floues

Pisser dans les violons

c’est un matin, une nuit, un jour, tu ne sais plus

tu sais que tu l’as dit

peut-être même tu l’as criée, ta terreur

en sursaut, un sursaut, trois sots et te revoilà à pleurer

elle était belle ton idée de sauver le monde

mais tu pisses toutes les deux heures

soit des yeux

soie des yeux

en sel

joyaux

concrete jungle

on y est

l’éclaircie que t’avais imaginée s’est transformée en nuage noir

.

cette peau est mauvaise il faut s’en séparer

l’orange n’est pas noire à l’intérieure.

Gris cette bouillie

C’est au détour de l’art de m’apprendre la science des nuages

Qui de mieux qu’un peintre

Un poète

Son nom m’a échappé

Il cherchait à faire disparaître les nuages en les regardant pendant 15 minutes intensément

Je m’y suis mise j’ai regardé, moi aussi

Son film poétique l’avait mené jusqu’à enregistrer le bruit des nuages :

des gribouillis sur une feuille.

Avec mes doigts

Je palpe l’intérieur des véhicules sans passion

Je suis une vendeuse de grosse voiture de luxe

Je m’assoies sur les genoux du comptable qui pue le cigare

Je lui verse du champagne sur le pantalon

Je prends une claque

Avec ses doigts.

Le commun

Choisir. Voilà un verbe qui s’applique à la libre version de l’univers connu.

C’est à dire à rien de palpable. En terme de fric.

Finito les miel pops ?

On aura encore l’industrie de l’alimentaire pour nous pourrir toutes visions d’avenir.

L’Europe, et ses roses flétries.

Nulles carnations de la vie passionnée.

Un bloc.

Les fleurs du caniveau sont cannibales

Sans dents, elles mangent les chats, les chiens, les humains.

Elles vendent des peintures faites avec leur propre sang.

On imagine pas leur créativité à ces sans gènes.

De quels gènes ? de quel sang ?

Une gêne à geindre des gènes

Qui va geindre à part la part sombre de la part trop sombre des hommes.

On y voit plus rien à ces ADN fixés dans la vase blanche de leur terre épurée.

Mélangeons-nous, nous seront plus beaux.

J’ai des poils

Certains sont blancs.

Je pousse sur le rasage sauvage, je les colore, je lutte.

Gillette est une marque de riches salopards.

Je m’épile à la cire au sucre les jours où je suis assez ivre pour rire de la douleur.

La douceur est un faux sacerdoce vendu dans ses tranches de bonheur.

La liberté du string foisonnant sur vos plages :

L’été prochain.

Semoule universelle

C’est du blé, sans fruits, mais avec du gluten.

Et alors tu recycles les compartiments immangeables

Dans les compartiments mangés

Les vautours tournent

Au dessus du roc

Un piège

Non

Une offrande.

Panier garni

On aura ça.

Pas mieux.

Un loto.

500 étudiants sur le bord d’un trottoir

50 % de familles en plus à la rue

Zéro place.

Equinoxe

Tu révèles aux jeux des cadrans

les chiffres, des treize, des équités, des rêves.

Je découvre peau et pluie, luire, lui.

Je dis encore. Je dis plus. Je dis viens.

Touche-moi.

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