L’autre enquête

Début d’année norvégien avec L’autre enquête de Jørn Lier Horst.

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Juste après avoir annoncé en ligne qu’elle avait trouvé des indices importants, une jeune femme norvégienne qui participe à un forum international qui enquête sur le meurtre non résolu d’une australienne sur la côte catalane espagnole, disparaît et ne donne plus de nouvelles. Inquiète, la responsable du forum alerte les autorités norvégiennes, et ça tombe sur William Wisting.

Celui-ci découvre alors ces internautes qui se prennent pour des privés et enquêtent sur internet. Peu de jours plus tard, une camionnette est signalée, abandonnée et couverte de neige. Il se trouve qu’elle appartient à la famille de l’internaute. Sa disparition devient alors plus inquiétante. Les deux enquêtes seraient-elles liées ?

Alors que je n’en avais pas entendu parler il y a 3 mois, voilà le second polar que je lis qui tourne autour de ces forums où les internautes tentent de résoudre des meurtres non élucidés par la police. Si Jørn Lier Horst insiste moins que Frédéric Andrei sur les risques de cette pratique, il en pointe également les dérives.

Sinon on est toujours dans la qualité scandinave, du procédural solide, bien ficelé, bien écrit, bien construit. On continue à suivre la vie de William Wisting et de sa fille Line, et on fait cette fois une incursion en Espagne où le policier va être amené à poursuivre son enquête.

Sans être révolutionnaire, du beau boulot pour un polar que l’on lit avec beaucoup de plaisir, comme tous ceux de la série.

Jørn Lier Horst / L’autre enquête (Grenseløs, 2021), Série Noire (2026), traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier.

Bonne année quand même

Difficile de ne pas appréhender 2026 tant 2025 a été merdique d’un point de vue général. Les fanas sorciers de toutes les chapelles sont de plus en plus virulents, les fachos et les cons arrivent au pouvoir un peu partout, les plus riches sont de plus en plus riches, et chient avec chaque jour plus d’arrogance sur le reste du monde. Bref c’est la merde.

Alors il me reste à vous souhaiter de bons moments avec vos proches, famille et amis, de bons livres, de bons films, de la bonne musique, de belles balades et de bonnes bouteilles.

C’est la mort du petit coeur.

C’est d’une chronique de Christophe Dupuis dans le numéro à venir de la Tête en noir que je l’apprends, je l’aurais su avant si je suivais régulièrement le blog de 813. Le grand écrivain Daniel Woodrell est mort fin novembre.

Cela faisait un moment que l’on n’avait plus de parution d’un écrivain qui a inspiré, entre autres, David Joy.

Sale nouvelle d’une année qui n’en a pas manqué. Après quelques romans assez classiques et un western il nous avait poignardé en plein cœur avec La fille aux cheveux rouge tomate, La mort du petit cœur, et Un hiver de glace. J’avais publié une chronique sur son œuvre, il y a déjà bien trop longtemps.

Son écriture, son humanité, son attention envers les plus démunis vont nous manquer. Il retrouve Larry Brown, Jim Thompson, James Crumley et quelques autres. Merci pour tout monsieur Woodrell.

Les acharnés

C’est bientôt Noël, alors je me suis fait un cadeau en avance, et je peux vous aider à vos choix s’il vous en reste à faire : tout ce qui est signé Ed Brubaker (scénario) et Sean Phillips (dessin). Là je suis tombé sur de nouveaux épisodes de l’univers de Criminal : Les acharnés.

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On se retrouve donc dans l’univers de Criminal, avec certains personnages croisés au fil des histoires. Jacob Kurtz, dessinateur de BD assez obscur est appelé à Hollywood, un producteur veut adapter sa BD pour en faire une série … Qui bien entendu n’aura rien à voir avec ce qu’il dessine et invente. Et il va s’y casser les dents.

Et il y a Angie, une jeune femme, ou grande ado, à la dérive, qui va venir habiter chez lui. Et il y a l’Undertown, le bar où les truands vont boire un coup, où Angie et Jacob ont, ou ont eu leurs habitudes. Il y a aussi de vieux films, des pourris, des vengeances …

C’est superbe, l’histoire vous attrape dès les premières cases, les personnages sont inoubliables, les dessins rendent parfaitement l’ambiance de films noirs auxquels les auteurs rendent hommage.

Et ça m’a donné envie de relire toute la série Reckless. C’est tout aussi génial, on retrouve des thématiques communes, l’empathie pour ceux qui vivent en marge, des victimes qui se rebellent, l’amour du cinéma et des vieux films, de très belles histoires d’amitié. Et toujours cette superbe esthétique de films noirs.

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Il y a maintenant 5 volumes autour de ce personnage, tous se lisent séparément, tous sont magnifiques. Voilà si vous étiez à court d’idée, parfait pour tout amateur de polars et de BD.

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Ed Brubaker (scénario) et Sean Phillips (dessin) / Les acharnés, Delcourt (2025), traduit de l’anglais (USA) par Alex Nikolavitch.

Ed Brubaker (scénario) et Sean Phillips (dessin) / Reckless Tomes 4 et 5, Delcourt, traduit de l’anglais (USA) par Alex Nikolavitch.

la solitude est un cercueil de verre

Une réédition intéressante et surtout originale : La solitude est un cercueil de verre de Ray Bradbury.

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Venice, Californie, en hiver. La station balnéaire et sa fête foraine sont dans les mains des démolisseurs qui vont tout abattre pour moderniser. Le narrateur, un jeune auteur en quête du premier succès, survit difficilement quand il arrive à vendre une de ses nouvelles.

Alors que le brouillard recouvre la ville, les habitants qu’il fréquente, tous plus étranges et paumés l’un que l’autre, commencent à mourir, apparemment de mort naturelle. Mais lui est persuadé d’avoir entendu l’assassin et, aidé d’un flic qui lui aussi veut devenir écrivain, et d’une ancienne star du muet il va commencer à enquêter dans une ambiance de plus en plus brumeuse et inquiétante.

Etrange roman. Un roman d’atmosphère au décor de vieille fête foraine à moitié démolie noyée dans le brouillard très cinématographique. Un décor également en accord parfait avec l’ambiance onirique du récit.

Il faut accepter de se perdre, apprécier les portraits des différents protagonistes. Il faut accepter de ne pas tout comprendre tout le temps, prendre comme elles viennent des digressions poétiques. Passer d’un jardin où retentissent des rugissements de lions, à une sorte de château envahi de coussins. Passer du temps avec un coiffeur qui se rêvait pianiste, avec une ex cantatrice obèse qui ne bouge plus de son fauteuil, avec trois papis assis à un arrêt de bus promis à la démolition.

Cela peut être déstabilisant au début, mais une fois qu’on se laisse prendre au rythme, aux images, à la poésie, à l’étrangeté de ce monde, on se laisse gagner par une émotion douce-amère. Un beau roman pour lecteur curieux.

Ray Bradbury / La solitude est un cercueil de verre (Death is a lonly business, 1985), Denoël / Sueurs froides (2025), traduit de l’anglais (USA) par Emmanuel Jouanne.

My name is Inigo Montoya …

Une mauvaise nouvelle cette semaine, la mort d’un réalisateur assez sous-estimé (à mon goût), qui sans être un génie du cinéma m’a fait passer certains de mes meilleurs moments devant un écran : Rob Reiner.

Des moments excellents que j’ai pu de plus partager avec mes gamins. Avec une mention spéciale à Princess Bride, vu lors de sa sortie, et qu’on a vu et revu en DvD avec mes enfants. Et quand je dis vu et revu, cela dépasse sans problème la quinzaine de fois.

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Et puis la douce nostalgie de Stand by me, les éclats de rire de Spinal Tap, le numéro de cabots géniaux de Nicholson et Freeman dans Sans plus attendre, l’abominable infirmière de Misery et bien entendu la scène mythique du restaurant de Quand Harry rencontre Sally.

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J’ai lu qu’il y avait un Spinal Tap II qui était sorti cette année, si quelqu’un sait comment on peut le voir, ce sera le meilleur hommage à lui rendre. Merci pour tout.

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Babel

J’avais repéré un pavé de Fantazy, pour patienter avant d’attaquer la rentrée polar de janvier. Babel de R.F. Kuang. Raté, le pavé m’est resté sur l’estomac.

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1928, l’empire britannique à son apogée. Un jeune orphelin de Canton dont la mère vient de mourir du choléra est guéri par un professeur anglais et emmené à Oxford. Là, rebaptisé Robin Swift, il va intégrer Babel, l’institut de traduction de la prestigieuse université et étudier comme une brute pour devenir traducteur.

Il faut dire que l’empire tire une bonne partie de sa supériorité mondiale de l’argentogravure : Aucune traduction n’est précise à 100 %, le « même mot » dans deux langues différentes a des sens légèrement différents. Et de cette différence nait une énergie que l’on peut canaliser si on grave les mots, d’une certaine façon, sur une barre d’argent pur. L’Angleterre a l’argent, Oxford concentre les meilleurs traducteurs, venus du monde entier.

Sur place, il n’a que trois amis. Ramy de Calcutta, Victoire d’Haïti, et Letty, jeune fille anglaise en rupture avec sa riche famille. Peu à peu il va prendre conscience qu’il contribue à la domination britannique sur le monde, et se poser des questions sur son rôle.

Un pavé donc, de plus de 700 pages. J’ai vraiment essayé d’aller au bout, mais j’ai craqué après environ 500 … Pour de multiples raisons.

La plus importante sans doute est que le roman manque de nuances et de légèreté, voire de finesse. Et ça commence par les quatre personnages qui ne sont là que pour représenter une facette de l’état de domination du monde : Ramy a la peau sombre, donc même s’il est très intelligent, il est tout le temps discriminé ; Robin pourrait passer pour blanc … de loin, donc il passe mieux mais finit par être aussi toujours renvoyé à ses origines « inférieures » ; Victoire la pauvre cumule, femme, noire, représentante de ses ancêtres esclaves ; et Letty est la gentille cruche blanche anglaise, qui en plus de trois ans ne se rend jamais compte de ce qui arrive à ses amis, bien qu’elle passe son temps avec eux. Et c’est tout. A part ça ils n’ont pas de goûts particuliers, ils sont fades, ils sont ados et post ados et ne tombent jamais amoureux, n’ont aucune autre vie qu’étudier et se révolter (mais pas très bien). Bref ils sont chiants et je me fichais de ce qui allait leur arriver. Au point de ne pas aller au bout.

La symbolique est appuyée, voire lourdingue. Imaginez, c’est grâce à l’argent (le métal) et la maîtrise des langues que la perfide Albion domine le monde. Le tout symbolisé donc par l’argentogravure. Ce n’est ni une révélation, ni d’une grande finesse d’analyse.

Ensuite je suis intéressé mais pas passionné par les problèmes de traduction. Donc avoir de temps en temps un cours de linguistique comparée, c’est bien. Le premier m’a intéressé, le suivant aussi, mais ils ont eu tendance à s’accumuler et j’ai petit à petit eu l’impression que l’autrice voulait absolument m’en mettre plein la vue. Sauf qu’elle a juste réussi à me fatiguer et que j’ai commencé à sauter des paragraphes entiers.

Et puis il y a des problèmes de narration et de cohérence.

Le système de magie déjà. Le principe est très original et assez génial. Mais l’autrice ne va pas au bout, et finalement il parait assez faible, très imprévisible, peu fiable et ne peut en aucune façon expliquer la domination britannique. Sauf parce qu’elle a des colonies, beaucoup d’argent, une flotte dominatrice et aucun scrupule. Ce qui n’est pas du tout magique en fait.

Et ce qui a fini de me sortir complètement du roman c’est un coup de théâtre, qui arrive quand même très tard, pas crédible pour un sou. Sans révéler qui et quoi, un meurtre change la donne. Il arrive comme un cheveu sur la soupe, la scène est bancale, et tout ce qui en découle devient de plus en plus incohérent. Là j’ai laissé tomber.

Le souci finalement c’est que c’était suffisamment intrigant pour me pousser aussi loin, et pas assez bon pour m’amener au bout. Donc j’ai eu l’impression de me faire avoir et de perdre mon temps. Et du coup je suis pas content.

Pas content ! Pas content ! Pas content ! Pas content ! Pas content !

R.F. Kuang / Babel (Babel, 2022), PAL (2025), traduit de l’anglais par Michel Pagel.

Cuirassés

Une nouvelle novella d’Adrian Tchaikovsky, ça ne se rate pas : Cuirassés.

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Dans un futur plus ou moins proche. Les territoires du Nord de l’Europe sont devenus socialistes. Le reste de l’Europe et les USA restent résolument capitalistes, et bien religieux. Et ils se font la guerre. A moins que la guerre ne soit menée en fait par les grandes sociétés privées qui gouvernent le monde. Tout ça en envoyant de pauvres couillons mourir pour elles.

Les Héritiers, fils des grandes familles, ne veulent pas que seuls les pauvres s’amusent. Alors revêtus de cuirasses indestructibles bardées du haut du panier de la technologie ils vont sur les champs de bataille massacrer du pouilleux. Puis rentrent chez eux, bien tranquilles.

Mais là, un Héritier manque à l’appel, disparu quelque part en Suède. Le sergent Ted Regan, de la 203° va recevoir pour mission d’aller le récupérer avec un petit groupe, en plein territoire ennemi. Même aidé de deux soldats d’une armée privée, équipés du nec plus ultra de la techno, ça ressemble à une mission suicide.

Voilà une novella qui se lit d’une traite. L’auteur arrive, en moins de 150 pages, à multiplier les coups de théâtre et les scènes de batailles. Il le fait avec un beau sens de la narration qui fait qu’il est très difficile de lâcher le bouquin. Rien que pour ça je le conseille.

Et puis son anticipation de ce futur, pas bien lointain, n’est pas si extravagante que ça. Privatisation d’une bonne partie des armées ; cynisme chaque fois plus marqué de grosses firmes qui envoie au casse-pipe des pauvres bougres sous prétexte de luttes politiques ou religieuses alors qu’il est surtout question de gros sous, de matériel de guerre à fourguer, ou de territoires commerciaux à gagner ; arrogance des quelques milliardaires et leur descendance … Les gadgets sont futuristes, le fond de l’affaire est intemporel.

Bref encore un vraie réussite de cette belle collection.

Adrian Tchaikovsky / Cuirassés (Ironclads, 2008), Le Belial / Une heure lumière (2025), traduit de l’anglais par Laurent Queyssi.

Morning Star

C’est toujours un plaisir de retrouver Walt Longmire de Craig Johnson. Il enquête cette fois dans la réserve Cheyenne dans Morning Star.

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Lolo Long, chef de la police de la réserve Cheyenne du Wyoming appelle Walt Longmire : Sa nièce Jaya Long, star de l’équipe de basket du lycée de la réserve, reçoit depuis quelques jours des menaces de mort. Certes Jaya a un caractère de cochon, mais comme sa sœur Jeannie a disparu un an auparavant, la chef ne veut pas prendre de risque.

Aidé de son ami Standing Bear et du Chien, Walt va tenter de comprendre ce qu’il se passe autour de la famille de la jeune fille. Et mettre les pieds dans un sacré pétrin.

Craig Johnson n’est certainement pas un auteur qui a, ou va, révolutionner le roman noir, ou la littérature, mais c’est un sacré conteur. Et c’est vérifié une fois de plus. Impossible de lâcher le roman. Je l’ai lu en moins de deux jours en grappillant ici et là toutes les minutes de lecture que j’ai pu voler.

Comme évoqué dans une autre chronique, c’est l’effet pistache à l’apéro. Je finissais un chapitre et je me disais, allez, juste un dernier … jusqu’à la fin du dernier qui du coup devenait l’avant-dernier etc … Vous voyez ? C’est pas terrible pour avoir une bonne nuit de sommeil.

Cette fois, l’auteur a particulièrement bien réussi sa recette : une forte présence de Henry Standing Bear, un personnage qu’il est si facile d’adorer ; quelques personnages secondaires très réussis, comme Jaya Long et sa tante ; ce qu’il faut d’épices fantastiques ; une bonne louche d’histoire des Cheyennes ; et la dernière touche, pour relever le tout légèrement, la présence en fin de volume de Vic. Laissez mijoter à feu doux, puis montez le feu en fin de roman et servez chaud.

Bref un vrai régal, avec une fin ouverte qui introduit déjà le prochain volume.

Craig Johnson / Morning Star (Daughter of the Morning Star, 2021), Gallmeister (2025), traduit de l’anglais (USA) par Sophie Aslanides.

Le Père Porcher

Les Disque-Monde c’est comme les pistaches à l’apéro, difficile de s’arrêter à une, donc j’en ai lu un second en suivant : Le père Porcher, toujours de Terry Pratchett bien entendu.

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C’est la nuit du Père Porcher, il neige, c’est beau, les enfants ont du mal à s’endormir, dans certaines maisons on met les petits plats dans les grands, ailleurs on crève de faim comme tous les jours. Et sur son traineau tiré par 4 cochons roses, le Père Porcher avec son lutin et sa liste fait le tour des cheminées.

Mais attendez, il est bizarre cette année le Père Porcher, il a beaucoup maigri, sa barbe blanche penche un peu et surtout IL PARLE COMME CA, ce qui fait un peu peur. Car oui, il a un remplaçant, parce qu’il a disparu, et si les enfants cessent d’y croire, il disparaitra pour de bon et peut-être que le soleil ne se lèvera pas demain. Alors oui, la Mort, et même sa petite fille Suzanne vont devoir donner un sacré coup de main.

Malgré la présence géniale d’un de mes personnages préférés de la série, à savoir la Mort, ce n’est pas le meilleur volume. La faute à une intrigue assez tarabiscotée pas toujours totalement maîtrisée à mon humble avis.

Mais ne pas être le meilleur volume de cette série unique vous laisse quand même sur le très haut du panier. Avec quelques scènes absolument inoubliables, dont deux en particulier : la présence de Mort dans un grand magasin, avec sa barbe et se « HO, HO, HO » pour le plus grand plaisir un peu inquiet des enfants, et la plus grande panique des parents et du propriétaire, et la confection d’un remède anti gueule de bois par les mages.

Et la Mort est sans doute l’un des personnages les plus sympathique dans sa tentative désespérée de comprendre les humains, avec un sens de l’égalité qui fait plaisir à voir. Source de beaucoup de sourires, rires et de quelques réflexions.

Et puis il y a ces dialogues et ces notes de bas de page qui moi me font beaucoup rire, et réfléchir :

Discussion entre les mages :

  • « Il y a l’inscription, Ridculle, dit le doyen. Vous l’avez lue, je présume. Vous savez ? Celle qui dit « N’ouvrez cette porte sous aucun prétexte » ?
  • Evidemment que je l’ai lue, répliqua Ridculle. Pourquoi j’veux qu’on l’ouvre d’après vous ?
  • Euh … pourquoi, fit l’assistant des runes modernes.
  • Pour voir pourquoi on voulait qu’elle reste fermée tiens » *.

Note en bas de page : Cette discussion contient presque tout ce qu’il faut savoir de la civilisation humaine. Du moins de tous ses vestiges aujourd’hui engloutis, enceints d’une clôture ou encore fumants. »

Voilà, vive la Mort ! Vive la nuit du Porcher ! Vive le Disque-Monde ! et Vive Pratchett !

Terry Pratchett / Le père Porcher (Hogfather, 1996), L’Atalante / La dentelle du cygne (2002), traduit de l’anglais par Patrick Couton.