À l’appel d’un collectif de compagnies indépendantes, plus de 300 artistes se sont retrouvés à Montreuil, mardi 9 juin, pour trouver une voix commune face à la saignée budgétaire qui met en péril toute la chaîne du spectacle vivant.

© Ayoub Benkarroum pour l'Humanité
Ils étaient plus de 300 participants, sur plus de 500 signataires. À Montreuil (Seine-Saint-Denis), la salle Jean-Pierre-Vernant était comble, comme un soir de première. Ce n’était pas pour applaudir un spectacle que les représentants des compagnies étaient venus, étonnés et heureux de se compter si nombreux, mais pour dénoncer, alerter, résister et, surtout, « livrer bataille ».
Pour le metteur en scène et acteur Bernard Bloch, une des chevilles ouvrières du collectif à l’initiative de cet appel, la mobilisation importante du 9 juin est une première étape qui découle « d’une prise de conscience. La réactivité à notre appel vient du terrain, des prolétaires de la création, et pas des institutions. Ce qui s’est passé mardi est un soulèvement de gens qui disent non ».
Le spectacle vivant fragilisé par les restrictions budgétaires
Comment ne pas en rester au constat, à la plainte, que faire pour passer à l’offensive ? Toutes et tous savent qu’il y va...
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