Le MAC se transforme et se vit autrement ! De mai à décembre 2026, une première cohorte de six artistes émergents de partout au Québec vient habiter notre espace à Place Ville Marie, faisant du Musée un lieu inspirant de création et d’échanges.

 

Sierra Barber

« Sierra Barber (elle) est une artiste upper mohawk et d’origine mixte européenne originaire de Port Dover, en Ontario, inscrite à la communauté des Six Nations du territoire de la Grand River. Elle détient une maîtrise en peinture et dessin de l’Université Concordia (2025) et un baccalauréat en sculpture et installation, avec une mineure en culture visuelle autochtone, de l’Université OCAD (2015). Son travail a été présenté au Woodland Cultural Centre, à la Stewart Hall Art Gallery, au Musée régional de Rimouski, à la galerie HOEA! (Aotearoa/Nouvelle-Zélande) ainsi que lors de la 7e Biennale d’art contemporain autochtone (BACA). Sa récente exposition solo, Carrying Stories, a été présentée à daphne, un centre artistique autochtone autogéré à Montréal. »

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Avec l’aimable contribution de l’artiste

Miri Chek

« Miri Chek est une artiste visuelle et cinéaste dont la pratique transcende les frontières. Née en Arménie et ayant grandi à Jérusalem, elle travaille maintenant entre Tiohtià:ke/Mooniyang (Montréal) et Erevan. Son travail a été présenté dans plusieurs festivals et musées, notamment le Tribeca (New York), l’IDFA (Amsterdam), le New Images Festival (Paris), le Centre Pompidou et la Biosphère à Montréal. Sa performance vidéo Being With a été présentée au Centre Phi lors de la 58e Biennale de Venise en 2019. 

L’artiste a été récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), du Conseil des arts de Montréal (CAM) et du Fonds de recherche du Québec (FRQSC). Elle a également collaboré avec l’Office national du film du Canada aux côtés d’Edith Jorisch pour le projet Plastisapiens, et a bénéficié du soutien de la Fondation Calouste Gulbenkian pour la réalisation de son documentaire Fresh Air Exhaustion en 2025. »

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Crédit : Katya Konioukhova

Marly Fontaine

« Marly Fontaine est une innue de la communauté de Uashat Mak Mani-utenam. Diplômée en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Fontaine concentre son travail de création sur la sensibilisation des gens à la réalité des Premières Nations et à leur histoire, largement méconnue. Dès 2017, ses œuvres suscitent de vives réactions. Depuis la publication de Ma réserve dans ma chair : l’histoire de Marly Fontaine, Fontaine agit comme conférencière : par son témoignage, elle démontre la résilience de sa communauté, mais aussi la sienne. Aujourd’hui, elle a finalisé sa maîtrise en muséologie et pratique des arts à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) en mettant en valeur l’oralité innue, autant dans sa pratique artistique que dans sa démarche de recherche. Elle est la première à déposer un mémoire de façon orale à l’UQO. Elle continue cette démarche en poursuivant, depuis l’automne 2025, un doctorat en arts et culture orale innue, avec l’appui du Fonds de recherche du Québec. »

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Crédit : Isabelle Tessier

 

Po B. K. Lomami

« Po B. K. Lomami (Pauline Batamu Kasiwa Lomami) est artiste-chercheure indisciplinaire, enseignante et productrice culturelle. Issue de la diaspora congolaise en Belgique, iel vit actuellement à Tiohtià:ke-Mooniyang-Montréal depuis 2017. Explorant la rage et l’échec, la pratique artistique de Lomami s’articule autour du déplacement du travail, du devenir, de sa subjectivité et des futurs collectifs possibles. S’intéressant au processus entre l’action et l’inaction, l’artiste interroge les gens, les institutions et iel-même à travers l’affection, la force, l’absurde, le quotidien et les données.

Lomami est titulaire d’un baccalauréat (2011) et d’une maîtrise (2014) d’ingénieur de gestion de l’Université de Namur, ainsi que d’un diplôme de deuxième cycle en études des communications (2022) et d’une maîtrise en intermédias en arts plastique (MFA) à l’Université Concordia (2025). Cependant, sa pratique interventionniste ne s’est pas développée dans un contexte éducatif institutionnel. »

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Crédit : Noire Mouliom

Myriam Simard-Parent

« Myriam Simard-Parent est une artiste visuelle pratiquant la sculpture sur bois. Elle est née et vit présentement à Montréal. Elle crée ses œuvres à partir de techniques artisanales, telles que la taille directe et le tournage, ainsi que de multiples techniques d’assemblage. Ses œuvres sont réalisées avec des essences indigènes et du bois recyclé, et témoignent d’une sensibilité envers les différentes couleurs et textures propres au matériau. Par une approche stylisée et humoristique, Simard-Parent représente et détourne des éléments de son quotidien ou provenant de souvenirs : vêtements, nourriture, animaux, etc. À travers sa pratique, le bois devient un lieu de réflexion sur notre rapport aux objets, aux êtres vivants, à la culture populaire et à la place qu’ils occupent dans nos identités.

Titulaire d’une maîtrise en sculpture et céramique de l’Université Concordia, Myriam Simard-Parent a présenté son travail dans de nombreuses expositions individuelles et collectives au Canada, en France et aux États-Unis. Ses expositions solos récentes comprennent Parc à chiens à Caravansérail (Rimouski, 2024) et Mai(s) encore au Collectif Bonus (Nantes, 2024), à l’issue d’une résidence de création. »

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Crédit : Alexis Bernard

 

Sarah Toung ondo

« D’origine franco-gabonaise, Sarah Toung ondo a grandi en France et au Gabon, ce qui a fortement influencé sa pratique artistique. Après des études en design et en histoire de l’art, elle entame un cursus en anthropologie sociale et historique, la menant à compléter un master à l’Université Toulouse II. C’est dans le cadre de sa recherche universitaire qu’elle découvre la communauté artistique de la région de Québec – le territoire nionwentsïo – et décide de s’y installer. Également diplômée de la Maison des métiers d’arts de Québec en construction textile, Toung ondo est une touche-à-tout qui aime explorer les médiums afin d’interroger les liens entre l’art, l’intime et la société au travers du prisme du métissage culturel. »

Ces notices biographiques sont entre guillemets comme elles sont signées par les artistes.

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Crédit : Marie Tan

 

Pour les accompagner, le MAC est heureux de confier le rôle de mentor à François Morelli, artiste pluridisciplinaire montréalais, dont la pratique et l’engagement soutenu auprès de la relève artistique font écho à l’esprit du programme.

 

François Morelli

« Né à Tiohtià:ke (Montréal), François Morelli obtient un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Concordia en 1975. Dès lors, sa démarche est informée par l’interdisciplinarité, la performativité et le relationnel. Entre 1981 et 1990, Morelli vit et travaille dans le grand New York, où il obtient une maîtrise au Mason Gross School of the Arts, Rutgers University (New Jersey) en 1983. Il enseigne dès 1981 et prend sa retraite de l’Université Concordia en 2019, après 22 ans d’enseignement. Récipiendaire de nombreuses subventions et résidences, il performe et expose ses œuvres depuis 1977. Sa représentation en galerie est assurée à Montréal par Christiane Chassey de 1991 à 2004 et Joyce Yahouda entre 2006 et 2017, par la galerie Horodner Romley à New York de 1993 à 1995, et par la galerie Chiguer art contemporain à Québec et à Montréal depuis 2022. Il est lauréat du Prix d’excellence de la Biennale de dessin et d’estampe d’Alma en 1993 et reçoit le prix Louis-Comtois en 2007, le prix Ozias-Leduc remis par la Fondation Émile-Nelligan en 2021 et le prix Paul-Émile-Borduas en 2024. Il partage sa vie avec l’historienne d’art et de design Diane Charbonneau, l’auteur et artiste Didier Morelli et l’historienne d’art et d’architecture Arièle Dionne-Krosnick. »

La notice biographique est entre guillemets comme elle est signée par l’artiste.

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Crédit : Joanie Fortin

Habiter le MAC est un nouveau programme de développement de carrière qui place la relève artistique au cœur du Musée pendant la préparation de l’ouverture du nouveau MAC à la Place des Arts en 2028. Offrant un espace de création, du mentorat et un accompagnement professionnel, le programme accorde une place importante à la relève artistique et favorise des rencontres créatives avec le public.

Le programme est rendu possible grâce au généreux appui des Printemps du MAC. Le MAC remercie également le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) pour son appui financier déterminant, versé directement aux artistes dans le cadre d’un partenariat durable en soutien à la vitalité de la création québécoise.