Passage au musée d’histoire naturelle de Bruxelles. En tant qu’élève des Beaux Arts, on avait accès au musée le lundi, jour de fermeture ! Un calme immobile, au temps suspendu.
Drôle d’impression de dessiner un squelette de plus de 65 million d’années exposé dans un magnifique bâtiment du 19 ème siècle et publié au 21 ème siècle. Comme une contraction du temps. Relativité du temps, temps du dessin, de sa réalisation, de l’étant, de l’existant.
Fusain et pastel noir, colle et encre. 125 x 150 cm
Le chaos est ce qu’il est : chaotique. Comme un chaudron diabolique en ébullition. Tout tourne, sens dessus, sens dessous. Et laisser venir ce qui doit venir, sans intervenir. Juste observer, constater et encore, ne pas juger…le bien et le mal coexiste en permanence, tel le Yin et le yang, le chaudron de Dagda, le chaudron cosmique de l’Hélicon autour duquel chantent les muses, créant les multimondes.
Du noir surgit la lumière.
Ce confinement et déconfinement m’ont à la fois rassuré, dans un premier temps et désabusé dans le second comme un retour à une source désormais tarie car trop puisée. La mine est tarie.
Mine de rien, je termine le catalogage des dessins, tout doucement car il y a beaucoup.
La structuration est aussi perturbée par les événements extérieurs. Comme la vie d’ailleurs :)
Le chaos laisse un gout amer, tel un café trop longtemps réchauffé…
Et le désir…
Fusain 150 cm X 125cm
Atelier, pastels et fusain, 110 cm X 70 cm
Encre et pastel, 40 cm X 50 cm
Fusain , 150 cm X 80cm
Suit la musique d’un film qui date maintenant, une dystopie sur un monde qui se perd, rien de neuf ;)
Ha, je retrouve un trait du pinceau que j’avais perdu. Certain modèle peuvent être très maigre, et j’ai peut être exagéré les contrastes mais je l’ai ressenti comme ça sur le moment.
Etudiants aux Beaux Arts, nous avions la grande chance d’avoir accès aux musées le lundi, qui est le jour de fermeture. Bref personne ! Et un musée complet pour nous tout seul ! Ici, le musée d’histoire naturelle à Bruxelles, très beau musée mais aussi celui juste à côté, le musée Wiertz, très style romantico neogothique finissant, genre complétement décalé, à voir si vous voulez être surpris.
Ce matin, un papillon dans ma chambre ! Etrange, oui, c’est la première fois que je vois ça en décembre. J’ai hésité avant d’ouvrir la fenêtre et finalement, j’ai attendu qu’il fasse grand soleil pour lui permettre de voguer vers la grande aventure. Tout en sachant qu’il n’allait pas vivre longtemps, 5° c’est pas très vivable pour un papillon, puis il n’y a plus vraiment de fleur, ni d’autre papillons. Encore un rebelle….
La vie tséss….
Toujours archive, ( on creuse) 1990, natuuuure morte (Still live in english) Fusain pigments, 150 cm X 150 cm.
Il est des choses terriblement difficile à évoquer. Heureusement les artistes sont là pour nous aider à partager nos ressentis profond, même des années après. Il y a une part de révolte, de colère et de résignation…et de résistance aussi. L’oppression est de plus en plus grande et insidieuse. Et ne se nomme pas ou plus comme telle.
Nous somme tous responsables, surtout de nos défaites, à défaut de nos victoires. Selon les diktat du nouvel ordre mondial depuis Thatcher et Reagan.
Un vieux dessin de 1985 je crois, sur le temps qui passe et l’anxiété que cela procure quand on connaît l’urgence à tout point de vue dans laquelle nous sommes et qui dans les cas les plus désespéré mènent au suicide.
On commence à sentir, non, pire, à éprouver les conséquences de cette non économie (dans le sens premier et noble du terme) coupable. Le capitaliste est prêt à vendre la corde pour se pendre. Certes, il la vend très cher, mais pour pendre celles et ceux qui ne savent pas ou plus se défendre. Quand à lui, il s’en sort au nom du progrès et de la croissance …
de la connerie, et de l’inconscience, oui, … mais la corde est en or tout de même, tachée de sang, aussi.
J’aime bien Invincible, elle touche juste, résiste et apporte des pansements, des solutions avec les délaissés, anciennement exploités de la ville de Detroit et d’ailleurs. Et justement évoque le suicide et le jeu des cordes. Touche juste et met le doigt sur le fait que personne ne veux parler de cet état de fait.
En Belgique, il y a plus de suicides que de morts sur les routes….
Je pense à mon père qui s’est donné la mort en 1994. Se donner la mort comme on donne la vie :/
Soutient à toutes ceux celles qui ont été confrontées à ce genre de choses.
Zut! retard d’un jour, pris par 3 annif surprise d’un coup, par hasard ou pas, hier vendredi, donc je publie seulement maintenant entre deux verres, dans un peu de temps libre.
Donc Suite du livre…
Mais pas le temps de faire un poème. Ni un Haiku. Ni Ma ni ha
Mon appareil photo est mort, il prend tout tout flou c’est fou, en ce feu moi de mars à l’hiver perdurant, les misérables se pressent aux braseros et les nus se pendent comme crucifix en veille de résurrection. Petite découverte dans les rouleaux de dessins déroulés pour l’expo de chambre avec vue qui se prolonge ce week end entre deux prises de vue dans le Paris du 19ème siècle. Peut être que vous croiserez Jean Valjean, Cosette ou les Thénardier en bord de Meuse se prenant pour la Seine, en sirotant une gueuze ou une Houppe à la Cuve à Bière à Namur. (Lieu ou j’expose )
Dessin au fusain, 200 cm x 125 cm. 1990
Expo avec Marie Clesse, illustratrice, jusque demain samedi de 15h à 20h.
Un rassemblement des grands dessins de corps publié sur le site comme un témoignage de ce que j’ai fait par le passé. Retro regard nostalgique comme un au revoir à une époque afin de démarrer quelque chose de nouveau. Cette fin d’année est propice à trier les anciennes choses. Dessin sur papier, fusain, lavis, huile sur toile.
Un vieux dessin au fusain, thème romantisme ou baroque, je ne sait plus en tout cas une étude sur le drapé, peut être baroque finalement…
Fusain 125 cm X 160 cm 1990
Sinon, à l’instar de ce dessin, cela fait plus de 13 ans que je n’ai écouté ce merveilleux album de Madredeus et…en le réécoutant, j’ai pleuré toutes les larmes de mon âme …C’est une fin de deuil, enfin et peut être quelquechose de nouveau qui démarre….je le souhaite réellement
Je rêve beaucoup ces derniers temps. Rêves angoisseux me laissant peu de répits dans le sommeil réparateur. Connaître le démon afin de l’exorciser et qu’il soit à mon service. Renouer avec le fusain et le grand format…
Suite de la série des corpuscules, le corps à la lettre…Entre le mouvement de la main qui suit le mouvement ou le moment du corps…en suspension…Série bientôt terminée, je reposte les plus anciens afin de bien visualiser l’ensemble.
Un peu dans le désordre, suite de corps à la plume (de corbeau), à la suie, à la rouille, quand la rage, la révolte la colère et la honte se juxtaposent, contraignantes, et éclatent dans un souffle, « comme un brin de folie dans un corps qui s’exalte » (Ange) . Je n’utilise que des matières basiques, eau, gomme arabique, suie et rouille, le tout à la plume de corbeau ramassée sur les bords des chemins. A l’écoute des sens, les émotions qui remontent…par vagues, abruptes, instants mémoriels trop loin refoulés. Tout prend à la gorge, la plume danse suivant la main qui suit les ondulations du corps et l’œil observe de loin, détaché, ébahis…interdit. Ne pas voir, non ne pas voir…Je dessine sans voir…je suis aveugle de mes émotions qui tombent et tonnent, avides et craintives de sortir. Abstrait ? Oui. comme on extrait une lame rouillée, coincée au plus profond de l’âme, comme on presse un abcès enfouis depuis 40 ans… Seul l’Autre, les autres, vous, peuvent le voir. Moi…ça me fait PEUR !
Selon Wikipédia :
Le wabi-sabi (侘寂?) est une expression japonaise désignant un concept esthétique, ou une disposition spirituelle, dérivé de principes bouddhistes zen, ainsi que du taoïsme. Le wabi-sabi relie deux principes :
Sabi : l’altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes, la patine des objets. Le goût pour les choses vieillies, pour la salissure, etc.
Le Wabi fait référence à la plénitude et la modestie que l’on peut éprouver face aux phénomènes naturels, et le Sabi la sensation face aux choses dans lesquelles on peut déceler le travail du temps ou des hommes1.
Une illustration du wabi-sabi : le culte esthétique pour les pierres, ou le travail des bonsaï.
Sept dessins sur un thème, magnifique, un temps d’écoute… :
Il est temps pour moi de me poser là comme, je ne sais pas, ..euh non., je ne sais pas…plein de nom d’animaux me viennent en tête mais aucun ne correspond à cette pause sauf peut être le serpent qui à force de marcher a usé et perdu ses pattes. Bon et scanner convenablement ces fichus dessins de carnet…
Portrait au fusain de Nadia
Et quand j’ai pas d’appareil photo, il me reste l’aquarelle…
Pastel fusain encre, format 40 X40 cm. La boule au sommet de l’escalier, image de la mélancolie prête à dégringoler. Références à la boule de bowling de Gaston Lagaffe aussi, m’enfin. Franquin était aussi un angoissé de première. cfr les idées noires, mais il en rigolait ! Période noire académique…