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Ils n’avaient pas menti…

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Hauteur de mon genou : plus de 40 cm proche de 50

Ils n’avaient pas menti, ils n’avaient pas exagéré, les prévisions météo étaient exactes : ça a été une tempête monstre ou un monstre de tempête !

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dimanche 22 : ça a démarré comme ça

Très lente à démarrer, elle a démarré presque 12 heures après l’heure prévue par les météorologues mais les conditions se sont détériorées très rapidement ensuite. La seule erreur dans les prévisions a été le timing, contrairement à ce que nous attentions mon fils a pu aller au travail dimanche vers 8h et revenir vers 16 heures, les routes n’étaient encore que mouillées avec de la neige qui fondait au contact de l’asphalte à ce moment-là.

Ça n’a pas été la tempête Snowzilla de janvier 2016 ni la tempête Quinn de mars 2018 mais pas loin.

Tout a été fermé y compris le grand campus médical et ses urgences (pas les urgences de l’hôpital mais du grand complexe médical où j’ai tous mes médecins) et ils ne ferment jamais ou c’est très rare !

Même New York City, la ville qui ne dort jamais a été en interdiction de bouger et de sortir dans les rues encore moins de rouler (travel ban et shelter in place : on reste où on est)

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lundi 23 février au réveil

Les fenêtres ont été recouvertes de neige et c’était difficile de voir dehors.

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lundi 23 février matin
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le buisson / arbuste en face de cette fenêtre a disparu

Plus de buisson / arbuste devant la fenêtre des chats, il est aplati par la neige.

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dimanche matin il n’y avait plus de neige sur la terrasse

Il n’y avait plus de neige sur la terrasse samedi juste un petit tas sur le côté 

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Classique d’un Nor’easter : tout ce qui fait face au nord et à l’est est recouvert de neige. Seules les fenêtres de  mon fils qui sont face au sud n’ont rien.

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Même le bambou est aplati
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Et nous pouvons être contents : nous sommes dans le NJ central donc suffisamment à l’écart des côtes et du bord de l’océan, nous avons été bien moins touchés et nous n’avons pas perdu l’électricité heureusement. Sur la côte atlantique du NJ,  ils ont eu le double de neige et des vents extrêmement violents, bien plus violents que ceux que nous avons eus et bcp de foyers ont perdu le courant.

Vidéos de cette tempête monstre à venir, je suis en train de trier tout ce que j’ai filmé et photographié.

Bis repetita : la tempête du siècle… avec blizzard cette fois

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les alertes de samedi après-midi

Je n’ai pas encore eu le temps de publier mon article sur la « tempête du siècle «  de fin janvier (25-26 janvier, tempête Fern, qui pour nous dans le New Jersey a été moins grave que plus au sud, avec seulement 30-40 cm de neige et aucune coupure de courant). En aucun cas la tempête du siècle mais cela faisait 7 ou 8 ans que nous n’avions pas eu autant de neige d’un coup. Je suis toujours en train de finir de publier les vidéos de cette tempête Fern quand ce week-end, avec le même timing dimanche/lundi, on nous annonce la même tempête du siècle, 30-40 cm de neige, mais en pire avec des vents très forts. Qui dit vent lors d’une tempête de neige (petite ou grande), dit blizzard. Ce n’est pas tant la quantité de neige qui tombe que le fait que cette neige est soufflée et fait des congères de tailles impressionnantes d’une part et surtout transforme l’environnement en blanc total. Le blanc total lors d’un blizzard c’est la visibilité réduite à zéro, en gros on ne voit pas sa main devant sa figure, ce n’est pas une image et il faut s’encorder pour sortir sa poubelle dehors sinon on peut se perdre à 5 mètres de sa maison et ne pas pouvoir rentrer. C’est arrivé.

Nous sommes donc en « alerte » (après les « avertissements » dits watch d’hier) en warning c’est le plus haut niveau d’alerte, supérieur à avertissement donc, de cette nuit de samedi à dimanche, des petites heures du matin du dimanche jusqu’à lundi soir 18 heures.

Déplacement impossible à cause de la neige et surtout du blizzard et des conditions potentielles de blanc total. New York City a été mise en alerte blizzard, une première depuis 10 ans que ce n’était plus arrivé. Apparemment ce sera pire au niveau des côtes du New Jersey et de NYC que dans le nord du New Jersey. Nous sommes au centre donc nous serons bien touchés aussi, mais moins que sur les côtes. Ceci dit les alertes blizzard viennent d’être émises pour nous aussi après les premières alertes qui ne touchaient que NYC et la côte du New Jersey.

Ce n’est pas tant la quantité de neige (30 – 40 cm de neige donc tempête moyenne pour nous qui avions l’habitude de 60cm ou 1 m de neige par tempête jusqu’en 2018), mais le blizzard cette fois qui en fait une grosse tempête. 30 cm de neige avec blizzard c’est pire que 60cm ou 1 m sans blizzard.

Ce matin de samedi (21 février) j’ai fini mes préparatifs (une partie des préparatifs pour la tempête Fern fin janvier étaient toujours valables comme l’essence pour le groupe électrogène et le chasse-neige) : ce matin j’ai changé les litières des chats, vidé mon compost dans le jardin, vidé les poubelles. Hier j’ai stocké de l’eau et fait le plein d’essence de ma voiture.

D’autant que mon frigo/congélateur principal est en train de me lâcher, j’avais repoussé l’achat d’un nouveau justement à cause de la tempête en puissance (qui maintenant n’est plus en puissance, mais avérée) et aussi parce que je veux tenter une remise à zéro en le débranchant pendant quelques jours : en effet quelques jours après mardi dernier, jour où le congélateur s’est mis à dégeler, le compresseur (ou l’un des compresseurs ) s’est remis en route ( je l’ai entendu se remettre en route après quelques jours de silence). Donc perdu pour perdu je veux au moins tenter une remise à zéro. Mais nous avons perdu la pompe à eau dudit frigo (c’est peut-être ce qui a perturbé les compresseurs qui se sont mis à congeler tout ce qui était au bas du frigo et dégeler tout ce qui était en haut dans le congélateur, températures inversées ou presque entre frigo et congélo. Cette machine est devenue folle alors un petit coup de défibrillateur (humour : la débrancher) lui fera peut-être du bien. J’ai acheté un système de filtration séparé pour l’eau à boire : si cela se résume à simplement perdre l’eau du frigo au lieu du frigo/congélateur entier ce sera pas mal (l’eau du frigo est filtrée, nous ne buvons que cette eau parce que nous avons un puits et je préfère avoir une filtration optimale avec le filtre à osmose du frigo pour l’eau que nous buvons en plus des filtres à sédiments et autres adoucissants du circuit de la maison (ces filtres-là sont suffisants pour la douche, la toilette, la vaisselle voire pour l’eau de cuisson mais je préfère filtrer un coup en plus pour boire).

Finalement ce matin j’ai aussi repoussé mon rendez-vous d’analyse de sang de lundi matin 7h30 (je ne vais nulle part avec 30 cm de neige sur les routes, encore moins en cas de blizzard sauf urgence vitale absolue, une analyse de sang n’est pas une urgence absolue). Ce qui m’a pris une grosse demi-heure voire plus avec les soi-disant Intelligences artificielles qui répondent à tous nos appels maintenant, sans arriver à quoi que ce soit (repousser un rendez-vous ce devrait être simple meme pour un bête programme informatique)… et 2 minutes lorsque j’ai eu un humain au téléphone (en trichant et en appelant directement mon docteur et un infirmier m’a répondu et m’a repoussé mon rendez-vous — normalement il faut appeler le centre de rendez-vous de mon gros centre médical et pas le docteur) : je dois faire un article sur des IA qui envahissent tout de plus en plus (en résumé et divulgâcheur : intelligence artificielle égale tas de merde, ce sera le titre de mon article). 

Donc je suis prête pour la tempête de neige et le blizzard, d’autant que maintenant je sais que le chasse-neige marche puisqu’on s’en est servi pour la tempête Fern, vous verrez ça quand je publierai les vidéos de cette tempête et du nettoyage qui a suivi, je suis en décalage d’un mois avec les montages vidéo).

Quelques photos de la grosse tempête Fern de fin janvier en attendant les montages vidéo :

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Dimanche 25 janvier matin
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Dimanche 25 janvier mi journee-1
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Dimanche 25 janvier mi journee-2
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Dimanche 25 janvier apres midi-1
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Dimanche 25 janvier apres midi-2
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Lundi 26 janvier mi-journee – nettoyage

Dimanche dernier à New York City

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parce qu’il ne le fera pas

(dimanche 23 février 2025)

Par où commencer ? Il y a tellement à écrire à documenter à informer que je ne sais plus par où commencer (c’est voulu, cela s’appelle la stratégie « flood the zone » submerger d’actions, d’écrans de fumée, une avalanche d’actions outrancières pour cacher le véritable (et plus grave) agenda, on pourrait aussi parler de brouillard de guerre.

Alors je vais commencer par ceci, vu à New York City dimanche dernier 23 février lorsque je suis allée passer la journée chez ma fille.

Le grand panneau électronique de Union Square qui relaie des informations, slogans et appels à l’action d’une association d’activistes en faveur de la protection de la Terre, de l’écologie, de la rébellion contre le grand capital carnassier, créé et maintenu par ses activistes en faveur de la protection du climat et de la Terre. Cela s’appelle le Climate Clock, cclock, l’horloge du climat, et ils y déroulent en permanence des slogans et un compte à rebours. C’est politique et activiste mais c’est quand même la première fois que je vois un message directement et explicitement, «  nommément » contre une personne politique.  Au lieu des slogans plus généraux et idéologiques (habituellement c’est plutôt « tant d’années pour agir » « arrêter les forages », ce genre de slogans.

Or voici ce que dit le message qui defile ces jours-ci :

« Les 4 prochaines années

notre mission :

protéger la Terre

parce qu’il ne le fera pas

arrêter les énergies fossiles

parce qu’il ne le fera pas

prendre soin les uns des autres

parce qu’il ne le fera pas

mission impossible

acceptez vous cette mission ?

cclock.org/act »

Pas besoin de vous dire de qui il s’agit, qui est le « il » , vous aurez bien compris.

Vraiment la première fois que je vois un message à ce point contre une personne politique précise. 

C’est bien l’essence de New York City, New York City la démocrate.

(C’est pour ça qu’il déteste NYC et veut la soumettre, l’humilier la piétiner la détruire et en faire son pré carré personnel, en achetant le maire (le maire démocrate)  — lui lever ses poursuites judiciaires pour corruption, en échange de sa coopération pour détruire la ville de la même façon qu’il détruit l’état fédéral en ce moment, et la soumettre à ses désirs — NYC la démocrate. Tout n’est que revanche et jalousie et envie chez cet individu. Je reparlerai peut-être de cette histoire du maire de New York City, cela a fait les gros titres ici. (Le maire démocrate qui est en train de retourner sa veste en plein mandat ! )

Sur une autre note, toujours à New York City, les New-Yorkais ont bcp de chiens en ville et ont des promeneurs de chiens (la version pour chien des baby-sitters ) : mais à NYC et dans tous les États-Unis en fait, on ramasse les crottes de chien quand on promène son chien et on les met dans des petits sacs à crottes (poop bag) que l’on jette ensuite à la poubelle. Pas de crottes par terre du tout dans New York City ni dans les États-Unis en général. Mais à New York City, ces dernières semaines, depuis qu’il est au pouvoir, au lieu de les jeter, les New-Yorkais apportent ces sacs de crottes au pied de la Trump Tower, dans le haut de la ville sur la 5ème Avenue et les déposent tout autour de cette Trump Tower. Voilà bien les New-Yorkais comme on les aime !

J’ai hésité et pensé brièvement à apporter les crottes de mon chat dans un sac pour aller aussi les déposer au pied de la Trump Tower mais c’est à l’autre bout de la ville par rapport à l’endroit où vit ma fille. Donc finalement je ne l’ai pas fait mais le cœur y était. 

Vive New York City la démocrate, un soulagement d’habiter à côté de cette ville selon mon cœur. 

Première neige 27-28 février (2023)

Cela parait fou mais jusqu’à cette fin février nous n’avions pas eu de neige du tout dans New Jersey Central (ainsi qu’à New York City voisine), pas un centimètre encore moins un inch (pouce des Freedom Units américaines), rien de rien, nada, zéro. 

Cette dernière semaine de février ( ! ) nous avons enfin eu notre première neige, lundi soir et pendant la nuit de lundi à mardi (27 et 28 février). Pas beaucoup, vraiment pas beaucoup, moins que ce que nous avions l’habitude d’avoir dans le passé, seulement quelques cm, 5 peut-être 7 ou 10 dans certains recoins du jardin mais pas plus. Il y a quelque temps j’aurais appelé ça un saupoudrage, pas de quoi en parler ni encore moins filmer. Mais c’était la première neige alors j’ai filmé abondamment puisque nous avons été sevrés de neige cette année. Cette neige est arrivée au moment où nous pensions que nous allions être sans neige du tout cette année et avions abandonné tout espoir (de neige). D’autant que ce sera peut-être la dernière et unique neige de la saison.

Mieux vaut tard que jamais, cela fait des décennies que la première neige n’a pas été aussi tardive dans notre coin (et New York City voisine). Forcément à part 2 pics de grand froid qui n’ont pas duré plus de 48 heures, il fait relativement chaud et doux, au-dessus de zéro, bien au-dessus, plutôt vers 8 ou 10 C en général. Dans la vidéo vous verrez une copie d’écran de la chaine météo qui dit la même chose pour New York City. Dans l’article ils mentionnaient en outre que New York City en est normalement au minimum à 2 feet soit environ 60 cm de neige cumulée fin février. Au minimum, les années les moins enneigées donc. Pour nous qui sommes la proche banlieue de New York City c’est exactement pareil, voire un petit peu plus puisque nous sommes plus à l’intérieur des terres. Nous étions loin du compte cette année avec zéro absolument zéro en cette fin février jusqu’à cette première neige lundi soir et dans la nuit. 

2 jours après les températures sont remontées et tout a fondu, dès jeudi il ne restait plus rien, à part quelques petits tas de neige ça et là, où elle avait été poussée par les chasse-neige. C’est presque comme s’il ne s’était rien passé. On est bien loin des années 2015/2016 où il avait fallu transporter la neige plus loin dans la campagne en camion parce qu’on ne savait plus où la mettre.

Bien loin aussi de tout de qui se passe dans l’Ouest et notamment en Californie dans la Sierra Nevada etc, où ils ont eu 15 mètres de neige en cumulé jusqu’à présent et ce n’est pas fini, la météo en annonce encore à venir demain et aussi les jours qui viennent.

Bref c’est notre petite neige à nous, pas grand-chose mais c’est joli, j’ai d’autres vidéos en cours de montage, de petites promenades dans les réserves locales avant que la neige fonde (je me suis précipitée mardi et mercredi et j’ai bien fait).

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Première neige 27-28 février (2023)
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Première neige 27-28 février (2023)
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Première neige 27-28 février (2023)
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Première neige 27-28 février (2023)

Promenade dans la réserve naturelle du Grand Marécage de Morristown, New Jersey 

Un article que je pensais publier ce week-end passé mais il y avait plus important avec l’actualité terrible de la guerre en Ukraine.

La semaine dernière j’ai donc mis en ligne une nouvelle vidéo sur ma chaine You Tube, Positive Attitude by Michusa, comme je le fais tous les vendredis avec une longue promenade dans le Grand Marécage (the Great Swamp) :

J’ai hésité avant de publier cette vidéo futile de moi en train de marcher et de faire des sons croustillants dans la neige, à cause de la situation dramatique qui se déroule en ce moment même en Europe. Après réflexion et en regardant une vidéo d’un YouTuber photographe sur sa chaine de techniques photographiques où il avait les mêmes réticences et hésitations, j’ai décidé de publier néanmoins ma vidéo hebdomadaire, pour donner un peu de répit ce qui est le but premier de ma chaine : nous avons tous besoin d’un peu de répit et d’évasion de temps en temps. Cela ne veut pas dire que j’ignore ni que nous ignorons ce qui se passe dans le monde. Et nous avons besoin d’espérer la venue de jours meilleurs, je souhaite que ma vidéo apporte un peu d’espoir, comment pourrait et devrait être la vie — simple: marcher dans la neige quand on le souhaite pour prendre des photos et faire des sons croustillants.

Il y a une quinzaine de jours nous avons eu un saupoudrage de neige ainsi qu’une vague de froid dans le New Jersey Central donc j’ai décidé d’aller faire une grande promenade pour profiter de la beauté des paysages recouverts de neige dans les parcs locaux . J’ai décidé d’aller dans la bien nommée « Wilderness Area » la zone sauvage du Great Swamp, le Grand Marécage voisin. J’ai fini par marcher 4 heures et faire 11 kilomètres, car les chemins étaient difficiles à suivre dans ce paysage de marécage sans point de repère distinctif où tout se ressemble. Heureusement qu’il y avait les traces de pas dans la neige pour aider à suivre les pistes. Cela a fait un bon exercice physique — plus important que prévu à vrai dire et j’ai filmé beaucoup de minutes de vidéo, ce qui se traduit par une vidéo plus longue cette semaine. J’espère que vous apprécierez la vidéo, aimez, partagez et commentez, partageons la « positive attitude » — on en a encore plus besoin cette semaine.

Le plat réconfortant que j’ai fait le soir après la randonnée, est un plat appelé « orzo végan au four », recette de Sheree de l’excellent blog View From the Back, lien vers la recette ici : https://viewfromtheback.com/2020/09/19/the-musette-vegan-baked-orzo/  Suivez son blog, non seulement des bonnes recettes mais aussi des articles amusants et instructifs sur des sujets variés de voyage, vélo, tourisme, des photos, des produits français de qualité ou gourmets, etc.

Publié sur ma chaine YouTube, Positive Attitude renommée Positive Attitude by Michusa pour pouvoir la trouver facilement en faisant une recherche dans YouTube :

https://www.youtube.com/channel/UCqrtcssyx7-KBe119AUEEpw/videos

Snowmageddon trace — vivre avec la neige

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1er mars 2021

Un peu plus d’un mois après la tempête Snowmageddon, ça y est la neige fond, on voit maintenant bien le sol et les températures, toujours assez froides jusqu’à présent, devraient monter et nous donner un avant-goût de printemps : entre 15 et 20 degrés Celsius dans les jours qui viennent cette semaine — du moins ce sont les prévisions.

Depuis cette grosse tempête du 1er et 2 février, il a neigé une ou deux fois par semaine, quelques fois un saupoudrage quelques fois plus mais toujours suffisamment pour qu’il faille nettoyer — la pelle a suffi, nous n’avons plus eu besoin de mettre en action le chasse-neige. 

Vivre avec la neige, le sol couvert de neige, est un peu compliqué et nécessite des aménagements et de la préparation. Certaines tâches qui ne nécessitent que quelques minutes et auxquelles on ne pense même pas en les exécutant, deviennent des travaux à part entière et demandent du temps, beaucoup plus de temps. Quand le sol est couvert de neige et qu’il fait toujours bien froid (températures qui ne passent pas en positif dans la journée) on ne peut pas juste enfiler ses sabots de jardin pour aller chercher son courrier ou remonter ses poubelles.

Illustration en vidéo — en l’occurrence il nous a fallu excaver les poubelles.

Les cartons à recycler mentionnés dans la vidéo, ceux qui avaient été mis dehors fin janvier et ensevelis par la tempête Snowmageddon puis par les chutes de neige continuelles pendant presque tout le mois de février, y sont toujours. La semaine dernière je pouvais y accéder puisqu’une partie de la neige avait fondu mais il m’a été impossible de les prendre pour les descendre le jour du recyclage : ils étaient collés au sol par le gel. Ce sera pour le recyclage de la semaine prochaine j’espère.

Il a donc neigé régulièrement une grande partie du mois de février, jusqu’au’ au 22 février, ce qui nous a bien occupés. Ensuite ce sont les fuites d’eau dans le sous-sol qui ont pris le relais pour nous occuper, pas la fonte des neiges mais des véritables problèmes de tuyauteries — c’est une autre histoire, la plomberie aux États-Unis est d’une qualité déplorable, tout lâche régulièrement et a besoin d’être remplacé — par du matériel d’aussi mauvaise qualité qui lâchera quelques années plus tard, une façon de faire marcher le « business » je n’exagère pas c’est réel et fait à dessein.

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1er mars 2021
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1er mars 2021
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1er mars 2021
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Snowmageddon — nettoyage

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Tempête Orlena 2 février 2021 matin

Ci-dessous en vidéo tout le nettoyage que nous avons eu à faire après la tempête Orlena du 31 janvier au 2 février 2021

Dans la semaine qui a suivi nous avons encore dû faire deux nettoyages supplémentaires, sans chasse-neige heureusement mais à la pelle quand même.

Depuis cela s’est calmé cette semaine, la tempête de glace (de glace ! une première pour moi, il ne s’agissait pas de pluies verglaçantes, ça nous avons eu l’habitude malheureusement mais d’une tempête de glace, Uri de son petit nom) n’a pas eu lieu du tout. Au contraire il a fait chaud, nous sommes repassés en positif hier soir et tout aujourd’hui pour la première fois depuis quelques semaines, jusqu’à +8 degrés Celsius et il a plu toute la nuit passée. Comme l’a dit un météorologiste : aujourd’hui il neige à Houston au Texas et il pleut à Philadelphie dans le Nord-Est ; quelles sont les chances que cela arrive ? Aucune ça n’arrive jamais… sauf que c’est arrivé. Il en était tout aussi étonné que nous. Houston c’est au grand sud du Texas, à la latitude de La Nouvelle-Orléans, du nord de la Floride, dans le golfe du Mexique, quasiment les Caraïbes. Un endroit où ils n’ont jamais de neige ou une fois par vie.

D’ailleurs le réseau électrique du Texas a capitulé et des millions de gens se sont retrouvés sans électricité et apparemment ils n’en ont pas l’habitude. Ce ne sont pas les lignes qui ont cassé sous le poids du gel ou de la neige comme je le pensais et comme cela se produit chez nous, voire des arbres qui s’abattraient sur les lignes pour les mêmes raisons, mais simplement la demande électrique pour se chauffer qui a fait imploser le système : la demande n’arrivait pas à être fournie, le système s’est effondré. Il faut dire que des températures de -8 degrés ils n’ont pas l’habitude et aussi leur mode de chauffage est principalement électrique puisqu’ils en ont à peine besoin tout au long de l’année. Le réseau et les stations génératrices secondaires n’ont pas tenu le coup malgré les tentatives de délestage. Malgré les exhortations des compagnies électriques et des pouvoirs publics à rationner son chauffage et ses besoins pour chaque particulier. Lesquels ont dû avoir peur de mourir de froid et ont poussé les chauffages domestiques au contraire.

Ceci dit aussi nous savons pour l’avoir vécu plusieurs fois, qu’avant de mourir de froid dans une maison même non chauffée, il en faut. Il suffit de bien se couvrir. Ce n’est pas confortable du tout mais on peut survivre (comment font les alpinistes qui font des bivouacs en montagne en hiver sous la neige quand ils font des randonnées ? ) Il suffit de se vêtir chaudement d’empiler plusieurs vêtements, puis plusieurs couvertures et on peut survivre sans chauffage — beaucoup moins dangereux que des solutions de fortune à base de four à gaz, de chauffage d’appoint au diésel ou autre carburant, chauffage mauvaise qualité sans ventilation adéquate, avec un empoisonnement au monoxyde de carbone qui suit immanquablement. Même avec les cheminées il faut faire attention, surtout quand on n’a pas l’habitude (ce n’est pas évident qu’ils aient des cheminées dans ces maisons du grand sud d’ailleurs). Apparemment les bricolages dangereux ont été légion puisque les autorités déplorent déjà beaucoup de morts par empoisonnement au monoxyde de carbone, en à peine 24-36 heures de tempête ! Alors qu’avant de mourir de froid proprement dit quand on est dans un abri même sans chauffage, il en faut.

Lors de l’ouragan mémorable Sandy et de nos 13 jours sans électricité, dont une partie lors d’un nor’easter et d’une tempête de neige qui ont suivi l’ouragan, je lisais la Correspondance croisée de Jacques-Laurent Bost et Simone de Beauvoir pendant la drôle de guerre de 1940 et il lui écrivait que lui et les autres soldats de son régiment dormaient dans une grange et qu’il faisait zéro degré dans la grange. Ils s’en sortaient en empilant vêtements et couvertures. Donc il y a de la marge, je me disais que s’ils avaient pu survivre sans rien faire d’exceptionnel, nous le pouvions aussi.

D’autant qu’à l’époque ils étaient moins bien équipés que nous, ils n’avaient pas tous ces vêtements high-tech ni ces duvets que nous avons maintenant.

Lors de cette tempête, je m’étais dit qu’avec la maison à 12 degrés après quelques jours c’était largement jouable et qu’avant qu’elle descende à zéro nous avions encore de la marge. Et qu’à zéro on pouvait encore survivre en se couvrant bien, en mangeant chaud (il suffit d’un petit réchaud à gaz de camping, ce n’est pas compliqué, nous, nous avons une cuisinière à gaz, encore plus simple. Depuis cette expérience — ces expériences, ce n’était pas la première fois, je n’ai plus eu aucune envie de la changer pour une électrique bien entendu). Ce n’est pas amusant ni confortable mais on survit, bien plus qu’en bricolant des solutions de fortune à base de flamme…

D’autant que la tempête a commencé seulement hier et continué aujourd’hui au Texas, donc même s’il fait froid dehors la température n’est certainement pas déjà descendue à zéro dans les maisons en seulement 24 ou 36 heures (c’est du vécu). Il y a une certaine inertie et une partie du courant devrait être rétablie ce soir ou demain mercredi. [Note pendant la rédaction de cet article : les compagnies électriques ont en fait rétabli le courant pour 97% des clients ce soir.] Alors… je pense que nos aïeux étaient un peu plus résistants, pas seulement physiquement mais moralement surtout, et que cela nous manque de savoir tenir le coup quand une situation n’est pas confortable. (Franchement, 24 ou 36 heures ? vraiment ? nous sommes quand même devenus des sacrées mauviettes.)

Quant à nous dans le New Jersey, cette fois nous étions au nord de la neige et de la glace : les tempêtes de neige et de glace ont eu lieu plus au sud de chez nous, du jamais vu !

Donc voici en vidéo notre déneigement de la tempête Orlena du début du mois, déneigement qui nous a pris 4 heures à deux et avec l’aide du chasse-neige heureusement ! Sinon ça nous aurait sans doute demandé un à deux jours de travail. Nous avons tout de même mis 2 jours à nous en remettre, nous n’avons plus l’habitude puisque la dernière fois que nous avons eu une chute de cette envergure c’était il y a 3 ans, en mars 2018, d’autant plus avec le manque d’exercice physique depuis presque un an de confinement.

Prochaine tempête dans les tuyaux, Viola, ce jeudi, après-demain, avec une bonne trentaine de centimètres de neige a priori. À moins que nous y échappions comme à celle-ci qui a bombardé le grand sud (Uri) mais ça n’en prend pas le chemin cette fois. Au temps pour notre déficit de neige.

Déficit

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Tempête Orlena 1 février

Je veux parler non pas d’un déficit budgétaire ou public (quoique, on pourrait en parler, il y a beaucoup à dire sur ces fables dont on nous abreuve depuis trop longtemps et qui sont (un peu) débusquées avec la pandémie) mais d’un « déficit de neige » (je cite ! ) 

Le nord-est des États-Unis, la région où j’habite, est en déficit de neige nous a-t-on dit en décembre dernier car il n’y a pas eu de vraie chute de neige depuis plusieurs années, 3 ans pour nous dans le New Jersey, depuis l’hiver 2017/2018 et spécialement les mois de février mars et avril 2018 où nous avions été littéralement pilonnés, nor’easter après nor’easter et tempête de neige après tempête de neige — la dernière de la saison avait eu lieu le 2 avril — jusqu’à un dernier saupoudrage le 6 avril. Et 5 ans pour New York, la ville, qui avait été peu touchée par ces tempêtes à répétition, dont la plus importante, Quinn avait provoqué des chutes d’arbres et de lignes électriques et nous avait privés de courant pendant 4 jours et demi, expérience que je raconte ici :

Prendre la neige de vitesse

Le mot du jour 

Quatre jours et demi

The big one

Depuis nous n’avions pas vraiment eu de neige à part quelques saupoudrages ou de toutes petites chutes vite fondues quelques jours après. Même la chute de neige de ce décembre dernier (tempête Gail, lire ici https://michusa.wordpress.com/2020/12/15/en-attendant-gail/ ) était de peu d’envergure finalement, contrairement aux prévisions météorologiques alarmistes— ça avait été la limite basse pour utiliser le chasse-neige et nous aurions presque pu nous en abstenir puisque quelques jours après il avait tellement plu que tout avait fondu. Cela faisait depuis mars 2018 que nous n’avions plus eu besoin d’utiliser le chasse-neige. En décembre (2020) donc il y avait eu plus de peur que de mal malgré les prévisions un peu pessimistes : dans le New Jersey Central nous sommes à la limite géographique inférieure des grosses chutes de neige et certaines fois nous y échappons à quelques dizaines de kilomètres près. Ces 3 dernières années, nous étions ainsi passés à travers toutes les chutes de neige importantes. Plus au nord, même si en règle générale ils ont eu plus de neige que nous ces dernières années, ils n’en ont pas eu comme ils en ont d’habitude et tout le Nord-Est était donc en déficit de neige (heureusement nous n’étions pas en déficit de pluie et les nappes phréatiques étaient quand même remplies). 

Par contre ce dimanche 31 janvier 2021, cette fois était la bonne, une big one comme on dit ici, la tempête Orlena autrement nommée snowpocalypse, snowmageddon, les noms  ne manquent pas, au choix. Surnommons-la du petit nom doux de Snowmageddon. 

Il a commencé à neiger le dimanche vers la mi-journée, légèrement tout d’abord puis en début de soirée il s’est mis à neiger de plus en plus dru.

Le lundi à midi, soit moins de 24 heures après le début des hostilités plus sérieuses, j’avais de la neige à mon genou en haut des marches de l’escalier extérieur, soit 45-48 cm  et sans effet snow drift qui devait venir plus tard (neige entassée par le vent). À ce moment-là, lundi midi, les prévisions annonçaient qu’il allait continuer à neiger sans s’arrêter jusqu’au lendemain soir, soit encore 30 ou 36 heures. Ce qui s’est produit.

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Tempête Orlena 1 février milieu après-midi

Photo prise par la fenêtre de mon salon le lundi 1er février 2021, toute la neige qu’a déversé la tempête Orlena en 24 heures : Orlena est un nor’easter, un cyclone d’altitude (qui se produisent en général entre octobre et mars et qui déversent toujours beaucoup de précipitations — et vu notre situation géographique et la saison d’octobre à mars, ces précipitations sont toujours de la neige : je n’ai encore jamais vu de nor’easter qui ne nous apporte pas de la neige, beaucoup de neige. 

Ça tombe bien pour le déficit de neige, un peu moins pour nos muscles qui ont été mis à rude épreuve le mardi. Ça a été brutal, une big one surtout qu’il a neigé pendant plus 48 heures sans discontinuer ce qui est assez rare chez nous. Habituellement c’est 24 ou 30 heures d’affilée maximum. Nous avons eu 48 heures de neige en continu seulement une ou deux fois, dont une fois en février 2003 et en 2010 ou 2011 mais plus de 24 heures de chute de neige en continu c’est assez rare. Heureusement il avait fait très froid en début de semaine (polar vortex) et la neige était légère (fluffy) et donc n’a pas fait de dégâts contrairement à 2018 où c’était de la neige très lourde suivie par de la pluie verglaçante. Il avait aussi gelé après la tempête ce qui avait été un désastre (arbres qui avaient cassé et emporté les lignes électriques, fils électriques qui avaient cédé sous le poids de la glace et de la neige, etc.) Rien de tout cela cette fois, juste une grosse tempête de neige, 70 cm mesurés le mardi après-midi à l’endroit goudronné où nous garons les voitures dans le jardin.

De quoi combler notre déficit de neige.

Voici en vidéo les premières 24 heures de ce Snowmageddon :