Archives mensuelles : avril 2023

Photo du jour (avril 2023)

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outils de contestation assez largement utilisés mondialement mais considérés comme armes dangereuses par le gouvernement français en 2023

PS : vu depuis la France où je passe quelques semaines ce printemps, la France ce même pays qui a applaudi les Tunisiens quand ils ont casserolé leur gouvernement autoritaire, applaudi les Chinois quand ils ont (très récemment, fin 2022) casserolé leur gouvernement contre les restrictions extrêmes et sans fin contre le Covid, les Brésiliens qui ont casserolé pendant des mois leur agent orange à eux (leur précédent président, celui qui était du même modèle que l’agent orange américain) etc. Quand cela se produit chez les autres c’est très bien, cela défend la « Démocratie » celle avec un grand D que l’on s’empresse de glorifier dans ces cas-là. Quand cela se produit en France, cela devient répréhensible par l’État, cela devient interdit. Ce serait risible si ce n’était pas si inquiétant. Après les dérives autoritaires de l’État français lors de la pandémie de Covid (masque obligatoire quand on était tout seul dans la nature au milieu de nulle part, l’interdiction de se promener à plus d’1,001 kilomètres de chez soi (avec application téléphonique ad hoc qui dessinait un rayon de la distance autorisée autour de son habitation, si ! cela a existé ! ) Puis lors de la pénurie d’essence, puis de la pénurie potentielle d’électricité et l’injonction des cols roulés à porter impérativement pour tous les Français (même pour ceux qui habitent dans les départements des Caraïbes ? ) en automne 2022 ! À suivre parce que l’autoritarisme de l’État français ne s’améliore vraiment pas. Comme on dit, le ridicule ne tue pas mais il va certainement finir par couler le pays en l’occurrence.

Et les QR codes à tout bout de champ pour tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi, les bras m’en tombent, j’en reparlerai certainement. 

Provision d’hiver – trace 1

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Menthes Friches — Barbara Auzou

Voilà j’ai dégusté une de mes provisions pour l’hiver (lire ici : https://michusa.wordpress.com/2022/11/15/provisions-pour-lhiver-2/  )

Je ne suis pas bonne à faire des recensions ou plutôt je n’en ai pas le goût (sans doute dégoûtée par les commentaires de texte de mes années de lycée) encore moins pour les ouvrages de poésie qui me semble-t-il, supportent mal l’exercice (je comprends leur utilité dans un cadre d’apprentissage scolaire et de mise au contact des élèves ou étudiants des textes mais j’avoue que relire des « classiques » hors de tout bac et autres examens ou dissertations est un plaisir que j’ai découvert à un âge adulte bien avancé). 

Donc un seul mot d’ordre pour moi, lisez de la poésie et lisez celle de Barbara Auzou, dans ses livres et dans son excellent blog où elle a une production intense (multijournalière ! )  Ici : https://lireditelle.wordpress.com

Dans le premier de ses livres que je viens de déguster donc, ma partie préférée «  La porte étroite du jardin de l’enfance » . Ce titre ! avec les poèmes (entre autres) « Tu dors encore », « Marrons chauds », « Lendemain de fête », « Espace réconcilié », « L’envers et l’endroit » « Où ? ». « À l’endroit du présent », « Roseau ravi », « Jeux d’enfants »  — rien que les titres sont des poèmes en soi.

Quelques extraits :

« Brève »

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Et encore :

« J’habite un pays

où l’on forge de ses mains

la soie des lendemains. »

La soie des lendemains ! Quel vers !

Et les merveilleuses « Cartes postales » qui finissent le recueil. Le titre intégral de cette partie est d’ailleurs « Cartes postales aux enfants que nous sommes toujours » — quel titre encore !