Dans la tête de Maude

La vie, les réflexions et les états d'âme d'une maman enseignante.

dimanche, juillet 05, 2009

Au fil du temps qui file...

En lisant le blogue d'un ami aujourd'hui, j'ai eu le goût de revenir sur le mien et j'ai eu le goût d'écrire un peu. Que de choses se sont passées depuis mon dernier écrit, des choses qui m'ont fait réfléchir.

D'abord la disparition de ma vésicule biliaire, non par enchantement.. quoi qu'après les deux semaines de divers maux que j'ai vécues, j'étais plutôt enchantée qu'on me l'enlève. Ces maux m'ont donné à réfléchir. Quel message mon corps m'envoie-t-il? C'est bien beau de lui arracher un morceaux pour le faire taire, mais je souhaitais aller plus loin et voir ce que ce mal devait m'apporter.

Ensuite mon emploi. J'ai été mise en surplus à la fin de l'année scolaire. Je n'ai pas eu de poste à l'affichage, ai été versée au champ de suppléance pour finalement être réaffectée à mon école d'origine, à un cours d'informatique et le reste de suppléance. Du moins pour le moment, puisque ça pourrait toujours changer. Cela aussi m'a fait réfléchir. J'aurais eu le goût de rester à la maison, mais nous avons fait le choix, en couple, d'attendre d'avoir un troisième bébé avant de prendre une décision à ce sujet (peut-être resterais-je plus longtemps à la maison après le 3e). Est-ce que je devrais me réorienter? Qu'est-ce que je veux faire de ma carrière, qu'est-ce que je veux faire de ma vie? Et sous cela, beaucoup de sujets sous-tendus, comme l'argent, la maison, notre rythme de vie, mais surtout, les choix que nous voulons faire pour notre famille.

Il y a eu aussi la garderie. Nous avons appris que nous aurions uniquement une place à la garderie actuelle d'Alexandre. Il a donc fallu faire des recherches pour trouver une autre place. Guillaume garderait la place actuelle. Ce fut aussi une source de discussion de couple, puisque nous n'avions pas dutout les mêmes priorités à ce sujet. Nous en sommes pourtant venu à s'entendre, mais n'avons pour le moment trouvé qu'une solution "plan C", c'est à dire une garderie privée, à 32$ par jour, qui ne nous seront pas tellement remboursés vu notre revenu familial actuel. Nous espérons toujours un changement qui nous permettra de se rapprocher de nos priorités, soit d'avoir nos deux enfants au même endroit ou du moins, qu'Alexandre se rapproche de la maison, si possible dans un CPE à 7$...

Pendant quelques jours, avec ces trois sujets en tête, j'ai vu noir et embrouillé. Je n'arrivais pas à me dégager à penser objectivement et à me sortir de tous ces maux. Les enfants ont été un peu malade en même temps... Tout pour me faire croire que rien n'allait plus.

Mais je suis une fille positive et j'ai un jour décidé d'encrer au plus profond de mon cerveau que dans un creux, on ne sait jamais si on est au plus creux, mais il n'y a qu'une seule certitude, si on continue d'avancer, on finira par atteindre le pied de la pente montante. Et ainsi, me revoilà sur la montée.

J'ai eu aussi de très intéressantes discussions avec et à propos de ma cousine qui a choisi d'élever ses enfants d'une manière très différente de la mienne et en faisant fi de plusieurs "règles dictées par la société". Malgré mon désaccord sur plusieurs éléments de sa philosophie, j'ai quand-même eu le goût de m'ouvrir à ses idées et de voir en quoi cela pourrait me procurer de nouvelles voies à explorer avec mes enfants. Pour moi, il est difficile de m'ouvrir ainsi sans enclancher une certaine remise en question de mes principes, mes valeurs et mes priorités. Pourtant, à force d'y réfléchir, bien que j'ai le goût de tenter quelques petits changements à ma vie familiale, j'ai globalement conclu que je me trouve heureuse, en couple et en famille et que je sens que mes enfants sont eux aussi heureux, et que l'amour est présent et fort entre nous. Je suis fière de ma famille et je pense que sans être parfaits, on est en harmonie avec nous-même dans nos façons de faire.

L'été continue, et malgré la pluie nous passons du bon temps et nous sommes emballés et emportés par une série de sorties, visites et activités. Nous avons du plaisir et profitons de nos dernières semaines ensemble à la maison, mes garçons et moi. et ça, c'est précieux. Alors je vais dormir, pour profiter de la journée demain... Elle sera très belle (on va aux fraises et on dîne avec Grand-Maman), mais elle commencera bien tôt... Vivement les vacances et la fin du cadran de papa!

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samedi, décembre 20, 2008

Résolution du nouvel an

Eh voilà, les décisions sont prises. J'ai réfléchi beaucoup et j'ai décidé de devenir une vraie maman à la maison à partir de janvier. Ça ne parrait pas grand chose, mais au lieu d'aller à la garderie trois jours par semaine, Alexandre n'ira maintenant qu'une journée, et pas pour se faire "garder" mais plutôt dans l'optique de voir des amis, de socialiser, de faire des activités de groupe et de voir du monde, autrement qu'avec moi.

Je suis passée par plusieurs étapes dans ma réflexion parce qu'au départ, je croyais que l'éducatrice n'accepterait pas cette diminution et que je devrais retirer Alexandre et perdre ma place complètement. Ainsi, je devais réfléchir plus loin, est-ce qu'en septembre, j'étais prète à demeurer à la maison. Ce qui impliquait un peu plus, au niveau de la famille, de ma carrière, du budget, etc.

Et j'étais décidée. J'avais choisi de le faire. Sachant que nous voulons un autre enfant, et ce dès que mes hormones de mère allaiteuse me le permettront, je me disais que je souhaiterais passer ma grossesse à la maison. Bien sûr, cela impliquait aussi d'oublier mon salaire en septembre, mais aussi pendant le prochain congé parental.

Finalement, c'est en parlant avec l'éducatrice qu'on a convenu de cette solution. Cela nous permet de garder au moins une place à la garderie, en espérant en avoir une deuxième pour Guillaume. Et en plus, j'aurai toujours le loisir d'évaluer la situation pour septembre. Si je suis enceinte, je pourrai choisir de rester et donner la place d'Alexandre à des enfants qui en seront bien heureux!

J'ai tellement pensé à ma cousine Edith, enceinte de son quatrième bébé et à la maison depuis la naissance de son deuxième. C'est un peu suivant son exemple que j'ai voulu garder une journée de garderie. Elle, ses enfants vont à des ateliers, chacun une demi-journée par semaine. Ça leur fait du bien à eux, et aussi à elle. Je vais sûrement profiter de cette journée pour faire des commissions, épicerie et le tralala, choses qui sont un peu difficiles à faire avec deux cocos, surtout tant que Guillaume se promène avec son gros siège d'auto, sans pouvoir s'asseoir seul dans un panier d'épicerie.

J'entrevois donc ce début de nouvelle année avec beaucoup de plaisir. J'ai vraiment hâte de vivre pour vrai avec eux, d'installer nos petites routines. Je sais qu'il serait bon que je m'habitue à sortir le plus souvent possible avec eux, aller marcher, aller au parc, aller patiner... Prendre l'air, quoi! Je vais aussi devoir sortir moins souvent à l'extérieur ou plutôt, changer mes sorties. Peut-être sortirais-je par exemple un peu plus pour voir des gens qui ont des enfants, pour ne pas qu'Alexandre passe constamment ses journées à me dire "maman, viens jouer avec moi"... Mais il va aussi s'adapter je crois. On va avoir nos moments de jeu ensemble et il aura ses moments tout seul. Ce n'est pas qu'il s'ennuie vraiment quand il est seul, mais s'il est avec nous, il n'arrive pas à ce décider à partir jouer de son côté. Pourtant, une fois lancé, il ne manque pas d'imagination pour inventer des scénarios avec ses voitures, ses bonshommes, etc­.

Ce sont toutes des choses simples, des évidences pour celles qui l'ont fait, mais pour moi c'était épeurant. Quand Alexandre pique une crise d'une heure en répétant la même rengaine et que ça ne cesse pas, je perds patience et je ne sais plus comment m'en sortir... Alors il y a de ces lundis (les lundis il était avec moi) ou j'avais bien hâte au mardi et au retour à la garderie! Mais maintenant ce sera différent. On va installer des habitudes, des façons de faire et je devrai être ferme sur certaines choses que je ne peux/veux endurer pour que tout se passe dans l'harmonie. Et les crises... Il y en aura sûrement... Je les gèrerai bien quand j'y serai!

Quand je regarde ça, j'écris ce message avec mon grand sur un genou, qui attend patiemment son tour à l'ordi, malgré sa toux terrible, sa fièvre cammouflée sous une dose d'Advil, devant son coloriage déjà terminé... Je le trouve donc fin et je trouve donc qu'entre le "je t'aime" qu'il vient de me dire, le calin qui vient avec et tous les autres bons moments qu'on passe régulièrement ensemble, je ne pourrai être autre chose qu'une maman comblée. Fatiguée peut-être... mais comblée!

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lundi, novembre 24, 2008

Larmes sans fin/faim

Quelle fin de matinée éprouvante. Nous sommes allés à la bibliothèque (environ 15-20 minutes de marche) et au retour, Monsieur Alexandre avait "trop mal aux jambes". Couché à terre, sur le trottoir un pied dans la rue. La crêpe. Impossible de le "réanimer". En plus, une rencontre venait de se terminer dans l'immeuble à côté, tout le monde sortait de là, me regardant, avec ma poussette, mon petit vélo vide au bout de sa corde et mon grand garçon, aplati au sol. (non, non, il n'a pas eu un terrible accident de vélo, il a juste "trop mal au jambes".)

On a fini par s'asseoir sur les marches, moi qui le tenait quasiment par une "clé de jambe" pour que ses "jambes se reposent" (Il n'était pas question qu'il bouge d'un poil avant d'avoir décidé de continuer la route vers la maison).

Finalement rendu à la maison, j'allaite Guillaume et lui pleure parce que je n'ai pas voulu le laisser se mettre debout dans la valise de l'auto... Pleure, pleure, pleure et pleure encore.. En v'la une affaire. Quand ça finit par se passer, il veut jouer à un jeu genre scrabble. Mais, malheureusement, il ne reste que 2 minutes avant le dîner, Guillaume a fini de boire. Alors là. Voilà, c'est la crise. "Je n'ai même pas joué!" - Tu as bien raison, tu ne jouais pas, tu as préféré pleurer. Maintenant il est trop tard, c'est l'heure du dîner.

Ça a duré une autre heure. La méthode douce, la méthode forte, consolé, assis attaché dans son banc pour manger, couché dans son lit, rien n'y fait. rien. Je n'en pouvais plus. J'ai appelé papa pour avoir une idée, mon imagination me faisait défaut. Il votait plutôt pour la méthode "sieste immédiate". C'est ce qui a finalement guéri le bobo. Il a tout à coup eu faim. "si tu veux manger, tu t'assois avec un sourire immédiatement". Il a mangé. J'ai boudé. Je l'ai couché. Il a dormi. J'ai souri.

Ça va mieux. Je pense que je vais aller le réveiller pour avoir un autre beau sourire extra, ce soir, quand je vais le coucher... pas trop tard!

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dimanche, novembre 23, 2008

C'est Noël qui commence!

Eh voilà! Déjà un premier party de Noël derrière nous! C'était le Noël des enfants de CGI, la compagnie où Claude travaille. C'était très bien organisé, dans un complexe sportif avec des jeux gonflables, le Père Noël, de très beaux cadeaux (surtout celui de Guillaume), collations, maquillage et ballons. Un bel avant-midi! Mais...

Qu'est-ce que je ne ferai plus jamais pour faire plaisir à mon grand garçon?
Rep: Attendre 1 heure (encore beau, Claude en a attendu plus de la moitié tout seul pendant qu'Alexandre et moi on faisait d'autres jeux)pour aller faire un tour de 4 roues. Quoi... c'est génial le 4 roues, c'est trippant, palpitant, excitant... SAUF quand le grand garçon en question, au moment où arrive son tour, décide qu'il ne veut plus y aller. Grosses larmes, couché par terre en pleur, il ne veut plus. Pas à moitié de la file, là noooonnnnn.... Quand c'est à son tour, il a le casque sur la tête! *soupir* Moindre mal, avec maman derrière il a fait un ou deux tours de piste... Le pire là-dedans? c'est qu'à cause de ça, on a été en retard pour aller chercher les cadeaux et on n'a même pas pu prendre de photo avec le père noël... Une chance qu'on risque d'avoir d'autres occasions...


Voici une photo prise sur le site




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dimanche, novembre 16, 2008

Gastro et Nouvelles mini-photos

On a eu la gastro hier. Surtout Alexandre et moi. Papa s'en est bien tiré finalement. Même grand-maman et Grand-papa se sont retrouvés avec ça eux aussi. *soupir*. Je ne raconte pas les détails (d'ailleurs, je ne dirais pas qu'ils sont croustillants... disons que la texture c'était plutôt... bon laissez-faire.)

Mais là on va mieux, une deuxième journée en pyjama devrait achever de nous guérir. J'en ai profité pour jouer un peu avec mes photos. J'ai rajouté quelques minis photos dans la colonne de gauche. Si vous utilisez Internet explorer vous les voyez peut-être sinon, avec Firefox il y a encore des petits bugs... On travaille là-dessus...

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lundi, novembre 10, 2008

Qui dit vrai? - REE

Si vous avez des commentaires et suggestions à propos des REE (Régimes d'épargne étude), vous êtes les bienvenus. Est-ce que c'est mieux famillial ou séparé pour chaque enfant, est-ce qu'il vaut mieux aller vers notre caisse/banque (Desjardins dans mon cas) ou dans une firme spécialisée (Comme Universitas, par exemple)? Est-ce que ça vaut la peine ou non? Est-ce qu'on devrait prioriser ça et mettre le maximum ou non?

Que faites-vous pour vos enfants?

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jeudi, novembre 06, 2008

Pourquoi c'pas inné?

Moi j'aimerais bien comprendre dans quelle processus industriel ou social (ou plutôt anti-social) on a perdu nos intuition et notre facilité innée à allaiter. Avez-vous déjà vu un chiot qui capote parce que sa mère a trop de lait ou que ça coûle trop vite ou pas assez vite? Oui, sûrement... Mais personne n'en fait tout un plat et les deux parties s'ajustent... On a tellement perdu nos traditions d'allaitement que c'est rendu une science étrange et mystérieuse.

Pis comme moi je veux tout analyser et que tout soit parfait toujours, j'haïs ça quand c'est pas à mon goût. Depuis une semaine ou deux, je dirais que si mon feeling est bon, ça a commencé après sa poussée de croissance de 3 mois. Régulièrement pendant les tétées de jour, Guillaume n'est pas content. Parfois juste grincheux, parfois pas content mais alors là pas dutout. Pour Alexandre, j'ai relativement assumé que c'était que je n'avais pas assez de lait, mais une infirmière me contait que ça ressemblait à des "symptômes" d'un réflexe d'éjection trop puissant (trop de pression quand le lait sort). Va savoir, comment, à l'opposé complètement, ces deux choses peuvent être méprenantes!?!

Bref, je ne saurai peut-être jamais. J'essaie des trucs, je retourne à la clinique d'Allaitement et j'espère que cette fois-ci, ça n'empêchera pas Guillaume de prendre du poids entre 4 et 6 mois, ce qui était arrivé à Alexandre.

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