Pourquoi expérimenter le théâtre ?

Après 28 ans de théâtre, voici ce que je pourrai vous partager avec 7 raisons de le vivre :

1️⃣ L’affirmation de soi

Au collège, j’avais beaucoup de mal à m’exprimer. Je ne prenais pas du tout la parole, ou peu.
J’étais souvent avec les adultes.

Et c’est au lycée que j’ai découvert le théâtre.
Pour la première fois, avec du texte, j’ai pu m’affirmer devant mes camarades.

2️⃣ Poser sa voix

Avec ma surdité, je ne me rendais pas compte que je pouvais parler fort. On aurait dit que j’étais agressif.
En parrallèle de l’orthophonie, la scène m’a aidé à canaliser ma voix et à jouer avec.

3️⃣ Vivre les émotions pleinement sans être jugé

C’était génial pour moi. Je profitais de la scène pour vivre tous les états d’émotions, à travers les personnages.

❌ Attention bien sûr, ne pas remuer trop dans ses blessures.

4️⃣ Le corps en mouvement

N’étant pas sportif, c’est un super lieu pour utiliser son corps et respirer.
Surtout qu’avant le jeu, un temps de relaxation est primordial pour aider à se concentrer et être disponible pour le jeu.

5️⃣ Etre à l’écoute des autres

Pour ma part, ce fut un sacré défi, cela m’a demandé énormement d’efforts.
Mais c’est un super exercice d’écoute pour vivre les scènes pleinement.

6️⃣ Etre en lien différement

🅾️ A l’époque de mon lycée, j’avais beaucoup de mal à avoir des camarades. Les conversations n’étaient pas aisés. Je préferais largement aller au CDI ou aller voir l’infirmière pour échanger.

Mais grâce à la scène, cela m’a permis d’être en lien avec les autres, de travailler ensemble lors des répétitions, et de se faire confiance en se donnant les textes sur scène.

7️⃣ Stimule l’imagination

Le théâtre peut nous emmener loin à travers les pièces écrites, mais aussi dans les improvisations.
On peut se laisser surprendre par les idées qui viennent à nous et être force de proposition.

On peut rajouter aussi l’humour, la présence scénique, l’énergie, la prononciation, la prosodie, l’authenticité, et puis s’éclater tout simplement😍

▶️ Vois-tu d’autres raisons de pratiquer le théâtre ?

Sur cette photo, c’était en 2004, mon premier seul sur scène à Nantes. Cela s’appelait « Le bruit du silence ».
J’avais écrit ma pièce après un licenciement, durant mon chômage pour ne pas sombrer dans la solitude.

Depuis, le théâtre me fait vibrer et surtout je le vis autrement comme support de sensibilisation, de témoignage.

C’est pourquoi je prends toujours du plaisir et me forge à chaque intervention !

D’ailleurs, je reprends ce lundi 17 novembre et pendant trois semaines, je ferai 10 interventions !

En savoir plus pour mes dates tout public : https://www.vivienapprendreaecouter.com/agenda-actus/

Mon stage d’immersion en maraîchage: mon bilan

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J’ai donc fini mon stage d’immersion dans le maraichage.

Ma matinée de récoltes s’est à peu près bien passé malgré des coups durs physiques.
Nous avons effectué des petites recoltes dans divers terrains, pour pouvoir garnir un point de vente cet après-midi.
Nous avons d’abord commencé par les haricots. Cela monte haut les plants ! Là, pas trop de problèmes.

Ensuite, j’ai récolté des carottes où il me fallait les mettre en botte !

Enfin, cela a été des salades, de la moutarde pour la salade mélangée, des blettes, des épinards, des poireaux, de la mache.
Cela a été une grosse matinée et j’étais bien content d’avoir terminé.

En échangeant, je me suis rendu compte que c’était trop physique si je devais trouver un mi-temps.
Pour la bonne raison que si je devais jouer un de mes spectacles le lendemain, cela serait bien délicat et ardu.

En tout cas, je suis bien satisfait d’être allé jusqu’au bout.
Je continue mes recherches pour trouver un autre stage, dans un autre type de métier.


Suite de mon stage en maraîchage

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La journée fut plus rude qu’hier.
Ce matin, ce fut plantations de maches, de salades toute la matinée.
Et mallheureusement, mon corps n’a pas apprécié.
J’étais trop maladroit dans mes gestes, normal, quand on a pas l’habitude.

Heureusement, entre temps, j’ai fait une séance arrachage de plants de pommes de terre qui poussaient en trop entre les salades et les blettes.

Au bout de deux heures, mon ventre me faisait un mal d’enfer, ma poitrine douloureuse, ma nuque qui se raidissait complètement et mon bas du dos qui criait « Pause ».
J’ai dû me reposer bein avant l’heure du repas.

J’avoue que j’avais envie d’abandonner, de me dire que ce n’était pas fait pour moi.
Bref, des questions qui reviennent souvent quand le corps lâche.

Finalement, pendant ma pause déjeuner, je décidais de continuer.

Ce fut une après-midi nettoyage de tunnel.
Ce fut assez costaud avec :
. Récupération des gros tuteurs en bois comme si c’étaient des excaliburs.
. Arrachage de plants d’aubergines dont certains avec des pelles tellement les racines étaient bien ancrés dans le sol
. Retrait de grosses agrafes en métal qui bloquaient les bâches en plastique noir.
. Arrachage des bâches
. Rangement des tuyaux en rouleaux

Comment je l’ai vécu physiquement ?
C’était un peu mieux, surtout que j’ai pris le pli d’aller boire régulièrement, et de m’étirer.

Il me reste qu’une demi-journée.

Affaire à suivre!

Stage d’immersion professionnelle pour un travail en extérieur

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Devant des cageots de mache !

En parrallèle de mes conférences, je cherche un boulot à temps partiel.
Et pour cela, je voulais explorer plusieurs pistes en faisant des stages d’immersion professionnel.

Je commence donc avec boulot d’ouvrier en maraichage.

Pourquoi ?
Déjà, je voulais être en extérieur, et être dans la nature.
Ensuite, je souhaitais evoluer dans un environnement calme, sans surcharge cognitif et émotionnel, étant bien fatiguable.

Pour cela, j’étais passé par Cap Emploi pour établir une convention de stage dans les règles.
Et pour la ferme, ce fut simple.
Je vais à l’AMAP tous les mardis soirs pour les fruits et légumes.
J’avais donc échangé avec le responsable qui était tout de suite partant pour m’accueillir.

Pour l’instant, c’est juste pour deux jours et demi cette semaine.
Après je serai très pris jusqu’en fin d’année.
A voir si je fais une semaine en janvier puis au printemps.
En attendant de trouver d’autres idées de stage d’immersion.

Le lieu de travail était sur ma commune avec des terrains un peu répartis sur le territoire.

Quelle a été mon programme ?

Le matin
. Nettoyage d’une rangée sous serres avec arrachages de plants d’aubergines, rangement de tuyaux.
. Récolte de salades, carottes, poireaux, piments

Ce fut la partie que j’ai le plus apprécié.
Surtout à un endroit avec une magnifique vue sur les monts du lyonnais. Par moments, j’ai pu échanger avec mes collègues tout en récoltant.
Un vrai plaisir !

L’après-midi
. Préparatifs de commande avec pesée de légumes
Je me suis occupé des choux verts, des patates, des brocolis et enfin des oignons rouges.

Là, j’étais debout sur place, en préparant les sachets, avec une balance. Ce fut long et laborieux. Et surtout mon dos n’a pas tout apprécié car j’ai une lombalgue qui traine depuis des mois.
Nous étions à l’intérieur.
Il y a un coin lavage de salade et cela faisait un boucan d’enfer. J’avais éteint mon appareil auditif tout en faisant mes pesées. L’avantage d’être sourd !

Heureusement, à la fin, j’ai executé des taches en duo et ce fut plus stimulant.

Bilan de ma journée ?

Très positif et j’ai apprécié les échanges avec mon tuteur pour mieux comprendre les cultures, l’impact de du sol sur la croissance des plantes, la conservation des légumes etc.
Faudra que je fasses plus attention à mieux gérer mon dos.

Demain, c’est prévu que je fasse les plantations.
Et le soleil sera toujours au là !

Promis, je ferai une photo de moi en plein champ.








Je ne t’oublie pas !

Quand je me pose face au panorama,
Je pense à toi à chaque souffle.
Quand je marche sur ce chemin,
Je songe à toi à chaque pas.
Ton regard reste imprimé dans mes pensées
Comme ton sourire, tes mimiques.

Même si le temps passe, tu restes là.
Tant que je me souviens de toi,
Tu es une personne vivante.

Dans le quotidien, tel objet, une situation me fait penser à toi.
Ou bien c’est toi qui me fait signe ?

En ce jour spécial, je te nomme
Comme je nomme toutes les personnes
Qui ont croisé mon chemin sur terre.

Puis regarder les photos avec nostalgie,
Retrouver des souvenirs marquants,
Les meilleurs moments.

Je ne t’oublie pas François, Denis, Laurent, Pauline, Marc, Ludovic, Josiane, Elisabeth, Olivier, Myriam, Alix, Boga, Père Joachim, Frère Pierre, Père Robert, Père Thierry, Stéphane, Karen, Joséphine, Jacques, Mehdi, Nicolas, Gabriel, Annick, Georges, Elyane, Dominique, Camille, Olivier, Denise, Olivia,…

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Souvenir d’un point du vue, avec le Mont Ventoux au loin !



Tu as un drôle d’accent !

Suite à une lecture d’un article linkedin sur l’accent sourd, j’avais envie de faire cette petite vidéo.
Puis ce qui peut être interessant, c’est que l’accent, sourd ou pas, peut apporter des biais dans une relation. Qu’en pensez-vous ?

Réecrire la réalité sourde

Un vaste programme donné par la conférence de Ryan Commerson, organisé par Rogervoice avec Olivier Jeannel de Thiersant, et CinéSourds.

Nous avons eu droit à une vision américaine de la surdité, un autre regard !

Beaucoup plus positif.

C’est très centré sur la langue des signes française puisque c’est le coeur central de la communauté sourde.

Il nous beaucoup posé de questions au début.

Sur des concepts d’identitié, de liberté, du poids des mots.

Il a invité la communauté sourde à s’ouvrir encore plus, à être présent avec leurs talents, leurs forces.

Et de s’appuyer encore plus sur les technologies avec la 6G, l’IA.

– J’avoue que mon côté sensible à l’environnement, j’ai grincé des dents. Certes, c’est bien de s’appuyer dessus mais le réel est nécessaire de le travailler si un jour l’informatique nous plante !

Pour ma part, je retiens plus l’idée d’être présent pleinement avec ce que nous sommes.

Ne plus dire « Je suis sourd, je n’entends pas »

Mais juste « Je suis mes compétences, mes talents » avec mes solutions sous le bras.

Ce que je souhaite, après cette conférence, c’est de pouvoir réconcilier encore plus la diversité du monde des sourds entre les signants et les oralisants.

C’est ce que j’essaie de faire avec travers mes spectacles accompagnés d’une interprète LSF.

Puis il existe pleins de spectacles bilingues à faire connaitre.

Même s’il y a la thérapie génique, le monde des sourds ne disparaitra jamais tout comme la langue des signes.

Même si au niveau politique c’est galère, et même au niveau médias, je vois beaucoup d’initiatives qui se créent autour de la langue des signes, et sur d’autres moyens de communication tel que la LPC, la lecture labiale etc.

Et surtout penser équité, accessibilité universelle et cela coulera de source !

Bref, déjouer les dialogues de sourds et nous rendre encore plus visible.

Je serai interessé d’avoir d’autres ressentis en commentaire !

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Le bruit du bain

Juste le quotidien d’un sourd !

C’est du vécu, j’ai refait la scène en vidéo 10 minutes après !

Périple inattendu en vélo dans les monts du Lyonnais

Ce mardi matin, je suis allé à une mission bénévole à l’Arbresle. J’avais décidé d’y aller en train, avec mon vélo éléctrique, juste entre la gare et mon lieu de mission.

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Mais en arrivant dans le Tram-train, j’avais lu que les trains seraient supprimés entre 10 et 16h.
Enfer et damnation !
Bon, comme j’étais en vélo éléctrique et que ma batterie était à bloc, j’avais estimé possible de faire le trajet en l’Arbresle et Chaponost. J’avais anticipé avec la météo en prenant un sur-pantalon de pluie.

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Après mon intervention et le déjeuner avec mes collègues, je pris mon vélo, bien quipé pour la pluie. La sortie de l’Arbresle ne fut pas désagréable avec une voie cylcable agréable le long de la Brevenne jusqu’à Sain Bel.
Et le soleil apparut pendant ma montée vers le col de la Croix du Ban. Et à la sortie de Saint Pierre La Palud, j’appris que le col que je voulais franchis était fermé. J’ai du faire un détour pour monter au col de la Luère.
Google Maps m’a fait passer un chemin ardu et bien pentu, bien caillouteux. J’ai du le monter à pied, inutilisable avec mon vélo éléctrique.
Quand j’avais enfin rejoint la route, j’étais en sueurs et essouflé.
Et hélas, je n’avais pas d’eau sur moi. J’avais oublié ma gourde chez moi.
Heureusement, la montée vers le col fut plus agréable avec de belles couleurs d’automne. Dommage, je n’ai pas pris de photos tellement j’étais concentré sur le pédalage.

En arrivant au col de la Luère, j’avais décidé de passer par Saint Bonnet le Froid pour rejoindre le col de Malval.

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A peine arrivé au col de Malval, la pluie s’est invité à verse. Et il ne me restait que deux barres.
Heureusement, ce fut une grande descente jusqu’à Vaugneray. J’ai mis l’assistance en off pour économiser.
Le reste du trajet s’est révélé plus intense.
Il me restait encore 9 km depuis Vaugneray jusqu’à chez moi.
Je sentais la batterie faiblir et ce ne fut qu’à 2 kilomètres de chez moi que mon assistance éléctrique me lacha.
J’avais du pédaler avec beaucoup de sueurs surtout avec une bonne petite montée en arrivant sur Chaponost.
J’avais un bandeau qui protégeait bien mon appareil auditif donc pas de problème de ce côté-là !

En tout, j’avais fait 32 kilomètres en 1h45 !

Je fus quand même bien satisfait de mon périple même si j’ai dormi 1h en fin d’après-midi 😀 !


Comment appeler une personne sourde ?

Très bonne question !

Tout doit être fait dans le respect de la personne, mais aussi de tout être vivant et du matériel 😁

🤚🏼Établir un contact visuelle

– Faire des signes et se mettre devant la personne

– Allumer la pièce

– Taper de la main sur l’épaule

🔸ou par vibration

– Des coups sur la table

– Taper du pied (efficace quand c’est du parquet)

– Envoyer un texto pour faire vibrer son portable !

Evidemment, demandez à la personne son mode connexion préféré.

PS . Aucun animal a été blessé pendant le tournage