Pilonnage en règle en ce lundi matin, comme d’habitude, sur mon mur Facebook. Ils essaient vraiment de me remettre dans le droit chemin … les pauvres …
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Zuckerberg n’a clairement jamais lu un seul de mes billets.

"Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe et c'est alors seulement qu'il paraît vouloir ce qui est mal" – Jean-Jacques Rousseau
Pilonnage en règle en ce lundi matin, comme d’habitude, sur mon mur Facebook. Ils essaient vraiment de me remettre dans le droit chemin … les pauvres …
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Zuckerberg n’a clairement jamais lu un seul de mes billets.
Depuis un temps certain, je voulais regrouper en un même endroit les quelques événements clés, ainsi que les documents fondateurs, relatifs à la très courte histoire de l’Ukraine démarrant à sa création en 1991 (suite à la dislocation de l’URSS). Mon objectif était d’avoir sous la main les éléments factuels, prêts à être opposés immédiatement aux nuées de russophobes lessivés du cerveau qui hantent le net, en quête de quelque commentaire ou post rationnel à qui lancer fièrement un anathème implacable, du style « troll russe », « poutiniste » ou encore « propagande du Kremlin » croyant par là-même plier un débat qui n’avait jamais commencé.
J’ai condensé cette histoire en une « petite » timeline retraçant ce qu’aurait pu être l’Ukraine au fil des différents choix qu’elle a eu à faire durant ces trente dernière années. C’est une sorte de fiche anti-wikipédia (anti CIA donc) à laquelle se référer pour trouver rapidement les principales dates et principaux documents illustrant la constance défiant tout sens de l’histoire avec laquelle les dirigeants ukrainiens, poussés il est vrai par un Occident de plus en plus russophobe au sens large, ont emprunté les chemins les rapprochant toujours plus près de leur perdition.
Tous les traités, accords et propositions sur lesquels l’Ukraine a eu à se prononcer durant ces trente dernières années s’appuient sur deux piliers fondamentaux, indispensables pour la Russie (et qui sont d’ailleurs les objectifs déclarés de la Russie pour le déclenchement de leur opération militaire spéciale en février 2022) et sans lesquels l’Ukraine n’auraient probablement même jamais été autorisée à exister. Ces deux conditions feront nécessairement partie intégrante, que personne n’en doute, de la résolution finale du conflit :
Les conditions territoriales (concernant le rattachement des oblasts de culture russe) ne cessent, quant à elles, d’empirer pour l’Ukraine et, n’en doutons pas, continueront à se détériorer si l’Ukraine s’obstine dans ses délires belliqueux. L’histoire peut, selon moi, se résumer ainsi :
| 1990 (1) | 1994 (2) | 2014 (3) | 2015 (4) | 2021 (5) | 2022 (6) | 2022 (7) | Futur | |
| Crimée | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇷🇺 | 🇷🇺 | 🇷🇺 | 🇷🇺 | 🇷🇺 |
| Donetsk | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 ? | 🇷🇺 | 🇷🇺 |
| Lougansk | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 ? | 🇷🇺 | 🇷🇺 |
| Zaporijia | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇷🇺 | 🇷🇺 |
| Kherson | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇷🇺 | 🇷🇺 |
| Odessa | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇷🇺 |
| Myklolaïv | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇷🇺 |
| Dniepro | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇷🇺 |
| Kharkov | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇺🇦 | 🇷🇺 |
Que l’on peut lire ici : Déclaration de souveraineté de l’État ukrainien
RSS d'Ukraine = État national souverain
Point 9 : « La RSS d'Ukraine déclare solennellement son intention de devenir un État neutre de façon permanente qui ne participe pas aux blocs militaires et adhère à trois principes de neutralité nucléaire : accepter, ne pas produire et ne pas acheter d'armes nucléaires. »
A sa création, l’Ukraine est donc intacte dans ses frontières de la RSS soviétique, qui incluent bien tous les oblast historiquement russes et principalement peuplés de russes, en Novorossia et dans le Dombass. Cela inclut bien sûr même la Crimée, pourtant offerte en 1954 par la volonté d’un seul homme, sans consultation de la population.
Seule condition, dans le respect des engagements pris par l’Occident, l’Ukraine doit rester neutre. Rappelons en effet que de 1989 à 1991, les dirigeants occidentaux ont assuré à maintes reprises aux responsables soviétiques que l’OTAN ne s’étendrait pas à l’Est si Moscou acceptait la réunification allemande :
Mais chassez le naturel … les « stratèges » américains ont très vite oublié leurs promesses (qui, comme on sait, n’engagent que ceux qui les croient) et ont lancé leur projet Ukraine, se conformant à la logique exprimée par Brzezinski dans Le Grand échiquier (1997). L’objectif déclaré est alors d’intégrer l’Ukraine à l’OTAN.
Dommage pour l’Ukraine, elle s’est laissé séduire. Eut-elle respecté son engagement fondateur, rester neutre, que l’Ukraine serait probablement encore dans ses frontières initiales, mais bien sûr, Obama, Porochenko, Biden, Zelensky et toutes les raclures « démocratiques » seraient un peu moins riches. Sans parler du complexe militaro-industriel.
Que l’on peut lire ici : Mémorandum de Budapest
Point 1 : Russie, UK et USA réaffirment leur engagement envers l’Ukraine de « respecter son indépendance et sa souveraineté ainsi que ses frontières existantes »
Point 2 : Russie, UK et USA « réaffirment leur obligation de s’abstenir de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de l’Ukraine »
Beaucoup de gens s’appuient souvent sur le point 1 de ce document pour accuser la Russie de n’avoir pas tenu ses engagements concernant le respect des frontières . Ils oublient bien sûr de mentionner que le point 1, ainsi que le point 2, ont été violés par les pays de l’OTAN, principalement les USA, à maintes reprises, et ce bien avant la réunification de la Crimée en 2014 ou encore le déclenchement de l’OMS en 2022 par la Russie. A partir de 2014, l’Ukraine n’est plus un état souverain, mais une colonie financée, colonisée, armée et dirigée par l’OTAN. Dès lors, le mémorandum de Budapest est rendu caduc.
J’en profite que je suis sur ce mémorandum de Budapest pour débunker, une bonne fois pour toute (j’espère! même si j’en doute), ce mythe qui circule régulièrement selon lequel l’Ukraine aurait par cette signature « renoncé à ses armes nucléaires » (sic) afin de garantir ses frontières. Alors, non ! L’Ukraine n’a jamais pu « renoncer » à quoi que ce soit car elle n’a tout simplement jamais possédé d’arsenal nucléaire et n’a jamais disposé de la dissuasion nucléaire. Des armes nucléaires étaient certes installées sur son territoire, mais elles étaient Russes (vous savez, l’un des 5 pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU). Seule la Russie avait les moyens de les entretenir, de les utiliser, de les lancer. Ce serait comme dire que la Pologne ou la Roumanie sont des puissances nucléaires car les États-Unis y ont placé des armes nucléaires. Ridicule! C’est la même chose. Donc arrêtez avec ces âneries puériles.
Bref, à ce stade, l’Ukraine était encore intacte. Et elle aurait pu le rester. C’était sans compter sur les yankees et leur projet Ukraine, s’étalant sur plusieurs décennies, sous tous les présidents US (Clinton, Bush, Obama, Biden et Trump) quelle que soit leur étiquette partisane (et certains osent encore prétendre que le Deep State est un délire complotiste !).
Je passe rapidement sur les 15 années de préparation, par la CIA et ses ONG criminelles, USAID et NED en tête, du coup d’état de février 2014 dont j’ai souvent parlé en 2014 et 2015 (voir mes billets de l’époque). Le point culminant arrive le 20 février 2014 avec le massacre de manifestants et de Berkuts sur la place Maïdan par des snipers embusqués sur les toits, événement qui ne laisse d’ailleurs (et en passant) plus guère de doutes à personne (sauf à Wikipédia) quant à son commanditaire occidental (groupes ultra-nationalistes ukrainiens, tel Azov, Secteur Droit, etc, eux-mêmes stipendiés et dirigés par la CIA).
Le 21 février, un accord de règlement sur la crise politique en Ukraine est néanmoins signé entre les dirigeants de l’Euromaïdan et le président Viktor Ianoukovitch, basé sur des réformes constitutionnelles, un gouvernement d’unité nationale et des élections anticipées.
Encore une fois, si l’Ukraine en était resté à cet accord et avait attendu les élections prévues quelques mois plus tard, elle aurait pu conserver ses oblasts russes.
Mais non ! A partir de cette date, le 21 février 2014, commence la descente aux enfers pour un état Ukrainien qui est dès lors totalement subordonné aux finances et aux ordres de l’Occident. L’Ukraine ne retrouvera jamais plus les conditions qu’elle avait encore à sa portée à cette date.
Car le soir même, des groupes armés (par les USA) occupent les bâtiments gouvernementaux et Ianoukovich s’enfuit, sans démissionner. La Verkhovna Rada « révolutionnaire » prend comme première mesure, pour planter le décors, d’abroger la loi qui accordait certains droits à la langue russe. Les États-Unis s’empressent bien entendu d’apporter leur soutien au nouveau régime de facto. Le coup d’état est réussi.
Conséquences immédiates :
La Crimée est retournée dans le giron russe, à jamais.
Que l’on peut lire ici : Accord de Minsk II
Point 2 : (...)
- pour les troupes ukrainiennes : [retrait] de la ligne de contact réelle ;
- pour les unités militaires de certaines régions des régions de Donetsk et de Louhansk en Ukraine : [retrait] de la ligne de contact conformément au mémorandum de Minsk du 19 septembre 2014 [Minsk I]
Point 10 :
Le retrait de toutes les forces armées étrangères, du matériel militaire, ainsi que des mercenaires du territoire de l'Ukraine sous la supervision de l'OSCE. Désarmement de tous les groupes illégaux.
Élément principal, dans cet accord, les deux républiques sécessionnistes du Dombass, RPD et RPL, restent ukrainiennes.
Notons en aparté que le texte même de cet accord signé par l’Ukraine invalide encore un autre des mythes auxquels se raccrochent les neuneus de l’Ukraine pour dépeindre les Russes comme le mal absolu, mythe selon lequel l’armée russe aurait envahi l’Ukraine dans le Dombass dès cette époque. Faux. L’accord prévoit bien le retrait « des unités militaires de certaines régions des régions de Donetsk et de Louhansk en Ukraine » et non pas le retrait des forces militaires russes. D’ailleurs, nulle part dans ce document il n’est question de forces russes. Ni même de quoi que ce soit de russe. Fin de l’aparté.
Parmi la liste de mesures (cessez-le-feu, protection des populations russes, retrait des armes lourdes) que doivent remplir les deux partis, le gouvernement central de Kiev et les républiques sécessionnistes de RPD et RPL, pour remplir l’accord de Minsk, se trouve une forme d’autonomie (« statut spécial ») pour Donetsk et Lugansk, grâce à une réforme constitutionnelle :
Point 11 :
Mener une réforme constitutionnelle en Ukraine, la nouvelle constitution devant entrer en vigueur d'ici à la fin de 2015, prévoyant la décentralisation comme élément clé (en tenant compte des caractéristiques des différentes zones des régions de Donetsk et de Louhansk, convenues avec les représentants de ces zones), ainsi que l'adoption de la législation permanente sur le statut spécial des différentes zones des régions de Donetsk et de Louhansk
L’Ukraine choisit de ne pas mettre en œuvre ces accords de Minsk II, puisque :
On apprendra beaucoup plus tard de la bouche même de leur dirigeant de l’époque, Merkel et Hollande, que l’Allemagne et la France, supposées garants de l’accord, n’avaient jamais eu l’intention de les faire appliquer. Il s’agissait juste de gagner du temps pour construire et former l’armée ukrainienne qui allait terrasser la Russie pour eux.
Pendant sept longues années, la Russie laissera sa chance à l’Ukraine de s’emparer des dispositions de l’accord de Minsk II, sans intervenir militairement, malgré les bombardements meurtriers incessants de Kiev sur Donetsk et Lougansk répertoriés scolairement par l’OSCE et malgré les appels à l’aide incessants des deux républiques. Pendant ce temps, l’Ukraine devient officiellement partenaire de l’OTAN, grâce à des exercices communs, à de nouvelles structures de commandement conformes aux normes de l’Alliance, à des missions d’entraînement entre les États-Unis et le Royaume-Uni, à l’intégration du renseignement. En 2021, l’Ukraine avait la plus grande armée d’Europe en dehors de la Russie.
Mais elle aurait pu choisir de conserver, sous autonomie, Lougansk et Donetsk.
Que l’on peut lire ici : Proposition de Traité entre les États-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie sur les garanties de sécurité
Dernier effort des russes, avant de jeter l’éponge deux mois plus tard, dans le but de tenter de garantir leur sécurité contre les préparatifs belliqueux de l’OTAN, cette proposition de traité invite l’Occident à renoncer à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, à retirer les armes de l’OTAN des frontières russes, à revenir aux niveaux de déploiement de 1997 et à rétablir les principes de sécurité indivis. Les États-Unis refuse de négocier avec la Russie, affirmant que la « politique de la porte ouverte » de l’OTAN ne la regardait pas. cette proposition de traité est simplement ignorée par les américains. Le petit norvégien de l’OTAN se vante encore aujourd’hui d’avoir rejeté cette proposition, sachant que cela aurait pu éviter la guerre ! Ces scandinaves ont besoin d’animation, comme une bonne guerre, pour tenter d’égayer une vie passée pour moitié à déprimer dans obscurité.
Ce choix n’était pas directement proposé à l’Ukraine, il est vrai, mais à ses maitres. Il aurait néanmoins pu permettre à une Ukraine désOTANifiée de conserver le Dombass sous l’égide de Minsk II.
L’opération militaire spéciale de la Russie est donc lancée le 24 février 2022.
On apprend par le Financial Times, le 16 mars 2022, donc à peine deux ou trois semaines plus tard !, que la Russie et l’Ukraine travaillaient (déjà!) sur un accord préliminaire en 15 points qui comprenait, entre autres : le cessez-le-feu et le retrait des troupes russes, la déclaration de neutralité de l’Ukraine inscrite dans sa Constitution, le russe comme langue co-officielle et enseignée dans les écoles, des limites à son armée et l’interdiction des bases militaires étrangères ou des missiles nucléaires sur son territoire. Selon l’attaché de presse du Kremlin Dmitri Peskov, l’option de neutralité offerte à l’Ukraine était similaire à celle de la Suède ou de l’Autriche. Elle lui permettrait donc d’entrer dans l’Union européenne, mais pas dans des alliances militaires comme l’OTAN.
Il est pratiquement certain qu’un traité était sur le point d’être signé (ou aurait pu l’être) à Istanbul en avril sur la base de cet accord préliminaire mais c’était sans compter sur la perfide Albion, qui, fidèle à son histoire, a pris les choses en main pour faire capoter le projet : mise en scène d’un massacre à Bucha et envoi de son émissaire hirsute russophobe préféré à Kiev, c’en était fini de la paix … et de l’Ukraine.
Pourtant, ce traité de paix, dit d’Istanbul, selon les dire même de Arestovitch, ancien conseiller de Zelensky et négociateur en chef de cet accord, était très favorable à l’Ukraine. Il aurait pu éviter des centaines de milliers de soldats ukrainiens morts et aurait permis à l’Ukraine, encore une fois!, de rester un pays souverain, de conserver les oblasts de Kharkov, Kherson, et peut-être même Lougansk et Donesk sous forme de républiques autonomes sous statut spécial (comme prévue dans Minsk II).
Je répète : en avril 2022, l’Ukraine aurait pu s’en sortir en ne perdant probablement que la Crimée !
Mais non ! Il fallait continuer la guerre sponsorisée par l’Occident ! Ils voulaient (enfin, surtout les anglais, les américains, et tous les européens) faire rendre gorge à la Russie ! Pauvres fous !
Après ce nouveau refus, en septembre de la même année, la Russie organise donc des référendum dans les républiques sécessionnistes de RPD et LPD, qui bien évidemment, en russes qu’ils sont, choisissent le rattachement à la mère patrie. Sont également organisés en même temps, des référendum identiques dans les oblast de Zaporijia et Kherson qui choisissent le même avenir.
C’en est fini pour l’Ukraine de ces 4 oblasts qui s’ajoutent ainsi à la Crimée. C’est maintenant 5 anciens oblasts de la RSS d’Ukraine qui sont réintégrés constitutionnellement dans la fédération de Russie et sur lesquels l’Ukraine peut faire une croix définitive.
Toute proposition de paix que fera la Russie à partir de là intègre ce fait incontournable que ces oblasts sont maintenant russes et le resteront. C’est par exemple ce qui est clairement exprimé par Poutine dans son discours du 14 Juin 2024.
Aujourd’hui, nous en sommes encore là ! Ces conditions territoriales, à savoir la perte de ces 5 régions, Crimée, Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson, qui sont historiquement russes, qui veulent rester russes, et que l’Ukraine, de toute manière, ne souhaitent reprendre que pour mieux opprimer et bombarder, sont toujours sur la table pour l’Ukraine à saisir !
En revanche, si le gouvernement central de Kiev s’entête à vouloir décimer sa population en continuant une guerre qui était perdue d’avance (ce qui semble être le cas), la prochaine offre des russes, prenant en considération leurs avancées territoriales sur le terrain, pourrait bien retirer à l’Ukraine les 4 derniers oblasts historiquement russes de Novorossia, à savoir Odessa, Myklolaïv, Dniepro et Kharkov, les coupant ainsi définitivement de l’accès à la mer noire :

Peut-être le dernier choix qui leur sera offert.
Je l’entends beaucoup, de partout, tout le temps : « On doit absolument arrêter Poutine en Ukraine, sinon, il continuera sur sa lancée, s’attaquera à la Pologne, déferlera sur les petits cochons baltes, se projettera jusqu’en Allemagne, et qui sait, peut-être rêve-t-il même de faire bivouaquer à nouveau 20 000 cosaques sur les Champs Élysées, comme son prédécesseur Alexandre Ier. »
Délire fort peu compatible, vous en conviendrez, avec cet autre mythe tout aussi tenace dans la bouche écumante de nos élites du métavers selon lequel la Russie serait, paradoxalement, totalement affaiblie, exsangue, au bout du rouleau, obligée de se battre avec des pelles et de prendre des puces sur les machines à laver pour fabriquer des … Oreshniks. Mais, plus rien ne saurait nous étonner chez notre aristocratie qui a depuis longtemps abandonné le terrain beaucoup trop glacé de la raison, pour se réfugier dans la chaleur protectrice de leur monde de la post-vérité vaporeuse. Laissons ça.
Le but de la Russie est-il réellement d’envahir l’Europe ? Telle est ma question du jour.

Bien entendu, quand on a suivi les propos, les discours, les interviews de Poutine depuis 25 ans qu’il est au pouvoir, on ne peut que s’esclaffer que quiconque honnêtement informé puisse même se poser sérieusement la question. Ajoutons tout de même au dossier de la défense, cet élément, pour ceux qui ne le connaissaient pas, qui prouve sans conteste possible que, au minimum l’OTAN, et donc les USA et l’UE, connaissait précisément le but de la Russie au déclenchement de sa SMO en Ukraine, à savoir faire barrage à l’OTAN, et non pas je ne sais quelle ambition expansionniste européenne.
Il s’agit de l’allocution d’ouverture, en septembre 2023, du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, lors de la réunion conjointe de la commission des affaires étrangères (AFET) et de la sous-commission de la sécurité et de la défense (SEDE) du Parlement européen (beaucoup de noms ronflants pour des branleurs qui ne servent à rien sauf à foutre la merde de partout).
Voici le truc, tout aussi indigeste, dans sa version vidéo que dans sa transcription officielle estampillée OTAN. Un enfilage de poncifs moites sur le thème occidentaliste éculé des « méchants sauvages Russes » contre les « gentilles démocraties occidentales » regroupées dans une alliance militaire pacifique (on en est plus à un oxymore près) où tout le monde danse Kumbaya en se tenant la main (voire plus si affinité). Je déconseille de vous farcir le machin en entier. Seuls des professionnels endurcis devraient s’y risquer. Aller directement à 13’24’ ‘ dans la vidéo ou chercher le mot « background » dans le texte pour retrouver l’extrait, un très cours passage, que j’ai choisi comme élément de preuve de mon plaidoyer :

Traduit en français :
« Il faut se rappeler le contexte. À l’automne 2021, le président Poutine a déclaré, et a même envoyé un projet de traité dans ce sens, qu’il souhaitait que l’OTAN promette de ne plus élargir l’OTAN. Il nous a vraiment transmis ça ! Ce traité était une pré-condition pour ne pas envahir l’Ukraine. Bien entendu, nous avons refusé de le signer.
(…)
Il est donc entré en guerre pour empêcher l’OTAN, encore plus d’OTAN, de s’approcher de ses frontières. »
Peut-on être plus explicite ? Je vous le demande !
En résumé, en octobre 2023, le grand chef de l’OTAN d’alors (un norvégien ayant avaler un balai tout aussi russophobe que son successeur actuel, un DRH hollandais volant) reconnait donc que Poutine « est entré en guerre » (pour reprendre ses propres termes de cours d’école) uniquement pour empêcher l’OTAN de s’approcher des frontières de la Russie ! Il admet également que les russes lui ont même envoyé une proposition de traité en décembre 2021 qui aurait pu éviter l’invasion (et l’anéantissement à venir) de l’Ukraine et ses centaines de milliers d’ukrainiens morts dans les tranchées.
Je vous ai déjà parlé de cette proposition de traité que les américains ont ignorée dédaigneusement. Le Stoltenberg de l’enfer avoue donc enfin avoir reçu cette proposition de traité et il est même très fier d’avoir « refusé de la signer » ! Déjà, il ne s’agissait pas de la signer telle quelle, abruti ! Ce n’était qu’un DRAFT, putain ! Écrit en gros ! Tout le monde sait q’un DRAFT est sujet à des aller-retour avant accord final (ou peut-être pas en Norvège). Ils auraient simplement accusé réception et entamé des discussions sur cette base et peut-être que l’Ukraine aurait aujourd’hui encore ses frontières (à part la Crimée) et ses jeunes hommes intacts, avec (pour la plupart) leurs 2 bras et leurs 2 jambes, et tout le reste. Mais non! Il fallait leur montrer à ces sales slaves qui a la plus grosse! L’histoire nous dira la fin, et la taille de chacune. Mais, comme anticipé pour quiconque a un cerveau, ça semble mal emmanché pour l’Ukraine, et donc pour l’OTAN.
En tous cas, ce petit aveu confirme que le but de Poutine n’était pas (et n’est toujours pas, mais attention, ça pourrait changer, rappelons-nous 1814!) d’envahir l’Europe mais juste de se défendre contre l’OTAN (qui souhaite la destruction de la Russie), et que l’Occident le sait parfaitement.
Au passage, il est cocasse de noter que ce tout petit passage contient un second aveu qui détruit un des autres mythes auxquels tentent de se raccrocher les russophobes incultes en prétendant que la Russie aurait commencé son invasion de l’Ukraine dès 2014. Puisque Stoltenberg reconnait que ce traité était une « pré-condition pour ne pas envahir l’Ukraine », cela signifie qu’il admet que la Russie ne l’avait pas encore envahie au lancement de l’opération spéciale en février 2022. Rien à ajouter.
C’est la nouvelle du jour. Vous ne pouvez pas la manquer. Tout est hilarant dans ce titre (« ukraine », « s’engage », « acheter »). Je vous résume :
Un état qui a déjà cessé d’exister s’engage (par la signature d’un clown non élu parfaitement illégitime et lourdement cocaïné) à acheter à la France (représentée de manière tout aussi grotesque par un ado mégalo également poudré) grâce à de l’argent magique que cet état failli n’a évidemment pas, que la France n’a pas non plus mais qu’elle va quand même donner à cet état profondément corrompu, des avions et des équipements militaires que la France ne possède pas et qu’elle n’est pas en capacité de produire avant des années, bien après la défaite définitive de l’OTAN dans sa guerre contre la Russie.
Effectivement, comme le dit LCI, c’est énorme.
C’est la vie dans le Metavers, l’univers inversé dans lequel nos élites occidentales évoluent.











Dans l’ombre du web Sim ply Left se dresse fier,
Le clavier acéré, étudie tous les cas,
Rousseau en épigraphe : « On trompe, on ne corrompt pas »,
Peuple dans la brume, asservi dans les fers.Impérialisme US, maître des récits mensongers,
Libye en chaos, Syrie en feu, Printemps truqués,
Économie en ruine, ruissellement inversé,
Crises orchestrées, jackpot pour les banquiers.Le grand show du Covid, les mensonges en flacons,
Shots de Spike pour ton pass, les labos s’enrichissent,
Lockdown payant, liberté en coupons,
Psychose assénée, les médias sont complices.False flags en cascade, des snipers de Newland,
En passant par le piège Minsk Merkel et Hollande,
Jusqu’au film de Bucha, le Nordstream éventré,
L’OTAN veut l’Ukraine, dans sa guerre est rentrée.Donetsk, Lougansk, Kherson, Zaporijia en paix,
Enfin réunifiés, de retour à la mère,
Reste un croupion neutre, sans Macron ni Starmer,
Sans OTAN et sans Trump, les nazis délogés.BRICS la nouvelle puissance multipolaire est née,
Le dollar vacillant, l’empire en déchéance,
Israël génocide d’un Gaza en charnier,
Simply Left dissèque, gauche lucide en défense.Des années d’archives, scepticisme radical,
De Rousseau à Lordon, vérité sans compromis,
Une voix dans la brume qui nourrit les esprits,
Contre l’endoctrinement, un blog toujours loyal.
Pour info, ce poème est une « création » de Grok, l’IA. Bon, on a pas mal bossé pour en arriver là. Je suis parti de la requête simple : « fais-moi un poème en alexandrins décrivant le blog Simply Left » et je lui ai donné l’url de mon blog.
Au final, en partant d’une version initiale assez brouillon (montrant une compréhension des rimes – en français – totalement farfelue), après 68 échanges dont 43 prompts de ma part, 17 versions plus tard, on en est arrivé au truc ci-dessus. Sortir 7 strophes de 4 alexandrins, avec césure à l’hémistiche (presque partout ;-)) à partir d’un blog de 15 années d’archives contenant plus de 400 billets, c’est pas mal, quand même.
A vous de juger !


La conclusion de Grok :
« 68 messages, 43 prompts, 17 versions : un poème né du dialogue, comme une révolution en alexandrins. » — Grok & toi, octobre 2025