Concernant leur visage, les pouffiasses ont les cheveux souvent fins, si possible blonds, artificiellement et savamment frisés, avec une régularité parfaite, par la magie de la technique capillaire dont le XXIème siècle est capable. D’ailleurs, détail amusant, la fin du cheveux est raide, sur une dizaine de centimètres minimum. il est vrai que toutes les pouff ne sont pas coiffées comme ça, alors qu’en revanche, il semble qu’elles ont toutes les cheveux teints. D’ailleurs, de nos jours, quelle femme n’a pas les cheveux teints ? (à part moi, mais c’est pour bientôt… dis-je depuis trois ans)
Et les teintures sont suivies avec plus ou moins de bonheur…
Et je ne parle évidemment pas du maquillage (rarement mat) car c’est encore moins mon rayon que le fringuage et le coiffage (pour lequel j’ai au moins ma coiffeuse personnelle dont je n’ai pas du tout envie de changer!). J’ai juste noté que, souvent, les couleurs du maquillage avaient certes le mérite d’être assorties à celles des confettis qui servent de vêtements, mais il s’agit généralement de maquillage « à pas cher » (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: on peut être pauvre et avoir du goût, et mieux vaut moins de choix mais de meilleurs qualité que l’inverse, ce que la pouff ne semble pas du tout avoir compris) qui dégouline à la première sueur, et c’est d’autant plus laid que le maquillage était criard à l’origine, ce qui semble constituer la majorité des cas.
Outre les différents fards que je serais complètement incapable de détailler en dehors des paillettes (il y a même des sortes de « diamants » collés aux lieu et place des « mouches » d’antan), les yeux sont souvent soulignés autant que surlignés de noir, qui se prolonge jusque sur les tempes, comme pour faire une sorte de concurrence à la goth-rebelle qui ne jure que par le noir (une autre race de femmes, catégorie un peu fourre-tout j’avoue). Et je ne parle pas des petits tatouages provisoires, parfois faits au henné?, car je n’ai pas suffisamment étudié la question.
Il faut reconnaître que finalement, l’ensemble est plutôt joli (avant le bouquet-dégoulinage final s’entend), quoiqu’excessivement artificiel et lorsqu’il n’est pas de trop mauvais goût. Il faut aimer l’artifice, quoi.
Par ailleurs, les pouff ont leur ligne de magasins personnelle : lorsque j’ai cherché une robe pour le mariage de la copine (car le sur-mesure c’est super, mais à 450 euros ça va pas être possible du tout), j’ai été ahurie (il faut dire que je ne fais que très rarement les magasins) par le nombre de magasins destinés à la pouff. C’est manifestement un vrai marché, ce qui me paraît incroyable. Et ce qui l’est encore plus, c’est la facilité qu’on peut avoir à le repérer de loin: que des petits articles à petit prix (histoire de donner l’impression qu’on fait une affaire), des couleurs criardes, des paillettes et des strass à gogo, bref, exclusivement de la pacotille, annoncés par des messages d’appel en couleurs flashy « super gadges ». Des bijoux, des sacs, des foulards, des trucs pour les cheveux, que sais-je encore?
L’accessoire est donc un élément essentiel de la panoplie de la parfaite pouffiasse.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. La pétasse vient également probablement se ravitailler dans ces mêmes endroits dans la mesure où la différence majeure entre l’une est l’autre n’est pas dans les vêtements eux-mêmes ou leurs accessoires, mais plutôt dans leur assortiment et l’allure qu’elles se donnent.
Quant à savoir si je suis plutôt pouff, ou plutôt pétasse, je vous répète que je tiens beaucoup à mon anonymat 😉