
Aujourd’hui est pire qu’hier,
et demain sera pire qu’aujourd’hui.
(texte écrit hier mardi soir)
C’est la situation — effrayante — ici et maintenant, les États-Unis d’Amérique ou ce qu’il en reste, en ce début funeste de l’année 2025
Ma journée hier (lundi) matin : j’ai fait diverses taches ménagères et administratives puis vers 11h30 j’ai fait mon vélo (d’intérieur) en face de ma télé branchée sur YouTube — en faisant mon vélo je regarde des vidéos de randonnées en Écosse.
Vers la fin de ma demi-heure de vélo j’ai reçu une notification du New York Times
Ci-dessous : (c’était ce lundi matin 7 avril, les choses changent si vite ici qu’il est impossible d’être à jour des évènements )

Au lieu de remonter prendre ma douche je me suis assise (dans mon sous-sol où se trouve ma télé et mon vélo) et j’ai regardé les informations, divers points de vue et analyse sur diverses chaines… pendant une heure.
Je n’aurais pas dû.
Ma sœur m’a appelée vers 13 heures — cela faisait une heure que je regardais les informations, sautant d’une chaine YouTube sur une autre pour regarder les nouvelles et les analyses — j’étais à ce moment-là en train d’écouter un professeur de commerce international d’une université du Massachusetts sur les fameux tariffs — arrêtons de les appeler tariffs ce sont des taxes d’importation, des droits de douane, en bref des impôts. En tant’ qu’expatriée lambda, je connais bien : quand je veux acheter une petite gourmandise alimentaire bien française ou bien européenne, du sirop Tesseirre, de la crème de marrons d’Ardèche, des cornichons, voire du fromage français, du chocolat belge ou suisse, de l’huile d’olive d’Italie etc : tout ceci est extrêmement cher et à acheter avec bcp de modération. Donc je savais déjà ce que c’était que ces droits de douane / taxes d’importation. Leur donner le nom de tariffs ne change rien à l’affaire. Je ne parle même pas du vin français qui était déjà très cher à cause des droits de douane déjà existants (les vins italiens, espagnols ou portugais étaient bien moins chers, ils devaient avoir des droits de douane moindres) — tout cela bien avant ces nouvelles taxes sur tous les pays du monde de la semaine passée (2 avril). Cela existait déjà bien évidemment mais sur des produits bien définis et particuliers, ciblés — pas tout azimut ni tous pays…
Et maintenant, ce lundi 7 avril, la surenchère sur la surenchère (et ça a continué ensuite le mardi et le mercredi, aujourd’hui, avant de faire pouf (en partie)… : et que les pays étrangers répondent ou pas, réagissent ou pas avec des contre taxes n’y change rien à l’affaire, c’est perdant perdant avec un fou pareil ! Les Chinois ont enchéri mais s’ils n’avaient pas sûr-enchéri, ce serait sans doute pareil.
L’agent orange est dans une spirale folle, littéralement, digne de la cellule capitonnée et de la camisole de force : il a une culasse, un joint, un câble, tout ça à la fois et plus, qui ont lâché dans le peu de cerveau qu’il avait…
Cela me fait penser (j’ai été témoin du cas, un cas unique heureusement, pendant les 10 ans où j’ai travaillé à l’école ) à cette prof de sciences qui surenchérissait sur les heures de colle. Les élèves en recevaient 200 et plus pendant l’heure de cours, individuellement et collectivement, la classe entière (parce qu’elle finissait par éclater de rire) en recevait aussi et ça montait, 50, 100, 200. Les élèves hurlaient de rire et en profitaient pour déconner encore plus et la provoquer. Cette fois-là, où j’ai été témoin elle avait fini en explosion de rage et d’heures de colle en plus et avait quitté la salle en furie (pétage de câble là aussi). Ce jour-là j’étais une aide pour les élèves en difficulté et en l’absence d’autre adulte dans la classe, j’avais dû reprendre la classe qui s’était bien comportée avec moi et m’avait même prise à témoin « c’est elle, vous voyez avec vous on se comporte bien madame ! ».
Inutile de dire que cette prof qui venait sans doute de l’université ou des cours pour adultes ou peut-être de la recherche ou de l’industrie, nouvelle embauchée n’avait pas fait long feu ensuite. Je digresse mais c’est un peu ça : 200, 300, 1000 heures de colle, eh bien l’agent orange au cerveau manquant va surenchérir 100, 200, 300, 3000 % (et à chaque fois, chaque augmentation dru droit de douane en plus, part du prix avec l’augmentation précédente donc 35% + ensuite 50% cela ne fait pas 85% mais plus de 100% de droit de douane. En gros ça double le prix… Pourquoi s’arrêter là, allons-y gaiement, 3000 50000 1000000 % de droit de douanes, de taxe d’importation.
On finit par en rire comme les élèves dans la classe, parce qu’à ce niveau-là cela ne veut plus rien dire du tout — pour les heures de colle cela avait été résolu parce que cela ne voulait plus rien dire du tout — mais pour nous, pour le monde entier, on rit jaune, tout, les alliances, les pactes, les accords, le commerce, tout est ruiné atomisé, nuked comme on dit ici : anéanti.
Je n’aurais pas dû regarder toutes ces infos, toutes ces analyses interprétations, projections…

Ma sœur m’a appelée et je me suis retrouvée grelotante après 1 heure dans ma transpiration et dans le sous-sol qui est bcp plus froid que le reste de la maison. J’ai fini par lui dire que je la rappellerai plus tard (ce que j’ai fait ) parce que je devais aller prendre une douche pour me réchauffer et m’habiller chaudement (nous avons un retour du froid et du gel cette semaine, au sens météo du terme)
Je n’aurais pas dû, cela me rend malade, la destruction en direct d’un pays, que dis-je : pas de n’importe quel pays, de la première puissance mondiale qui va se retrouver pays du tiers-monde voire du quart-monde en un rien de temps à ce rythme.
J’ai l’impression d’assister aussi à la désintégration de la Russie sous les coups de boutoir du petit gars des services secrets et de la mainmise des oligarques (que nous avons maintenant ici aussi, et les nôtres ont pignon sur rue) ce qui s’est passé à partir du début des années 2000 en Russie. Eh bien en 2025 il se produit la même chose aux USA et nous n’avons même pas l’excuse de l’éclatement du précédent régime comme la Russie avec l’éclatement de l’URSS. Rien n’a provoqué cette crise majeure, qu’un seul homme…
Tous les matins on se lève à regret, sachant qu’aujourd’hui sera pire qu’hier et demain sera pire qu’aujourd’hui.
Tous les matins on se demande « is he dead yet ? » (la même question qu’on se posait pour le petit gars des services secrets en Russie quand il a commencé son offensive majeure sur l’Ukraine en 2022, on se la pose toujours d’ailleurs).
Demain mercredi je vais aller faire une randonnée, il faut que je sorte, que je me coupe des nouvelles (pas entièrement il reste les notifications et il faut bien savoir un minimum à quelle sauce on est mangés) mais au moins je ne serai pas scotchée sur mon écran de télé ou de téléphone.
On en est au stade bien étudié en psychologie et psychiatrie voire en philosophie, de la pulsion de mort. Le vieux mâle blanc revanchard pleurnichard et plein de rancœur qui sait qu’il est proche de la fin de sa vie et qui veut tout casser avant de mourir — parce qu’outre la destruction de la première puissance mondiale (sur bcp de plans, pas tous mais bcp ), c’est le monde entier, la planète humaine entière, la civilisation humaine dans son ensemble qu’il veut détruire. Parce qu’il va mourir et qu’il ne le supporte pas — la loose suprême pour lui — donc il emporte tout avec lui dans sa tombe.
On est plus dans le cas de staline que de hitler d’ailleurs pour lui (par contre une partie de sa suite, ce sont bien d’authentiques nazi sans exagération aucune) : ceci est un canard alors que c’est un chat et personne n’ose le contredire comme quand staline voulait faire pousser des fraises en Sibérie ou quelque chose de ce genre — impossible mais que personne n’osait le contredire alors que tout le monde savait que c’était une absurdité. Tout cela a été bien documenté.
Il en est d’ailleurs même mort de la terreur qu’il inspirait, plusieurs jours à mourir dans sa pisse et sa merde parce tous autour étaient terrorisés de s’approcher de lui par terre pour savoir ce qui ce passait (il aurait peut-être pu être sauvé de son attaque / hémorragie cérébrale ) quand il a finalement été mis dans un lit et qu’on a essayé de le soigner il était trop tard. On ne va pas pleurer, le monde s’en est mieux porté.
La leçon ici c’est que les dictateurs finissent mal — toujours. Le peuple, nous tous, en souffrirons énormément en attendant (en ont, en avons, souffert pour les dictateurs passés pendant un certain temps (long toujours trop long ) mais le dictateur finit toujours mal, toujours.
Il me faudra bien 2 ou 3 chats en plus (de notre chat) pour tenir le coup.

















