C’est peut-être la saison de l’année où nos vitrines seraient les plus belles et je ne doute pas que le thème proposé par Oth67 (qui affiche aussi ceux pour 2024) sera illustré de belles incitations à une débauche consumériste que je ne partagerai pas… 😉
Celle que je vous propose me semble immuable et j’ignore qui en est le propriétaire, cela fait des années qu’elle n’a pas été dépoussiérée ! 😉
Un peu plus bas dans la rue, la boutique éphémère de chapeaux a cédé la place, les soldes terminées, à l’extension temporaire d’une mise en valeur de quelques portraits et j’ignore si la vitrine en bleu d’un village voisin est toujours à sa place… celle-ci, musicale et italienne offerte par Neri Per Caso, devrait nous mettre du baume au cœur si jamais elle avait disparu ! 😉
Englishman in New York – Neri Per Caso
Pour aller faire, presque gratuitement, du lèche-vitrine depuis son fauteuil, il faudra suivre les liens dans les commentaires du billet d’Oth67, belle journée à vous ! ♥
Mille mercis et toutes mes félicitations à Ewelina Kogut, de Tarnów, une jeune artiste de talent, fraîchement diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie, dont l’œuvre „Bez powrotu”, en catégorie graphisme, a été sélectionnée pour l’exposition Up Coming 2024.
Les détails de sa formation ainsi que des photos de son travail sont présentés dans l’article question-réponse que lui consacre le site de ma radio préférée Lem-FM, toute surprise de trouver une voisine géographique qui a développé de manière instinctive une proximité rare avec la culture des minorités auxquelles elle (le média) donne la parole.
Elle a osé s’attaquer à un sujet très difficile, celui de la déportation en masse, après la seconde guerre mondiale, des minorités ruthènes des Carpates, manipulées par les uns et punies par les autres, dont l’existence, la langue et la culture ont été rayées de la carte et des manuels scolaires par les communistes au pouvoir et que l’on redécouvre, enfin, frileusement, depuis quelques années. Il ne reste, en général presque rien de leur vie d’autrefois, leur retour étant exclu, les villages ont souvent été incendiés ou, quand les habitations étaient en dur, elles ont attribuées à d’autres…
GEMS#1 KONTROLA / Ewelina Kogut „Duchy przeszłości”
Les plus chanceux d’entre eux ont été repeupler les territoires ex-allemands (et non la Sibérie) attribués à la Pologne suite au déplacement des frontières, mais en contrepartie ils ont gommé toutes leurs singularités et tellement fait profil bas que leurs descendants ignorent tout de leurs origines. Seul un œil externe un peu curieux, trouvera singulier, un détail dans un salon, et grattera discrètement pour découvrir le pot aux roses qu’il se gardera bien de dévoiler, tellement le tabou reste susceptible de provoquer de fortes réactions dans l’entourage…
Très peu sont revenus sur leurs terres d’origine, les forêts des montagnes sont vides d’humains, mais pas de vestiges qui refont parfois surface. Ironie de l’histoire, les scientifiques actuels s’intéressent à certaines de leurs particularités, dont celles de leur microbiote intestinal, qui pourraient être utiles aux descendants de leurs bourreaux, et je ne parlerai pas de leur folklore outrageusement pillé.
Au Pays de Cocagne, la couleur pastel est obligatoirement bleue, c’est celle de l’or (bleu) car elle est obtenue grâce aux feuilles d’une plante bisannuelle, à fleur jaune, nommée Isatis tinctoria. Bien que j’aie une espèce spontanée qui y ressemble dans mon jardin, je n’ai jamais eu la patience d’attendre l’année suivante qu’elle fleurisse pour le vérifier et les feuilles finissent au compost plutôt qu’en bain de teinture ! 😉
Mais point de bleu layette dans ma proposition, il fut un temps où j’aurais aimé être une artiste et où j’avais, pas très loin de chez moi une boutique qui me fournissait de la matière première pour tous mes délires du moment…
… au passé, bien sûr, parce que la Maison Dubois, beaux-arts (20 rue Soufflot), où, depuis 1861, se fournissaient en pigments et matériel, pinceaux et plumes, encres et papiers divers, entre autres, les Dubuffet, Matisse, Modigliani, Soutine et quelques autres plus anonymes, a fermé ses portes en 2018. Alors, je m’accroche à ces trophées (je ne sais plus pour quelle raison mes pastels sont japonais, peut-être parce cette palette de couleurs convenait à mon talent limité, et qu’il n’y avait pas d’équivalent chez les marques françaises, ou hors de mon budget), et les économise parce qu’ils sont introuvables dans mon coin de campagne ! 😉
Odezenne – Pastel – Clip Officiel
Je crois savoir où se trouve mon chevalet, et maintenant que cette boîte est sortie des oubliettes, si le temps le permet, peut-être que je devrais immortaliser la vue sur ma vallée au lieu de regarder les images animées des autres, et ce, en écoutant les martinets enfin de retour dans mon ciel ! 😉
Artiste peintre et graveur français, Pierre Soulages disait peindre la lumière grâce à ce qu’il appelait le noir-lumière puis l’outrenoir (comme son œuvre de 1985, huile sur toile, Paris, Centre Pompidou), nul doute que sa cote n’augmente sérieusement.
Pour tenter de le comprendre dans sa démarche, une exposition rétrospective à l’occasion de son centenaire, s’était tenue entre le 11 décembre 2019 et le 9 mars 2020, au Salon Carré du Musée du Louvre, il doit bien rester quelques catalogues.
Au jeu du 121, je ne suis pas sûre de gagner, mais Henri de Toulouse-Lautrec lui, le fait cette année puisque c’est il y a tout juste 121 ans, le 9 septembre 1901, qu’il a quitté la scène à l’âge de 37 ans !
Retour sur la vie singulière de cet artiste qui aimait la fête et le monde de la nuit…
Celui sur le Facebook du musée ou bien sur le titre de La Dépêche (dont l’article est réservé aux abonnés) peut aussi être utile parce que la page internet du musée, même toute neuve n’est, à ma grande déception, pas destinée à vivre, comme d’ailleurs celles d’autres musées lotois dont je ne comprends pas la politique en la matière puisqu’ils ont dû rémunérer le créateur à son tarif et que, dans ce domaine, on n’a pas fait appel à un novice et mécène…
La Reine Margrethe II de Danemark, sera à Cahors pour le vernissage de son exposition, un occasion rare d’assister au concert donné par un ensemble de cuivres de l’orchestre de la Garde Royale danoise sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Cahors.
Certes c’était une journée caniculaire, je n’étais pas très en forme et j’avais un train de touristes (confondant les rivières Lot et Dordogne) qui me collait aux fesses lors de ma promenade digestive dans nos onéreux jardins suspendus, et donc, je n’ai pas pu apprécier à sa juste valeur l’accrochage de ces tableaux (déjà vus il y a quelques années) sûrement par l’apprenti-stagiaire (depuis déjà 3 ans) qui postule pour l’emploi de jardinier en chef, spécialiste de ce lieu babylonien ou pharaonesque (c’est selon), loin d’avoir prospéré avec bonheur (nous ne sommes pas encore arrivés à la friche originelle, chose impossible parce que la pyrale a eu, en peu de temps, raison des buis anciens) depuis sa création.
Si l’accrochage en biais peut faire genre, de même que l’envers du tableau visible en passant, j’ai bien moins de plaisir avec la vue plongeante (nous ne sommes pas au théâtre et je n’ai pas mes jumelles), ou avec l’accrochage au ras du sol… mes pieds pourraient avoir des yeux de perdrix, mais je doute fort que leur perception puisse atteindre mon cortex visuel 😉
Nous dirons donc que l’intention d’offrir du culturel bon marché aux hordes aoûtiennes est tout à fait louable, même si la réalisation pêche un peu 😉