Le printemps en plein été

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Alors que l’on traverse le plateau du Velay en cette fin juillet, et que le regard oscille nonchalamment entre les prairies de fauche, d’une blondeur dorée, sèche et désertique, et la masse sombre des forêts de hêtres et de conifères… des barrettes de fleurs roses nous barrent soudainementla vue, nous jettent à la figure leur insolente fraîcheur, leur jeunesse… et l’on se prend à croire que c’est le printemps qui renaît, que c’est un bout du printemps qui n’avait pas pu s’exprimer sur le moment et qui explose soudain, pour notre plus grand bonheur.

Ces barrettes rose pourpre sont le fait de l’Épilobe en épi : Epilobium angustifolium Linné.

Cette belle grande fleur, au long épi terminal rose purpurin, s’appelle aussi Laurier de saint Antoine, eu égard à ses feuilles qui rappellent celles du laurier et à son style à quatre stigmates en croix.

Le Laurier de saint Antoine croît aussi en Berry, dès qu’on s’approche de la montagne creusoise ; il affectionne particulièrement les friches forestières, les coulées fraîches et humides.

Ce massif de Lauriers de saint Antoine pose joyeusement devant le Mont Mézenc.

(31 juillet 2025)

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