Amen

Et ils crient

Au salmigondis

De midi à la nuit

À racler la pierre

Le carrelage d’hier

Ne trouvant que poussière

Unicité parmi des millions

Se cherche , se trouve con

Seul en sa rébellion

En pardon est à la peine

Hiver te malmène

Tout accepter ? Amen !

Crabe

Face à la mer,

Face à la mort,

Toujours ce crabe

Qui se rit des marées.

Jouera avec l’humeur

Niché près du cœur,

S’accroche aux tissus

Perche en et au dessus.

Il est dur,

Il est le mal,

Il se glisse en dedans

Il provoque le vivant.

Cours sinueux

Aux longs cours sinueux

Méandres de mon existence

En-courbent mon chemin

De montagnes russes

Monter descendre

Viatique intime

Saute sur l’humeur

Qui brinquebale

Jouet en forme de Yoyo

File ses ascendances

Alterne avec abysses

Dans le sens du vent

Étiez

L’heure où l’aber, ration en quotité

S’affiche à l’étal de marée basse

Bienvenu est le pont pour enjamber

Passer de l’autre côté de l’année

Ecritude ayant percé le voile

L’orée est amarrée en face

Le destin s’écrit de l’amont

Auprès de la résistante dune

Synergie rameute vagues et mots

Force est de l’océan

Qui sépare en deux

L’avant et l’après d’un chiffre

Coureurs de sommets

Dans le précipice

Antre du vautour fauve.

Seuls les zélés

Coureurs de sommets

Sortent des nuages,

De leur mer,

nageant à la verticale.

Ils courent les pics.

À la limite de l’ordalie

Ils quêtent l’adrénaline

À se sentir vivants

Vibrants

Danse du poème

Que l’infime petite activité

Se rapprochant du cantique

Caracole ses idiomes,

Danse du poème

S’extrapole à base de

Poussière de mots.

En destination

D’un ailleurs dans le temps

M’espacent les synapses

Écartant les possibles

D’un dire à se renouveler

En forme et fonds.

Couchant

Hypnotisé par le couchant

C’est gisant que me courtise

Ce soleil qui me séduit

Dans le soir qui s’incline.

À tomber de si haut

Qui s’y élance

En toises de lumière orangées

Rebondit sur les nuages

Teintes carmins font le lit

De la tombée de lumières

Merveilleux paysage

D’un soir d’automne.

Cortège de mots

Et toi qui me dépasse

Prend gare à la grenade

Qu’explosent mes hésitations

En un bain d’idiomes

Évoquer le dedans de l’au-delà

L’en deçà d’un point de vue

Rameute son cortège de mots

Roulant et déboulant à l’envi

Porté par un élan mélancolique

Le texte s’ouvre à sa déveine

Les maux scarifient la feuille

En toute intransigeance

Corde à neuf nœuds

Vain à la douzaine,

Une poignée me suffirait :

Neuf nœuds,

Une corde

Au rappel

Et bâtir sans hâte

Démo des mots

Où loger mes lettres.

À bâtir simplement

deux trois strophes

En dedans du poème.

Absurdis’temps

D’hier d’un moment

Comment en changer

Détails dérangent

Doigts dans la faille

Prise de courant

Vibration, tremblements

Une vision

Comment l’épauler

L’appeler ô temps

À venir se demande

S’interroge à rire

Futur déjà réalisé

Demain de maintenant

Passé débauché

Comment débâcher

Ces voiles sur lignes

Trépigne l’idéal

d’être choix

Entre soi entresol

Arriver à arrivée

Postuler d’images

Avec Foi

Comment croire sans Dieu

Attirer des cieux

Des mânes de félicité

Déjouer l’odieux

Flammes d’éternité

Avant la fin

Comment ? Laquelle ?

Celle qui interpelle

Poussières d’étincelle

N’est-on pas éternel ?

Anges sans ailes

Avenir me rappelle

Qu’avant s’amoncelle

Temps de ribambelle

Saut à la corde

En théorie se tend

D’une impossibilité

Mais comment d’un air

De rien du Tout

Sauter en multivers

Pieds écartelés

Entre avenir et passé

Soi à phosphorer

Justesse à forer

Interroger l’en dedans

En forme d’univers

Sis à l’intérieur

Laissé à accroire

Finitude fermeture

Ferme étude finies les heures

Ré-inscriptibles âmes

réécriront mon histoire

Une fable absurde

Pour le mental

Accueillir l’impalpable

Comment en cœur

Déloger la fatalité

Noire transmission

D’obscurantistes vues

Exolition est mandée

En l’autel de l’espérance

D’avenirs modifiables

Aucunement illusoires

De mon temps présent

Qui s’impatiente

De voir changés

Avant et Après

Comment donc

En pensant et agissant

En conscience

Ni fatalité ni hasard

À entraver

D’un Absurdis’temps