
La flore des prés, des prairies, est dans la quintessence de son opulence et de sa splendeur.. On l’appelle aussi flore prairiale, et j’avoue que ce mot sonne plus clair et plus joli dans ma tête. Si je devais classer ces trois mots par ordre croissant de séduction, ce serait pré-prairie-prairial.
Je pourrais me livrer à des trilogies similaires avec d’autres mots, de la même famille ou de signifié proche. Par exemple, j’écrirais estivant-estival-estive, ou araignée-aranéeux-arachnéen, ou encore herbe-graminée-graminéenne… en estimant pouvoir en donner les raisons si on me le demandait. Amusez-vous à faire de même, si l’esprit vous en dit.
Il existe une infinité d’harmonies prairiales, toutes différentes les unes des autres, même si elles sont voisines. C’est la concentration, la densité des espèces végétales, les nappes de couleur et les ondulations : roses, argentées, violacées, bronze…qui les rendent uniques.
Les prairies velloises sont des foyers incandescents de rouge, de jaune, de blanc, de rose…
Cette prairie velloise étale ses nappes de Boutons d’or et de Marguerites des prés, roule ses vagues vieux rose de la Houlque laineuse.
(29 mai 2025)



