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        <title><![CDATA[Stories by Sophie Gauthier on Medium]]></title>
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            <title>Stories by Sophie Gauthier on Medium</title>
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            <title><![CDATA[En finir avec le narcissisme de l’écrivain]]></title>
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            <dc:creator><![CDATA[Sophie Gauthier]]></dc:creator>
            <pubDate>Sat, 26 Jun 2021 13:13:19 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2021-06-26T13:15:45.100Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/830/1*wjh3y7HwgPmX_QOIvbfJog.png" /></figure><p>Chaque être humain mûrit sur tous les aspects de sa vie et ce tout au long de son existence, à un rythme qui lui est propre et bien souvent de manière décalée.</p><p>Certaines personnes par exemple, vont acquérir une grande maturité logistique, devenant indépendants financièrement très tôt et seront capables d’affronter les soucis administratifs, tandis que leur maturité émotionnelle restera en berne et ils demeureront longtemps incapables de maîtriser leurs pulsions. D’autres obtiendront une maturité intellectuelle dès le plus jeune âge, pontifiant sur tous les sujets, tandis que leur maturité affective traînera derrière, les obligeant à la dépendance amoureuse, incapables d’affronter la solitude d’une seule nuit.</p><p>Ces différents degrés de maturité dépendront de l’éducation, des traumatismes, de la culture et des expériences vécues au quotidien.</p><p>Mais s’il existe une évolution qui demeure tardive pour la plupart d’entre nous, c’est bien celle du narcissisme. Cette faille humaine, inhérente à la survie, permet au petit enfant de se construire dans un sentiment de sécurité. En effet, si le monde n’existe que pour tourner autour de lui, il est assuré d’être nourri chaque jour à sa faim, de ne pas être abandonné et d’évoluer dans un environnement qui prendra soin de lui. La moindre défaillance de ses éducateurs créera une faille dans ce narcissisme primaire, une crainte qui perdurera, si elle n’est pas traitée d’une manière ou d’une autre, toute sa vie.</p><p>Le narcissisme deviendra alors pathologique et, si la société s’en accommode fort bien, la création artistique, elle, exige un travail douloureux sur cette faille. Certains artistes deviennent reconnus tôt et obtiennent par la célébrité une satisfaction narcissique qui viendra combler cette faille et leur permettra d’avancer. Souvent, ces personnes ont eu l’occasion précoce d’être éduqués à leur art dès le plus jeune âge. La pratique assidue, nécessaire à l’accomplissement, s’est faite par une certaine forme de coercition éducative, de la part des parents et des professeurs.</p><p>Mais la plupart d’entre nous ont eu des parents normaux, qui rêvaient vaguement de nous voir devenir Mozart ou Einstein, revoyant chaque jour à la baisse leurs expectatives, passant par l’espoir de nous voir réussir nos études pour en arriver à simplement attendre les nouveaux petits enfants que nous leur fournirions pour qu’ils puissent enfin se permettre d’aimer inconditionnellement.</p><p>L’aspirant écrivain est le rejeton d’une telle éducation et sa faille narcissique est aussi ample que la vacuité de son talent. Car l’aspirant écrivain n’a peu ou rien pratiqué de manière assidue et souffre un peu plus chaque jour de ce manque de reconnaissance. Ce manque-là est justement ce qui produit son état légèrement dépressif constant, ce qui l’empêche de trouver l’énergie pour pratiquer. Oui, c’est terriblement injuste.</p><p>Alors, comment en finir avec cette faille narcissique qui permettra enfin à l’écrivain de se lancer dans la pratique imperturbable de l’écriture ?</p><h3>Ne plus chercher l’amour</h3><p>Dans notre esprit s’est créé une table ronde, dont le roi est notre besoin et les chevaliers toutes les actions entreprises dans une quête effrénée de reconnaissance, de validation et d’admiration. Virez ce roi de la table et libérez une énergie (et un temps) considérable.</p><p>Lorsqu’on écrit, on doit avoir plusieurs buts :</p><ul><li>Exprimer quelque chose (idées, perceptions, émotions…)</li><li>Satisfaire un lectorat</li><li>Être un bon écrivain</li></ul><p>Si vous y ajoutez : être merveilleusement génial de telle sorte à ce que tout le monde m’aime et comble enfin ce besoin d’attention, vous réveillez le roi. Rappelez-lui qu’on l’a viré du trône et reprenez les rênes.</p><h3>La prise de conscience</h3><p>Pour se permettre d’avancer, il faut se reconnaître comme nul dans ce qu’on fait. Nul ne signifie pas “être nul de naissance en tant qu’être humain, indigne d’amour et méritant le mépris”, mais juste “nul dans une certaine discipline”.</p><p>Vous pensez avoir un talent immense et une fibre artistique fabuleuse ? Génial, mais tant que vous n’écrivez rien, ni ne pratiquez, vous possédez un talent immense et une fibre artistique fabuleuse tout en étant nul. C’est dichotomique et la dichotomie crée des vagues de magma qui viennent s’engouffrer dans le canyon de votre narcissisme et vous êtes bien plus proche de la bipolarité que du génie. Alors, apaisez ce désir furieux d’être porté aux nues et respirez un grand coup : vous êtes nuls et il n’y a rien de grave, car c’est justement la condition ultime du progrès véritable.</p><p>Vous voici enfin capable de poser un pied dans la direction de la maîtrise. (Jusqu’ici vous sautiez sur place en criant “Je suis génial !”).</p><h3>Se détourner de soi vers l’autre</h3><p>Il existe deux formes d’écriture très distinctes, que l’on rencontre autant chez l’amateur que chez l’écrivain professionnel (car comme je vous l’ai dit plus haut, la société s’accommode fort bien du narcissisme et la pratique coercitive permet une certaine progression, qui ne débarrasse pas forcément du narcissisme, si vous n’avez rien compris, demandez-moi dans les commentaires) et ces deux formes sont les suivantes :</p><ol><li>L’écriture vers soi</li><li>L’écriture vers l’autre</li></ol><p>L’écriture tournée vers soi-même semble dire tout au long de la narration : “Regardez comme j’écris bien.” Et malheureusement, il existe un public français pour ce genre d’écrits cabotins et ils sont déguisés en intellectuels (vous les remarquerez par le fait qu’ils ferment leurs yeux en parlant, car ils aiment passionnément s’écouter).</p><p>Tandis que l’écriture tournée vers l’autre, que l’on rencontre chez les écrivains amateurs, comme professionnels, de tous les genres et sous-genres, raconte des histoires et leurs lecteurs plongent dans leurs écrits en oubliant le monde autour d’eux.</p><p>Car l’écriture, c’est cela, une distraction (merveilleuse et savante) pour les lecteurs. Il ne s’agit pas de vous, ils s’agit d’eux.</p><p>Alors que faire ?</p><p>Une seule chose : s’y coller et pratiquer. Il faut dix mille heures de pratique pour maîtriser un sujet. Lancez le chrono.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=ca90a8a01a36" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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            <title><![CDATA[3 conseils que j’aurais aimé recevoir à 15 ans]]></title>
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            <category><![CDATA[adolescence]]></category>
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            <category><![CDATA[ecriture]]></category>
            <category><![CDATA[conseils-du-coach]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Sophie Gauthier]]></dc:creator>
            <pubDate>Tue, 08 Jun 2021 12:33:05 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2021-06-08T12:35:19.442Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/628/1*GR-x3S1zXrFgaOasJhSKsQ.jpeg" /></figure><p>Comme vous, j’aimerais remonter le temps pour aller prendre mon moi de quinze ans entre quatre yeux et lui expliquer la vie. Mais comme vous, je n’en ai pas la capacité, du coup, ces conseils, ils sont pour vous.</p><h3>1. Écris au lieu de parler</h3><p>Écoute-moi bien, andouillette (vous êtes conscient que je me parle à moi-même de 15 ans tout du long, n’est-ce pas), en parlant sans arrêt, tu cherches à ce qu’on t’aime et c’est déjà un écueil grave, mais le gros souci, c’est que tu cherches en plus à être aimée de la pire des façons : pour toi-même. Genre, tu penses que ta personnalité fabuleuse, ton intelligence et ton éloquence vont t’apporter quelque chose dans ce monde ?</p><p>Eh bien, laisse-moi te plonger dans un bain d’eau glacée immédiatement (quelle violence), non, cela ne va rien t’apporter : rien de rien. Ce qui par contre va t’apporter énormément, c’est ta passion de lire et d’écrire. Alors, si tu passais un peu plus de temps à potasser et à gratter au lieu de disserter pendant des heures sur le bien-fondé de l’éducation, pour ta meilleure amie qui, plus tard, deviendra commerciale pour dentistes, entre deux lattes de joint ? Stoppe-moi ce blabla et mets tout ça à plat, bon sang. Tu veux que je fasse comme Madame Laplanche au CP et que je te mette un scotch sur la bouche ou quoi ?</p><h3>2. Ce n’est pas de ta faute</h3><p>Ta mère est complètement dépassée, arrête de lui faire tellement confiance et de prendre ce qu’elle dit pour parole d’Évangiles. Qu’elle te complimente comme si tu étais la dernière merveille du monde ou qu’elle lève les yeux au ciel dès que tu ouvres la bouche, elle a tort. Tu n’es ni la meilleure, ni la pire.</p><p>Et cette grosse tendance à déprimer et à ne pas comprendre pourquoi tu te sens toujours hyper mal, ben c’est dû à ton enfance et ce qu’elle t’a fait subir, alors, au lieu d’éviter de rester chez toi en allant picoler au bar avec les copains (qui ne seront plus tes copains d’ici deux ans), évite plutôt de rester chez toi en allant à la bibliothèque ou en allant à l’étude. Tu sais, cet endroit incroyable pour taffer sans que personne ne te dérange étant donné qu’aucun ado n’y va jamais ?</p><p>D’ici trois ans, tu auras dix-huit ans (si vous lisez ceci à l’âge de 47 ans, je m’excuse) et tu pourras mettre toute cette époque derrière toi. Va à la fac et trouve-toi un taf, la vie sera difficile et les patrons ne sont pas supposés être des parents de remplacement.</p><h3>3. Donne au lieu d’attendre de recevoir</h3><p>La générosité, ce n’est pas donner 1 euro à chaque SDF que tu croises, alors arrête cette charité chrétienne qui t’évite la culpabilité d’être mieux lotie, pour la remplacer par une générosité d’âme. Tu comprendras cet aspect assez tard, alors fais en sorte que tout ce que tu fais et qui compte vraiment, tu le fais gratos : c’est une stratégie de vie gagnante.</p><p>Donne-toi à fond sans grincer des dents parce que tu es mal payée. Ça t’évitera non seulement la rancœur, mais aussi le mépris de tes pairs. Un jour, tu gagneras ta vie décemment, mais en attendant, bosse énormément pour pas cher, voire pour pas un rond, et je ne parle pas de faire du service ou de la vente de chaussures, je te parle d’écrire, de répéter tes textes, de jouer et de mettre en scène, sans compter tes heures, de ne pas être frustrée d’avance parce que tu vois arriver la terrible condition d’intermittent du spectacle et ses obligations de faire des publicités pourries. Tu ne vaux pas mieux que tout le monde et surtout, tu n’as aucun avenir dans le cinéma ou la télé : tu dois te concentrer sur ce que tu sais faire et que tu aimes faire, lire, écrire et apprendre.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=780ce117f4b2" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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            <title><![CDATA[3 méthodes pour obtenir la résonance dans vos écrits (3/3)]]></title>
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            <category><![CDATA[écrire-un-roman]]></category>
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            <category><![CDATA[ecrire]]></category>
            <category><![CDATA[écrire]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Sophie Gauthier]]></dc:creator>
            <pubDate>Wed, 14 Apr 2021 09:40:57 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2021-04-14T09:40:57.987Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*1jfGlYBMt03GpiXNYUNsHQ.png" /></figure><p>-&gt; Lire l’article <a href="https://contentologue.medium.com/3-m%C3%A9thodes-pour-obtenir-la-r%C3%A9sonance-dans-vos-%C3%A9crits-1-3-642ce5cc9e94">3 méthodes pour obtenir la résonance dans vos écrits (1/3)</a>.</p><p>-&gt; Lire l’article <a href="https://contentologue.medium.com/3-m%C3%A9thodes-pour-obtenir-la-r%C3%A9sonance-dans-vos-%C3%A9crits-2-3-8cf27a07f3be">3 méthodes pour obtenir la résonance dans vos écrits (2/3).</a></p><p>Comment créer ce sentiment qui perdure après la lecture d’une histoire ? Nous avons vu dans le premier article une démarche globale : le thème qui se reflète tout au long de l’histoire. Dans un deuxième article, nous avons concentré notre attention sur le personnage et son arc narratif. C’est donc en poursuivant cet effet de zoom que nous allons observer à la loupe comment obtenir la résonance par le détail.</p><p>3. La résonance par les détails</p><p>Rien n’est plus addictif qu’un mot précis. Plus celui-ci est évocateur d’une image, plus notre esprit s’accroche à celle-ci.</p><p>Si vous parlez “d’une forêt”, le lecteur distingue vaguement un assemblage d’arbres de la forme qu’il connaît le mieux. Vous ne lui offrez aucune expérience.</p><p>Mais si vous parlez “des sapins”, votre lecteur visualise non seulement une image forte, dont il n’a pas l’habitude, voire qu’il n’a jamais vue, mais vous lui offrez aussi des symboles évocateurs.</p><p>Le sapin, c’est l’hiver, c’est Noël, c’est la famille, les cadeaux, la chaleur. C’est aussi pour un cerveau qui a tout oublié, celui de la prime enfance, une certaine crainte, une approche plus reptilienne d’une masse conique et sombre qui se retrouve soudain dans le salon. À un degré plus profond encore, se situe l’inconscient collectif et la tradition sacrée et païenne de couper un arbre pour le décorer (c’est bizarre quand on y réfléchit non ?).</p><p>C’est pourquoi, avec un mot précis, vous transportez votre lecteur à la fois dans une contrée lointaine et dans les recoins refoulés de sa psyché. Vous auriez tort de vous en priver.</p><p>N’hésitez pas à insérer dans vos actions des images, objets, détails spécifiques qui permettront à votre lecteur de s’agripper sans vouloir quitter l’expérience.</p><p>Si votre personnage conduit sa voiture, pensez à tous les aspects de l’environnement :</p><ul><li>Lui-même : a-t-il chaud ou plus précisément transpire-t-il, du front, du dos ? Comment est-il vêtu ? Porte-t-il une gourmette qu’il fait tourner autour de son poignet en attendant que le feu passe au vert ? Est-il nerveux ou plus précisément agite-t-il son genou constamment ?</li><li>L’habitacle de la voiture : quelle odeur ? Plastique neuf ou mélange de cigarette brune et de senteur vanille chimique ? Est-ce trop étroit ou confortable ? Le siège est-il coincé ? Faut-il forcer un peu pour passer la troisième ? La radio diffuse-t-elle un tube des années 80 ou plus précisément Marylou de Michel Polnareff ?</li><li>L’extérieur : Y a-t-il un soleil aveuglant ou plus précisément le soleil frappe-t-il le côté gauche et lui brûle le bras sans qu’il puisse se protéger ? Y a-t-il un bouchon ou plus précisément un bouchon de six kilomètres à cause d’un accident de la route ? Y a-t-il des conducteurs à gauche ou à droite et à quoi ressemblent-ils ? La nature environnante est-elle visible ? Des champs ou des digues de béton aménagées ? Y a-t-il des nuages ou plus précisément des stratonimbus qui strient le ciel ou un nuage d’étourneaux qui se forme et se reforme dans un ballet effrayant ?</li></ul><p>Mémo à noter pour obtenir la résonance dans vos écrits :</p><ol><li>Thème : ce que vous voulez dire au fond et de quelle façon vous mettez cette pensée en valeur tout au long du récit.</li><li>Arc du personnage : Comment il évolue en partant de sa faille pour créer un désir et obtenir un besoin.</li><li>Détails : Les termes spécifiques qui caractérisent l’environnement, la pensée, le caractère…</li></ol><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=802f4118ca42" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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            <title><![CDATA[3 méthodes pour obtenir la résonance dans vos écrits (2/3)]]></title>
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            <category><![CDATA[écriture-créative]]></category>
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            <dc:creator><![CDATA[Sophie Gauthier]]></dc:creator>
            <pubDate>Tue, 23 Mar 2021 09:43:15 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2021-03-23T09:43:15.161Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*ALL2-0mbKvyutjO9gMC-lg.jpeg" /></figure><p>Lire l’article <a href="https://contentologue.medium.com/3-m%C3%A9thodes-pour-obtenir-la-r%C3%A9sonance-dans-vos-%C3%A9crits-1-3-642ce5cc9e94">3 méthodes pour obtenir la résonance dans vos écrits (1/3)</a>.</p><p>À présent que nous avons vu comment le thème permettait la résonance dans une histoire, voyons une seconde méthode :</p><h3>2. La résonance par l’arc narratif</h3><p>Votre personnage connaît une évolution tout au long de votre histoire. C’est un changement progressif et durable dont chaque chapitre est une étape.</p><p>Au début, votre personnage possède une faille importante, qui l’empêche d’être heureux. Cela peut être un manque, un défaut important qui nuit à son entourage, une déficience, une addiction…</p><p>Cette faille doit être comblée, mais pas forcément comme le personnage s’y attendrait. Il a un désir tout au fond de lui, mais ce désir ne correspond pas à son véritable besoin.</p><p>Si par exemple votre personnage est archéologue et se fait sans cesse devancer par son concurrent qui trouve des fossiles de dinosaures inconnus, tandis que lui peine à se faire remarquer avec ses tibias de mammouths, il y a fort à parier qu’il désire par dessus tout trouver un fossile important.</p><p>Observons sa faille : si ce qu’il désire dans la vie avant tout est d’obtenir plus de reconnaissance qu’un collègue, on peut considérer que sa faille est d’ordre narcissique. Il faut donc trouver tout ce qui dans sa vie peut refléter ce manque : problèmes de reconnaissance au travail, mais aussi avec le sexe opposé, sûrement un frère ou une sœur qui est d’avantage aimé/reconnu par ses parents.</p><p>La faille d’un personnage le pousse à prendre des décisions démesurées, radicales ou irréfléchies.</p><p>Son désir qui est “trouver un fossile important”, doit donc se muer en une prise de risque ou un choix radical ou irrationnel.</p><p>Et que se présente-t-il justement sur son trajet ? L’élément perturbateur bien-sûr ! Un élément perturbateur qui lui permettra de prendre cette décision radicale qu’il est tout prêt à prendre.</p><p>Imaginons par exemple : Il trouve un carnet perdu d’un explorateur du XIXème siècle et celui-ci contient une vieille carte qui mentionne l’emplacement d’un temple jamais découvert au milieu de la jungle : les ruines de ce temple, dit-il, sont peuplées d’animaux qui sont censés avoir disparu.</p><p>Non seulement cette découverte lui permettrait d’accéder à la renommée, mais aussi de surpasser son collègue. Il s’imagine bien-sûr la fierté de ses parents et accessoirement, enfin oser inviter l’explorateur⋅trice qui le fait rêver à dîner.</p><p>Le désir est donc : “trouver le fossile”, tandis que le besoin est “combler la faille narcissique”.</p><p>Tout au long de votre histoire, vous devrez donc vous atteler à la tâche de combler sa faille tout en l’empêchant d’accéder à son désir.</p><p>Pour faire ce voyage, il pourrait par exemple embaucher un⋅e apprenti⋅e qui l’admire énormément. Il se fiche complètement de lui⋅elle, car ce n’est pas quelqu’un d’important. Comme il est obnubilé par les personnes “au-dessus” de lui, qui devraient le “combler de reconnaissance”, il en oublie qu’il existe d’autres personnes qui ont besoin de reconnaissance.</p><p>Tout au long du voyage, l’apprenti⋅e pourrait se montrer intelligent et aimant⋅e.</p><p>Et le temple bien-sûr, pourrait être une énorme déception, un traquenard ou encore un lieu terrifiant.</p><p>L’important est que chaque chapitre le fait progresser humainement, tandis que les épreuves s’accumulent.</p><p>Je ne vais pas parler ici de toutes les autres techniques qui permettent de créer des péripéties, du rebondissement, etc., ce sera le sujet d’un autre article. Ici, la résonance sera permise par l’histoire qui se glisse en parallèle et permet au personnage d’évoluer : c’est l’arc narratif.</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=8cf27a07f3be" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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            <title><![CDATA[3 méthodes pour obtenir la résonance dans vos écrits (1/3)]]></title>
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            <dc:creator><![CDATA[Sophie Gauthier]]></dc:creator>
            <pubDate>Thu, 18 Mar 2021 14:31:31 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2021-03-18T14:31:31.612Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="Obtenir de la résonance écrits" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/700/1*IAc76WxphjU3Xxt9IO0JuQ.jpeg" /></figure><p>Avez-vous déjà lu un livre qui a provoqué chez vous une telle impression que vous avez mis des jours à vous en remettre ?</p><p>Ce sentiment s’appelle la résonance et je vais vous expliquer comment la provoquer :</p><h3>1. La résonance par le thème</h3><p>Derrière une histoire, il y a une signification qui est perçue par les lecteurs, certes à un niveau inconscient, mais de manière très claire tout de même.</p><p>Imaginez que le roman soit une personne. L’histoire racontée est ce que la personne donne à voir et veut que vous pensiez d’elle. Le thème est ce que vous ressentez réellement.</p><p>Même si vous ne cherchez pas à créer un thème, les lecteurs en ressentiront un et je vous le donne en mille : moins vous y aurez réfléchi, moins ils aimeront. Pourquoi ?</p><p>Parce qu’on aime ce qu’on parvient à comprendre, à cerner. Ce qui est spécifique et clair à interpréter : c’est comme ça pour les gens, les animaux, les produits, tout.</p><p>Et quand un thème est mal défini, on ressent ce malaise, ce flou, on se demandera “où vous voulez en venir.”</p><p>Mais alors pourquoi certains écrivains ne réfléchissent pas à un thème et on aime quand même leurs livres ?</p><p>En fait,<em> thème</em> est un terme créé par la théorie du creative writing développée dans le milieu scénaristique hollywoodien, mais c’est la première fois qu’on mettait un mot sur ce qui semblait évident à certains écrivains et pas du tout pour d’autres, à savoir : “Écrire pour DIRE, pas pour RACONTER.”</p><p>Un écrivain écrit parce qu’il a quelque chose à dire, au fond.</p><p>Et vous, que voulez-vous dire ?</p><p>Plus votre thème vous tiendra à cœur, plus vous emporterez le cœur de vos lecteurs. Si tout au long de leur voyage vos lecteurs se sentent transportés dans une pensée, une vision, ils ressentiront cette résonance.</p><p>Soyez précis dans votre thème et amenez vos personnages et votre histoire de telle manière à ce qu’on ressente ce que vous voulez DIRE.</p><p>Prenons un exemple avec une histoire simple :</p><p><strong>Histoire :</strong></p><p>Corentin escalada l’échelle et se dirigea lentement vers l’extrémité de la planche. En dessous de lui, l’eau bleue semblait à des kilomètres. Il regarda derrière lui. Une file d’adolescent patientait le long de l’échelle et une petite file de jeunes grelottants se formait déjà en bas. Il ne pouvait plus faire demi-tour. Il chercha des yeux sa mère sur le transat, mais tout le monde se ressemblait avec les bonnets de bain. “Allez là ! cria un grand type musclé qui s’impatientait et menaçait même de marcher sur la planche pendant qu’il s’y trouvait encore. S’il avançait encore un peu, il le déséquilibrerait. Alors il mis ses bras le long du corps et s’élança. La chute fut brève et terrifiante. Ses pieds frappèrent la surface et il s’enfonça droit comme un i. C’était déjà terminé. Il n’avait pas réussi à faire un saut de l’ange, mais au moins il n’avait pas fait un plat. Il tapa du pied sur le fond, remonta à la surface et nagea vers sa mère. “Tu as vu, maman ?” Sa mère, assise sur le transat, faisait défiler son doigt sur l’écran de son téléphone. “Quoi, chéri ?” demanda-t-elle d’une voix distraite, sans même lever les yeux.</p><p><strong>Thème :</strong> Les gens sont tellement drogués à leur téléphone qu’ils ne regardent même plus leurs enfants grandir.</p><p>Comment j’ai pu respecter le thème tout au long de l’histoire ?</p><ul><li>En mettant en avant que l’enfant vit un tas d’émotions pour la première fois.</li><li>En mettant en avant qu’il est en train de vivre un moment unique et effrayant.</li><li>En mettant en avant le fait que sa mère n’est pas visible, ne le protège pas, même du regard. Si elle avait été présente, il l’aurait vue du haut du plongeoir, car elle l’aurait regardé et lui aurait fait un signe.</li><li>En montrant l’enfant seul parmi “les grands” qui ne prennent pas soin de lui.</li><li>En montrant l’enfant en demande d’être regardé par sa mère.</li><li>Et enfin en montrant la mère qui ne prête aucune attention, même lorsque celle-ci lui est clairement demandée.</li></ul><p>La deuxième méthode dans le prochain article !</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=642ce5cc9e94" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
        </item>
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            <title><![CDATA[Les 5 éléments du high-concept]]></title>
            <link>https://contentologue.medium.com/les-5-%C3%A9l%C3%A9ments-du-high-concept-537b62c68e5d?source=rss-a0816497e4c------2</link>
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            <category><![CDATA[écrire-un-roman]]></category>
            <category><![CDATA[écrire-un-livre]]></category>
            <category><![CDATA[ecrire]]></category>
            <category><![CDATA[écrire]]></category>
            <category><![CDATA[high-concept]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Sophie Gauthier]]></dc:creator>
            <pubDate>Fri, 12 Mar 2021 10:37:11 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2021-03-12T10:37:11.248Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes constamment traversés par des idées inspirantes, dont nous ne savons que faire. Dans le pire des cas, nous l’oublions, dans le meilleur des cas, nous l’utilisons pour commencer une histoire que nous ne finirons jamais.</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/403/1*qwgw79OogT1QWmJyJqePCQ.jpeg" /></figure><p>Les idées s’accumulent et certains se désolent d’avoir tant d’idées sans parvenir à les canaliser dans une histoire qui tient la route.</p><p>Et là est le secret : pour qu’une histoire tienne la route, il faut que votre pitch rassemble une majorité des 5 éléments suivants :</p><h3>1. Le protagoniste</h3><p>Sans protagoniste, point d’histoire. Cet élément est donc essentiel. Mais qu’est-ce qu’un protagoniste ?</p><p>Souvent confondu avec “héros” ou encore “personnage principal”, voire “le gentil”, le protagoniste a en réalité une définition simple qui vous aidera à en faire ce que vous souhaitez :</p><blockquote>Le protagoniste est celui/celle qui mène la quête.</blockquote><p>Il peut être mauvais (<a href="https://www.babelio.com/livres/Nabokov-Lolita/1716">Humbert Humbert dans Lolita</a>), avoir un destin malheureux (<a href="https://www.babelio.com/livres/Keyes-Des-fleurs-pour-Algernon/5608">Algernon, dans Des fleurs pour Algernon</a>), avoir un coéquipier dont on parle autant, voire plus souvent que lui (<a href="https://www.babelio.com/livres/Grange-Les-Rivieres-pourpres/12376">Pierre Niémans dans Les rivières pourpres</a>), ne pas être au centre du livre (<a href="https://www.babelio.com/livres/King-La-Ligne-Verte/3739">Paul Edgecomb dans La ligne verte</a>), partager le point de vue avec d’autres personnages (<a href="https://www.babelio.com/livres/Hawkins-La-Fille-du-train/679449">Rachel dans La fille du train</a>), le protagoniste conserve précieusement sa place en tant qu’élément structurel. Celui ou celle qui a un but et dont le but conduit le déroulement de la narration est le protagoniste.</p><h3>2. L’élément déclencheur</h3><p>Certains rares romans n’ont pas d’élément déclencheur (<a href="https://www.babelio.com/livres/Damasio-La-Horde-du-Contrevent/5420">La horde du contrevent</a>, très partagé au niveau des critiques), mais dans la plupart des cas, il y en a un et s’il y en a un, faites en sorte qu’il réponde au critère suivant, sans quoi votre lecteur pourrait se désintéresser assez rapidement de ce qu’il adviendra de votre protagoniste :</p><blockquote>L’élément déclencheur doit bouleverser la vie de votre protagoniste, au point que sa vie change complètement et qu’il lui est impossible de revenir en arrière.</blockquote><h3>3. L’antagoniste</h3><p>Comme pour le protagoniste, l’antagoniste joue un rôle structurel, qui n’a rien à voir avec “être le méchant”. Une règle à retenir :</p><blockquote>L’antagoniste est celui/celle qui empêche le protagoniste de mener à bien sa quête.</blockquote><p>L’antagoniste peut donc être tout à fait gentil, voire même bien intentionné. Il n’a pas à tuer quiconque, ni à être mystérieux, il peut même être l’objet de l’amour du protagoniste.</p><p>Pensez au but du protagoniste :</p><p>Qui l’empêche de mener à bien sa quête ? Vous avez votre réponse.</p><h3>4. Le cadre</h3><p>Le cadre peut être un lieu, un univers, un domaine, un corp de métier…C’est l’arène dans laquelle votre protagoniste va se battre.</p><p>Une règle vous permettra de faire de votre cadre un bon élément de structure :</p><blockquote>Que votre protagoniste soit forcé de découvrir le cadre suite à l’élément déclencheur. (Ou de redécouvrir avec le lecteur, comme dans un “retour au bercail après être parti très longtemps”)</blockquote><p>Pour rendre votre cadre passionnant, rendez-le :</p><ul><li>Spécifique. Un grand restaurant étoilé parisien, plutôt que simplement “le milieu de la cuisine”.</li><li>Dramatique. Dans le milieu que vous avez choisi, qu’est-ce qui permettrait le plus de conflits, de personnages intéressants, d’humour, de péripéties et autres catastrophes ? Si vous pensez à faire se dérouler votre histoire dans “une entreprise”, choisissez bien votre type d’entreprise.</li><li>Étranger. Pensez à faire découvrir un milieu. Même un milieu connu peut être étranger dès lors que l’on pénètre dans ses coulisses. Une grande majorité de gens sortent leurs poubelles, mais qui connaît le monde de la déchetterie à part ceux qui y travaillent ?</li></ul><h3>5. L’enjeu</h3><p>Pour connaître votre enjeu, demandez-vous :</p><blockquote>Si le protagoniste échoue dans sa quête, que se passe-t-il ?</blockquote><p>Sans surprise, l’enjeu doit être de taille. Certains grands théoriciens de l’écriture disent même que le seul enjeu valable en storytelling est la mort.</p><p>Mais l’important est que votre enjeu soit à la taille de la mission. Lorsque dans <a href="https://www.babelio.com/livres/Weisberger-Le-Diable-shabille-en-Prada/5536">Le diable s’habille en Prada</a>, Andrea Sachs désire être une grande journaliste, l’enjeu est que si elle échoue dans sa quête, elle galérera beaucoup plus pour obtenir un tel poste. Andrea Sachs ne désire pas être journaliste dans une petite ville de province, elle veut être <em>grande journaliste à New-York.</em> L’enjeu est donc à la mesure de la quête.</p><p>Pour augmenter l’enjeu, il faut donc augmenter la difficulté de la mission. Que ce soit par la faiblesse du protagoniste ou par l’inaccessibilité de la quête.</p><h3>Comment utiliser le high-concept ?</h3><p>Plutôt que de considérer ces 5 éléments comme un cadre rigide qui comprime votre créativité, considérez-le comme une aide en cas de blocage.</p><p>Laissez vagabonder votre esprit et notez toutes vos idées. Lorsque viendra le moment de la mettre en forme, vous aurez deux possibilités :</p><p>Soit vous aimez être guidé et vous utiliserez ces éléments comme base de réflexion, soit vous préférez vous éparpiller pour mieux rassembler vos idées ensuite, auquel cas le high-concept sera d’une grande aide pour répondre à certains blocages structurels.</p><p>Pour aller plus loin : <a href="https://www.contentologue.com/idees-de-romans/">43 idées de roman basées sur le high-concepts dans cet article.</a></p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=537b62c68e5d" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Comment résoudre vos blocages d’écriture ?]]></title>
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            <category><![CDATA[blocage-créatif]]></category>
            <category><![CDATA[écrire-un-livre]]></category>
            <category><![CDATA[blocage]]></category>
            <category><![CDATA[page-blanche]]></category>
            <category><![CDATA[ecrire]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Sophie Gauthier]]></dc:creator>
            <pubDate>Sat, 06 Mar 2021 10:48:53 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2021-03-06T10:48:53.531Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<h3>Comment résoudre vos blocages d’écriture ?</h3><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*mVe7pnfEcPCO4e2UW2bTnQ.jpeg" /></figure><p>Lorsqu’on sait que notre cerveau possède 100 milliards de neurones et que le nombre de potentielles connexions synaptiques dépasse celui des atomes dans l’univers, on peut comprendre que lorsqu’on se met à réfléchir pour écrire, parfois, ça fasse des nœuds.</p><p>Il existe donc une infinie variété de raisons aux blocages d’écriture, mais je vais essayer, si ce n’est pas trop présomptueux, d’en dégager trois grandes familles et de proposer quelques pistes pour en venir à bout :</p><ol><li>La peur de pratiquer</li><li>Le manque de connaissances</li><li>L’arbre à 12 troncs</li></ol><h3>1. La peur de pratiquer</h3><p>Le mot procrastination a sûrement été inventé par un procrastinateur : il est tellement long à prononcer qu’il nous laisse encore un peu de temps avant de nous y mettre.</p><p>La procrastination peut venir de plusieurs facteurs. J’ai traité en long et en large cette question dans ma <a href="https://www.contentologue.com/formation-ecrire-un-roman/">formation pour écrire un roman</a>, mais je vais tenter d’aborder le sujet ici sous un autre angle :</p><p>Démarrer l’écriture à l’âge adulte, c’est se confronter à un sentiment dont nous pensions nous être débarrassé pour toujours : la honte d’être nul. Enfant et adolescent, vous avez eu votre lot d’humiliations diverses liées à votre ignorance et une fois parvenus à un certain statut, vous vous êtes assurés de ne plus jamais avoir affaire à ce type de désagréments.</p><p>Si vous vous êtes soigneusement évités de commencer la danse classique ou le violon à l’âge de trente ans, c’est pour une bonne raison : se voir faire un entrechat d’hippopotame ou s’entendre faire gémir une pauvre corde qui n’avait rien demandé est au-delà de votre fierté.</p><p>Mais voilà : il se trouve qu’écrire, vous avez appris à l’école dès l’âge de 6 ans. Des lignes, vous en avez gratté, rédactions, dictées, dissertations et même mémoire et plus tard, des lettres de motivation, des comptes-rendus, des emails et toute les joies scripturales que le monde de l’entreprise permet.</p><p>Hors, écrire de la fiction, par rapport à une rédaction, c’est un peu comme danser une chorégraphie de ballet par rapport à danser en boîte de nuit : oui, voilà, <strong>pas pareil.</strong></p><p>Et vous le savez au fond. Alors, vous laissez passer le temps avant de vous mettre à rédiger des lignes qui pourraient apparaître comme ouvertement nulles. Et en plus, les écrivains de renom semblent tous s’entendre pour clamer qu’ils possédaient déjà leur style littéraire à l’âge où ils goûtaient le caca du chat pour voir si c’était pas des bonbons.</p><p><strong>Solution : </strong>Attelez-vous à la tâche de produire des écrits qui ne serviront qu’au déblocage. Écrivez des choses nulles, pourries, honteuses, que vous ne montrerez à personne. Vraiment personne. Assurez-vous que personne personne n’aura jamais accès à ces écrits. Personne. À qui devez-vous les montrer ?</p><p>Réponse A : Juste à votre meilleure amie quand même.</p><p>Réponse B : À un éditeur.</p><p>Réponse C : Personne.</p><p>Lorsque vous aurez écrit des milliers de mots nuls, écrivez encore quelques milliers de mots un peu moins nuls, pour déboucher sur des milliers de mots moyens et là, vous comprenez que la <a href="https://theconversation.com/quest-ce-que-la-plasticite-cerebrale-141907">plasticité cérébrale humaine</a>, c’est pas de la gnognotte.</p><h3>2. Le manque de connaissances</h3><p>Reparlons de l’effet Dunning-Kruger : les moins compétents se surestiment et les plus compétents se dévalorisent. Pourquoi ?</p><p>J’aime bien ce schéma :</p><figure><img alt="" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/325/1*KoEpNv0YMlnKs6x8WmPaew.png" /><figcaption>Trucs que vous savez, trucs que vous savez que vous ne savez pas, trucs que vous ne savez pas que vous ne savez pas.</figcaption></figure><p>Parmi les écrivains débutants, certains démarrent en se sentant tellement confiants qu’ils nous bombardent de leur effroyable prose (<em>et certains sont même connus, quelle leçon tirer de tout cela je ne sais pas</em>), quand d’autres possèdent suffisamment de connaissances et de culture pour prendre conscience de l’immensité de leur ignorance. Si vous craignez trop la nullité, vous êtes donc du bon côté de l<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Dunning-Kruger">’effet Dunning-Kruger</a>. C’est rassurant.</p><p>À présent, vous le savez : <strong>ce que vous ne savez pas</strong> dépasse de loin <strong>ce que vous savez</strong>. Alors, faites des recherches, certes, mais aussi lisez le plus possible et surtout le genre que vous visez.</p><p>Ne lisez pas “pour vous cultiver”. Je pense qu’il n’y a pas pire erreur que de commencer la lecture comme l’étudiant des <a href="https://www.babelio.com/livres/Nothomb-Les-Aerostats/1243458"><em>Aérostats</em></a> d’Amélie Nothomb, par les “classiques” qu’il faut avoir lu. Commencez par lire uniquement ce qui vous attire. N’ayez aucune honte : s’il s’agit de romans de gare, lisez-les tous et une fois digérés, vous aurez envie de passer à autre chose. Suivez le fil de vos goûts, sans vous forcer à aimer ce que Mme Pichon, votre prof de français, pensait indispensable. Ne vous faites pas plus intellectuel que vous ne l’êtes. Si la fantasy ou la romance légère sont vos genres de prédilection, lancez-vous avez joie, mais lancez-vous ! Maîtrisez les codes de votre genre nécessite de les avoir assimilés.</p><p>J’adore lire des BD, mais aussi des articles de news pourris, tout en m’ingurgitant des pavés littéraires faisant le poids d’un nouveau-né. Une seule règle : ce que cerveau veut, je le veux. Cette façon de procéder débloque toute ma créativité.</p><h3>3. L’arbre à 12 troncs</h3><p>On est beaucoup à avoir perdu dix-huit ans de notre vie, voire plus, à suivre un chemin fabriqué pour nous au lieu de poursuivre nos rêves. Résultat, on arrive à un âge où l’on commence déjà à sentir que si on veut réaliser quelque chose on a intérêt à se dépêcher un peu.</p><p>Alors, on est là, ayant acquis chèrement notre liberté de désirer, quelques créneaux alloués à faire un peu ce qu’on veut et un peu d’argent pour ne pas trop s’inquiéter des lendemains qui déchantent et tous nos vieux rêves réprimés se rabinent en mode pétage de digue. On se retrouve à vouloir tout, tout de suite et en même temps et on commence mille choses qu’on ne termine pas puisqu’on doit en commencer une autre et que la liste s’allonge au fur et à mesure qu’on découvre ce qu’on ne sait pas (Dunning-Kruger reloaded).</p><p>Et pourtant, il va falloir faire le deuil (momentané) des mille vies, pour faire pousser un arbre et un seul.</p><p>Ça vous semble triste ? Pourtant, un tronc peut faire ce que mille bûches ne sauraient accomplir : faire pousser des racines et des branches aussi longtemps qu’il est en vie.</p><p>Et si vous choisissez l’écriture, c’est merveilleux : la quantité d’univers que vous pouvez créer remplacera allégrement les quinze vies que vous n’avez pu vivre. L’écriture ouvre un espace mental gigantesque : notez tous vos regrets, vos sentiments, vos désirs et vos peurs et explorez la vertu cathartique des personnages qui sont tous un peu vous.</p><p>Cessez de courir en tous sens et ancrez-vous dans l’écriture. Prenez racine et développez-vous. Tant pis pour le macramé (vous le réaliserez lorsque vous aurez créé Géraldine, passionnée de macramé et victime de meurtre).</p><ul><li><strong>Pour aller plus loin :</strong> <a href="https://www.contentologue.com/auto-hypnose-pour-ecrivains/">Mettre fin aux blocages d’écriture grâce aux audios d’autohypnose pour écrivains.</a></li></ul><p>Voilà, j’espère que vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à me le dire ou à poser vos questions dans les commentaires. À bientôt !</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=f332154d1a8d" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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            <title><![CDATA[7 liens pour apprendre l’écriture créative]]></title>
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            <category><![CDATA[ecrire]]></category>
            <category><![CDATA[auteur]]></category>
            <category><![CDATA[ecriture]]></category>
            <category><![CDATA[écriture-créative]]></category>
            <category><![CDATA[écrivain]]></category>
            <dc:creator><![CDATA[Sophie Gauthier]]></dc:creator>
            <pubDate>Fri, 05 Mar 2021 16:57:09 GMT</pubDate>
            <atom:updated>2021-03-06T11:38:46.666Z</atom:updated>
            <content:encoded><![CDATA[<figure><img alt="apprendre l’écriture créative" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/1024/1*_NsW5-Y7aVtw2Oywkppj2w.jpeg" /></figure><p>Longtemps, l’écriture appartenait au domaine des génies de naissance. En vérité, plus les personnes avaient accès à la culture et à une éducation d’élite, plus elles avaient de chance de faire partie de ces soi-disant génies.</p><p>C’est pourquoi certain⋅es voient encore d’un mauvais œil que la plèbe puisse accéder à un savoir qui semblait réservé aux plus aisés. On entend parfois encore dire ici ou là “que l’écriture ne s’enseigne pas” et que s’imaginer acquérir ce savoir par l’apprentissage le réduirait au rang de l’artisanat. Écrire, ce serait une toute autre affaire que la cuisine ou la menuiserie.</p><p>Intéressant.</p><p>Intéressant de constater qu’on compare les méthodes d’écriture à des savoirs qui ne sont pas des arts.</p><p>Intéressant aussi de s’imaginer que seul cet art résisterait à l’apprentissage, quand la musique, la peinture ou le théâtre ne s’embarrassent pas de ce genre de considération.</p><p>Aujourd’hui, qu’on se le dise, l’époque à laquelle les méthodes d’écriture étaient considérées comme triviales est révolue et apprendre à écrire est aussi répandu qu’apprendre la danse classique ou le piano.</p><p>Mais pour autant, il reste encore difficile de trouver des informations fiables sur l’enseignement de l’écriture créative. Tout le monde veut écrire, ça constitue un marché alléchant pour tous les blogueurs et social managers de tous bords et l’on voit pulluler partout des méthodes, conférences et techniques révolutionnaires pour pondre un roman en 30 jours.</p><p>C’est que les grands qu’on étudiait à l’école sont tous morts et les vivants daignent rarement nous révéler leurs secrets d’illusionnistes.</p><p>Quant aux formations universitaires, si vous n’avez pas déjà bac+3, inutile d’oser accéder à ces masters de création littéraire. On est à la ramasse dans ce pays, vraiment ! On peut apprendre le piano à 4 ans, mais à écrire, non (car écrire c’est d’abord inventer avant que de savoir former des cursives) !</p><p>Il nous reste deux options :</p><p>Option 1 : Les ateliers d’écriture physiques. Et là, à part si vous venez de débarquer sur la planète Terre, vous savez sûrement que le quidam moyen rechigne à approcher son museau à moins d’un mètre de quiconque.</p><p>Alors, il faut se tourner vers le web et là, pouloulou. Il y en a de sacré paquets, qu’on ne sait plus où donner de la tête ma chère Claudine.</p><p>Voici donc 8 références à suivre pour obtenir une formation de qualité en ligne, accessible immédiatement et pleine de bons conseils, testée par votre serviteuse, bien évidemment :</p><h3>1. Masterclass.com</h3><p>J’ai suivi toutes leurs masterclass d’écriture (sous-titrées en anglais) et la première chose que je puisse vous dire, c’est qu’ils ne se fichent pas de vous.</p><p>Des auteurs super réputés vous font une liste de 15 vidéos chacun environ, super accessibles et vraiment qualitatives. J’ai pris beaucoup de plaisir à les suivre, notamment celles de <a href="https://www.masterclass.com/classes/dan-brown-teaches-writing-thrillers">Dan Brown</a>, <a href="https://www.masterclass.com/classes/margaret-atwood-teaches-creative-writing">Margaret Atwood</a> et <a href="https://www.masterclass.com/classes/david-mamet-teaches-dramatic-writing">David Mamet</a>.</p><p>Ils ont un système d’inscription où pour 200$ (donc actuellement 180€ environ), vous avez 1 an d’accès illimité à toutes les masterclass. En ce moment (5 mars 2021), il y a une offre pour avoir 2 ans pour le même prix.</p><p>Est-ce que ça les vaut ?Lar-ge-ment. Que ce soit pour les auteurs débutants ou confirmés, vous obtiendrez des conseils concrets, tous différents selon les auteurs et qui vous permettront de faire votre choix sur ce qui vous convient le mieux.</p><p>Un seul inconvénient : C’est chronophage (vous en commencez une, vous en voulez une autre). Mais bon, entre ça et Netflix, moi j’ai vite choisi.</p><p><a href="https://www.masterclass.com/">Accéder à Masterclass.com</a></p><h3>2. Contentologue.com</h3><p>C’est moi, huhu !</p><p>De ce fait, je ne vais pas me vanter pendant dix plombes. Sachez juste que j’ai deux buts dans la vie :</p><ol><li>Écrire</li><li>Vous apprendre à écrire</li></ol><p>Forcément, j’y mets tout mon cœur, que ce soit dans mes articles ou dans <a href="https://www.contentologue.com/formation-blog-professionnel/formations-contentologue/">mes formations</a> !</p><p>Qu’est-ce que je vous apprend exactement ? Tout ce qui concerne l’écriture créative, en long en large et de manière ultra-détaillée, que ce soit l’écriture de roman, <a href="https://www.contentologue.com/37-techniques-pour-ecrire-un-livre/">écrire un livre</a> didactique, des nouvelles ou de la poésie…</p><p>Je reçois aussi régulièrement des invités pour qu’ils vous donnent leurs propres techniques d’écriture.</p><p><a href="https://www.contentologue.com/">Accéder à Contentologue.com</a></p><h3>3. Helping Writers become authors</h3><p>Toutes les formations de Kim Weiland sont en anglais ! Sorry.</p><p>Si vous avez un peu de mal avec la langue de Shakespeare, je vous recommande de consulter tous ses articles de blog et d’utiliser ce petit outil dont je ne me passe plus : <a href="https://www.deepl.com/translator">deepl.com</a>, un outil de traduction qui se met sur votre pc. Il suffit que vous surligniez la partie à traduire, que vous appuyiez deux fois sur CTRL+C et pouf, l’éditeur de deepl s’ouvre en bas à droite de votre écran et vous traduit tout ça bien mieux que Google translate ou que des traducteurs sous-payés.</p><p>La particularité des formations de Kim (Kiki pour les intimes) sont de se baser sur les romans qu’elle a écrit. Elle vous révèle sa méthode, vous donne ses structures et vous vous sentez en confiance. En tout cas, moi, elle m’a mise en confiance. J’ai téléchargé tous ses goodies gratuits, puis acheté tranquillement tous ses ebooks.</p><p><a href="https://www.helpingwritersbecomeauthors.com/">Accéder au site Helping writers become authors.</a></p><h3>4. Brando Skyhorse sur Coursera</h3><p>Je me suis inscrite au cours de 4 semaines (toutes les vidéos peuvent se regarder en quelques heures, mais si vous faites quelques exercices à raison d’une heure par jour, effectivement ça peut prendre 1 mois) et j’ai appris énormément de choses, notamment sur la structure.</p><p>Deux gros avantages :</p><ol><li>Tous les cours sont traduits en français, il suffit de choisi la langue sous la vidéo et de lire le contenu directement ! (J’ai plutôt fait ça que de regarder la vidéo personnellement).</li><li>Beaucoup d’exemples issus de la littérature. (J’en ai un peu marre de lire des conseils d’écriture qui me parlent de films hollywoodiens quand je cherche à écrire des romans !)</li></ol><h3>5. La catégorie Writing de Ted.com</h3><p>Vous aussi vous pensez que votre vie va changer après avoir regardé un Ted ? Bon, je suis un peu revenue de cette impression (les meilleurs comme les pires ont l’air aussi inspirés), mais j’y reviens régulièrement pour me regarder une petite conférence sur l’écriture.</p><p>En plus, elles sont toutes sous-titrées, alors si comme moi vous voulez comprendre toutes les blagues que font ces conférenciers sur-préparés au “talk”, n’oubliez pas de turn-on les sous-titles.</p><p>J’ai particulièrement aimé <em>How to write descriptively </em>de Nalo Hopkinson.</p><p><a href="https://www.ted.com/topics/writing">Accéder au topic writing de Ted</a></p><h3>6. La chaîne de Christelle Lebailly</h3><p>Une bonne centaine de vidéos géniales (en plus elle est sympa et marrante) pour enseigner pleins d’aspects de l’écriture fictionnelle.</p><p>Comme c’est une autrice autopubliée, il y aura pas mal de conseils sur ça. Avis à ceux qui voudraient tenter l’aventure de l’autopublication !</p><p>Je n’ai jamais suivi sa formation roman car il faut s’inscrire à l’avance et ce n’est pas accessible à tout moment de l’année (je préfère gérer mon timing), mais si elle apporte encore plus de choses que ses vidéos, elle doit être bien chouette. :)</p><p><a href="https://www.youtube.com/c/ChristelleLebaillyAuteur/videos">Regarder les vidéos de Christelle Lebailly</a></p><h3>7. Le blog de Stéphane Arnier</h3><p>Je ne sais pas trop ce qu’attend Stéphane pour sortir des formations, car moi je suis fan. Combien d’heures ai-je passé sur son site à potasser tous ses articles ? Je ne compte plus.</p><p>Chaque article concerne un aspect spécifique de la création littéraire et vous régale par son ton pédagogique et sa simplicité.</p><p>Je pense par exemple au point de vue interne, dont la maîtrise essentielle devient en quelques lignes si limpide…</p><p><a href="https://arnierblog.wordpress.com/recapitulatif-des-articles-par-themes/">Accéder à la liste complète de ses articles par thème</a></p><p>Voilà ! Si vous avez d’autres liens, n’hésitez pas à les partager (si possible des articles ou formations qui permettent d’y accéder en ligne et immédiatement). Merci de m’avoir lue et à bientôt pour d’autres articles !</p><img src="https://medium.com/_/stat?event=post.clientViewed&referrerSource=full_rss&postId=90a116ec735a" width="1" height="1" alt="">]]></content:encoded>
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