CHANSON FRANÇAISE

Viens avec moi (*), nouvel et quatrième album de Célestin, nous permet de retrouver un artiste multi-instrumentiste, qui parle de sujets graves sans jamais perdre son humour et perdre son goût du rythme.
C’est la variété de l’inspiration musicale de Célestin – alias Sébastien Rambaud – qui frappe à l’écoute de ce nouveau disque après Débranché. Dans cet album, Célestin retrouve son instrument de chevet, la batterie, dont il joue tout au long des plages, accompagné aux guitares et à la basse par Julien Lacherme, également à l’œuvre pour enregistrement , mixage et mastering. Ce qui donne à l’arrivée un disque où, si le son et puissant et la rythmique solide (comme Dans l’ordre, Des carrés dans les ronds), les mots ne sont jamais écrasés par les musiques, mais portés par elles. Ce qui n’exclut pas aussi quelques ballades bien tempérées (Eva) aux cordes mélancoliques.
Revendiquant une forme d’engagement et un penchant pour la rêverie, Célestin aborde bien des thèmes dans des chansons où les mots sont pesés. Il évoque alors les questions écologiques et le désir de larguer les amarres dans Viens avec moi (« La terre trinque, titube et elle s’infecte/ Y’a pas de planète B, c’est un fait. ») et surtout avec Dans l’ordre (« On n’a pas vu de telle crise de mémoire de dinosaure »).









