Description
A-t-on besoin qu’un disque nous le rappelle ? Oui très certainement. Donc, “L’espoir n’est pas mort” comme le clame le nouvel album de Dodudaboum. Ici, il s’agit au moins de celui de retrouver son âme vierge de toutes souillures de la triste réalité, et de se laisser emporter par des vagues punk et synthétiques, telle une ecocup remplie de bière locale balancée au visage d’un public joyeux et hagard. Et il y a probablement cet autre espoir, crucial et volatile de la libération totale, d’une musique aussi profonde que légère, épique et fun chargée en endorphines.
Aux fourneaux de cet album aussi inclassable qu’accrocheur, on trouve Dorian Verdier, membre éminent quoique souvent discret de l’internationale underground dont le parcours entre le hip hop expérimental du trio Le Pingouin, la chorale indie des Crane Angels et la tempête garage punk JC Satan raconte autant la versatilité du musicien que son amour du risque. Après deux décennies au sein de projets collectifs, Dorian revient avec un projet solo, formule idéale pour s’exprimer de la manière la plus simple et personnelle possible. Dodudaboum propose donc ici une sorte de menu à volonté, gourmet, surprenant et toujours axé sur le plaisir immédiat, même si certaines pistes nous emmènent vers des climats plus nostalgiques, voire mélancoliques.
Lointain cousin dada d’un Vladimir Cosma accro au retrogaming, ou d’un Dan Deacon encore capable de jouer dans des sous-sols enfumés, Dodudaboum ne s’enferme jamais dans une formule. Son ouverture musicale extra-sensorielle s’est aussi nourri aussi au hip hop de Cannibal Ox ou à la beauté psychédélique de Panda Bear.
Projet taillé pour la scène, loin des nouveaux androids de la musique électronique ultra-virtualisée, Dorian a farci ses morceaux de la vie qui l'habite, d’un goût de la fête et de la catharsis, le pied au plancher, la tête dans les étoiles et le reste du corps tout affairé à nous emmener dans des épopées pop électronique uniques en leur genre.











