois que tu ne t’attendait pas a ce que je te dirais ce matin là….
Si je me fie à ton recul et à cette tempête que j’ai vu dans tes yeux….
Ta panique s’unissait à la mienne…
Mais j’essayait de te rassurer…
Je te disaient …”mais on s’aiment et c’est tout…c’est plus vite je te l’accorde mais on partiras pour la grande-ville…on se marieras…on s’aimeras….
Ont se fou des autres ok ? “
…et je te répétait ces mots dans l’ordre et dans le désordre jusqu’à en être perdue…tristement presque suppliante….
attendant de ta part..un mot..un geste …même tout petit…qui m’aurait rassurée…
Mais…..rien….rien ne vins pour me rassurer…..
-Ton père voulait que tu fasse des études….
Être fils de notaire a ces obligations…et nous sommes si jeunes….
Et….et…et ….
Et tu n’en finissaient plus de tes foutues « et »…
A chaque « et » que tu prononçait….la terre s’ouvrait un peu plus sous mes pieds….
Tu ne me faisait plus rire tout à coup…..
Dans mes larmes je t’ai demander… « Tu m’aime ? »
Tu m’as serrer contre toi et tu m’as dit …:”oui….mais…”
Je n’oublierai jamais ce « mais » sorti de tes lèvres…….
Tu m’as regarder…les yeux dans l’eau…
Tu m’as dit …:”donnons nous du temps pour réfléchir…et s.t.p. ne dit rien…”
…et tu est parti laissant tomber ton petit canif…je l’ai prit dans mes mains et l’ai serrer sur mon coeur en te regardant partir comme pour élevé une prière ….
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C’est la dernière fois que je t’ai vu …..
En rentrant chez-moi …c’est ma mère qui avait préparé ma valise des larmes sur les joues…elle m’a dit… :« le village dois pas savoir …..tu iras chez ta tante Justine jusqu’à la naissance….”
Je partait finalement pour la grande ville…Montréal …..mais je partais seule…sans toi….
presque seule…car l’enfant était bien là lui et la peur qui l’accompagnaient aussi….
Mon violoncelle s’est tu ce jour là….et plus jamais…ni toi ni le village ne l’entendrait….
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J’ai tant souhaiter te voir débarqué…
J’ai souhaiter que tu viendrais me chercher….
Attendu à la fenêtre sans cesse….
Maudit chaque jour qui passe sans que tu ne viennes..
Jusqu’à te maudire toi-même ….pour un temps….presque….car ensuite…les larmes verser sur l’oreiller portait le goût de ta bouche …..
Je me suis accrochée a tout ce qui me restait…
Mon violoncelle..mon bébé que je ne connaissait pas encore mais que j’aimait de tout mon être…
J’ai usé mon archet …mon violoncelle entre les cuisse…appuyer sur mon ventre plein et frissonnant …et ma musique courait la ruelle de Montréal qui me restait étrangère …..
Et j’ai brodé…tricoté à m’en usé les doigts attendant avec peur le jour de sa naissance…préparant layette et berceau …
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Et le jour arriva….
Ma tante a tout de suite su quand elle a vu mes eaux sur le plancher…
Elle m’a emmenée chez les petites sœurs de la miséricorde….
Me disant qu’elles prendraient soin de moi ….
J’avais si peur…si mal ….
je te cherchait dans mes douleurs….
dans chaque ruisseau de sueur qui plaquait mes cheveux sur mon front et mes tempes…
dans chaque larme…je te jure que j’hurlait ton nom…
mais mes mains ne se serraient sur rien …si ce n’est que sur ce vieux draps grisâtre ….
Alors que je souffrait sur ce lit de douleur…
Dans mes cris on m’a fait signer un papier…ce papier…
j’ai obtempérée….je ne réfléchissait plus…
Elles m’ont laisser seule….je croyais visité l’enfer….et je croyais bien que j’en mourrait…..
ce n’est qu’à la toute fin qu’elles sont revenues…
et il est né enfin ….
Je croyais que le cauchemar prenait fin…que j’allait vivre avec mon bébé….et jeter sur lui tout mon amour…
Mais elles s’activaient autour de moi …toutes calmes…
elles ont pris mon bébé …m’ont dit d’un calme surprenant… « un garçon…. »
J’ai tendu les bras….elles sont sorties….avec lui…
J’ai eu beau hurler…
Je ne l’ai jamais revu…
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François …c’est le nom que je lui ai choisi …le tiens….
Je ne le reverrais jamais…..
je ne savais pas…trop sous le choc…mais apparemment…le papier c’est une renonciation à l’enfant pour qu’on puisse lemettre en adoption…
disposition prise par mes parents …..
De ce jour…je n’avait plus pour eux que de la haine…
Je ne suis jamais retournée chez-moi…je détestais tout ceux qui froidement m’avait arraché le cœur….
Je suis resté dans la grande ville …seule..en étrangère ….dans cet appartement de misère que je paie grâce à mon travail à la manufacture …..
J’ai appris que tu a marié la « petite Tremblay du rang 2…. »
J’imagine qu’on devait taire les ragots…
un fils de notaire a ces obligations…(enfin c’est ce que j’aime à croire…sinon ce serait trop cruel..)
Je me demande parfois si tu pense encore a moi ?….
Et si tu as des enfants…et si oui quand tu serre tes enfants dans tes bras…tu pense a François dont tu ne connait pas le prénom…?
Retourne tu parfois au pied de notre arbre gravé…
Es-tu devenu notaire comme le voulait ton père …?
Souffres-tu comme moi de la déchirure ?
Une histoire …2
Étendue sur son lit blanc…
Attendant que le sommeil vienne enfin la prendre …
Elle ne peut que refaire pour la millionième fois ce voyage qui la ramène en arrière dans le temps …
Derrière le rideau de larmes…
Elle se retrouve 6 ans plutôt…retraçant les moment de sa courte histoire…
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1940….Après ma leçon de violoncelle …j’avais la permission d’aller boire un Pespi et le droit d’écouter « La pension Velder » à la radio du magasin général !!!
La radio dans un coin du magasin crachait ces ondes parasitées dans la petite pièce ….
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J’aimais ces moments ou je m’assoyait prêt de toi a boire ce Pespi et ou on rigolait de l’attention presque « sacrée » que l’on portait à ce nouvel engouement au village….
Ici on ne parlait pas du droit de vote que les femmes venaient d’obtenir…
on ne parlait que de ce radio-roman ……
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Mais moi….
J’aimais surtout te regarder rire….
te regarder bouger …
et t’écouter me raconter tes histoire…
tu me faisait tant rire…
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Le magasin était plein à rebord à cette heure de la diffusion du radio –roman ….
On avait l’impression que les lattes de bois usées s’enfonceraient sous le poids de tous ces gens réunis….
Je crois bien que tout le village y venaient ,à quelques exception près, depuis que le curé , probablement frustré de l’auditoire que l’objet réussissait a capté , avait débité en "chaire" une homélie fracassante contre la radio et ces influences …
Homélie qui avait réussit à convaincre quelques uns de ces paroissiens que ce n’était pas une invention divine que tout ces gens qui parlent de leur vies et d’amour ouvertement a la radio…
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Mais nous ,on s’en foutait pas mal de tout ça ,Nous…ont attendait juste le bons moment pour sortir courir jusqu’à la rivière…
J’aimais bien te faire courir après moi jusqu’à plus de souffle…et te surprendre derrière un arbre….
j’aimais bien quand à bout de souffle…timidement …un peu maladroit tu déposait un baiser sur mes lèvres en riant …
j’aimais quand assis côte –à-côte tu posait ton bras sur mes épaules et qu’on se parlaient de demain…de notre départ pour la grande ville….de notre vie à nous ….
Je t’aurais écoutée décrire nos rêve la vie entière …
à 15 ans…on crois que la vie nous appartiens….
Le temps a passer vite…les jours…les semaines…les mois….puis les années…années complices…années de promesse et de je t’aime …
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1942 …toujours on s’aiment autant …plus encore….on c’est promis pour la vie …gravant la deuxième petites barre sous le cœur qu’on ont a gravé dans l’écorce de l’arbre , qui se mire dans l’eau de la rivière qui borde ce sentier qui nous sert de refuge ….
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Je tiens à la main le petit canif que tu avais sorti de ta poche…tu t’es placer derrière moi et tu as poser tes mains sur les miennes…et ensemble ont as enfoncées la lame du canif dans l’écorce…je sent ton souffle dans mon cou et tes lèvres qui me frôlent…le miens mon souffle.. du coup deviens plus haletant….
C’était notre deuxième anniversaires…nos jeux avaient bien changées…
Tout comme nous…Tu était si beau…si grand si fort…ta voix si viril…
Maintenant tes je t’aime tu me les murmurait à l’oreille et tu éveillait cette douce sensation au creux de mes reins….et tes baisers n’étaient plus maladroit du tout….
Quand tu posait tes yeux sur moi….J’était sur d’être la seule au monde …la plus belle au monde….
Quand tu posait tes yeux sur moi…il n’y avait plus que nous….rien d’autre de comptait….que toi et moi …
Ce soir là….C’est au pied de cet arbre que j’ai sentie pour la première fois le poids de ton corps sur le miens et que tu as, avec douceur, retrousser mes tissus…
C’est ce soir là que tes baiser ont essuyer mes larmes…ce soir là que tes « je t’aime » ont prit un gout de toujours …..
Tes bras qui me serraient contre toi …me rassuraient …demain allait nous appartenir….
Demain serait à nous……Et c’est ce soir là que tu m’a dis…”Jeanne…je t’aime pour tout les matins du reste de ma vie ….”
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L’été 1942 tirait a sa fin ….et notre amour avait un gout d’automne….
Toujours la « pension Velder » au magasin général…toujours tes rires et nos histoires .
Mais surtout…le réconfort de tes bras au pied d’un arbre portant nos initiales à tout jamais….
Cet été là…
alors que tu me reconduisait à ma porte…..ces soirs ou en sortant de tes bras ,je grimpait l’escalier à la course jusqu’à ma chambre et je m’assoyait sur ma chaise de bois dé-vernis… mon violoncelle entre les cuisses…
et de ma musique qui volait jusqu’à toi par la fenêtre ouverte…j’accompagnait tes pas qui te ramenait chez-toi…..
Tu disais aimer ma musique et ma musique t’aimait tant……
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Elle se retourne sur son lit blanc…..le froissement des lettres serrer sur son cœur feront couler encore quelques larmes avant que le sommeil ne la tire de ses souvenirs….
Le violoncelle appuyer sur le lit…garde un respectueux silences sur ces souvenirs….
La pluie résonne toujours sur la toile tendue des parapluies des passant qui s’agitent …..Et elle referme les yeux serrant contre elle ces lettres ne portant qu’un prénom
Sorcière