Suivez-nous
Nimes

Musique

Måneskin dévoile leur nouveau single « MAMMAMIA »

Image

Publié

Image
© Francis Delacroix

Le groupe très en vogue Måneskin sort un nouveau single et ne déroge pas à la règle des précédents : rock et énergie dantesque au programme !

Ils ont été consacrés internationalement grâce à leur victoire à l’Eurovision 2021. Déjà adulés dans leur pays, les quatre italiens de Maneskin se sont imposés par deux albums et des millions de streams à travers le monde. Après leurs succès mondiaux qui ont rythmé notre été, « I WANNA BE YOUR SLAVE » et « Beggin », Måneskin est de retour avec un nouveau titre pour le moins explosif, « MAMMAMIA » (via Sony Music) que les gars ont produit avec Fabrizio Ferraguzzo. Comme d’habitude, le groupe délivre un phrasé et un jeu aussi énergique qu’efficace, qui invite furieusement à la danse (ou au pogo, à voir). Sortez vos blousons en cuire, vos meilleures lunettes de soleil et n’oubliez pas la cire pour les cheveux.

Écoutez « MAMMAMIA » : 

Depuis son sacre à l’Eurovision 2021, Måneskin a vu sa popularité augmenter en flèche, surtout en Europe. Le groupe partira l’année prochaine en tournée et autant le dire tout de suite : toutes les dates sont déjà sold out ! En France, le groupe se produira le 21 février 2022, au Zénith de Paris. Toutes les infos sont à retrouver par ici.

Agenda

Masterclass FNAC 50 ans du PUNK avec Philippe Manoeuvre, Didier Wampas et des guests le 25 Juin

Image

Publié

Image

Rendez-vous le jeudi 25 juin à 18H pour une rencontre/Signature à la Fnac Bercy (Paris) avec l’équipe de Rolling Stone, Philippe Manoeuvre, Les Wampas et Gen and the degenerates autour des 50 ans du PUNK pour du talk et des lives !

Inscrivez -vous directement ici avec la FNAC, nombre de places limitées

À l’occasion de la sortie du hors-série collector Rolling Stone consacré aux 50 ans du punk et de son coffret événement, Rolling Stone France, la Fnac et Marshall vous donnent rendez-vous pour une rencontre exceptionnelle à la Fnac Bercy, le jeudi 25 juin à 18h.

Autour de Philippe Manœuvre et de l’équipe de Rolling Stone France, cette masterclass reviendra sur la naissance, l’explosion et l’héritage d’un mouvement qui a changé le rock, la mode, l’image, la presse et la contre-culture. Des secousses proto-punk aux déflagrations londoniennes, du CBGB aux Sex Pistols, des Ramones aux Clash, sans oublier la scène française, cette rencontre sera l’occasion de traverser cinquante ans de bruit, d’attitude, de fanzines, de guitares mal élevées et de désordre créatif.

La rédaction de Rolling Stone France (Alma ROTA et Denis Roulleau) sera présente aux côtés de Philippe Manœuvre pour évoquer les coulisses du numéro collector, les grandes archives du magazine, les plumes historiques, les figures majeures du punk et l’importance toujours vivante de cet héritage.

Image

Au programme

> Une rencontre autour des 50 ans du punk avec Philippe Manœuvre et l’équipe de Rolling Stone France. Un temps d’échange autour du hors-série collector Rolling Stone “50 ans de punk” et du coffret collector.

🎸 Showcase live exclusif : Les Wampas et Gen and the degenerates (Marshall Records)

 

 

 

 

Entrée gratuite – dans la limite des places disponibles. Lecteurs de Rolling Stone vous pouvez vous inscrire ici pour bénéficier d’un accès garanti :

📍 Fnac Bercy, Centre Commercial Bercy Village, 49/53 Cr Saint-Emilion, 75012 Paris – jeudi 25 Juin , 18h

Avec le soutien Marshall et Fnac.

Inscrivez -vous directement ici avec la FNAC, nombre de places limitées

 

Image

Continuer la lecture

Live Reports

Jack White : Face B puis face A

Image

Publié

Jack White Olympia 2026
©David James Swanson

A peine un an après ses deux dates au Trianon et une à la Cigale, Jack White n’oublie pas ses fans parisiens et réserve l’Olympia le temps d’un week-end pour deux concerts magiques.

Un concert bien vintage ? On peut dire ça, ceux qui se souviennent émus des concerts dans les années 1990 ne pouvaient que le constater : le bonheur de ne pas avoir à subir les écrans des téléphones qui bouchent la vue et encombrent tout en prouvant leur inutilité définitive si ce n’est statutaire pour « prouver » qu’on était bien là sur Insta et autre Facebook, était totalement et définitivement incomparable. On pouvait se concentrer et avec raison sur ce qui se passait sur scène.

Après une ouverture compacte et efficace assurée par Les Lullies, quatuor punk rappelant les Ramones (en français dans le texte), la salle parisienne se teint de bleu pour accueillir la rockstar de Detroit, Nashvilloise d’adoption. Dans un décor sobre, avec les musiciens disposés sur une estrade de part et d’autres d’un duo de sculptures présentes sur la pochette du prochain album, Frozen Charlotte, Jack White ouvre le bal dominical sur « That’s How I’m Feeling, » seul titre de l’excellent No Name joué le dimanche 14 juin. Son prochain album est représenté par le connu « Derecho Demonico, » le bluesy « Neighbors Blues » et « Thick as Thieves, » interprété pour la première fois sur scène ce dimanche. Ces morceaux et « Sixteen Saltines » seront les seuls titres solo interprétés par Johnny Guitar ce soir-là.

Jack White Olympia 2026

©David James Swanson

En effet, il décide de mettre largement en avant le répertoire des White Stripes, avec pas moins de dix titres issus du répertoire du légendaire duo. Les fans de White Blood Cells sont bien nourris, avec les classiques « Dead Leaves and the Dirty Ground, » « Hotel Yorba » et « Fell In Love With A Girl, » avec le plus rare « The Union Forever, » joué pour la première fois en France depuis 2005. Elephant n’est pas en reste avec l’énervé « Black Math » ou le bluesy « Ball and Biscuit » interprété juste avant le rappel.

Avec un set dominical plus ramassé qu’à l’accoutumée, 1 h et 15 min, Jack White se montre mobile et énergique, établissant un dialogue artistique avec le public survolté, sans besoin de prendre le micro autrement que pour éructer ses textes, à l’exception d’un bonjour et d’un au revoir. Derrière lui, le groupe se montre carré et bien préparé pour un set improvisé puissant. Perfecto noir et t-shirt Ride the Lightning de rigueur, Bobby Emmett soutient les lignes mélodiques avec un clavier discret et efficace, tandis que le gominé Dominic Davis et le métronomique Patrick Keeler, respectivement à la basse et la batterie, charpentent l’ensemble avec une rythmique stable et carrée.

Jack White Olympia 2026

©David James Swanson

Le musicien américain continue de proposer un show intense et puissant, pour le plus grand bonheur des fans, contentant les amateurs de ses récents travaux tout en flattant ceux et celles présents lors des années White Stripes. Fougue et expérience s’allient à merveille, si bien qu’on attend déjà son retour de pied ferme.

La veille, samedi, Jack White s’est livré à une exploration du dark side de ses productions, peu de gros gros tubes (hormis “Steady As She Goes” et l’inévitable “Seven Nation Army”, mais des références solides, allant du tout premier titre des White Stripes “Screwdriver” ou l’épatant “Little Queen of Spades”, une cover de Robert Johnson !

La setlist était articulée donc autour de titres des White Stripes majoritairement, mais aussi pas moins de cinq morceaux du précédent opus No Name, et quatre du prochain, prévu le 10 juillet, Frozen Charlotte. Au final, de la joue et du rock’n’roll, des solos expérimentaux délirants parfois, pour signer un set électrique en diable d’une heure et 45 minutes ! L’art de changer les playlists du jour en lendemain accentue encore ce côté collector de chaque gig du Guitar hero 2.0.

Par Mathieu David et Belkacem Bahlouli

Setlist samedi 13 juin :
  1. That’s How I’m Feeling
  2. Archbishop Harold Holmes
  3. Old Scratch Blues
  4. It’s Rough on Rats (If You’re Asking)
  5. Little Queen of Spades (Robert Johnson)
  6. Underground
  7. Derecho Demonico
  8. Love Interruption
  9. The Same Boy You’ve Always Known (The White Stripes)
  10. The Hardest Button to Button (The White Stripes)
  11. High Ball Stepper
  12. G.O.D. and the Broken Ribs
  13. Thick as Thieves
  14. Steady, as She Goes (The Raconteurs)
  15. Encore Rave Up
  16. Icky Thump (The White Stripes)
  17. I Think I Smell a Rat (The White Stripes)
  18. Screwdriver (The White Stripes)
  19. Neighbors Blues
  20. Freedom at 21
  21. Hypnotize (The White Stripes)
  22. Seven Nation Army (The White Stripes)
Setlist dimanche 14 juin :
  1. That’s How I’m Feeling
  2. Dead Leaves and the Dirty Ground (The White Stripes)
  3. Black Math (The White Stripes)
  4. Thick as Thieves
  5. Neighbors Blues
  6. Hotel Yorba (The White Stripes)
  7. Little Bird (The White Stripes)
  8. Catch Hell Blues (The White Stripes)
  9. All Your Love (I Miss Loving) (Otis Rush & His Band)
  10. Cannon (The White Stripes)
  11. The Union Forever (The White Stripes)
  12. Derecho Demonico
  13. Ball and Biscuit (The White Stripes)
  14. Sixteen Saltines
  15. Fell in Love With a Girl (The White Stripes)
  16. I Cut Like a Buffalo (The Dead Weather)
  17. Seven Nation Army (The White Stripes)

Mathieu David

Jack White Olympia 2026

©David James Swanson

Continuer la lecture

Interviews Musique

The Black Keys : “La seule chose qui comptait, c’était d’avoir de l’âme”

Image

Publié

The Black Keys 2026
Romeo Okwara

C’est dans les locaux de Easy Eye Sound, son studio mythique de Nashville, que Dan Auerbach nous reçoit. À l’occasion de la sortie du nouvel album de The Black Keys, Peaches!, et d’un documentaire dédié à Gregg Allman, le musicien se livre dans une interview intime et vibrante. Sans fard, il évoque ses racines sudistes, la mémoire de son père disparu, l’influence de sa famille et ce blues viscéral qui continue de guider chacun de ses accords.

Retrouvez la suite de cet entretien avec Dan Auerbach de The Black Keys dans notre hebdo n°232. Découvrez nos formules d’abonnement.

Nous nous trouvons à Easy Eye Sound One, votre studio, un ancien centre d’appels que vous avez transformé. Ce bâtiment-ci était un ancien magasin de jardinage ?

À l’origine, c’était un atelier de radiateurs. Il y avait des portes de garage tout le long de ce mur, et ces poutres métalliques datent de cette époque. Ensuite, c’est devenu une jardinerie pendant un temps, où ils vendaient aussi du matériel pour faire de la bière. J’étais ami avec les propriétaires et je leur disais toujours de me faire signe s’ils pensaient à vendre. C’est finalement ce qu’ils ont fait juste après la pandémie. Il a fallu quelques années pour faire les travaux, mais nous y sommes enfin.

C’est un peu une métaphore de ce que vous faites, d’une certaine manière. Vous avez un vrai talent pour prendre des choses anciennes, les revitaliser et faire en sorte que la structure survive.

C’est définitivement dans le prolongement de ce que nous avons commencé juste à côté. C’est une grande pièce, mais elle a une âme, une vraie personnalité. La plupart du temps, quand vous allez dans un grand studio très cher, ce n’est pas le cas.

Le nouvel album des Black Keys s’intitule Peaches!. Est-ce un clin d’œil à l’album Eat a Peach des Allman Brothers ?

Pas de manière intentionnelle. J’aime le fait qu’il y ait un lien, mais l’inspiration vient d’une photographie de William Eggleston qui représentait des pêches. Pour l’album Delta Kream, nous avions déjà utilisé une de ses photos et tiré le titre de là. Ce nouvel album s’inscrit dans la continuité. Pat est tombé sur cette photo d’Eggleston, et c’est de là qu’est venu le titre.

Est-ce qu’une grande partie de Peaches! est née de sessions d’improvisation ?

Oui, essentiellement. Mon père était mourant. Il était chez moi à Nashville et nous nous occupions de lui. Pat a pensé que ce serait une bonne chose que je m’échappe deux heures par jour pendant quelques jours pour me vider la tête. Il m’a demandé ce que je voulais faire. J’ai donc appelé Eric Deaton, Jimbo Mathis et Kenny Brown pour qu’on se retrouve pour jouer. Le but n’était absolument pas de faire un album, nous voulions juste décompresser un peu. J’ai commencé à jouer des morceaux listés dans mon téléphone depuis des années en me disant : « Tiens, ça pourrait être cool à jouer un jour ». Je ne les avais jamais testés. Pat ne connaissait pas 85 % de ces chansons. C’est précisément cette méconnaissance qui a fait la magie de l’enregistrement : nous devions improviser des arrangements sur le vif pour des morceaux que personne ne maîtrisait. Je les avais un peu en tête, mais connaître un morceau et le jouer sont deux choses totalement différentes. Au final, je pense que le résultat nous représente mieux que tout ce que nous avons fait depuis notre tout premier album.

Depuis The Big Come Up ?

Oui, depuis The Big Come Up. C’était une réponse tellement naturelle. C’était épuré, viscéral, immédiat, sans la moindre pression de devoir perfectionner quoi que ce soit. On n’a même pas réécouté les bandes pendant des mois. C’est bien plus tard qu’on s’est posé pour écouter et qu’on s’est dit : « Wow, il y a une sacrée puissance là-dedans. Il s’est passé quelque chose. » Je traversais une période très dure. Je ressentais la douleur, j’avais besoin de crier et d’extérioriser. Inconsciemment, je crois que j’enregistrais cet album pour mon père. Je faisais le disque qui correspondait à sa version préférée du groupe. Je sais que c’était le cas.

Quand vous écoutez l’album aujourd’hui, vous aide-t-il dans votre deuil, ou est-il parfois difficile à écouter ?

Il y a quelques chansons qui sont dures à écouter, comme « It’s a Dream ». Il aurait adoré ce morceau, c’était tout à fait son style. J’ai un peu l’impression que toute cette vie a été un rêve, et c’est lui qui m’a guidé jusqu’ici. Celle-là est difficile. Mais pour le reste, c’est surtout de la joie. Il m’a tellement transmis. C’était comme un dernier cadeau.

Parlez-moi un peu plus de votre père.

Tout ce que je fais, musicalement et esthétiquement, est lié à mon père. Il était antiquaire, marchand de cartes postales, brocanteur. Si je savais comment charger un van pour partir en tournée, c’est parce que je chargeais le sien pour ses salons d’antiquités. On parcourait le pays, on allait jusqu’à New York. On partait chiner toutes les semaines. Il avait ses itinéraires selon les jours, ses boutiques, ses marchés aux puces. On y était dès 5 heures du matin. On était dans ce vieux van pourri et rouillé, avec une galerie en bois sur le toit, et on écoutait les Allman Brothers, avec « Ramblin’ Man » à fond les ballons. Mon père écoutait la musique plus fort que quiconque. Je me souviens d’avoir été en voiture avec des copains de lycée ; je me retournais et ils avaient les yeux écarquillés. Arrivés à destination, ils me demandaient : « Ton père écoute toujours la musique aussi fort ? Je n’ai jamais entendu ça de ma vie. » En fait, il me préparait à la vie que je mène aujourd’hui.

Avec un album comme Peaches!, certains fans de The Black Keys vont probablement penser que ce sont des morceaux originaux, avant de découvrir que ce sont des reprises.

Si on ne l’avait pas dit, 90 % de nos fans penseraient simplement que ce sont des morceaux des Black Keys.

Parce que ce sont des chansons très obscures.

Elles le sont toutes. Personne n’en a jamais entendu parler. Même le groupe ne les connaissait pas. Peut-être qu’Eric Deaton, notre bassiste, en connaissait une ou deux. Mais c’est ça qui est amusant. Pat et moi sommes devenus complètement obsédés par les vinyles et les 45 tours ces derniers temps. Tout est lié : essayer de dénicher ces morceaux inconnus qui nous coupent le souffle.
Cela revient à la genèse de l’album. Ce n’était pas un projet calculé du style : « Enregistrons un album de chansons que personne ne connaît ».
Exactement. Quelle excellente idée commerciale ! (Rires)

Comment produisez-vous des artistes qui n’ont pas forcément cette culture du blues que vous possédez ? Ou recherchez-vous spécifiquement des artistes qui partagent ce bagage ?

J’ai probablement une connexion plus naturelle avec les artistes qui viennent de ce milieu. Mais en même temps, j’ai grandi à l’époque du rap, du hip-hop et du R&B. Le groupe Jodeci cartonnait quand j’étais au collège, et ces groupes m’ont aussi beaucoup influencé, d’une certaine manière. Mon vocabulaire musical est juste un peu différent de celui des Allman Brothers à leurs débuts. Mais je ressens forcément un lien si vous aimez le blues. Je viens de travailler avec Eddy 9V sur un nouvel album, et c’est vraiment mon gars. Il vient de ce monde-là. Et je pense qu’il porte le flambeau de Gregg, peut-être même mieux que moi. Lui et Marcus King sont des gars du Sud qui ont une âme authentique. Ils ont tout compris.

Patrick et vous êtes en tournée pour l’album Peaches!. D’après ce que vous disiez plus tôt, on sent que c’est une nouvelle ère. Vous vous sentez renaître en tant que Black Keys ?

Absolument. Je pense que cet album nous ouvre des portes qui étaient fermées jusqu’ici. L’équipe de musiciens avec qui nous tournons en ce moment est incroyable. On a Jimbo sur la route avec nous au Farfisa. On en a d’ailleurs pris trois, parce que ces orgues sont fragiles et qu’on ne peut pas s’y fier. La seule chose qu’il a apportée pour la tournée, c’est un crâne à poser sur le Farfisa. Je me suis dit : « Parfait, exactement ce qu’il nous fallait ». Jim Dickinson lui a laissé des vêtements, alors il porte ses vieilles chemises, à motifs zébrés ou autres. Chaque fois que je me retourne et que je vois Jimbo assurer comme ça, j’ai le sourire jusqu’aux oreilles. Nous avons aussi Little Barrie à la guitare sur cette session, et Eric Deaton à la basse. Avant, on était un peu esclaves de nos jeux de lumières parce que c’était devenu trop complexe. Si on disait à notre éclairagiste qu’on voulait changer la setlist, il faisait une crise de nerfs. Du coup, on a tout changé pour que ce soit plus fluide : on modifie la liste des morceaux tous les soirs, on teste des titres à la volée pendant les balances et on les joue le soir même. On n’avait jamais fait ça.

Il semble que votre relation avec Pat ait franchi un nouveau cap, d’autant plus que c’est lui qui a eu l’idée de vous sortir de chez vous pendant les moments difficiles liés à la maladie de votre père.

C’est mon frère. Il savait ce dont j’avais besoin, ce qui m’aiderait. Et il n’a posé aucune condition. Il a juste dit : « Je serai là. Dis-moi juste ce que tu veux faire. » Et c’est ce qu’on a fait. C’était précieux. J’en avais besoin, ça m’a aidé, et je pense que ça nous a tous fait du bien.

Xavier Bonnet

Vous pouvez également consulter notre entretien avec The Black Keys via notre liseuse ci-dessous :

Continuer la lecture

Festivals-Live

Morcheeba bientôt au Barrière Enghien Jazz Festival

Image

Publié

MORCHEEBA
Verycords (D.R.)

Ne manquez pas le passage de Morcheeba lors de la prochaine édition de Barrière Enghien Jazz Festival le 5 juillet. Retour sur notre entretien avec Skye Edwards et Ross Godfrey.

Parmi les têtes d’affiche de la prochaine édition de Barrière Enghien Jazz Festival, retrouvez Morcheeba, le 5 juillet. Les places sont disponibles.

En attendant, voici notre entretien avec la chanteuse Skye Edwards et le guitariste Ross Godfrey, qui parlent d’Escape The Chaos, leur dernier album en date, tout en célébrant les 30 ans de carrière de Morcheeba.

Votre dernier album en date s’appelle Escape the Chaos. Quelle est votre méthode pour y parvenir ?

Ross Godfrey : Les drogues dures ! (Rires) Non, je dirais qu’il faut chercher le calme et la paix à travers la méditation ou n’importe quelle autre manière de se créer un espace sûr. C’est en cela que la musique est importante. Après une dure journée, on peut se reposer chez soi en allumant sa chaîne. Pour nous, c’est comme un médicament et une manière de comprendre et d’expliquer le monde. Nous espérons qu’elle peut aider les gens à se détendre. Tout le monde est constamment distrait, avec cette surcharge de stress permanente.

Vous avez d’ailleurs dit que “la musique ne peut pas changer le monde, mais amener la paix intérieure”.

RG : En effet. Elle peut néanmoins changer certains aspects du monde. Je pense par exemple que Bob Dylan a plus y contribué que n’importe quelle personnalité politique. Il a notamment changé la manière dont certaines personnes pensent.

Skye Edwards : C’est également le cas de Bob Marley.

RG : Tout à fait, tout comme Jimi Hendrix. La musique est une manière douce de communiquer, sans violence ni exigence. À la manière d’un bon livre, elle peut aider à changer certains points de vue. Lorsque j’étais plus jeune, j’écoutais Bring It All Back Home de Bob Dylan en allant à l’école. Pour moi, j’apprenais plus de choses dans ces moments qu’en classe. C’est une forme d’art importante, probablement la première.

Cet album comprend en effet plusieurs messages de paix, à commencer par “Call for Love”.

SE : Ross m’a envoyé le morceau et cela m’a fait penser à un membre de ma famille avec lequel je me suis brouillée il y a quelques années. J’ai commencé à réfléchir à ce que j’aimerais entendre s’il devait présenter ses excuses. Je l’ai écrit du point de vue de cette personne, avant d’en venir à ce que j’aimerais également dire.

RG : Cela n’était pas fait exprès, mais nous avons sorti ce morceau le jour de l’investiture de Donald Trump. C’est le type de message que nous avons besoin d’entendre face au chaos qui se dresse devant nous. Nos amis américains nous ont d’ailleurs remercié. C’est un message opposé au fascisme, nous devons nous réunir plutôt que nous opposer. Il y a assez de ressources en ce monde pour que tout le monde vive confortablement, mais un petit groupe d’homme blancs s’en accaparent la majeure partie. J’espère que nous verrons la fin du capitalisme sans qu’il n’y ait un immense cataclysme. Bientôt, nous n’aurons plus besoin de travailler, les robots et les intelligences artificielles feront tout le travail. Mais des gens possèdent encore ces robots. Il faut que nous entrions dans une ère post-argent pour un meilleur rapport entre les êtres humains.

On remarque qu’Escape the Chaos semble mettre en avant les sonorités organiques par rapport aux éléments électroniques. Est-ce voulu ?

RG : Les choses ont changé de ce côté. Avant, on avait un sample avec une partie de batterie par exemple. On l’isolait et la faisait tourner en boucle avec un synthétiseur. De nos jours, on peut prendre des sons de plus nombreuses sources, cela permet un mélange naturel. Travailler sur bande me manque un peu, l’ordinateur facilite beaucoup de choses et offre une palette sonore plus large. Nos sources ici viennent plus d’instruments que de samples. Nous adorons John Barry par exemple, ou d’autres bandes-son épiques. J’ai récemment redécouvert Pet Sounds, il est si ambitieux, cela se fait de plus en plus rare. SE : Nous utilisons beaucoup de cuivres également.

Parlant de John Barry, “We Live and Die” a vraiment un côté James Bond.

RG : Je pense que ce type de sonorités est intégré dans l’esprit des Britanniques et cela va au-delà des films de James Bond. Skye est une fan de Shirley Bassey, j’adore John Barry, et nous adorons ces énormes arrangements.

SE : Quand j’ai fini les paroles, je voulais en fait changer la ligne “We Live and Die”, je la trouvais trop sombre. Mais nous l’avons laissée telle quelle. Je comprends qu’on puisse y voir un lien avec “Live and Let Die”, qui fait partie de mes préférés de la saga, mais cela n’était pas une référence intentionnelle.

La sortie de ce disque coïncide également avec les 30 ans de la formation de Morcheeba, quel effet cela provoque ?

SE : C’est à la fois impressionnant et effrayant, on se dit “mon Dieu, je vieillis” ! (Rires)

RG : C’est assez irréel. Nous avons grandi avec des artistes plus vieux que nous. Maintenant, on nous considère comme des artistes anciens, c’est étrange. J’ai comme un syndrome de l’imposteur, comme lorsque nous sommes à l’affiche d’un festival de jazz, je me dis “qu’est-ce qu’on fait ici ? ”

SE : C’est une bonne chose, nous pouvons être invités à tout type d’événements, qu’il s’agisse de jazz, reggae… On peut nous inviter à n’importe quelle soirée !

Avez-vous un souvenir particulier que vous retenez de ces trois décennies ?

SE : Notre premier concert ! C’était dans un café jazz au nord de Londres, c’était le 1er avril et notre album s’appelait Who Can You Trust. Nous ignorions si quelqu’un allait venir, et il s’est trouvé qu’ils étaient si nombreux que des gens ont dû être refusés à l’entrée. C’était désastreux dans le sens où je chantais très bas et les gens ne pouvaient pas m’entendre. J’ai pris des cours de chant après cela. D’ailleurs, ce soir-là, ma voiture a été volée, donc j’en garde un drôle de souvenir !

RG : Je me souviens d’une fois, probablement en 1998, nous devions tourner une émission de télévision à Londres, puis enchaîner avec un concert à l’Olympia le soir-même. Nous avons fait l’émission, puis pris des motos pour traverser Londres, embarquer dans un petit avion dans un aéroport privé, reprendre des motos une fois atterri à Paris et monter immédiatement sur scène. C’était vraiment rock’n’roll ! Vous allez d’ailleurs fêter l’événement avec un concert au Zénith, mais la France a la chance de vous voir souvent.

Parlons de votre relation avec votre public ici.

RG : Je ne sais pas pourquoi, les Français semblent nous aimer plus que dans les autres parties du monde. C’est pour cela que nous venons si souvent. Mais j’adore la variété des paysages, il y a tant de choses à voir. J’adore les villes comme Montpellier, Lyon, et l’ouest comme Bordeaux.

SE : Parlant de Montpellier, l’artiste qui a fait la pochette de l’album, Caroline Darche, y habite. Nous avons vu un collage d’elle dans la ville, cherché son nom et l’avons invitée à un concert. C’est là que nous lui avons proposé de faire la pochette. Cela solidifie notre relation avec la France.

Mathieu David

Retrouvez la suite de cet entretien avec Skye Edwards et Ross Godfrey de Morcheeba dans notre hebdo n°232. Vous pouvez également le consulter via notre liseuse ci-dessous :

 

Continuer la lecture

Festivals-Live

Franz Ferdinand bientôt à Beauregard

Image

Publié

Franz Ferdinand Beauregard home

Franz Ferdinand vous donne rendez-vous le 4 juillet au festival Beauregard, à Hérouville Saint-Clair.

Le 4 juillet, le groupe de rock écossais Franz Ferdinand sera à l’affiche du festival Beauregard. Les dernières places pour cette journée sont disponibles.

En attendant, voici notre interview avec le chanteur Alex Kapranos, accordée à l’occasion de la sortie de The Human Fear, leur dernier album en date.

Une fois n’est pas coutume, c’est un best of qui aura initié de nouvelles compositions. D’ailleurs, ce sixième album studio aurait également pu s’appeler Hits to the Head, tant ses chansons sont immédiates. “Cette anthologie nous a fait comprendre quelle était l’essence du groupe, commente le chanteur, guitariste et songwriter en chef, Alex Kapranos. Nous avons voulu nous inscrire dans cette énergie et nous tourner, pour de bon, vers l’avenir. Quitte à rentrer en compétition avec ce que nous avions déjà accompli !” Ce disant, il sourit à son acolyte Bob Hardy, le bassiste avec qui il a décidé de créer Franz Ferdinand il y a vingt-trois ans, et qui renchérit : “L’enregistrement de The Human Fear nous a offert l’occasion de parler de ce qu’était un groupe, en quoi il devait émouvoir le public. Et nous nous sommes surpris nous-mêmes !”

Sur la pochette inspirée d’un autoportrait de la plasticienne hongroise Dora Maurer, figurent les membres actuels : outre les cofondateurs Kapranos et Hardy, la batteuse Audrey Tait, le guitariste Dino Bardot et le claviériste Julian Corrie. Tous se sont réunis dans les AYR Studios feutrés du premier, à Glasgow, sous la houlette du producteur Mark Ralph, qui a collaboré avec Rag’n’Bone Man, Shania Twain… et Franz Ferdinand sur Right Thoughts, Right Words, Right Action, en 2013.

L’objectif : envoyer des hymnes rock d’une efficacité confondante. À commencer par “Audacious”, où l’on reconnaît les gimmicks de la formation écossaise comme l’importance de leurs influences, tels les Beatles. Au programme de The Human Fear : guitares trépidantes, synthétiseurs des années 1970, cordes acoustiques, eff luves pop sixties, échos technoïdes… et “des gros riffs stupides à la Black Sabbath, s’amuse le leader. L’essentiel, c’est d’avoir cinq personnes jouant ensemble en live dans une pièce, poursuit-il. Si cette méthode semble démodée, elle permet de sonner différemment. La magie du collectif naît quand chacun maîtrise son espace dédié en faisant néanmoins partie intégrante de l’ensemble. Il ne s’agit pas seulement de maîtriser son instrument ou d’écrire des morceaux. Chez tous les créateurs, de cinéma, de littérature ou d’art visuel, persiste ce désir de toucher les gens”.

Sophie Rosemont

Retrouvez la suite de cet entretien avec Alex Kapranos de Franz Ferdinand dans notre n°169, disponible en kiosque et via notre boutique en ligne.

Continuer la lecture

FESTIVALS

Carcassonne Nice Jazz

DANS LES BACS

Lorquin

ABONNEZ-VOUS

Abos
Publicité

CHRONIQUES

Les Plus Lus

WP2Social Auto Publish Powered By : XYZScripts.com