
Ce mystère ne vous trotte-t-il jamais dans la tête : comment une fleur aussi ostensiblement différente d’une rose peut-elle porter le nom de Rose… de Rose trémière en l’occurence ?
Essayons de cerner les divers mouvements qui contribuèrent à cette nomination :
Premier mouvement : toute fleur à symétrie radiale autour d’un axe et portant des tonalités roses est syncrétiquement assimilée à la reine des fleurs : la rose.
Deuxième mouvement : notre fleur est originaire du Proche-Orient… d’outre mer. Le mot d’outre–mer… pourtant beau est significatif, fut-il mal entendu… accrocha-t-il peut-être un peu ? Toujours est-il qu’il s’altéra en trémière.
Troisième mouvement : trémière nous évoque peut-être, par homophonie, une rue traversière, une flûte traversière, ou une tréflière ((un champ semé de trèfle), ou une treille… ou encore les tresses d’une petite fille, ornées avec les grosses fleurs roses de la Rose trémière ?
La Rose trémière : Alcea rosea Linné, participe de la famille des Malvacées, auprès des mauves, des guimauves, des lavatères et autres hibiscus.
Les Roses trémières émergent dans les villes et les villages, comme par magie, des interstices des murs et des trottoirs.
(23 juin 2022)



