
assemblage photographique Robert Rauschenberg
Ce serait sans doute
une vue partielle
par nature incomplète
d’une maison imaginaire
dont j’assemblerai les facettes
coûte que coûte…
un temps nostalgique
promis à la démolition
ne tenant que grâce à un échafaudage:
des photos sépia ou bistre
d’un intérieur modeste,
le tout, sans prétention…
et si l’on monte de deux étages
l’escalier en colimaçon,
la vue se dégage
vue sur la maison d’en face
et son mur en briques
la toiture en forte pente,
( avant que ce souvenir ne s’efface,
on distinguera derrière la fenêtre
le reflet des arbres, et une lampe…)
mais l’imaginaire jamais ne s’arrête,
continue sous l’ogive
de la porte de l’église…
On y verrait un jeu de construction
des photos réunies par hasard
par nécessité de la composition
des jeux d’ombre et de lumière
—-reconstitution aléatoire
de mon petit univers…
murs envahis par le lierre
pour seul horizon…
des images du passé
qui me tiennent de mémoire
dont je viens de me rappeler…
avant que l’immeuble ne soit rasé.















