Nous voilà donc le jour du réveillon. Tout le monde s’affaire dans tous les sens, les employés des structures ouvertes au public râlent de ne pouvoir ficher le camp qu’à 17 heures ; là où moi je souris, ravie de savoir que si j’en trouve le courage, je pourrai avoir au moins une activité qui me sied, si ce n’est le soir, du moins dans la journée. C’est pour demain que ce sera une autre affaire… !
Je me rends compte surtout qu’un nombre assez impressionnant de personnes n’ont pas envie de réveillonner, mais restent bloquées sur le compteur « je vais quand même être triste si je ne fais rien ». Parfois, elles se rendent même compte qu’elles ne seront pas satisfaites si elles font quelques chose de trop simple, si elles ne « marquent » pas le coup. Autrement dit, elles n’ont d’autre choix que d’être tristes ou insatisfaites. De ce strict point de vue, je ne m’en sors pas si mal: j’ai juste quelques crises d’angoisse à gérer.
Ça signifie que tout le monde est très actif dans la journée et dans la soirée (là encore je me demande quel sera le taux de remplissage des blogs habituellement réguliers) : ceux qui aiment les réveillons, et ceux qui ne les aiment pas. C’est dire le poids de l’inconscient collectif ! Et c’est remarquable. Je veux dire qu’avec Noël, c’est le seul soir/jour qui soit à ce point « unanime », et il se distingue de Noël en ce qu’il s’agit de faire une « vraie » fête.
En revanche, ça veut dire aussi que tous les gens seront fatigués le lendemain… et qu’il sera impossible de faire quoi que ce soit avec eux, du moins pas avec leur enthousiasme. Et ça, ça ne m’arrange pas du tout. Le jour de Noël ça m’est égal, mais le jour de l’an, ça me rend triste. C’est que je me serais bien fait une balade au bord de l’océan…
Je sais pas trop ce qui m’a pris aujourd’hui à vrai dire, j’ai commencé par aller chercher du boulot. Je me doutais bien qu’on me dirait de repasser, mais j’ai appris ce que je voulais savoir : ça embauche.