
Nous l’avons déjà mentionné : la forme est de relativement peu d’importance pour la détermination des champignons. Quant à la couleur, elle se montre si variable et évolutive qu’elle décontenance bien souvent l’observateur.
Et malgré cette monotonie générale de forme et cette versatilité de couleur… il est des champignons qui en rajoutent. Tel est le cas de l’Amanite rougissante ou Golmotte (Amanita rubescens Persoon), qui peut être toute petite, frêle et fragile, ou au contraire grande, épaisse et robuste. En ce qui concerne la couleur, elle peut être toute blanche à presque noire, sans jamais se départir des taches vineuses qui la caractérisent.
Ces différences de taille et ces fluctuations de couleur déconcertèrent tant les mycologues qu’ils créèrent une profusion de variétés et de formes, dont seules subsistent les variétés blanche, alutacée (beige jaunâtre clair), et à anneau jaune souffre.
L’Amanite rougissante est toxique crue, et elle peut être confondue avec la redoutable Amanite panthère qui, elle, ne rougit pas.
Sous les conifères, les Golmottes sont en général sombres et robustes, tel cet exemplaire poussant sous des douglas.
(18 décembre 2025)


