Aucun animal n’a été blessé ou malmené dans ce film, mais quel a été le salaire de l’acteur principal pour le regard qu’on lui a fait porter sur quelques travers des humains, tout le long de son périple entre un cirque polonais où il partageait la scène avec la danseuse Kasandra (Sandra Drzymalska), qui prenait soin de lui (avant que les défenseurs du droit des animaux ne lui fasse fermer ses portes et saisir les animaux), et le gazon du parc d’Isabelle Huppert en comtesse italienne sur le départ ?
EO – bande-annonce VF
Mais le doux souvenir des muffins de Kasandra lui fera prendre, une fois de plus, la poudre d’escampette en profitant de l’ouverture providentielle du portail ? Le danger le guette en permanence entre la Pologne et l’Italie mais il arrive toujours à nous émouvoir, tout comme Jerzy Skolimowski qui nous persuade qu’un coup de sabot vengeur aurait provoqué l’admiration silencieuse pour fait de bravoure, des animaux en cages (j’avais mal aux pattes pour eux) élevés pour leur fourrure. Je veux bien, par contre la recette des fameux muffins à la carotte ! 😉
C’est une série télévisée américaine de science-fiction, en trente épisodes de 42 minutes (signée David Appelbaum) dont j’avais vu, en son temps la première et la deuxième saison ! TF1 vient enfin de diffuser la troisième et dernière saison (les 3 sont toujours disponibles sur le site de la chaîne).
Comme j’avais bien aimé le groupe tombé dans ce gouffre ainsi que ses aventures rocambolesques dans un monde préhistorique, je suis bien contente d’avoir pu visionner les 6 derniers épisodes en me dispensant de revoir le dernier de la saison précédente, car je n’avais pas totalement oublié les protagonistes ! 😉
La Brea : Le Gouffre – Bande-Annonce TF1
Il est sûr que devant le caractère dramatique de la série, les amateurs de science-fiction pure ont pu décrocher ! Personnellement, j’ai adoré les confrontations avec les dinosaures ou d’autres animaux disparus (on court beaucoup pour leur échapper dans cette série), tout comme certains personnages avec leurs failles que les nouvelles aventures, après la plongée dans un univers parallèle, leur ont permis de combler. Les amateurs de technique seront contents de savoir qu’il existait (ou pas ?) un programme spécial de l’armée concernant les avions à remonter le temps ! 🙄
Vrai ou faux, les bons et les méchants, c’est presque sans importance, la loufoquerie du scénario et les effets spéciaux valent que l’on s’y arrête, c’est récréatif et bien fait ! Ensuite, chacun fait et dit ce qu’il lui plaît, que vive la diversité ! 😉
Une pensée pour Diane Keaton, Oscar de la meilleure actrice en 1978 pour son rôle dans Annie Hall de Woody Allen (mais si ce film avait été écrit pour elle, sa carrière comportait bien d’autres pépites) qui a rejoint le Panthéon des Étoiles samedi dernier…
… mais j’ai adoré le combat de cette mère courage dans cette série, très bien faite, sur la condition des veuves égyptiennes qui, au décès de leur mari tombent légalement sous la tutelle de leur beau-père (et accessoirement du beau-frère) pour ce qui est de la gestion du futur héritage des orphelins…
C’est disponible sur Arte jusqu’au 1er mai 2026 et l’on peut allègrement raccourcir chaque épisode de 5 minutes en supprimant le générique de fin !
Comme c’est une saison 1, on peut supposer qu’il y en aura une prochaine où l’on apprendra peut-être que Hanane (rôle joué par Mona Zaki) s’affranchira enfin de sa belle-famille pour donner à ses enfants l’éducation dont le poids des coutumes patriarcales veut les priver…
Bien sûr, si on ne pratique pas le dialecte égyptien, il faudra lire les sous-titres, mais les dialogues en langue vernaculaire sont un vrai régal parce qu’ils reprennent les standards populaires masculins de l’âge d’or du cinéma du pays tout en étant représentatifs, côté féminin, de la vie actuelle avec les dictats de la mode chez quelques aspirantes influenceuses. De plus le scénario a l’intelligence de ne pas être ni trop religieux, ni politisé, et rien que pour cela bravo aux réalisateurs Mohammad Shaker Khodeir et Ramy Nassif !
Mais il existe plus croustillant en la matière, surtout quand il s’agit des voisins d’un même immeuble madrilène où un appartement est à vendre… bien sous tous rapports, son seul défaut : il n’a pas de garage ! Cette comédie horrifique d’Álex de la Iglesia (La comunidad – 2000) sur les infinies ressources de l’avidité humaine a elle aussi son défaut…
Mes chers voisins – Bande annonce
… le superbe tailleur rose bonbon de la géniale Carmen Maura taché au bas de la jupe durant la scène des poubelles, qu’elle porte presque jusqu’à la fin du film et dont je n’ai pas réussi à savoir si la même souillure avait résisté au nettoyage ? Autre possibilité, il y avait plusieurs tailleurs identiques ! Le chat, lui, n’a pas aimé la sonnette de l’appartement, la même que celle de sa maison… 😉
* Mention spéciale (faites l’amour, pas la guerre) à L’enchanteur de Philippe Lefebvre, visionné sur France TV (mais plus disponible au replay), à condition d’avoir suivi et aimé, en 1975-76, la polémique Romain Gary et Émile Ajar, sur un scénario de Maria Pourchet et, François-Henri Désérable, et avec un Charles Berling bluffant, accompagné par Claire de la Rüe du Can, Pierre Perrier, Miranda Raison, Anne Charrier, Philippine Delaire, Gaspard Meier-Chaurand, Scali Delpeyrat.
Citation France TV : Juste après la parution de « La Vie devant soi » à la rentrée 1975, Romain Gary fait incarner Emile Ajar par son petit-cousin Paul Pavlowitch. La presse, les éditeurs, les lecteurs : tout le monde tombe dans le panneau. Enfin, presque tout le monde : une jeune étudiante originaire de Nice, où Gary a passé une partie de son enfance, fraîchement montée à Paris pour étudier la littérature à la Sorbonne, est persuadée qu’Emile Ajar et Romain Gary sont en réalité un seul et même écrivain. Elle va le retrouver rue du Bac, où il vit, pour le confronter. Va-t-elle le dénoncer à la presse ? Ou l’enchanteur arrivera-t-il à l’embarquer dans son illusion ?
Citation Arte : Journaliste américaine, Julia doit emménager avec sa fille et son mari français dans un vieil appartement du Marais, à Paris, où les grands-parents de ce dernier s’étaient installés en juillet 1942, peu après la rafle du Vel’ d’Hiv’, survenue les 16 et 17 du même mois. Elle apprend que les ont précédés dans ces lieux une famille d’immigrés juifs d’Europe de l’Est, dont les parents ont été assassinés à Auschwitz. Mais qu’est-il arrivé à leurs enfants, le petit Michel, 4 ans, et sa sœur Sarah, âgée d’une dizaine d’années ? Alors qu’elle prépare un grand article pour commémorer cette rafle qui vit la police française arrêter dans des conditions inhumaines plus de 13 000 civils juifs destinés à la déportation, dont une grande majorité de femmes et d’enfants, la jeune journaliste ressent la nécessité de retrouver leurs traces. Peu à peu, à mesure qu’elle progresse dans son enquête, un lien d’une force étrange se noue entre elle et la fillette, qui pourrait menacer ce qu’elle a de plus cher.
J’y passais par hasard (sur MSN), juste après l’alerte qui m’annonçait la pluie dans l’heure et la météo locale qui elle, m’annonçait des orages, alors que je voulais vous parler d’un titre que j’ai vu toute la journée sur mon écran…
… la photo m’amusait, juste parce que ma dernière lecture, pendant la canicule, était Le Mage du Kremlin, de Giuliano da Empoli qui m’a laissée un peu sur ma faim, alors que l’on parle de l’adaptation au cinéma du roman, après celle au théâtre…
Le Mage du Kremlin | Bande annonce
Je ne connais pas l’histoire croustillante de cette photo, ni ne sais quel crédit accorder à ce média, mais je trouve extrêmement drôle, pour un extrémiste néo-nazi, d’aller pleurer dans les bras du tsar qui voudrait restaurer la grandeur soviétique et socialiste, c’est sûrement ce qui s’appelle avoir de la suite dans les idées. Peut-on lui demander des nouvelles de l’ex-président syrien, disparu des radars avec sa fortune, si, par le plus grand des hasards, ils fréquentaient les mêmes sphères ?
En attendant les déclarations de notre gouvernement et le grand bazar du 10 septembre… profitez de votre journée si vous n’êtes pas aux abris ! ♥
Son battement à l’est de notre globe terrestre suffirait à provoquer un ouragan à l’ouest, cette formule, venue d’ailleurs, a agacé bien des cerveaux chez nous (qui n’aimons pas que d’autres que nous puissent aussi être des sages) quand elle est devenue à la mode, mais elle se vérifie tous les jours !
C’est ce que je viens de constater en visionnant ce documentaire de 2022 qui nous annoncerait que la troisième guerre mondiale n’est pas celle que l’on attend mais qu’elle a déjà commencé => Main basse sur les terres – Pillage alimentaire
À la télévision sur Arte (dont proviennent les 2 copies d’écran), ce soir, mardi 26 août à 21:00 ou en replay, disponible jusqu’au 23/11/2025. À ne surtout pas rater pour avoir une idée du comment notre monde court à sa perte. Qui a vu le film Soleil Vert comprendra que les grands de ce monde garderont un régime strictement omnivore tandis que la piétaille n’aura droit qu’à des pilules scientifiquement dosées pour ne pouvoir fournir que les efforts nécessaires pour entretenir le juste confort de nos pachas… 😦
… était un bon roman, un poil trop mélo à mon goût, mais surtout, quand j’ai acheté le livre, il y en avait un second juste à côté, du même auteur, avec la même couverture d’un personnage féminin sur la même voie ferrée, un titre similaire, à une différence près, on y était à Berlin ! J’aurais dû me méfier, parce que bien que ce ne soit écrit nulle part sur la couverture, c’était le tome 1 d’une saga qui ne dit pas son nom, Berlin en est le tome 2, et il existe un tome 3, sorti cette année, dont la FNAC prévoit qu’il fera un carton. La démarche de l’auteur devient, selon ma sensibilité sur le sujet, grandement dérangeante !
Madame Stuart (de son vrai nom Joanna Barnden, née Gibb, mais aussi Joanna Courtney pour d’autres romans) s’est inspirée de l’histoire de Stanisława Leszczyńska (1896-1974) dont une première biographie, signée Maria Stachurska (la nièce de SL), était sortie (le 25 novembre 2020) en Pologne sous le titre Pierwsza pełna biografia położnej z Auschwitz, suivie du film Położna en 2021. D’autres livres ont été édités en Pologne (dont Położna z Auschwitz de Magdalena Knedler paru en janvier 2020, dont on peut lire les critiques des lecteurs ici) sur ce destin singulier, et nous avons un article récent en français.
Sans décrier le travail de recherche d’Anna Stuart que je ne connais pas, je serais plus encline à accorder ma confiance à la nièce de celle qui a consigné les faits de son internement dans un unique rapport (Raport położnej z Oświęcimia) datant de 1957, avant de tourner définitivement la page du camp et de la faire sortir de sa vie. Stanisław Sapiński avait utilisé ces écrits, en 1986, dans son dernier documentaire (Raport Położnej).
Maria Stachurska zaprasza na film « Położna » | Łódź 2021
Ai-je aimé le livre ? Oui, bien sûr ! Mais peut-être trop, et avec un profond sentiment de malaise quand j’ai appris qu’il y avait une suite (ainsi qu’un troisième tome quand j’ai décidé d’écrire ce billet)… Est-ce que j’achèterai et lirai le second ? Non, pas plus que le troisième. Est-ce que je vais le garder ? Non, il ira à la boîte à livres à mon prochain passage, et quelqu’un apprendra très certainement l’existence de cette femme exemplaire. Pourquoi ? Parce que je trouve malsain de vouloir faire de l’argent avec une histoire qui mérite notre respect et rien de plus, surtout pas une saga qui piège les âmes trop sensibles, c’est malhonnête. Ce livre aurait mérité juste plus de sobriété et quelques pages supplémentaires, résumant ce qu’il y avait eu après la guerre, mais pas les suites que je me refuse de cautionner. 😦
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Mise à jour du 1er août :
Je viens de relire attentivement la publication de la Fnac (copie d’écran ci-dessous) annonçant la sortie du 3ème volume, le second tome, sorti un an après le premier n’aurait pas encore atteint les 10% des ventes du premier…
… signe que les lecteurs français ne cautionneraient pas la dérive mercantiliste de l’auteur ? Je me pose la question, et cela me rassure un peu, je me sens moins seule. Par contre je ne suis pas du tout tentée d’en connaître plus sur la politique éditoriale en pratique chez nous dans certaines maisons…