Ma lecture du mois…

… était un bon roman, un poil trop mélo à mon goût, mais surtout, quand j’ai acheté le livre, il y en avait un second juste à côté, du même auteur, avec la même couverture d’un personnage féminin sur la même voie ferrée, un titre similaire, à une différence près, on y était à Berlin ! J’aurais dû me méfier, parce que bien que ce ne soit écrit nulle part sur la couverture, c’était le tome 1 d’une saga qui ne dit pas son nom, Berlin en est le tome 2, et il existe un tome 3, sorti cette année, dont la FNAC prévoit qu’il fera un carton. La démarche de l’auteur devient, selon ma sensibilité sur le sujet, grandement dérangeante !

Madame Stuart (de son vrai nom Joanna Barnden, née Gibb, mais aussi Joanna Courtney pour d’autres romans) s’est inspirée de l’histoire de Stanisława Leszczyńska (1896-1974) dont une première biographie, signée Maria Stachurska (la nièce de SL), était sortie (le 25 novembre 2020) en Pologne sous le titre Pierwsza pełna biografia położnej z Auschwitz, suivie du film Położna en 2021. D’autres livres ont été édités en Pologne (dont Położna z Auschwitz de Magdalena Knedler paru en janvier 2020, dont on peut lire les critiques des lecteurs ici) sur ce destin singulier, et nous avons un article récent en français.

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Sans décrier le travail de recherche d’Anna Stuart que je ne connais pas, je serais plus encline à accorder ma confiance à la nièce de celle qui a consigné les faits de son internement dans un unique rapport (Raport położnej z Oświęcimia) datant de 1957, avant de tourner définitivement la page du camp et de la faire sortir de sa vie. Stanisław Sapiński avait utilisé ces écrits, en 1986, dans son dernier documentaire (Raport Położnej).

Maria Stachurska zaprasza na film « Położna » | Łódź 2021

Ai-je aimé le livre ? Oui, bien sûr ! Mais peut-être trop, et avec un profond sentiment de malaise quand j’ai appris qu’il y avait une suite (ainsi qu’un troisième tome quand j’ai décidé d’écrire ce billet)… Est-ce que j’achèterai et lirai le second ? Non, pas plus que le troisième. Est-ce que je vais le garder ? Non, il ira à la boîte à livres à mon prochain passage, et quelqu’un apprendra très certainement l’existence de cette femme exemplaire. Pourquoi ? Parce que je trouve malsain de vouloir faire de l’argent avec une histoire qui mérite notre respect et rien de plus, surtout pas une saga qui piège les âmes trop sensibles, c’est malhonnête. Ce livre aurait mérité juste plus de sobriété et quelques pages supplémentaires, résumant ce qu’il y avait eu après la guerre, mais pas les suites que je me refuse de cautionner. 😦

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Mise à jour du 1er août :

Je viens de relire attentivement la publication de la Fnac (copie d’écran ci-dessous) annonçant la sortie du 3ème volume, le second tome, sorti un an après le premier n’aurait pas encore atteint les 10% des ventes du premier…

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… signe que les lecteurs français ne cautionneraient pas la dérive mercantiliste de l’auteur ? Je me pose la question, et cela me rassure un peu, je me sens moins seule. Par contre je ne suis pas du tout tentée d’en connaître plus sur la politique éditoriale en pratique chez nous dans certaines maisons…

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Compte-rond

Qui sait si je serai toujours encore là dans dix ans ? Dans le doute…

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Copie d’écran empruntée au site de la Mairie, pardon !

Chez moi, au menu, il y aura Dépôt de Gerbe au Monument aux Morts et allocutions avec la participation de l’Union Musicale, et, selon la météo, apéro ou pas, bien qu’ayant un train qui se rapproche de celui du sénateur, je ne suis toujours pas un escargot et n’aime que très moyennement ce genre de sauterie alcoolisée, surtout sous la pluie !

Comme je ne m’appelle pas Madame ToutleMonde et qu’en plus je ne peux pas m’empêcher de ramener ma fraise, je me demande comment cela va se passer ailleurs, normal, vu mon passé chargé !

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Source de la copie d’écran : Toute l’Europe

Un site que je ne connais certes pas, mais qui, alors que je m’interroge, répond à ma question du jour ! Mais comme c’est loin d’être la seule qui me turlupine, je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée que je n’en aurai très certainement jamais les réponses sur cette terre, tous les témoins directs ayant disparu avant même que je sois en âge de pouvoir demander quoi que ce soit…

Ce n’est pas tout, à l’heure où j’écris, c’est veille de fête, il faut que je prépare mon argumentaire papier sait-on jamais (si Mr le Maire était présent, s’il me voyait et me saluait ?), je viens d’ailleurs de comprendre pourquoi le feu d’artifice déjà évoqué restera payant, cela ferait des années que nous essayons de postuler pour rejoindre le cercle très fermé des plus belles fêtes de France labellisées… beurk !

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Copie d’écran honteusement empruntée au site de la Mairie, pas pardon…

Qui a dit qu’il ne fallait pas péter (la fête du cassoulet, c’est le 24 août à Castelnaudary) plus haut que son cul ? Je dirai simplement la Folie des Grandeurs, et une certaine continuité dans les mauvais choix pour un village qui n’en finit pas de mourir un peu plus chaque année qui passe !

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Source de la copie d’écran : 75e anniversaire de la déclaration Schuman

Quand l’intention est bonne…

À la lecture du journal ce matin, je ne peux m’empêcher de me poser quelques questions…

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Suite de l’information et source de la copie d’écran : La Dépêche

… quant à la signification de tous les sigles inconnus cités au bas de l’information du journal. Les autres questions, je les garderai pour moi. Rendez-vous est pris ? Qui a dit : Wait and see

Mise à jour du 30 janvier :

Le compte-rendu de cette manifestation est ici : => Un rassemblement pour la paix à Gaza

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Performance…

On ne peut que la saluer, ainsi que l’optimisme de son auteur…

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Source des copies d’écran de ce billet : Standing for Peace

Depuis le 7 novembre, il fait parler de lui dans les chaumières, debout pendant une heure ou deux, immobile au milieu de la place du Capitole, à Toulouse (selon La Dépêche, qui n’en parle qu’aujourd’hui)… Il s’agit de l’artiste de rue londonien Ben Zuddhist (alias Versilli), qui vient d’ouvrir la page web Standing for Peace pour appuyer son action…

Le contenu du flyer (un prospectus ne me convient pas dans son cas) pour éveiller nos esprits, qu’il donne à qui ose s’approcher de lui, à croire que la paix fait peur, est => ici.

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L’instinct de survie

Ne cherchez pas, c’était, à l’heure où j’écris ce billet, encore le dernier jour pour visionner cet excellent film proposé par Arte depuis le 15 octobre, à moins d’être au rendez-vous derrière votre téléviseur, selon son programme normal, le 30 octobre ou de vous offrir le DVD…

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Copie d’écran : Arte

Tout n’est jamais ou tout blanc ou tout noir dans une vie, les innombrables nuances de gris y sont aussi possibles, surtout dans un monde de dominants cupides et en mal chronique d’autorité.

BLACK BOOK, de Paul Verhoeven, Bande-annonce (VF)

Tel le phénix qui renaît de ses cendres, ou le chat dont on dit qu’il a plusieurs vies, Rachel a survécu à la tourmente et s’est reconstruite ailleurs, loin des Pays-Bas… Rien de tel que de prendre le large pour échapper à la bêtise avide de quelques perdants revanchards ! J’ai peut-être noté un anachronisme ou deux, sans trop d’importance toutefois !

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Copie d’écran : Arte

Prenez soin de vous ! ♥

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Découverte tardive

C’est au journal libanais L’Orient – Le Jour qui narrait ses dernières mésaventures (l’annulation du concert estival d’Emel Mathlouthi, dans son pays, au festival d’Hammamet) que je dois le rafraîchissement de ma mémoire concernant le concept, l’existence et les directives du mouvement international pro-palestinien BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) et de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI).

Emel Mathlouthi – Kelmti Horra (live)

Sa parole est libre, certes, mais elle ne peut pas se produire chez elle pour avoir chanté dans les territoires occupés, sans que l’on puisse savoir si les Palestiniens ont réellement quelque chose à voir avec cette décision des organisateurs du festival ou si c’est une intervention habilement déguisée des autorités tunisiennes qui auraient trouvé un excellent prétexte pour museler leur pasionara ? Outre que c’est un comble, cela me fait prendre conscience que le conflit aux confins de l’Europe nous a fait oublier que le Proche-Orient est toujours une poudrière qu’un rien peut enflammer à tout moment…

Portez-vous bien ! ♥

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Une page d’histoire…

Tout d’abord voici deux livres qui me font envie, mais que je me vois mal commander chez le libraire-bureau de tabac local, l’expérience d’un cadeau de Noël, certes un peu exotique, mais traduit en français, commandé fin octobre et qui n’est arrivé qu’après les fêtes (et encore, en allant le relancer trois fois) m’a servi de leçon… si je les veux absolument, une seule possibilité, un mail avec les références à la librairie polonaise à Paris et je les aurai en environ 15 jours s’ils n’y sont pas en stock.

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Copie d’écran de la vidéo : Świat Bojków i Łemków

Ils présentent les peuples des Carpates avant que de nombreux événements tragiques (Akcja „Wisła” 47 pour les derniers) ne concourent à les désertifier, en deux livres signés en 2014 par Andrzej Karczmarzewski, très largement alimentés par les clichés pris avant la Seconde Guerre mondiale par Roman Reinfuss, l’excellent ethnographe, expert en art populaire des montagnes de Podkarpacie.

ŁemkowieMuzeum Okręgowe w Nowym Sączu

Si les Lemkos sont partiellement revenus dans leurs montagnes (avec, entre autres, le soutien de ceux partis avant les événements) et semblent bien organisés en temps que minorité ruthène, les Boykos par contre sont remarquablement discrets sur leurs origines et leur culture, à moins qu’ils ne se soient totalement assimilés sur leur lieu d’exil (différent de celui des Lemkos), quelque part dans l’immensité de l’empire socialiste soviétique… Il n’est pas fait mention de la troisième de ces minorités, sur le territoire polonais entre les deux guerres, mais située à l’est et non au sud, les Hutsules qui sont désormais côté ukrainien. Il y en auraient d’autres, connues seulement des spécialistes de la Ruthénie.

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Tout cela ne m’a jamais suffi à identifier avec certitude à quelle minorité appartenait mon église préférée, la cerkiew św. Dymitra de Piątkowa Ruska (voir mes photos de 2006 => ici), chose que le titulaire de la clé ne nous a pas révélée quand il nous a ouvert la porte, pas plus qu’il n’a évoqué une quelconque appartenance des vandales qui l’ont saccagée en 1947.

Bonne semaine à vous, sachez toutefois que toute vie n’est qu’un mince fétu de paille qui ne tient qu’à un fil, et que le vent peut souffler de n’importe où pour vous emmener, contre votre volonté, essaimer loin de vos racines ! ♥

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