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En thérapie…

 » En thérapie » sur Arte , un psy, ses patients, et leurs séances jour après jour…
( suis devenue fan de cette série que certains journaux qualifient de chef d’œuvre)

De toute évidence ma lecture n’est pas neutre cela réveille mes séances d’analyse,
ces moments intenses de ma vie ou d’acteur je suis devenue « je ».
Souvenirs où se mêlent des moments intenses.
Combat où la vie acquiert son titre de noblesse et s’écrit en Majuscule.

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Philippe Dayan (Frédéric Pierrot) et Ariane (Mélanie Thierry) dans la série « En thérapie », d’Olivier Nakache et Eric Toledano. LES FILMS DU POISSON
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Entre ombre et lumière…

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Il me faut regarder en face ma partie ombre et faire face.
Guerrière de la lumière je regarde mes manques, mes failles.
Travail délicat, je suis dans cette lecture-là, à découvert à travers les mots,
oubliant la dimension inconsciente de mes dires,
me retrouvant un peu perdu dans ce chemin que j’emprunte
pour voyager dans mes désirs et ma liberté d’être.




photo Alicja Pietras

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Aimez-vous Brahms ?

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 » Elle passa un instant devant la fenêtre ouverte, reçut le soleil dans les yeux et en resta éblouie.
Et cette petite phrase :  » Aimez-vous Brahms ?  » lui parut soudain révéler tout un immense oubli :
tout ce qu’elle avait oublié, toutes les questions qu’elle avait délibérément évité de se poser… »

Françoise Sagan
in, Aimez-vous Brahms

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Ecouter…

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« Cela raconte beaucoup de choses une rivière, pour peu que l’on sache l’écouter.
Mais les gens n’écoutent jamais ce que leur racontent les rivières, ce que leur racontent les forêts,
les bêtes, les arbres, le ciel, les rochers des montagnes, les autres hommes.
Il faut pourtant un temps pour dire, et un temps pour écouter. »

Philippe Claudel
Le rapport de Brodeck

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Musique…

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De façon inespérée
survient quelquefois une musique
qui palpe notre parole la plus cachée.

Il peut arriver alors que cette musique
la mette en lumière ou reste avec elle
dans le candélabre le plus secret.

Dans tous les cas
notre solitude a rencontré
une présence indéfectible.

Roberto Juarroz
14ème poésie verticale

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Lente mélopée…

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J’écris,
en laissant envahir la page
d’une encre qui vient de l’âme

une lente mélopée mouillée
d’un murmure presque inaudible

un poème sans structure, sans rimes
des bribes, des lambeaux de brume

les miettes inquiètes de ma tendresse
échappées au chaos de la nuit


photo katia Chausheva

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Entendre…

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Les yeux rivés à la fenêtre éclairée,
une femme entend le vide –se nourrir,
dévorer ce spectacle inexistant, invisible,
la lumière d’une chambre où d’autres sont.

Marguerite Duras
in, Le ravissement de Lol V.Stein

photo Elini Fini

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Là-bas…

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Vers Les Saintes…

Non, décidément, n’allez pas là-bas si vous vous sentez le coeur tiède,
et si votre âme est une bête pauvre !
Mais, pour ceux qui connaissent les déchirements du oui et du non, de midi et des minuits,
de la révolte et de l’amour, pour ceux enfin qui aiment les bûchers devant la mer,
il y a, là-bas, une flamme qui vous attend.

Albert Camus, in l’Eté,


(La grisaille me pèse, grand besoin de liberté, de m’évader,
alors pourquoi ne pas brûler avec les mots de Camus )

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Epiphanie…

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Gustave Moreau « Les rois mages » détail

A l’image des mages venus d’Orient qui se sont mis en route sous le signe bien fragile d’une étoile,
notre quête permanente, nos questionnements, nos interrogations nous mettent en mouvement.
Chercheurs de beauté, de vérité, nous pouvons ainsi découvrir ce qui donne sens en continuant à regarder l’étoile,
celle qui nous a fait prendre route.


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Ephéméride…

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« Je comprends ici ce qu’on appelle gloire le droit d’aimer sans mesure »

Un 4 janvier Camus nous quittait.
Il est une de ces rencontres qui vous renversent. A chaque lecture il donne le goût de la vie.
Penseur engagé en rupture avec son époque privilégiant l’Homme. L’ombre d’un homme qui marche au soleil entre deux rives, Albert Camus figé dans une éternité noire et blanche.
Il y a l’écrivain tourmenté qui conjuguait amour et désespoir de vivre, il y a l’Homme solaire, lumière célébrée en de sublimes Noces, sa terre mère  » habitée par les dieux » communion charnelle avec la nature,
le soleil, la mer, la lumière, la beauté des plages, homme révolté qui marchait au soleil  » dans la merveilleuse paix d’un été endormi »
Il y a l’homme qui aima les femmes, cette femme aimée, celle dont on étreint le corps pour  » retenir contre soi cette joie étrange qui descend du ciel et de la mer  » D’abord la mère, la première femme désespérément aimée… tout homme est le premier homme, c’est pourquoi il se jette aux pieds de sa mère… et sa mère telle qu’elle était demeurait ce qu’il aimait le plus au monde, même s’il l’aimait désespérément lui le fils, l’écrivain reconnu, célébré, qui se dit » incapable de trouver à travers des milliers de mots ce qu’elle pouvait dire à travers un seul de ses silences. »
Il y a tant de mots qui résonnent dans toutes ces lectures.
Merci de m’avoir appris
« … qu’il y avait en moi un été invincible »
« Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre « 
et en reprenant les mots de Lacan : « Ne jamais céder sur son désir »

photo stèle à Tipasa que j’ai eu la chance de voir lors d’un voyage en Algérie
sur les traces de Camus.

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Ouvrir…

Ouvrons nos portes sans frilosité pour franchir ce soir le seuil de la nouvelle année.
Quoi de plus symbolique qu’une porte et ce verbe « ouvrir » qui aime l’inconnu et l’aventure,
se grise de risque, aime le vertige, perd la boussole, se moque des frontières.
Laissons-nous emporter par le souffle de ce verbe ouvert sur la saveur acidulée de la vie,
sur les émotions délicates, les sensations patiemment tamisées,
l’ivresse d’un baiser qu’on attendait plus.
Ouvrons nos yeux, nos bras, nos mains, cueillons cette rose ultime de décembre.

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Bon passage vers demain !