Noël, un jour (presque) comme les autres.

Quelque chose me dit que moins de 35% des blogs quasi quotidiens seront abreuvés aujourd’hui… Est-ce un sursaut d’esprit de contradiction qui me pousse à en commencer un aujourd’hui ?

Il est vrai qu’à mes yeux, Noël est une date anniversaire « par procuration », qui restera voilée en ce début d’exercice. Noël m’a très souvent (toujours ?) rendue malade, physiquement. On me montrait du doigt, enfant, en me disant que c’est parce que j’étais trop gourmande et que j’avais mangé trop de chocolats. Non seulement, j’étais malade, mais encore j’étais condamnée pour un fait (condamnable ?) que je n’avais pas commis : à Noël justement, je n’avais jamais envie de manger, et je mangeais même deux fois moins que d’habitude. J’avais beau le dire (quand j’ai été assez grande pour le faire, à l’âge de « raison »), on ne me croyait pas, puisqu’il ne pouvait pas y avoir d’autre explication que celle-là. J’étais donc malade, trop gourmande et menteuse.
Le tout était empaqueté dans d’excellentes intentions, cela va sans dire : ma famille qui en est toujours bardée ne s’imagine pas à quel point elle me mine. C’est en comprenant cela (très tard) que j’ai compris qu’il me fallait (entre autres) passer Noël sans eux si je voulais aller mieux un jour. Sans eux ou seule ?

Cette année en tout cas, signe supplémentaire de mon progrès vers la guérison, j’ai fait un compromis : un réveillon avec la famille proche, que j’ai moi-même reçue (pour la première fois), et une absence au repas de Noël « élargi » du 25. Pas facile à expliquer quand c’est pour la troisième année consécutive et qu’on commence franchement à vous le reprocher.
Franche victoire au regard du but que je m’étais fixé : j’ai réussi à m’activer en faisant un peu de cuisine (des choses extrêmement simples bien sûr : soufflé, salade, beignets, pâtes améliorées) alors que je ne pensais pas en faire tant, je l’ai fait avec plaisir, assez rapidement ( !), et (conséquence ?) c’était très réussi. Je n’en reviens toujours pas. Il n’y a presque pas eu de tensions (chose extraordinaire), et il y a même eu des sourires qui semblaient prodonds (idem).
Pour ce qui est du 25, ce fut une journée comme les autres : passée à essayer de ne pas souffrir « de trop », et en l’occurrence, à ne faire que des choses qui sont supposées me faire plaisir, hormis (y compris ?) ce petit billet qui est beaucoup plus qu’il n’y paraît pour une dépressive convalescente …

Comme Noël est par excellence le jour des illusions, j’en souhaite un très joyeux à celui ou celle qui aura lu ces quelques lignes en temps voulu… !