De l’exploitation des représentations morbides.

Un commentaire m’a fait penser à exploiter ces représentations sanguinolentes. C’était peut-être "pour de rire", mais pourtant j’y avais déjà réfléchi maintes fois, devant mon impuissance à effectuer un quelconque travail régulier, et donc à gagner ma vie. Et pourtant, ça non plus je ne peux pas. Outre mes raisons classiques (le peu d’énergie que j’ai je le consacre à tenter une vie professionnelle et alimenter ma maigre vie sociale, je n’en ai donc plus ou si peu pour autre chose), je n’ai sûrement pas assez d’imagination. Car ça n’a peut-être pas l’air, mais monter un scénario cohérent n’est pas chose facile, spécialement lorsqu’on a les neurones en désordre. J’avais bien commencé à écrire l’histoire d’une veuve noire géante et humanoïde qui suçait non pas le sang mais les substances des humains, lentement mais sûrement, ceux-ci ayant été réduits à l’impuissance sous l’effet de sa toile, mais j’en ai vite trouvé les limites… Néanmoins, il ne fait aucun doute dans mon esprit que certains films sont directement tirés de représentations de ce genre, et donc de souffrances individuelles qui ont su être exploitées de façon cohérente. J’espère toujours que cela a apaisé au moins un peu ceux qui les produisent psychiquement et que cela leur procure un revenu régulier. Projection(s) quand tu nous tiens…
En tout cas, il y a beaucoup de sang et d’armes blanches dans toutes ces représentations. Donc des couleurs essentiellement grises-métalliques et rouge, avec un peu de chair et d’ocre qui tire franchement vers le marron, ce qui donnerait de beaux tableaux. A défaut de rêver d’en faire des scénarii, donc, j’aurais vraiment souhaité en faire des peintures. Sauf que là encore, je ne sais pas dessiner, et que comme pour le reste, je n’ai pas le courage ou plutôt pas l’énergie nécessaire pour apprendre (même si cela ne m’empêche pas d’essayer dès que je peux). Et puis je me dis aussi que si j’en trouve l’énergie un jour, c’est que je n’aurai plus envie de peindre ces choses là…! Alors je n’insiste pas, puisque je ne suis pas encore tout à fait dans la résignation côté "gagner ma vie". Mais au fond, j’ai peut-être tort… et je devrais peut-être me lancer tout à fait dans ces choses là. C’est non seulement l’alimentaire, mais encore le regard des autres qui m’en empêche: je n’ai pas le courage de les défier tout à fait, même si je le fais un peu quand même.

Le tout c’est sans doute de ne jamais perdre l’occasion d’essayer, quand l’énergie et le désir pointent leur nez…