Aujourd’hui encore (heureusement que ma vie sociale n’est pas très développée), je me suis trouvée en position de "choqueuse" avec mes idées à la con (c’est que vous m’avez rarement vue en action…). Il m’était demandé, outre la remise d’une fiche de lecture, ce que je pensais du livre que nous avions à travailler.
C’est qu’il y a des questions qu’il ne faut pas me poser.
J’ai évidemment expliqué pourquoi et comment je n’avais pas du tout aimé ce livre, sans remettre en cause par ailleurs (mais sans insister non plus) la pertinence de la démarche de son auteur.
A vrai dire, le défaut majeur que je lui trouvais c’était de ne pas comprendre ce qu’il avait écrit, malgré mes relectures laborieuses, dans la mesure où si ses phrases étaient grammaticalement correctes, l’agencement de ses idées étaient pour le moins décousu, ce qui vous en conviendrez est tout de même ennuyeux pour le moins, et chiantissime quand on vous a demandé une fiche de lecture à ce sujet. De sorte que, peut-être (oui bon d’accord: sûrement), mon agacement a transparu lors de mon élocution faisant ressortir mes côtés tyrannique et entier, provoquant la moue, voire le mépris (mais aussi l’amusement) de mon auditoire.
Si de façon générale j’ai appris à enrober un peu les choses (des années d’apprentissages… pour de bien maigres résultats), il est vrai qu’en l’occurrence, outre ma maladresse habituelle, j’étais particulièrement fatiguée.
Et pour cause. J’ai veillé si tard pour terminer ce putain de travail fastidieux que je n’avais plus que trois heures matinales pour espérer dormir un peu.
C’est évidemment le moment (et le jour) qu’a choisi mon facteur pour me remettre une lettre recommandée me mettant en demeure de rembourser un trop perçu suite à une erreur.
Flûte alors. Je fais quoi? j’annule mon voyage…?
Pas envie.
Soyons raisonnables: je vais faire une sieste…!