
Ce Pied bleu fut photographié dans une grange éventrée, sur une litière de tuiles cassées.
Oh, il n’est pas le seul champignon à squatter ainsi les constructions et habitations humaines.
Au palmarès des champignons anthropiques, par exemple, les morilles battent tous les records de fantaisie, d’irrévérence. Telle cette morille découverte dans une brouette de maçon à l’abandon, ou cette autre en érection dans un mur de pierres, ou ces nombreuses autres qui fleurissaient sous les panneaux électoraux quand la colle blanche était encore de mise.
Se tient aussi en bonne place la Pézize des plâtres, observée sur le crépis d’un mur dans la venelle qui relie la rue de la République à la rue Jean-Jacques Rousseau, à Châteauroux (voir l’Écho du Berry du 14 février 2013), et qui affectionne les carrelages et baignoires des salles de bain lorsque celles-ci ne sont pas suffisamment chauffées et aérées. Mais en tête de liste règne la terrifiante Mérule des maisons, qui fait repas de tout bois… jusqu’à écrouler les habitations (voir L’Écho du Berry du 3 mars 2016).
Le Pied bleu : Lepista nuda (Bulliard : Fries) Cooke, est un champignon qui ne redoute pas les rigueurs de l’hiver, surtout quand il est dans le nid douillet d’un tas de feuilles ou d’une demeure en ruine.
Il est un comestible recherché, parfois confondu avec des cortinaires bleus ou violets, fort heureusement non toxiques.
(24 janvier 2018



