Site web de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska

Le site web de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska a une section blogue fort intéressante. On y trouve des articles comme:

Quand le peuple se fait justice (1871)

Une Granbyenne, première dame du Canada

Gabrielle Roy et Granby

Warden, un patrimoine à découvrir

Au temps du chemin de fer
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Bonne lecture!
Billets reliés

Histoire de la région de Drummondville

Un site internet amélioré pour la Société d’Histoire de Magog

Site web de la Société d’histoire de Coaticook

Donald Morrison: un hors-la-loi en cavale (Lac-Mégantic, 1888-1889)

Photographies: Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’est/ Eastern Townships Resource Centre

Facebook: Liste des organismes québécois de diffusion de l’histoire et du patrimoine

Une visite de Sherbrooke en 1910 en images

Qu’est-il arrivé à Thomas Davis? (Sherbrooke, 17 février 1884)

Le Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des Soeurs de Charité de l’Asile de la Providence [1870]

Photographie | Maison-mère et chapelle des Soeurs de la Providence, rue Sainte-Catherine, Montréal, QC, vers 1890 | MP-0000.864.1

Maison-mère et chapelle des Soeurs de la Providence, rue Sainte-Catherine, Montréal, QC, vers 1890

L’asile de la Providence

Le bâtiment que vous voyez sur la photo ci-dessus est l’asile de la Providence. Il appartenait à la communauté des Soeurs de la Providence, d’abord appelée Filles de la Charité servantes des pauvres. Cet ordre a été fondé en 1841 par Emilie Gamelin. L’asile a quant à lui a été bâti en 1842.  Pendant plus de 120 ans, les nécessiteux et les malades y trouveront secours. Le bâtiment est acheté par la ville de Montréal en 1963 (construction du métro oblige).  Durant les travaux de démolition, le 16 décembre 1963, un incendie se déclare. Le terrain a ensuite servi de stationnement pendant une trentaine d’années. Aujourd’hui, on y trouve la place Emilie-Gamelin.

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Place Emilie-Gamelin, auteur Jean Gagnon

Savoir médical

Maintenant, jetons un coup d’oeil au savoir médical des soeurs, savoir qui a été rassemblé dans le Traité élémentaire de matière médicale et guide pratique des Soeurs de Charité de l’Asile de la Providence , deuxième édition, 1870. J’ai sélectionné des passages concernant l’opium et la feuille de coca.

L’opium

L’opium est sans contredit le remède le plus précieux de toute la matière médicale, et celui dont l’usage est le plus fréquent.

C’est un des plus sûrs moyens de produire le sommeil et de calmer la douleur presque partout où elle se rencontre, et qu’elle qu’en soit la cause (page 516).

On le recommande dans les cas de  »choléra du pays », d’épilepsie, de pneumonie, de bronchite, de diarrhée, de dysenterie, de rhumatisme, des maladies de la prostate, de gonorrhée, de typhus et de gangrène, entre autres.

En 1908, il est devenu illégal au Canada d’importer, posséder ou vendre de l’opium, sauf pour un usage médicinal.

La feuille de coca

Les feuilles mâchées, en petite quantité, par les courriers, les voyageurs et les ouvriers mineurs, leur permettent de rester un jour ou deux sans prendre de nourriture solide ou liquide; elles calment la soif et la faim, soutiennent les forces; mâchées en quantité, elles agissent comme le vin; mêlées au tabac et mâchées, elles ont un effet analogue à celui du haschich. Elles ont un effet légèrement excitant.

Dose. La dose moyenne, prise en infusion, est de 3 à 4 drachmes*.

Les temps ont bien changé.

* drachme: Huitième partie de l’once, ou gros, dans les anciennes mesures de pharmacie (réf.)

Billets reliés

L’épidémie de choléra de l’été 1832 à Québec

Irma Levasseur: première femme médecin francophone au Québec [Québec, 25 avril 1903]

Remèdes miracles de l’ancien temps: quelques publicités

La grande tueuse – la grippe espagnole de 1918-1919 au Québec

L’Incendie de l’asile de Beauport, 29 janvier 1875

13. Jeffery Hale (1803-1864) et l’hôpital qui porte son nom à Québec

Wilfrid Derome (1877-1931) fondateur du premier laboratoire de médecine légale d’Amérique du Nord

Un jeu dangereux [Québec, été 1869]

Dans le Canadien du 23 juillet 1869, on lisait ceci:

UN JEU DANGEREUX – Des personnes jusqu’à présent inconnues se livrent depuis quelques temps à un genre d’amusement que tout le monde ne trouve pas de bon goût. Les journaux de cette ville ont déjà parlé à plusieurs reprises, de pierres et de boulets de canons que l’on jetait du haut des remparts, dans les rues de la Basse-Ville. Lundi dernier, pas moins de quatre de ces lourds projectiles ont été jeté et ce n’est que par une chance toute providentielle, qu’il n’en soit pas résulté d’accident. Les autorités militaires, quoique plusieurs fois requises de veiller à cela, semblent ne vouloir pas s’en occuper. Il parait aussi probable que l’on ne prendra pas la chose au sérieux que lorsqu’il en sera résulté quelque accident grave.

Les résidents de la rue St. Jacques sont ceux qui paraissent les plus menacés.

Billets reliés

L’oeuvre de résurrectionnistes (Québec, 26 janvier 1866)

1759: Du sentier de la guerre aux plaines d’Abraham

En garde! Duels à Montréal [1819 et 1837]

Les oeuvres du peintre Henry Richard S. Bunnett: première partie, Québec en 1886-1887

Quelques évasions signées Bis Belleau [Québec,1869-1871]

Peinture: Québec entre 1838-1842 par Mary Millicent Chaplin

L’oeuvre de résurrectionnistes (Québec, 26 janvier 1866)

Aujourd’hui, nous allons aborder un sujet sérieux, très sérieux.
Ames sensibles s’abstenir.
Vous êtes avertis.

Photographie | Cours d'anatomie, étudiants en médecine de McGill, Montréal, QC, 1884 | II-73328

Cours d'anatomie, étudiants en médecine de McGill, Montréal, QC, 1884

Au XIXe siècle, pour être habilité à pratiquer la médecine, il fallait avoir une expérience suffisante de la dissection de cadavres. Or, un problème se posait: il fallait obtenir la matière première. A moins de trouver par hasard un cadavre abandonné de tous sur la voie publique, on ne put le faire légalement durant une bonne partie du XIXe siècle. Il fallait donc opter pour des moyens réprouvés par la loi.

Les étudiants en médecine parvenaient tout de même à trouver des corps.

Dans le Canadien du 26 février 1866, on pouvait lire

Violation de cimetière – Avant-hier, le chef de police de la cité a été informé que 2 grandes caisses contenant des restes humains avaient été placés dans les chars à Lévis, consignés à quelqu’un qui devait venir les recevoir à Montréal. Des télégrammes furent en conséquences envoyés au chef de police de Montréal pour l’avertir de prendre les mesures nécessaires pour capturer le consignataire. La compagnie du Grand Tronc reçu ordre de renvoyer les caisses à Québec. En même temps on découvrit, après quelques recherches, que les restes mortels de diverses personnes récemment inhumés dans les cimetières St.-Charles, de la Petite Rivière, de St.-Patrice et de Belmont, sur le chemin Ste.-Foye, avaient disparus. Ce fut la mauvaise odeur qui s’exhalait des caisses en question qui fit connaître leur contenu. Les cadavres étaient découpés et empaquetés dans de la neige.

Le Mercury d’hier dit que l’on suppose que parmi les cadavres ainsi enlevés se trouvent ceux de Mme Catherine Tracey, épouse de J. Tierney, de M. Redmond et d’un orphelin adopté par M. M. O’Leary.

Un autre vol de cadavre a été rapporté dans le Canadien du 22 novembre 1869 (l’incident a eu lieu à St-Hyacinthe. Les soupçons se portèrent sur des étudiants de la faculté de médecine de Montréal).

Les vols de cadavres ont pu diminuer à partir 1872 alors que l’on

permit finalement aux écoles de médecine de récupérer les cadavres humains non réclamés se trouvant dans les institutions publiques (Milot, 2007, p. 93)

Mais en 1883, il fallut encore modifier la loi pour autoriser

la remise des corps non réclamés dans un délai de 24 heures aux salles de dissection (Milot, 2007, p. 93)

Wenceslas-Eugène Dick a publié en  1876 Un épisode de résurrectionnistes (en ligne ici, cliquez sur tome 1, l’histoire débute à partir de la page 104)

Bibliographie

Anatomistes et résurrectionnistes au Canada et plus particulièrement dans la province de Québec. Première partie: le Canada et le Québec. Deuxième partie: Montréal

Jean Milot.  »Profanateurs de tombeaux et détrousseurs de cadavres ». revue Le médecin du Québec, Novembre 2007, volume 42, numéro 11, p. 93-94.

Billets reliés

Comment punissait-on les gens coupables de haute trahison au 18e siècle? Voici l’histoire de David McLane

L’épidémie de choléra de l’été 1832 à Québec

Québec en 1870 par le photographe Louis-Prudent Vallée (1837-1905)

Tu ne voleras point: l’histoire de John Hart (Québec, 10 novembre 1826)

Cimetière Saint-Charles à Québec

L’histoire et le patrimoine de Québec – site de la CCNQ

Exposition virtuelle: Naître et grandir à Québec 1850-1950

Ah, ces vélococipèdes! [Montréal, juillet 1869]

Photographie | C. R. Briggs et un vélocipède, Montréal, QC, 1885 | II-78588

C. R. Briggs et un vélocipède, Montréal, QC, 1885

Voici quelques articles sur le thème du vélocipède.

D’abord, on voit que les vélocipèdes peuvent être involontairement la cause d’accidents.

Le Canadien, 14 juillet 1869

INCONVENIENT DES VELOCIPÈDES – M. et Mme Fry, de cette ville, se promenaient en voiture, samedi dernier, sur le chemin St. Louis, lorsque rendus à la route de traverse qui conduit au chemin de Ste.Foye, ils firent rencontre d’un vélocipèdiste tout habillé de blanc. Le cheval effrayé se mit à aller de reculons au point qu’il renversa la voiture. Mme Fry a été gravement blessée à la tête et M. Fry a aussi reçu quelques contusions.

Quant au vélocipédiste, il paraît qu’il continua son chemin sans faire de cas de l’accident.

Mais quand même, cela n’empêche pas le journaliste de s’émerveiller devant un nouveau modèle.

Le Canadien, 5 juillet 1869 p.2

VELOCIPEDE A UNE ROUE – Nous avons vu opérer un nouveau système de locomotion hier soir, au Drill shed. Il s’agit d’un vélocipède construit d’après un principe tout nouveau. Ce velocipède consiste en une large roue de six pieds de diamètre; en dedans de la grande roue, sous le siège du conducteur, se trouve deux roues d’engrenage  que le conducteur fait mouvoir au moyen de deux manivelles qu’il tient dans ses mains.

D’après ce que nous avons vu, nous sommes portés à croire qu’avec de la pratique, il serait facile de faire mouvoir ce nouveau vélocipède avec une vitesse aussi grande que celle des vélocipèdes à deux roues. Dans tous les cas, il y aura mascarade, ce soir, au Drill shed, et le nouveau vélocipède sera exposé. Le fait est que la chose vaut la peine d’être vue, et nous invitons les vélocipèdistes et les amateurs en général de se rendre à la mascarade de ce soir. (La Minerve).

Hélas, les vélocipédistes pouvaient se rendre coupable d’infractions aux yeux de la loi.

Quelques jours plus tard, dans le Canadien du 21 juillet,on lisait:

VELOCIPEDE – Un vélocipède à été condamné à $1 d’amende et aux frais, ou à deux jours d’emprisonnement, avant hier, devant la cour du Recorder pour avoir obstrué la voie publique.

On ne rigolait pas avec la réglementation municipale…

Enfin, dans le Canadien du  28 juillet 1869, on apprend qu’on peut se procurer au magasin de monsieur Cyrille Duquet, ardent vélocipédiste lui-même, un vélocipède importé de France, au modeste coût de 175 dollars. En a-t-il vendu beaucoup? L’histoire ne le dis pas.

Billets reliés

Impression | Course sur la glace - Bicyclettes contre patins | M975.62.72

Course sur la glace - Bicyclettes contre patins v. 1881

 

Ce n’est pas tout le monde qui apprécie le tramway (Québec, 2 octobre 1865)

Et que la lumière fut! (Québec, 30 septembre 1885)

Le Champ-de-Mars éclairé (Montréal, par une belle soirée de mai 1879)

Première représentation au Ouimetoscope de Montréal (1er janvier 1906)

La collection photographique William Notman (19e et 20e siècle)

En garde! Duels à Montréal [1819 et 1837]

A une certaine époque, lorsque l’égo d’un homme était égratigné, il avait plusieurs choix. Assommer au propre comme au figuré son adversaire ou bien convoquer un duel. Voici deux exemples ou la méthode numéro deux a été retenue.

Dans l’Aurore du 24  avril 1819, on pouvait lire:

Extrait d’une lettre de Montréal, Dimanche 10 avril 1819.  »Une communication ayant paru dans le Montreal Courant de samedi le ? du Courant, signé an active advocate of an Hospital. -Mr O’Soullivan envoya demander le nom de l’auteur à M. Mower, qui lui nomma le Dr Caldwell, il en résulta un duel, et Dimanche au matin à 6 heures, les partis se rendirent avec leurs seconds près des moullins à vents. Il se fit cinq décharges dont deux ont sévèrement blessés Mr. O’Sullivan. Le Dr. Caldwell a reçu un coup dans le bras qui est beaucoup fracassé ».

Mr. O’Sullivan est membre de la Chambre d’Assemblée de cette Province pour le comté de Huntingdon. Pendant cette session, il a opposé dans la chambre une requête de Montréal pour y ériger un Hopital, dont le Dr Caldwell était un des promoteurs. Le discours qu’il fit à ce sujet fut publié et fit paraître dans les papiers de Montréal quelques remarques anonymes et personnelles. L’écrit qui a donné lieu au duel, était signé an active friend  for an Hospital et a paru dans le Courant. Cet écrit faisait une allusion dérogatoire au courage personnel de Mr. O’Sullivan, à l’occasion d’un insulte à laquelle tous ses amis étaient d’opinion qu’il ne pouvait pas faire attention.

Le caractère distingué et doux de Mr. O’Sullivan, la nature du duel, et ce qu’il peut résulter des blessures qu’il a reçues, tout ceci excite le plus grand intérêt sur cette triste catastrophe tant à Montréal qu’en cette ville.

Selon Wikipédia, ce duel a été surnommé  »le plus féroce au Canada ». O’Sullivan en a conservé comme souvenir une balle dans la colonne vertébrale (c’est le DBC qui le confirme).

Pour en savoir plus, http://www.stjamesunitedchurchmontreal.com/en/mgh-duel/ où l’on reproduit un article du  Canadian Medical Association Journal. June 21,1969; 100(23): 1092–1095.

Quelques années plus tard…

La Minerve, 10 août 1837

DUEL – Lundi dernier, vers 8 heures du soir une rencontre a eu lieu derrière la Montagne, entre MM. James Scott et W.C. Meredith, tous deux avocats, à la suite d’une difficulté survenue entre eux sur la taxe d’un mémoire de frais. Au premier feu M. Scott reçut la balle dans le haut de la cuisse, elle est logée dans la partie spongieuse de l’os, d’où il a été  impossible de l’extraire. Nous sommes heureux cependant d’apprendre que la vie de M. Scott n’est pas en danger.

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La justice en 1817,1837 et 1857: quelques exemples de condamnations

Tu ne voleras point: l’histoire de John Hart (Québec, 10 novembre 1826)

John Placket et Patrick Murphy, accusés du meurtre de la veuve Godin (Les Écureuils, auj. Donnacona, 1814)

Histoire judiciaire: Le docteur L’Indienne, un meurtrier en série? St-Jean-Port-Joli, 1829

Les éboulements du 14 juillet 1852 à Québec

Photographie | La rue Champlain, en bas de la Citadelle, Québec, QC, 1865 | I-17502.1

La rue Champlain, en bas de la Citadelle, Québec, QC, 1865

Dans le Canadien du 14 juillet 1852, on lisait:

ENCORE UNE AFFREUSE CATASTROPHE: SEPT PERSONNES PERIES SOUS LES RUINES DE LEURS MAISONS

La catastrophe du 17 mai 1841, par laquelle 27 personnes furent ensevelies sous les ruines de leurs maisons et d’une portion du Cap aux Diamants et des fortifications qui le couronnent, vient de se renouveler, quoique dans de moindre proportions. Après des pluies torrentielles qui duraient depuis hier après-midi,  accompagnées de coups de tonnerre extrêmement forts, une portion du Cap s’est éboulée ce matin, un peu avant 4 heures, et a écrasé dans sa chute deux maisons en brique à deux étages, attenantes l’une à l’autre, un peu en deça du chantier de M. Baldwin, au Cap-Blanc.

L’une était occupée par M. Robert Webb, forgeron, et sa famille; et l’autre, appartenant aussi à  M. Webb, par MM. John et Robert Elliot, bateliers, mariés aux deux soeurs. M. et Mme Webb, deux de leurs enfants, jeunes filles âgées de 5 à 7 ans, et une servante, qui étaient couchés dans le bas de la maison, ensevelis tous les cinq sous les ruines, en ont été retirés morts. Cinq autres enfants de M. Webb, tous garçons, qui étaient couchés dans le haut, ont échappé comme par miracle.

M. John Elliot a été sauvé, mais avec de graves blessures; sa femme aussi a été sauvé, avec quelques contusions, mais leurs deux enfants ont été retirés morts des ruines. M. Robert Elliot a aussi échappé miraculeusement avec sa femme et leurs quatre enfants, excepté qu’un de ces derniers, âgé d’environ 6 ans, a eu un bras cassé.

Son Honneur le maire, le docteur Sewell et M. Hall, conseillers, M. Baillargé, adjoint de l’inspecteur, M. le docteur Wolff,  et quelques membres du clergé étaient de bonne heure sur le lieux du désastre, donnant avec la police et les voisins tous les secours en leur pouvoir.

A sept heure, un autre éboulement s’était fait à une distance considérable en deça, au chantier de M. Lampson, et a écrasé une maison en bois; mais ceux qui l’habitaient avaient eu le temps de se sauver.

On a dit qu’il était péri une huitième personne, un passant atteint par l’éboulis; mais nous n’avons pu constater le fait.

Tout le Cap, depuis la porte de la Basse-Ville jusqu’à l’Anse-des-Mères, présente une suite de cascades et de fissures, et il est à craindre que l’on ait bientôt à déplorer d’autres malheurs du même genre, et peut-être plus grands, si les autorités civiles et militaires ne se hâtent de prendre des mesures pour les détourner.

Entre 11 heures et midi, un troisième éboulement a eu lieu à la fonderie de M. Tweedell; des pierres tombées du Cap ont enfoncées la couverture.

Billets reliés

Explosion au chemin de fer de la Baie des Ha! Ha! [14 avril 1910]

L’Iincendie de l’asile de Beauport, 29 janvier 1875

Explosion au Parlement [Québec, 11 octobre 1884]

Ce n’est pas tout le monde qui apprécie le tramway (Québec, 2 octobre 1865)

L’incendie de l’hospice Saint-Charles [Québec, 14 décembre 1927]

Recensement du Bas-Canada de 1842 en ligne

Family Search a mis en ligne le recensement de 1842 du Bas-Canada avec un index.

L’index et les images disponibles sont sur le site de Family Search.

[note, des paroisses sont manquantes. Documents perdus? Régions non recensées? Ou bien les Mormons vont mettre progressivement en ligne les documents restants?

Estampe | Place du marché, Québec | M20201

Place du marché, Québec, v. 1839-1842, parWilliam Henry Bartlett

Billets reliés

Recensement de 1871- Canada

Recensement du Bas-Canada de 1831 en ligne

Archives de notaires du Bas-Canada-Québec en ligne [19e siècle]

Les recensements du 19e siècle en ligne

Déchiffrer un document historique sans douleur (ou presque)- Ressources en paléographie

Une histoire de bigamie [1869, St-Thomas de Pierreville]

En ce lendemain de la Saint-Valentin, voici une histoire tirée de la chronique des faits divers du Canadien.

2 juin 1869

CAS DE BIGAMIE: Il y a une dizaine de mois, un certain individu vint fixer sa résidence à St. Thomas de Pierreville. Il dit qu’il se nommait Gédéon Brindamour, et qu’il était un matelot français récemment arrivé au pays. Il se fit passer pour garçon et fréquenta une demoiselle Hamel, de St. Thomas. Quelques temps après il voulut l’épouser et il adressa à cet effet au Rév. M. Maureault, curé du lieu. M. Maurault s’objecta au mariage et demanda à Brindamour son affidavit pour établir qu’il n’était pas déjà marié, ce à quoi Brindamour consentit. Puis ce dernier alla aux Trois-Rivières afin d’obtenir de l’Evêque la dispense requise pour ne publier qu’un ban. Monseigneur Cooke demanda et obtint de Brindamour le même affidavit que celui-ci avait donné à M. le curé Maurault, puis il lui accorda la dispense demandée. Sur ce, M. Maurault célébra le mariage.

Quelques cinq ou six mois s’étaient à peine écoulés depuis lors, quand un mendiant qui passait par hasard à St. Thomas de Pierreville vit Brindamour. Le mendiant s’informa de lui et dit qu’il le connaissait bien, parce qu’ils étaient tous deux du même endroit. Il rapporta que Brindamour était de Charlesbourg, qu’il se nommait Joseph Pageotte et avait femme et enfants. Il rapporta que Brindamour avait eu de fréquentes difficultés avec ses voisins, au sujet de leurs terres, qu’il les avaient poursuivis en justice et s’était rendu remarquable par son amour de la chicane et de la tracasserie, qu’un bon jour Pageotte vendit sa terre et dit à sa femme qu’il partait pour les États-Unis; qu’il partit en effet et que depuis son départ on n’avait plus entendu parler de lui. Le mendiant ajouta que Pageotte était bien le même que celui qui disait se nommer Brindamour. Ces propos parvint aux oreilles de M. le curé Maurault, qui en écrivit sans tarder au curé de Charlesbourg. Celui-ci répondit que l’histoire du mendiant était vrai, et que l’individu en question pouvait bien être son paroissien Pageotte.

Enfin, de plus en plus convaincu que Brindamour l’avait trompé, le père de la femme no2 vint le dénoncer aux autorités de Sorel, qui le firent arrêter sous accusation de bigamie.

Le curé de Charlesbourg a été mandé et il a identifié Brindamour pour être le nommé Joseph Pageotte, son ancien paroissien.

Après examen préliminaire, Pageotte a été renvoyé aux prochaines assises de la Cour Criminelle, et enfermé dans la Prison Commune en attendant l’issue du procès.

L’épouse numéro 2 est Marguerite Hamel; l’acte de mariage est ici. Elle s’est remariée le 10 janvier 1871 à St-Thomas de Pierreville avec Louis Trial.

L’histoire ne dit pas si l’épouse numéro 1 a accepté de reprendre son mari au domicile conjugal…

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Le charivari [ou comment déranger les nouveaux mariés]

Un criminel américain capturé en Estrie [19 août 1913]

Fait divers (un peu macabre)… tiré des voûtes de l’histoire (St-Vallier, 1763)

Une mort mystérieuse (Saint-Julien-de-Wolfestown, 1888)

Quelques évasions signées Bis Belleau [Québec,1869-1871]

Photographie | Rue Saint-Jean, Québec, Qc, 1865 | I-17501.1

Rue Saint-Jean, Québec, Qc, 1865

Pierre  »Bis » Belleau était un criminel impénitent, basé à Québec. Consultez le registre des prisons de Québec au XIXe siècle et vous verrez qu’il avait l’habitude de séjourner derrière les barreaux.

Aujourd’hui, nous allons voir comment étaient rapportés ses exploits dans le journal le Canadien publié à Québec, en nous concentrant sur les années 1869-1871… Un vrai feuilleton!

Plusieurs évasions

En 1869, il était très actif.

D’abord, le 12 mai, on procède à son arrestation alors qu’il se trouve dans le quartier Montcalm à Québec. Il avait dérobé le contenu du coffre-fort du bureau du Grand Tronc (chemin de fer).

Mais comme on conduisait le prévenu à la prison, celui-ci échappa  à la vigilance de ses gardiens, et dirigeant sa course dans les rues du faubourg St. Louis, il put distancer ceux qui le poursuivaient de manière à leur faire perdre ses traces.

Source: Le Canadien, 14 mai 1869.

Le 25 mai, il est capturé, rue Ste-Geneviève.

Le 18 juin, il réussit à s’évader.

INTRAITABLE- Bis Belleau, de célèbre mémoire, a réussi encore  une fois à tromper la vigilance de ses gardiens. On se rappelle qu’il avait à subir un emprisonnement de six mois, pour s’être échappé de la garde de l’officier qui l’avait en charge, et qu’il avait été dûment claquemuré. Et bien, armé d’une lime et de quelques autres instruments qu’il avait réussi à cacher, il a pu couper et arracher deux pièces du grillages de la croisée de sa cellule et mercredi dans la nuit, il a effectué son évasion sans que les gardes en eussent connaissance. Plus que cela, comme Bis Belleau est un homme qui aime la compagnie, il a emmené avec lui un autre prisonnier; c’est un soldat qui ayant reçu l’ordre d’aller ferrer le cheval de son maître, l’avait vendu dans le faubourg St. Jean.

Un autre rapport met en scène un troisième personnage, ce serait un détenu pour dette qui se serait enfui avec les deux individus ci-dessus, et qui, dans ses moments de loisirs, aurait fabriqué les clefs qui ont servi à ouvrir les portes des cellules.

Source: Le Canadien, 18 juin 1869.

Photographie | Monument à Wolfe et prison en construction, Québec, QC, vers 1875 | MP-0000.1676

Monument à Wolfe et prison en construction, Québec, QC, vers 1875

Encore une fois, Belleau a été retrouvé et remis en prison. Mais, on dit  »jamais deux sans trois ».

EVASION- Le fameux Bis Belleau a encore une fois réussi à s’échapper de la prison, dans la matinée d’avant hier. Cela fait la troisième fois. Il a escaladé une cheminée de 24 pieds de hauteur et est descendu ensuite par le paratonnerre comme un fluide électrique, et cela en plein jour, et personne ne la [sic] vu. La police est à ses trousses.

Source: Le  Canadien, 6 août 1869

Une longue cavale

Cette fois-ci, le prisonnier sera en cavale un peu plus longtemps.

BIS BELLEAU – Bis Belleau tire du grand. Evidemment, il sait maintenant qu’il est un grand personnage, et il agit en conséquence. Il a envoyé ces jours derniers un télégramme à Québec, informant ses amis et les nombreuses personnes qui s’intéressent à lui et plus particulièrement la police, que son auguste personne était arrivée saine et sauve de l’autre côté de la frontière, et qu’il ne pouvait pas dire encore bien précisément à quelle époque il viendrait reprendre le logement que madame la police lui offre avec tant d’empressement et de générosité. Il n’a pas dit non plus si c’est par le paratonnerre qu’il fera son entrée quand il reviendra prendre ses appartements à l’hôtel de Notre Souveraine dame la Reine.

Bis Belleau veut, paraît-il, respirer l’air de la liberté pendant quelques temps, pour se rafraîchir les poumons. Il veut aussi étudier les institutions américaines pour voir en quoi elles l’emportent sur les nôtres. Peut-être finira-t-il par renoncer à son allégeance à Sa Majesté et par devenir annexioniste.

Source: le Canadien 9 août 1869.

[note: on parlait beaucoup d’annexion aux États-Unis à l’époque, d’où le commentaire ironique du journaliste]

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Années 1860. « Près de ville et terrace » – On y voit un marché de la basse-ville, les murs de la citadelle en arrière-plan, les bâtiments commerciaux de J. Hinds, d’A.W. Lebel et de James A. Quinn ainsi qu’un stand de légumes en avant-plan. Credit: Ellison & Co./Bibliothèque et Archives Canada/PA-148800

Un mois plus tard, Bis Belleau est aperçu à Québec. Et le journaliste du Canadien est toujours en grande forme.

BIS BELLEAU DANS NOS MURS – Bis Belleau est réellement revenu il y a une couple de jours, de son voyage de touriste dans la république voisine. Il parait que ces quelques semaines d’absences avaient parus des siècles à ses amis et amis du faubourg St. Jean, car le soir même de son arrivée, un grand bal fut donné en son honneur dans un petit hôtel de la rue Richmond. D’aucuns disent même qu’avant tout, qu’on lui a présenté une adresse de félicitation, à laquelle Bis a répondu avec beaucoup de bonheur et d’apropos. On sait que c’est dans cette partie que Bis compte le plus d’amis.

Il parait que la police aurait bien voulu être aussi de la partie, mais l’invitation lui étant venue trop tard, elle ne put se rendre au lieu de réunion qu’à 6 heures du matin, mais à ce moment, Bis, pour clore le bal, venait de danser la contredance de Sir Roger de Coverley et avait déjà pris congé de ses hôtes.

Les personnes qui ont eu l’honneur d’assister à cette noble réunion, s’accordent à dire que Bis était habillé de la manière la plus fashionable et qu’il portait un riche étalage de bijouterie, chaîne d’or, bague, épingle, diamant, etc.

Il a été vu dans la croisée d’une certaine maison de la rue Ste. Geneviève. La police accompagnée de plusieurs résidents du quartiers [sic], s’y est rendue pour y faire une recherche, mais Bis avait disparu on ne sait comment.

Source. Le Canadien, 8 septembre 1869

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La terrasse Durham. 1870. Source: Bibliothèque et Archives Canada

Bis Belleau continue de mystifier la police. Et le journaliste de nous faire rire en décrivant l’ambiance du conseil de ville de Québec.

EXPLOITS DE BIS – Il faut de la variété en tout. C’est ce que Bis Belleau comprend aussi bien que tout autre. Il aime beaucoup, lui aussi, les scènes à sensation. Blasé de la monotonie des petites scènes tantôt tragiques, tantôt comiques, tantôt amoureuses, des citoyennes de Sébastopol et autres lieux qu’il honore de sa présence, il voulut, vendredi soir, faire diversion.  Il savait que les pères de la cité excellaient dans leur genre et que parfois ils étaient palpitants d’intérêts pendant leurs délibérations. Bis s’est donc rendu au conseil de ville vendredi soir, pour y passer une soirée agréable.

Il se plaça dans les galeries, côte à côte avec les nombreux spectateurs et les hommes de police qui y sont placés pour réprimer les trop chaleureux applaudissements de la foule, lorsque nos édiles se laissent aller à des élans d’éloquence et menacent de s’arracher les yeux, ou le nez, comme il est arrivé encore ce soir là. En effet, l’échevin Hall pour mettre son nez à l’abri des attaques du conseiller O’Hare qui voulait le lui arracher, fut obligé de le menacer de le faire arrêter.

Les conseillers et chevins n’en étaient pas rendus au point où leur bile s’échauffent [sic] le plus, c’est-à-dire, vers la fin de la séance, lorsque parmi la foule, Bis entendit prononcer son nom. Un voisin l’avait reconnu.

Bis, en homme sage et prudent, crut que le moment était venu de déguerpir. Il partit au quick-march. En descendant l’escalier, il heurta de front un individu qui montait et qui le reconnut aussitôt. L’alerte fut donnée et les polimen [sic] abandonnèrent précipitamment leurs postes pour se mettre à la poursuite de Bis.

Mais Bis est bon courreur [sic] et les hommes de police le savent mieux que tout autre. Après quelques enjambées, il était déjà hors de vue. Cependant cette courte apparition de Bis parmi les gens visibles, fit qu’une escouade de policemen passèrent la nuit à faire des recherches dans Sébastopol, St. Sauveur et autres lieux pour retrouver l’invisible Bis. Mais sur le jour, les gardiens de l’ordre public, convaincus que celui qui peut descendre par un paratonnerre, comme un fluide électrique, pouvait bien ne pas toujours être insaisissable, reprirent la route de la station, l’oeil morne et abattu.

On raconte qu’une couple de jours auparavant, de bonne heure le matin, deux policemen rencontrèrent Bis prés de l’église de la congrégation de St. Roch. Cette fois, Bis voulut bien leur permettre de poser leurs mains profanes  sur sa personne. Il se laissa approcher et saisir. Nos deux policemen, fiers de leur capture, ne voulut pas se mettre en marche de suite de peur de voir leur proie leur échapper. Ils firent demander à la station voisine,  un renfort de deux de leurs confrères avec menottes et cordes pour lier leur prisonnier.

Bis, le front calme et serein, jetait des regards placides sur ces deux gardiens qui, placés chaque côté de lui, lui tenaient les deux bras fortement empoignés. Mais dans l’intervalle ils sentirent, dit-on, sous l’étreinte de leur main nerveuse, les chairs de Bis s’amollir, se rapetisser, se fondre pour ainsi dire, puis devenir presqu’à rien.

On prétend, – nous donnons ce fait sous toute réserve, car nous n’y étions pas, – qu’au même instant, ils virent une boule lumineuse monter avec la rapidité de la foudre, par le paratonnerre de la maison voisine, mais sans explosion, et aller se perdre dans un nuage orageux qui se trouvait au-dessus.

Pendant longtemps, les gardiens de la paix publique, les menottes et les cordes dans les mains, avaient leurs regards fixés sur le nuage. Ils espéraient voir Bis redescendre de la même manière qu’ils l’avaient vu monter, mais Bis était dans les régions célestes et avait oublié pour le quart d’heure les affaires de ce bas monde.

Enfin, on vit les quatre policemen reprendre d’un pas tranquille et lent, la route de la station, comprenant plus que jamais que Bis n’était pas un homme aisé à prendre.

Source. Le Canadien, 13 septembre 1869.

Photographie | La Citadelle depuis la Terrasse Dufferin, Québec, QC, 1872 | I-76325

La Citadelle depuis la Terrasse Dufferin, Québec, QC, 1872

Le 27 septembre 1869, le Canadien rapport que Bis a été vu à l’angle des rues St-Jean et St-Augustin, faubourg St-Jean.

Deux jours plus tard, Bis Belleau fait une apparition… remarquée.

ENCORE ET TOUJOURS BIS BELLEAU – Le Chronicle d’hier dit que Bis Belleau s’est promené plusieurs heures durant, sur la plateforme, un de ces derniers soirs, habillé en fille. L’habillement qu’il portait était des plus à la mode.
Source: le Canadien, 29 septembre 1869

Eventuellement, il fut retrouvé par les forces policières et remis en prison pour quelques temps.

PERSONNEL- Bis Belleau dans nos murs ces jours derniers. Mais malheureusement au milieu des ovations dont il a été l’objet, de la part des citoyens et citoyennes de Sébastopol, appelé autrement coin flamant, Bis a perdu sa prudence accoutumée au point de prendre quelques verres de trop et de faire du tapage. La police appelée sur les lieux a pu capturer Bis qui ne s’est rendu cependant qu’après la plus vigoureuse résistance.

En se rendant à la station, Bis a déclaré a[sic] ses gardiens et à ceux qui faisaient qu’il fallait de toute nécessité qu’il retournât aux États Unis au plus tard la semaine prochaine.

C’est hier matin, vers 2 heures, que l’arrestation a eu lieu.

Il parait que le geôlier a découvert, dans la journée d’hier, qu’un prisonnier, amis de Bis, avait scié avec un couteau une des pentures de la porte de sa cellule. Les gardiens de la prison redoublent de vigilance.

Source: Le Canadien, 20 avril 1870

Photographie | La porte Saint-Jean vue de l'extérieur, Québec, QC, 1867 | MP-0000.259.1

La porte Saint-Jean vue de l’extérieur, Québec, QC, 1867

A sa sortie, il se tint tranquille pendant quelques mois, mais il finit par reprendre ses vieilles habitudes. Le 8 février 1871, il fut condamné à 5 ans de prison pour vol, à purger à Kingston. Et effectivement, lors du recensement de 1871, c’est là qu’on le retrouve (profession indiquée:  »painter »). Je n’ai pas trouvé d’informations sur ce qui est advenu de lui après 1871.

Mise à jour: le Canadien du 16 octobre 1871 rapporte que Bis Belleau et trois détenus se seraient évadés de Kingston, rumeur infirmée le 23 octobre de la même année. On assure que Belleau se trouve toujours au pénitencier de Kingston où il pratique le métier de cordonnier.

Bibliographie

Le Canadien 14 mai, 26 mai, 18 juin, 6 août, 9 août, 8 septembre, 13 septembre , 27 septembre, 29 septembre 1869, 20 avril 1870, 8 février 1871

The Morning Chronicle, 8 février 1871

Billets reliés

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