Michèle Lévy

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Collection Tango – éd. Donner à Voir – 6 euros

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4ème de couverture








Extrait :


MAI


Lumière,


Entre nos mains,

Tu agrandis les chants d'oiseaux.

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David Kristanveig

Collection Tango – éd. Donner à Voir – 6 euros

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4ème de couverture

Extraits :


Qui pour entendre le frémissement
De ce brin timide livré aux quatre vents ?
Alors qu'en lui arrimé depuis toujours
Le goût prononcé de verdure
Sur les genoux de l'aurore.

*

Un brin moins que brindille.
Sa silhouette suffit à annoncer au reste du parterre
La venue d'avril renouvelé à l'horizon du gazon.
Il vit à coeur offert.
Pas seul. Une armée comme lui.

Un désir inassouvi d'espérance.
Ta façon de vivre.

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Mantra

Tel un mantra : l’été ou ailleurs.
Et pourtant
à l’instant même où j’écris,
où j’ancre ces lignes poreuses, l’automne
effeuille ses jours.
Mais c’est que – plus fort que lui –
plus prégnant que ce cri frêle, frais,
que cette odeur fauve de la pluie,
mon imaginaire ne veut que nier

l’évidence

à mes pieds,

de leurs images

mourantes.

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Revue Coup de soleil n°124/125

76 p – 9 €  (3 n° par an – abonnement annuel : 26 €*)

* à l’ordre de Michel Dunand et à l’adresse suivante : Michel Dunand – Coup de soleil – 12 avenue de Trésum – 74000 Annecy

Au sommaire de ce n° : Béatrice Marchal – Brigitte Bardou – Anne Soy – Patrick Argenté – Michel Ménaché – Jean-Marc Barrier – Marc-Henri Arfeux

Extraits :

Ils sont là, je les sens, dans l'ombre,
massés en silence, pressés
les uns contre les autres
sans qu'aucun se dégage,
s'élance, ouvre la voie
au flux tant attendu,

les apprivoiser longuement,
se mettre au diapason
de leur chant, leur humeur,
les nourrir d'aliments choisis,
rien ne sera trop beau ni vaine
la moindre tentative,

j'assure au bord du canal le service
d'une écluse, peu à peu se libère
et passe d'un niveau à l'autre,
claire ou brouillée, entre rêve et conscience,
l'eau retenue - sas de bateaux ivres pressés
de rejoindre la mer et d'y goûter

- le temps d'un poème - l'étale.

Béatrice Marchal




Boréale

La nuit sifflait sur la banquise.
Deux ou trois étoiles en cheveux,
A moitié myopes,
Faisaient de l'oeil à un vieux train.
On ne pouvait plus compter sur le jour
Avec ses humeurs de parapluie anglais,
Ni sur les vaches écroulées dans la paille,
Ni même sur Dieu
Qui avait mis le monde au clou.
On ne pouvait compter sur rien,
Sauf moi sur toi,
Peut-être...
Pour avoir chaud.

Brigitte Bardou




Juin 2024

Je suis une femme noire
longue de silence
une mère perdue
dans les décombres de Gaza
une poète afghane cheveux défaits
j'écris mon nom blanc sur blanc
pour les blessures de chaque jour et chaque nuit

Je suis l'ombre des femmes invisibles
qui se lève
l'écho de leurs voix abîmées
qui se répand

Je porte leurs prénoms
en vagues maritimes
pour approcher l'horizon

Anne Soy

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Note de lecture à propos de « Toi, moi, miroir, etc. »

Note de lecture figurant dans la revue Portulan bleu n°47 – octobre 2025

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Pour le commander, c’est par que ça se passe

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Vincent Motard-Avargues

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32 p – 6.60 € – éd. Encres Vives

Extrait :



il est où cet
enfant qui
passait des

heures là
allongé sur la
balançoire immobile et

taiseux dans le
creux de
l'or du

pin et
ces passants invisibles dans la
rue de Lacanau la

saison des
flous les
visages sans

corps les
formes sans
trace tu ne

dormais pas non
tu ne rêvais pas plus non
tu étais dans le

flottement du
bord de
plage dans les

fragrances et
les flagrances du
vivre il

est là
cet enfant qui
n'est pas là
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Portulan bleu n°47

104 p – 10 € – publié par les éditions Voix Tissées

Au sommaire de ce n° : Catherine Andrieu – Michel Aurière – Jacques Bonnefon – Jean-Paul Bota – M-Josèphe Boucraut – Olivier Boulan – Patricia Bruneaux – Evangeline Brunoy – Jeanne Champel Grenier – Evelyne Charasse – Alain Clastres – Chantal Couliou – Elizabeth de Courtivron – Marc Descamps – Frédérique Duriez – Roméo Fratti – Mona Gamal El Dine – Erick Gaussens – Patricia Gillard – Rebecca Gruel – Madeleine Guérin – Angélique Jacquemond – Mylène Joubert – David Kristanveig – Jean L’Anselme – Marie-Josephe Lemaire – Alix Lerman Enriquez – Dominique Le Tricoteur – Béatrice Libert – Cécile Louvel – Martine Magtyar – Alain FC Morinais – Sarah Mostrel – Victor Ozbolt – Denis Parmain – Héronimiüs Parminos – Jacqueline Persini – Marie-Claire Popette – Daniel Querol – Germaine Raccah – Marie-Thérèse Schietsch – Claudie Sikirdj – Jean-Marie Théodat – Jean-Claude Touzeil – Nadine Travacca – Nina Zivancevic

Extraits :

A la terrasse

Un nuage de lait
S'est égaré dans la tasse de café
D'un vieil homme qui rêve
A la terrasse d'un dimanche
Sans savoir que le ciel s'est dilué
Incognito dans son breuvage
Alors qu'il n'y croit pas
Au ciel pas plus qu'à Marie
Qui l'attend derrière la porte

Béatrice Libert


Le rêve ?
Le froissement pacifié
Du velours contre le réel
Un linge de réconfort
Comme une étincelle d'enlacement
Blottie dans un sommeil différent
Un cherche-minuit
Qui se hisse et se dresse
Pour envaster le délice
Quand tout nous dévaste
Et que nous rongent parfois des tessons
Jusque dans les songes

Qui alors pour frotter nos coeurs silex
Si au matin c'est encore l'ignorance qui revient ?

Répéter : ne pas s'aveugler retiendra le ciel

David Kristanveig


L'employé

On m'a donné
Un emploi du temps
Comme c'est tentant
De croire que le temps
Peut avoir un emploi
Il ne s'emploie pas le temps
Il se déploie
Il s'espace tant
Qu'il me prend tout mon temps
Il est libre
Et plus que libre
Il est
Et puis c'est tout
Rien ne sert d'employer le temps
Il ne fait que passer

Roméo Fratti


Chaque nuit
Je moissonne
Des gerbes
D'étoiles filantes

Evelyne Charasse
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Cairns N°37

Cairns n°37 – 78 p – 12 € (abonnement pour 2 n° : 15 € )*

Au sommaire de ce n° accompagné d’illustrations de Jean-Michel Delambre :

Georges Cathalo – Marilyne Bertoncini – Georges Friedenkraft – Jean-Claude Tardif – Anne Poiré – Béatrice Libert – Gaston Vieujeux – Morgan Riet – Jacques Norigeon – Patrick Modolo – Alain Naud – Paul Bergèse – Anne Roy – Susie Morgenstern – Béatrice Machet – Sovimanga – Jean-Claude Touzeil – Jean-Michel Delambre – Patrick Peynot – Jacqueline Held – Alain Kewes – Marilyse Leroux – Luce Guilbaud -Victor Ozbolt -Colette Andriot – Chantal Couliou – Claude Ber – Elizabeth Guyon Spennato – Salvatore Sanfilippo – Flore Nélin – Emmanuelle Sarrouy – Dominique Mans – Simon Degrave – Bernard Friot – Claire Kalfon

               Extraits :


Rien ne sert
de courir

il faut dormir
à poings fermés

pour partir
ailleurs

Alain Naud




Epitaphe


Il se nommait
Suy
comme d'autres
Dupont ou Dupal.
Il aimait
l'humour et
la tranquillité.
Sur sa pierre
il fit graver :
Passant
pressé
Passant
par là
Par hasard,
Va voir
Ailleurs
Ci-gît
Suy.

Paul Bergèse


C'est très aléatoire
Sans carte
Ni GPS
C'est très aléatoire
D'aller à Thouars
Je préfère
Je vous le dis sans détour
Faire un saut
Pour aller à Tours
Ou faire un tour
Pour aller à Sceaux
Sauf s'il pleut à seaux
Auquel cas
Je reste chez moi


Salvatore Sanfilippo


Si


Je sais, je sais

six lances,
six rennes,
six lots,
six rots…

je sais, je sais

six gares,
six tares,
six taies,
six lys …

je sais, je sais

six russes,
six roses,
six prés,
six joints…

je sais, je sais

six raies,
six rages,
six non,
six nez…

je sais, je sais
bien qu’avec des six
on ne refait pas le monde,
mais un poème,

si.


Morgan Riet - extrait de A fleur de poème (éd. Donner à Voir - 2016)





*Cairns est édité par les éditions de la Pointe Sarène ( 5 traverse de l’orée du bois – 06370 Mouans-Sartoux) et les éditions associatives Gros Textes (Fonfourane – 05380 Châteauroux les Alpes)

















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Jonk – Urbex Black & White

240 p 35 € – 26.5 cm x 21.6 cm – Editeur : Tempus Fugit – ISBN : 978 – 2959072017

4ème de couverture :

Jonk * a choisi de délaisser les lieux abandonnés repris par la nature le temps de nous offrir un travail sensible en noir et blanc. Il s’est également détourné du grand angle au profit du zoom pour s’attarder sur des détails, nous proposant un ouvrage poétique et profond dont toutes les images sont inédites.

Les textes de Bernard-Pierre Vilboux, Jean-François Delhom, Amélie Gressier et Morgan Riet accompagnent ces photographies.

* Présentation du travail du photographe dans un article sur le site de Télérama

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Une fatigue tenace
nous prenait le soir
Un air humide
pénétrait les murs
Nos chandails
ne pouvaient suffire
Les nuits s'annonçaient
pleines de trous.

Bernard-Pierre Vilboux
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Escalier musical

J'ai pris les touches blanches du piano, mon enfant, et je les ai fichées dans le mur pour te faire des marches. Grimpe, grimpe, mon enfant. A l'étage t'attend la malle aux trésors. Elle est pleine des souvenirs d'autres enfants, des souvenirs très anciens, intacts pourtant, vibrants tout chauds, souvenirs légers, rêveries et fantaisies, voeux et prières, aventures pour tout de suite.

Le décor est sinistre, mais j'ai fiché dans le mur les touches blanches du piano. Grimpe, grimpe, mon enfant, tes pas feront résonner la musique.

Jean-François Delhom
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L'homme

Je suis l'homme. A moitié découvert ou à moitié masqué. Je fixe un point de fuite imaginaire, ce que m'a demandé le photographe, pour donner le sentiment de regarder vers l'avenir, un futur glorieux sans doute. Ou le passé ? Peu importe.

J'ai l'air triste. Ou plutôt, sérieux. C'est ce qu'on attend d'un homme de mon âge, que l'on veut immortaliser au sommet de sa carrière, sa position sociale, la réussite d'une vie.

J'avais demandé ce portrait. Je ne pensais pas qu'il resterait là si longtemps.

Je suis russe.

Je suis compositeur.

Je suis Mikhaïl Ivanovitch Glinka.

Ecoutez ma musique.

Jouez mes partitions.

Ne m'oubliez pas.

Amélie Gressier
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Dérobé



Souviens-toi, c’était par là que l’on se dérobait à l’emprise des jours et des nuits mornes. Souviens-toi combien nous étouffions. Mais personne autour ne s’en rendait réellement compte. Tout au plus planait dans la maison un soupçon délétère. Comme un malaise entre les murs. Souviens-toi comment nous sommes parvenus alors à inventer une infime issue, une fissure, afin que puissent, de part et d’autre, se rejoindre et s’assouvir nos tremblements de cœurs. Oui, souviens-toi, c’était par là – sabre au clair-obscur – avant que tout ne s’effondre.



Morgan Riet

Le livre s’achète ici pour une version signée ou dédicacé ou dans n’importe quelle librairie.

Un autre lien pour le commander, juste

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Causerie au coin du poème

102 p – 15 € – Pour commander l’ouvrage, contacter Liam : [email protected]

Quatrième de couverture :

Ce volume N°9 de « Causeries… » présente des extraits de poésies venant de 39 contrées de la planète Terre, faute d’avoir reçu des propositions venant de poètes extraterrestres.

Le lecteur trouvera donc des textes en provenance de Bretagne et d’Irlande, mes deux terres d’élection, ainsi que des contrées suivantes :

Algérie, Allemagne, Angleterre, Argentine, Belgique, Bulgarie, Canada (Québec), Chili, Chine, Colombie, Congo (Brazzaville), Côte d’Ivoire, Cuba, Ecosse, France, Grèce, Guatemala, Haïti, Inde, Iran, Italie, Japon, Kazakhstan, Liban, Maroc, Maurice, Nicaragua, Pérou, Pologne, Portugal, RSA, Russie, Sénégal, Tchad, Tchéquie, Tunisie, Turquie, Ukraine, USA.

        Extraits :


Par ces nuits je ne peux dormir.
Une force inconnue me met sur pied.
Je marche vers la rivière et je sens
que rien aux alentous n'a sommeil.
Les vagues mystérieuses lèchent les rives.
Les branches de l'érable ont chanté.
Et les étoiles font des clins d'oeil à la Lune...
Je marche et je sens : mon coeur est tourmenté
par la grandeur des sons, des arômes, des couleurs,
et je le sens s'arrêter à chaque battement
dans l'immensité naturelle,
à chaque pulsation de mon être
vers l'éternelle multitude...
Une joie de l'au-delà me comble.
Cette joie m'a privé de mon calme.
... Par ces nuits je ne peux dormir.

Olexïi DOVGYÏ (1929-2017)- Ukraine


Demain l'hiver
l'arbre se demande à quel feu se chauffer
la dernière feuille du tilleul a troué le sol
c'est peut-être la fin de tout
se dit la lampe soudain obscurcie

un défi à la saison les baies rouges sur la clôture
elles voudraient vivre longtemps
voir la pluie diluer l'hiver
voir le soleil à hauteur de clôture pour lui demander
s'il porte ailleurs le même nom

Vénus KHOURY-GHATA (1937) - Liban


Sur l'autoroute,
Il y a d'abord ces noms
Qui sentent le grand vent et les embruns :
Cap Gris-Nez,
Cap Blanc-Nez,
Terres du Nord aux trouées de lumière
Qui font valser les mouettes comme les cerfs-volants.
Il y a d'abord ces noms :
Peuplingues,
Bonningues,
Offekerque,
Qui sentent la friterie et les rives de bière,
Jour de carnaval au ventre rond.
Et puis il y a celui qui vous annonce : Sangatte
Et les grilles apparaissent.
A Fréthun,
La forteresse surgit d'un coup.
Terrain quadrillé.
Tourelles et chiens de garde.
Ils ont inondé des zones entières pour les rendre
inacessibles à vos pieds.
Ils ont clôturé, barré,
Long grillage sur le bas-côté de l'autoroute,
Double rangée, toute neuve,
Infranchissable.
Ils sont là partout,
Les signes de notre violence
Et les abords de Fréthun prennet des airs de mépris barbelé.

Laurent GAUDE (1972) - France

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