Le 5 octobre 1728, à Tonnerre, en Bourgogne, naît un enfant de sexe masculin, fils de Louis d’Eon de Beaumont, avocat au parlement et de Françoise de Charanton, fille d’un commissaire général aux armée.
Enfin de « sexe masculin », ce n’est pas certain, car il est baptisé quelques jours plus tard, en l’église Notre-Dame de Tonnerre, sous les prénoms de Charles, Geneviève
et, durant ses huit premières années, sa mère l’habille en fille.
Certes, cette tradition bourguignonne faisait parfois donner aux garçons le prénom de leur marraine et il arrivait dans les familles nobles d’habiller ceux-ci en filles, mais le fait est troublant, d’autant que Charles Geneviève d’Eon, une fois arrivé à l’âge adulte, présente des allures à la fois féminines et masculines.
Extrêmement brillant, le roi Louis XV le remarque et le prend à son service.
Peu après, en raison de son physique particulier, il se voit confier une mission confidentielle habillé en femme.
C’est un plein succès et, dès lors, tantôt homme, tantôt femme, il devient l’énigme de son siècle.
En homme, c’est un capitaine intrépide décoré des plus hautes distinctions; en femme, il est à ce point attirant que Casanova et Beaumarchais lui font en vain la cour.
Charles Geneviève chevalier d’Eon, s’éteindra à Londres le 21 mai 1810, à l’âge de quatre-vingt-deux ans, après avoir passé trente trois ans de son existence habillé en homme et quarante-neuf habillé en femme. Son autopsie révélera qu’il s’agissait bien d’un homme.
Je viens à l’instant de retrouver mon tableau de bord que j’avais perdu !!! Ah la la quel bonheur !
J’espère que vous allez bien tous et que vous avez passé de bonnes fêtes ? Je suis sûre que l’Année 2015 vous apportera plein de jolies choses et du bonheur…
Pour ma part, la santé c’est je dirai que ça va un peu mieux. Pour le moment il n’est pas question de faire un pontage ou mettre un stent. Mais comme je marche mieux, on verra plus tard.
Des gros bisous à vous tous et je vous dis à Bientôt
Depuis quelques temps j’avais du mal à marcher et je pensais que mes varices me jouaient de mauvais tours…mais une visite chez le phlébologue a révélé que j’avais une artère bouchée ( l’artérite) ainsi que la carotide bien encrassée…!!!
Pas grave si on fait attention parait-il. Comme je devais faire une cure thermale , je vais me détendre un peu dans le sud de la France…
Prenez bien soin de vous mes ami(e)s. Je vous dis à bientôt !
Depuis quelques temps je n’ai plus l’ancienne adresse e-mail ,(qui a été supprimée par mon anti-virus !) et c’est vers cette ancienne adresse que je recevais les notifications. A présent plus rien !
J’ai essayé de changer l’adresse et ça n’a pas été une mince affaire. Oh la la quelle galère !
Et je suis toujours au même point…
Je ne sais si vous pourrez lire ce petit message. J’aimerais tant pouvoir communiquer à nouveau avec vous mes très chers amis.
Face à la manche, La Croix des Veuves ( nommée ainsi par Pierre Loti) était le point de ralliement des femmes de marins à l’époque de la » grande pêche ». Elles venaient ici attendre le retour des goélettes dont les voiles déployées se voyaient de fort loin. Croyantes ou superstitieuses, les épouses, mais les veuves aussi, s’y donnaient rendez-vous afin d’implorer l’au-delà.
L’église de Ploubazlanec, de construction récente puisqu’elle date de 1906, se distingue par un panneau de bois noir, sur lequel sont écrits en lettres blanches, année par année, les noms des bateaux disparus, de 1853 à1935. Et, partout autour, on peut découvrir dans les cimetières ou dans des oratoires, des plaques portant les noms de matelots noyés.
C’est pourtant un peu plus loin, près de la côte, que se trouve le plus poignant témoignage sur la vie tragique des familles de marins. Au lieu dit » La Croix des Veuves » se dresse, non une croix , mais une statue de la Vierge. L’endroit est situé sur un promontoire, qui domine la rade de Paimpol. On a, depuis ce lieu, une vue qui s’étend jusqu’à l’horizon, ce qui explique que tous les environs aient été voués à la mort en mer.
C’était là en effet que les femmes venaient jeter un dernier regard sur la flotte de pêche partant pour l’Islande. Elles y revenaient quand son retour était annoncé. Elles comptaient alors le nombre des bateaux et, s’il en manquait un ou plus, elles s’efforçaient de reconnaître celui de leur époux. Quand elles l’avaient vu, elles couraient, joyeuses, vers le port et il ne restait plus, auprès de La Croix des veuves, que celles qui n’avaient pas aperçu le bon navire. Il y a sans doute peu de lieux qui ont été témoins de tant de douleur.
Le village d’Ercé, dans la vallée du Garbet, a abrité pendant tout le XIXè siècle une « école des ours » unique en France.
Vers 1850, on pouvait y voir, dans beaucoup de foyers, des oursons attachés par une chaîne. Ils constituaient le plus souvent la dot de la fille de la maison, car un ours dressé coûtait cher…
Le dressage était effectué à l’école d’Ercé, où il commençait la première année. L’animal quittait ses maîtres et rejoignait ses congénères pour recevoir son instruction.
Le programme était invariable : l’ours devait se mettre à danser au commandement de » Dansez, mademoiselle », puis simuler un combat avec un autre de ses semblables. A la fin de l’affrontement, il devait, sur un signe du dresseur, tomber brusquement à terre comme mort, puis, sur un autre signe, se relever et saluer gracieusement à la ronde.
Les montreurs d’ours, les oussatès, avaient pratiquement le monopole de ce genre de numéro. Reconnaissables à leur large béret basque de couleur bleue, ils se déplaçaient dans toute la France et même parcouraient l’Europe, spécialement l’Angleterre, qui raffolait de ces spectacles. certains allaient même jusqu’en Amérique.
Avec la raréfaction des ours pyrénéens les habitants d’Ercé sont allés s’approvisionner en Russie, mais la Première Guerre mondiale a mis fin à l’activité des oussatès.
D’après la légende, dotées d’un pouvoir surnaturel et d’une immortalité compromise par le sel, les fées des houles, qui élisaient domicile dans des grottes peu accessibles d’où elles ne sortaient plus volontiers la nuit que le jour, vivaient comme les hommes, se mariaient, pêchant, faisant leur pain…
Sur certaines côtes de Bretagne, les grottes donnant sur le rivage étaient surnommées les houles. Souvent d’un abord difficile, parfois uniquement accessibles à marée basse, elles étaient censées abriter des fées, êtres secrets et jaloux de leur tranquillité, qui trouvaient là un refuge idéal.
Les fées des houles ont été, jusqu’à la fin du XIXè siècle, l’objet de toute une série de récits et de légendes, qui les décrivaient comme des êtres à la fois secourables et irritables.
Quand on pénétrait dans ces houles, que gardait souvent une vieille portière fort laide recouverte de varech, on découvrait tout un mobilier de pierre : des bancs, des tables, des lits, des berceaux. Parfois, ces grottes se prolongeaient fort loin, comme la grotte du chat, à Piriac, qui, selon la tradition populaire, s’étendait jusqu’à une demi-lieue dans les terres.
La grotte du chat
Les fées prenaient pour époux d’autres êtres surnaturels, les féetauds et, à l’intérieur de leurs houles, elles vivaient comme les humains. Elles faisaient leur pain, le mettaient au four, filaient leur linge, le lavaient et le mettaient à sécher sur les rochers de la côte.
Ces traditions ont été étudiées par plusieurs spécialistes et il semble qu’elles aient eu une origine tout à fait matérielle. Les lieux où sont situées les houles sont des endroits d’accès difficile où on pouvait se cacher et cacher des marchandises.
Il est fort possible que des contrebandiers aient, par des apparitions, entretenu la croyance aux fées de la mer, pour mettre leur marchandise et eux-mêmes à l’abri des regards indiscrets des douaniers et de la population.
On sait peu de chose sur la femme guerrière la plus célèbre de France après Jeanne d’Arc. La tradition la plus courante en fait la fille d’un officier, qu’à recueillie et adoptée une dame Lainé, sous le nom de Jeanne Lainé.
La petite Jeanne, née le 14 novembre 1454 à Beauvais, semblait appelée à vivre une existence ordinaire, mais l’histoire allait changer le cours de sa vie.
Charles le Téméraire est alors en guerre avec Louis XI et il met le siège devant Beauvais, en 1472.
Le samedi 27 juin, il fait donner l’assaut qui doit emporter la ville. Les femmes de Beauvais participent avec acharnement à la défense, repoussant les échelles, jetant des pierres et de l’huile bouillante.
Malgré cela, un Bourguignon parvient au sommet et plante son étendard sur les remparts en criant : » Ville gagnée ! » C’est compter sans Jeanne Lainé qui, d’un coup de hache, le rejette dans le fossé.
Son geste galvanise tous les défenseurs, les assaillants sont repoussés et le siège est levé.
Louis XI, ravi de cet exploit, a couvert d’honneurs celle qu’on a surnommée immédiatement JEANNE HACHETTE
et qui est devenue peu après Mme Pilon, en épousant l’élu de son cœur, Colin Pilon.
Le roi l’a exonérée d’impôts, elle et toute sa descendance, et a institué en son honneur, chaque dernier dimanche de Juin, la procession de l’ Assaut, au cours de laquelle les femmes précèdent les hommes dans le cortège.
Elle est toujours célébrée aujourd’hui.
Il faut noter pourtant que, si la part prépondérante par les femmes au cours de la défense de Beauvais est un fait incontesté, certains historiens minimisent le rôle personnel joué par Jeanne Hachette dans l’évènement.
Antoine Parmentier, qui y a vu le jour en 1737, est le plus célèbre des enfants de Montdidier. Si, pour tout le monde, son nom est associé à la pomme de terre, on s’imagine parfois qu’il l’a introduite en France, comme Jean Nicot l’a fait pour le tabac, alors qu’il en a généralisé l’usage.
Ce tubercule était connu et même cultivé depuis longtemps, mais jusqu’à la fin du XVIIIè siècle, il était destiné uniquement aux animaux. C’était la nourriture des cochons…
C’est un peu par hazard que Parmentier s’y intéresse. Pharmacien de profession, il sert à l’armée, en tant qu’apothicaire major, et il est fait prisonnier durant la guerre de Sept ans contre la Prusse.
Les Allemands consommant depuis longtemps des pommes de terre, il est nourrit de cette manière pendant sa captivité et il peut constater ses qualités nutritives et même culinaires.
A sa libération, il décide de se consacrer à sa promotion dans notre pays. Grâce à l’appui du roi Louis XVI, il l’introduit à la cour.
Pour la faire accepter du peuple, qui reste réticent, il a l’idée d’un stratagème. Il en plante un champ dans la plaine des Sablons, à Neuilly, et fait garder celui-ci par la troupe, comme s’il s’agissait d’une denrée précieuse. Intrigués, les Parisiens viennent voler des plants la nuit, les soldats ayant pour instruction de fermer les yeux.
C’est ainsi qu’ils découvrent ce nouveau légume.
Considéré comme un bienfaiteur de la nation, Parmentier a sa statue à Montdidier, à la faculté de pharmacie de Paris et à Neuilly, en face de la mairie.
Quel plaisir de recevoir un joli brin de muguet pour le 1er mai !!! Depuis de très longues années, les français prennent un grand plaisir à célébrer la tradition du muguet. A l’arrivée du mois de mai, on part cueillir en chantonnant ces petites grappes de fleurs magiques en espérant secrètement que nos souhaits se réalisent…
En effet, on raconte que ces petites clochettes blanches diffusent, en même temps que leur doux parfum, une onde de chance et de bonheur dans les demeures où elles sont installées.
Je viens partager avec vous un texte qui permettra à certaines d’entre nous de s’y retrouver…
Forte ça veut dire que tu ne pleures jamais…
Forte, ça ne veut pas dire que tu n’as jamais mal, que tu n’as jamais froid.
Forte, ça ne veut pas dire tout ça.
Forte, c’est quand tu te relèves, à chaque fois. Même quand on t’a enfoncé le visage dans la boue, et qu’on t’a rit au nez.
Forte, c’est quand même quand tu glisses, tu t’accroches à n’importe quoi, à n’importe qui, pas pour remonter, pas forcément, mais pour ralentir la chute.
Forte, ça veut dire que tu continues à vivre.
Forte, ça veut dire être fragile, avoir des faiblesses, mais essayer de faire avec.
Forte, ça veut dire que les larmes coulent, mais que tu t’efforces de les essuyer d’un revers de la main.
Forte, ça veut être un peu enfant, encore, et avoir besoin de promesses et de secrets.
Forte, ça veut dire hurler quand il le faut, et se taire, quand on l’a trop fait.
Forte, ça ne signifie pas être invincible.
Forte ça veut dire être humaine, ça veut dire fière.
Unique au monde, aujourd’hui comme lors de sa création en 1796 par Charles Pellerin, l’imagerie d’Epinal continue à fabriquer des images.
Au fil du temps, toutes les techniques d’impression ont été explorées : l’image gravée sur bois et imprimée à l’aide d’une presse à bras dite » de Gutenberg », puis lithographiée ; le coloriage s’est fait au pochoir, puis à la machine à colorier qui permettait de produire cinq cents images par heure. Les premières œuvres éditées furent les cartes à jouer et les estampes religieuses.
La période napoléonienne vit naître des planches célébrant les hauts faits de l’empereur et de la Grande Armée, et l’entreprise Pellerin établit sa renommée grâce aux colporteurs chargés de vendre ces images.
Pour les enfants, l’entreprise familiale se spécialisa dans les ludiques leçons de choses et de morale, et adapta les contes de Perrault. Elle se diversifia en créant des théâtres de papier à monter, des vignettes à découper et des jeux comme le Jeu de l’Oie.
Apparurent par la suite les prospectus publicitaires et les tracts électoraux.
Après la guerre de 1914-1918, le développement de la presse écrite et le recul de l’analphabétisme marquèrent une période funeste pour cette forme d’expression populaire.
Aujourd’hui, l’entreprise Pellerin a trouvé un nouveau souffle en faisant appel à des artistes contemporains et en rééditant les planches anciennes revenues à la mode.
Spécialité Lorraine, ce petit gâteau dodu en forme de coquillage fit revivre à Marcel Proust une scène de son enfance à l’heure du thé.
Composé de beurre, farine, et d’une larme de fleurs d’oranger, sa particularité réside dans les blancs d’œufs battus en neige incorporés en respectant le principe de « chaleur descendante« , qui seule permet la formation et la montée de la bosse.
Son histoire est liée à celle du duc de Lorraine. Après avoir perdu la couronne de Pologne, il se retire dans son château de Commercy où les cuisiniers rivalisent d’imagination pour satisfaire sa gourmandise.
Lors d’un dîner où le pâtissier est absent, une soubrette improvise une recette de sa grand-mère. Le Duc, conquis, donne au gâteau le prénom de la jeune fille, et la madeleine devient la friandise officielle de sa cour.
Après la mort du Duc, en 1766, l’un de ses pârissier s’installe à son compte dans la ville et exploite, ainsi que ses descendants, la recette de la madeleine.
Lors de l’arrivée de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg, un arrêté préfectoral de 1874 autorise la vente à la criée de madeleines sur le quai de la gare. Cette tradition perdurera jusqu’à la moitié du XXè siècle. Deux fabricants à Commercy produisent toujours la madeleine, la vraie.
Dagobert 1er, né en 600, mort en 639, est le fils de Clotaire II et de Bertrade. Roi franc puissant et heureux, fut le dernier Mérovingien à exercer personnellement le pouvoir. Il s’entoura de conseillers exceptionnels, en particulier de l’orfèvre Eligius, le futur saint ELOI.
Sa vie privée assez relâchée inspira probablement cette chanson burlesque. Le style, le rythme, l’air de chasse sur lequel elle se chante, démontrent qu’elle n’est pas aussi ancienne que l’on pourrait le croire.
Il est établi qu’elle est antérieure à la Révolution française, sans doute écrite pour railler Louis XVI et Marie-Antoinette.
Elle devint vraiment célèbre au printemps 1814, au moment de la Première Restauration, quand Louis XVIII rétablit la royauté. En y intercalant des couplets satiriques d’actualité, les royalistes se moquaient sans vergogne, sous le nom de Dagobert, de l’Empereur déchu.
« Le bon roi Dagobert
Voulait conquérir l’univers;
Le grand saint Eloi
Lui dit Ô mon roi !
Voyager si loin
Donne du tintoin.
C’est vrai, lui dit le roi,
Il vaudrait mieux rester chez soi.
Les déboires conjugaux de Napoléon et Joséphine inspirèrent peut-être également le couplet qui met en scène la reine Dagobert.
La reine Dagobert
Choyait un galant assez vert;
Le grand saint Eloi
Lui dit ô mon roi !
Vous êtes cornu,
J’en suis convaincu.
C’est bon lui dit le roi,
Mon père l’était avant moi.
Interdite pendant les Cent Jours, elle se chanta de plus belle après Waterloo et le retour des Bourbons. Avec le temps, elle perdit son sens caricatural et cessa d’être à la mode. Heureusement, elle est restée dans les mémoires pour devenir une charmante chanson enfantine.
Une vie, une personnalité à construire et des projets à mener à bien. Voilà, peu ou prou, le lot de chacun. Pourquoi alors est-ce si difficile ? Pourquoi nous sentons-nous si souvent comme englués, incapables d’avancer ou hésitants ?
Le premier de nos moteurs selon Bernard Samanes, psychologue, se trouve dans la puissance de notre besoin d’évoluer et d’accomplir nos projets.
Une certaine idée du bonheur…
Tous, nous avons appris de notre entourage et de notre environnement une vision du monde et des comportements que nous reprenons à notre compte sans les remettre en question.
« Tout ce que nous sommes est le produit d’influences multiples. Il nous faut remettre en question ces influences, en considérant que nous avons tendance à filtrer positivement ce qui nous vient de « nos familles » et négativement tout ce qui vient d’ailleurs. »
En prenant conscience de la nécessité absolue de nous émanciper, on doit faire le tri entre nos désirs, bien à nous, et ceux des autres qui continuent à peser sur nous. On apprend à se dire :
« Cela dépend de moi avant tout. Qui le fera pour moi, si ce n’est moi, en premier ? N’ai-je pas la responsabilité de me rendre heureux ? Une certaine maturité nous apprend que l’on devient un jour le principal auteur de sa vie. On a pu abandonner cette responsabilité à nos parents et plus tard aux équivalents parentaux qui incarnent l’autorité. » En préalable, il faut donc connaître sa propre idée du bonheur et souhaiter ardemment réaliser ses désirs propres.
Au XV è siècle, Grasse était surtout célèbre pour ses tanneries et la puanteur qu’elles dégageaient.
Mais pour parfumer les gants des dames de la haute société, on utilisait déjà les essences naturelles de la région, riche de fleurs très odorantes.
La mode de se parfumer n’arriva cependant d’Italie qu’au XVIIè siècle. Catherine de Médicis, lassée des senteurs capiteuses qu’elle faisait venir du lointain Orient, chargea un de ses savants de se fournir en pétales sauvages des bords de la Méditerranée provençale. le parfum devint alors l’apanage de la noblesse, pour masquer les mauvaises odeurs. La rose, le jasmin et l’iris embaumèrent tous les champs autour de Grasse, et les tanneurs y abandonnèrent progressivement le gant au profit du parfum qui, à l’époque, se présentait sous forme d’absolu : des essences pures.
La révolution, fatale aux nobles, le fut aussi au parfum. Il fallut attendre le Second Empire pour que ressurgisse cette mode. Les compositions d’essences multiples firent alors naître une subtile alchimie des fragrances délicates et sophistiquées.
Si les progrès de la chimie organique conduisent à la fabrication de molécules de synthèse reproduisant les qualités olfactives les plus rares, Grasse reste néanmoins la capitale mondiale du parfum élaboré par quelques« nez » et produit dans une cinquantaine d’usines.
Il y en a certains que nous gardons toute la vie ou que nous mettons de côté dans un coin de notre tête et qui resurgissent parfois sans crier gare, d’autres que nous oublions, que nous le voulions ou non : les souvenirs sont, de toute évidence, une composante essentiel de notre existence.
Ces souvenirs qui nous gouvernent, nous parlent de nos joies, de nos peines, de nos souffrances, de nos déceptions, ils disent ce que nous avons été, comment nous l’avons été et pourquoi nous l’avons été, en même temps qu’ils nous font comprendre pourquoi et comment nous sommes aujourd’hui ce que nous sommes.
Ils sont la marque indélébile de notre individualité, notre signature personnelle, la preuve que ce que nous avons vécu nous a appartenu en propre et n’appartiendra jamais à quelqu’un d’autre. Notre quotidien est drapé de souvenirs, mais nous sommes toutefois loin d’imaginer ce qui se cache dans le fait de se souvenir…
Le désespoir commence quand tout est noir. C’est lui le seul et unique voleur de tes sourires, il arrive toujours sans prévenir. Quand il vit en toi, ta vie n’a plus de sens, tu ne vois plus rien. Tu ne trouves plus le bon chemin, tu voudrais continuer à vivre et avancer mais il est là, il te suit, te surveille. Incapable d’avancer, il t’entraîne dans son monde noir et vide. Un monde sans joie, sans jolie matin, un monde où il n’y a rien. Tu te demandes pourquoi il te garde prisonnier ainsi. Il t’a enlevé le goût de la vie.
Puis un matin, tu souris, tu ramasses tes peines et tes souffrances. Déterminée à revivre, tu fais peur au désespoir en croyant à nouveau à la vie. Le désespoir s’enfuit, te laissant continuer ton chemin sans obstacles et noirceur. Enfin tu l’as fait fuir… Il faut garder cette joie de vivre car il pourrait revenir sans prévenir et te prendre, cette fois-ci, ta vrai raison de vivre ….
Le village des Andrieux n’a pas de chance, il est situé sur l’ubac, le versant sombre de la montagne, dans une vallée que dominent la cheminée d’Olan (3 564 mètres) et les refuges des Souffles et de la Chalance.
La cheminée de l’Olan
Mais c’est surtout l’aiguille du Midi qui est la cause du principal désagrément : elle est placée de telle manière qu’elle lui masque le soleil cent jours par an.
Aussi, on imagine la joie des habitants lorsqu’il réapparaît chaque année, vers le milieu du mois de mai, après cette interminable éclipse !
C’était traditionnellement l’occasion de la fête des omelettes. Quatre bergers postés sur la place principale annonçaient la résurrection de l’astre, au son des fifres et des cornemuses.
Dans chaque ménage, on avait confectionné des omelettes et tous les habitants, leur plat à la main, accouraient à ce signal. A la suite du plus âgé, qui prenait pour la circonstance le titre de vénérable, tout le monde se rendait alors jusqu’au pont enjambant le torrent voisin. Le vénérable tenait son omelette élevée au dessus de sa tête, chacun déposait la sienne sur le parapet, puis les danses commençaient jusqu’à ce que le soleil ait inondé le village de ses rayons.
Le cortège retournait alors dans le même ordre sur la place et reconduisait le vénérable jusqu’à la porte. Ensuite, chacun rentrait chez soi et on mangeait l’omelette en famille. Au soir, les jeux et les danses recommençaient, se prolongeant jusqu’à très tard dans la nuit.
Que l’on ressemble à un extra terrestre (E.T), ou à un personnage de film d’horreur, qu’importe !!! , la beauté intérieure, la beauté du cœur, restera toujours alors que le physique se fanera au fil du temps…
Parmi les petits métiers d’autrefois, on distingue les « raccommodeurs de faïence ». Les objets en céramique étant assez chers, il était d’usage courant de les faire réparer par des artisans ambulants pour leur donner une nouvelle vie.
Jusqu’au milieu du XXè siècle leurs appels retentissaient dans toutes les villes de France. C’étaient de petits artisans qui circulaient dans les rues en portant une boîte en bois contenant leurs outils et sur laquelle ils s’asseyaient pour effectuer leur travail.
Ils recollaient les morceaux, d’une assiette par exemple, comme ils pouvaient, en utilisant des colles d’origine animale qui se desséchaient en jaunissant avec le temps. Ils consolidaient leur réparation avec des agrafes en fer introduites dans de petites perforations faites au burin. Les manques étaient comblés avec une sorte de mastic de vitrier. Cela défigurait la pièce, mais avait pour avantage d’en prolonger l’usage domestique.
Le procédé daterait du commencement du XVIIIè siècle et aurait été inventé par un sieur Deslisle, originaire de Montjoie en Basse-Normandie. Les fabricants de faïence protestèrent : si on répare la faïence, on risque de moins en vendre. Mais les bourgeois s’unirent aux raccommodeurs en faisant valoir les avantages de l’opération pour chacun, et obtinrent un jugement qui évinça les fabricants.
Plus tard, les restaurateurs cherchèrent à rendre leur réparation invisible et la porcelaine se répara avec un mastic composé de céruse et de blanc d’œuf, puis on utilisa des colles époxydes à base de résine synthétiques. Ces nouveaux procédés eurent raison de cette petite industrie.
Le raccomodeur de faïence
Descoq – Soler – 1929
Extrait MP3 par Berthe Sylva
Dans un des plus beaux quartiers de Paris
Aux Champs-Elysées, près de l’avenue
Un bonhomme hirsute aux longs cheveux gris
Va déambulant à travers les rues
Machinalement, tout en inspectant
A chaque fenêtre anxieux il s’arrête
Bougonne ou sourit, et parle simplement
Faisant raisonner bien haut sa trompette
Il joue ses airs les plus jolis
Et chante ce refrain de Paris
Je suis le raccommodeur
De faïence et de porcelaine
Raccommode objets de valeur
Choses modernes, choses anciennes
Je répare bien des malheurs
Ainsi j’évite bien des peines
Je suis le raccommodeur
De faïence et de porcelaine
Il advint qu’un jour un petit gamin
Guettait l’artisan au coin de la rue
Dès qu’il l’aperçu loin sur le chemin
Il courut à lui et dit l’âme émue
Monsieur petit Père a dit ce matin
A Maman chéri qui pleurait sans cesse
Tu as brisé ma vie et nos doux liens,
Tu as brisé mon coeur et pris sa tendresse
Pour que maman cesse ses pleurs
J’vous en prie monsieur v’nez vite
Raccommoder leurs coeurs
Je suis le raccommodeur
De faïence et de porcelaine
Mais pour raccommoder le coeur
De ton papa, ma science est vaine
Pour réparer ce grand malheur
Toi seul a ce pouvoir suprême
Mois, je ne suis que raccommodeur
De faïence et de porcelaine
Dans le Bocage normand, les boisetiers tournaient de la vaisselle de bois à l’usage des villageois : écuelles, jattes, cuillères, poivrière, pelle à four et à marc…
(Confection d’un tonneau avec des pinces à linge)
Dans le Maine, quelques-uns vendaient eux-mêmes leur vaisselle au lieu de la vendre en gros.
Entassée sur une hotte d’osier, ils la promenaient à dos en criant d’une voix traînante : » Boisterie ! Boisterie ! Oui ! oui ! « …
Devenus vieux, les boisetiers de la Sarthe confectionnaient des paniers en osier ou fabriquaient des épingles à linge. Elles étaient faites avec des ramilles de chêne un peu plus grosses que le doigt, longues de 13 centimètres, et fendues en forme de V. Dans la région, on les appelait » jouettes » et elles étaient vendues 1 franc. Quand le boisetier allait les vendre à la ville, le ruban de son chapeau était remplacé par une couronne de pinces à linge sur une ficelle, et il lançait à la cantonade :
Je viens partager avec vous « Les clefs de l’harmonie familial », un article qui me plaît beaucoup ! par Martine Teillac, et Christelle Petitcollin
Nous aimons de plus en plus recevoir…
Il s’agit autant de régaler ses invités que de faire pétiller sa personnalité !
Vous êtes la championne de l’improvisation ?
Vous aimez faire avec ce que vous trouvez dans vos placards ou dénichez sur le marché, voire suivre votre humeur du jour. Vous fonctionnez volontiers à l’instinct car vous avez confiance en vous. Et vous avez aussi gardé une petite part d’ enfance qui vous fait jouer les hôtesses comme vous joueriez à la dînette. Chaleureuse, douée pour la communication, vous n’avez pas votre pareil pour « faire monter l’ambiance » car vous misez sur la relation avec les autres. Plus fantaisiste que compétitive, vous aimez les sensations fortes et relevez des défis ne vous fait pas peur.
Vous êtes la reine de la bonne franquette ?
Vous adorez réunir des amis ou la famille autour d’un bon plat mijoté, sans menu sophistiqué, et si vos invités mettent la main à la pâte ou apportent le dessert, c’est encore mieux ! Vous ne courez pas après les honneurs et vous partagez aussi volontiers votre gratin dauphinois que le pouvoir en général. Vous savez déléguer, vous adaptez et vous ne cherchez pas à tout contrôler car vous avez une bonne estime de vous-même et rien à vous prouver. Votre priorité : tisser de jolis moments de plaisir et de complicité. Franche, ouverte, affective et empathie, vous aimez surtout l’authenticité et la simplicité.
Vous aimez perfectionner vos classiques !
Vous recevez avec vos recettes fétiches tout en cherchant toujours le petit plus qui fera la différence ou créera la surprise. Cuisiner vous donne l’occasion de vous améliorer. Pas question de décevoir à cause d’une recette que vous réaliseriez pour la première fois ! Vous avez besoin de savoir où vous allez tout en mettant toujours la barre plus haut, car vous accordez généralement beaucoup d’importance à ce que les autres pensent de vous. fragile et sensible, vous redoutez les conflits et avez tendance à vous compliquer la vie par souci de bien faire et de plaire, mais sans jamais laisser deviner tous les efforts que vous avez faits.
Vous adorez sortir le grand jeu !
Chaque repas est pour vous un prétexte à raconter une histoire ou à faire vivre une expérience. Et la déco de la table est un ingrédient indispensable pour pimenter vos dîners. Quand vous recevez, le chef, c’est bien vous ! Maîtresse de maison, mais aussi maîtresse à bord : chaque invitation est pour vous une façon de prendre gentiment le pouvoir en emmenant vos invités dans un voyage gourmand dont vous seule avez le secret. Et vous espérez que le plaisir de vos hôtes vous vaudra leur admiration. Persévérante, imaginative, curieuse et un brin directive, vous aimez sortir des sentiers battus, susciter de nouvelles sensations et, pour leur offrir quelque chose d’inédit, vous n’avez pas peur ni de prendre des risques ni de l’inconnu !
Hommes, femmes… à chacun sa façon de cuisiner !
Si nos hommes ne sont pas encore prêts à se charger de la popote au quotidien, quand il s’agit d’inviter, ils prennent de plus en plus de plaisir à jouer les chefs cuisiniers. Mais nous avons chacun notre façon d’accommoder l’art de recevoir « à notre sauce » !
Les hommes :
ils aiment l’expérimentation. Pour eux, cuisiner est autant un jeu qu’une aventure. Ils s’éloignent volontiers des recettes pour y mettre leur grain de sel et surprendre les papilles, sans se préoccuper du nombre de calories, et quand ils cuisinent pour quatre, il y en a souvent pour six ! La déco n’est pas leur priorité. les spécialistes du couple révèlent d’ailleurs qu’ils entendent souvent les maris se plaindre que leur compagne dépense trop à leur goût pour tout ce qui concerne l’art de la table ( nappe, vaisselle…).
Les femmes:
elles sont plus nourricières qu’aventurières et souvent conditionnées par le discours sanitaire sur l’alimentation. Elles veillent au grain quant à la teneur en gras et mesurent avec sagesse les quantités. Elles ont aussi plus tendance à suivre à la lettre même si elles essaient d’y ajouter leur petite touche personnelle.
Pour ma part, je pratique les trois façons de recevoir… j’aime recevoir, j’adore faire la cuisine.( Je passe des heures quelques fois pour confectionner des plats très compliqués).
J’aimerais connaître votre façon de recevoir…?
En attendant de vous lire je vous propose une recette en image… :
Lorsque Eugène Mercier s’éteint en 1904, une belle histoire s’achève. Ce jeune homme, parti de rien, a fondé sa première maison de négoce en 1858, à vingt ans. Il se révèle un génie de la publicité.
En 1871, il fait creuser des caves de 18 kilomètres de longueur, communiquant avec la ligne de chemin de fer PARIS-STRASBOURG, qui se visitent en calèche sous un éclairage électrique avant-gardiste. Sur sa lancée, il entreprend la construction du plus grand foudre ( tonneau) du monde, d’une capacité de 200000 bouteilles.
Pour l’amener à l’exposition universelle de Paris, en 1889, tracté par un attelage de 24 bœufs blancs, il faut consolider des ponts et démolir les maisons gênantes dans les virages !
Eugène Mercier fait projeter à la même occasion le premier film publicitaire sur son vin, réalisé par les frères lumière.
En 1900, il installe au Champ-de-Mars un ballon captif et invite les curieux à boire avec lui une flûte de champagne dans la nacelle, à 300 mètres.
Sous l’effet d’un vent violent, le câble se rompt et l’aéronef disparaît dans le ciel. On croit ses passagers perdus.
Ils atterrissent seize heures plus tard sur une cime vosgienne.
L’Alsace étant alors province allemande, les douaniers leur infligent une amende de 20 marks pour importation frauduleuse de six bouteilles de champagne.
Né de Jane Leslie Anton d’origine écossaise et d’Alfred Satie, courtier maritime normand, Erk Satie a passé sa jeunesse entre la Normandie et Paris. En 1879, il entre au conservatoire de musique. Jugé sans talent par ses professeurs, il est renvoyé après deux ans et demi de cours avant d’être réadmis, fin 1885. C’est durant cette période qu’il composa sa première pièce pour piano, « ALLEGRO » (1884).
Erik Satie était un personnage déconcertant, non seulement pour la critique bourgeoise, qu’il aimait provoquer et choquer, mais pour ses propres amis et disciples. Non content d’avoir publié sa première œuvre sous le nom d’ Opus 62 et d’avoir donné aux suivantes des titres extravagants : Préludes flasques pour un chien, Effarements granitiques, Trois morceaux en forme de poire, Aperçus désagréables, Danses de travers, Airs à faire fuir, etc.,
Il manifestait le comportement le plus étrange dans la vie de tous les jours. Il ne recevait jamais personne. Le pavillon qu’il habitait à Arcueil était fermé à tout le monde, même à ses intimes. En outre, toute sa vie il s’est fait remarquer par ses manies. Francis Poulenc, le musicien le plus proche de lui, a écrit : » Satie ne quittait jamais un chapeau melon qu’il respectait et un parapluie qu’il adorait. Un pardessus houppelande rarement quitté, même pendant l’été, l’enveloppait comme un peignoir de bain. Une barbiche soigneusement taillée et des binocles qu’il réajustait sans cesse complétaient le personnage. »
Sa passion pour les parapluies dépassaient même ce qu’on imaginait. Lorsque , à sa mort, le 1er juillet 1925, on put enfin pénétrer dans le pavillon d’Arcueil, on n’en découvrit pas moins d’une centaine. Certains n’avaient même pas été sortis de leur emballage.
Ce maître de piano a composé, en outre, toutes ses œuvres dans des cafés d’Arcueil, sur un coin de table. Il ne s’est jamais servi du piano qu’on a retrouvé chez lui et qui était inutilisable. Le peintre BRAQUE l’a acheté comme souvenir.
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