Des recommandations bloguesques (1/2).

Comme encore une fois ce week-end je me suis effondrée, à me taper larmes, idées noires et nuit blanche, je n’ai rien trouvé de mieux à faire (à la place des courses, de la vaisselle et d’un repas pour le moins) que de me rappeler que j’avais été "recommandée par les lecteurs" du site lemonde.fr à un moment donné la semaine dernière (ou celle d’avant, je ne sais plus, je n’ai pas la notion du temps).
C’est le petit bidule sur lequel on peut cliquer, en haut à gauche de la page (ou en bas à gauche), et qui se "déssouligne" dès lors que vous avez cliqué dessus pour dire, comme son nom l’indique, que vous recommandez la lecture de ce blogue aux autres lecteurs potentiels de blogues.

En fait, je m’aperçois que j’ai été référencée quelque part (quand ça arrive) lorsque je reçois des commentaires inhabituels – qui m’agacent un peu parfois, soyons francs. Il est vrai qu’en dehors d’un très fidèle lecteur (que je salue au passage), il n’est pas si fréquent que j’aie des commentaires: je suis trop peu entrée dans la danse bloguesque (je lis peu et commente peu chez les autres), j’y réponds bien trop rarement (la honte d’être ce qu’on est), et mon esprit négatif fait que je réponds plus facilement à ceux qui me gonflent qu’à ceux qui provoquent pourtant en moi de beaux sourires (et allez donc faire un sourire virtuel ! Un smiley, c’est quand même vraiment limité et tellement impersonnel…).

C’est vrai que je ne sais pas quoi dire quand on me dit des choses vraiment gentilles, ça me fiche mal à l’aise (en même temps que ça me touche beaucoup, voire ça m’aide à me construire, n’ayons pas peur des mots), alors que les choses qui m’agacent ou me blessent, même planquées sous des politesses-gentiellesses, voire quelques bonnes intentions, j’en ai la lourde habitude, et donc la répartie assez facile.

Cela ne veut pas dire que je préfère les seconds aux premiers, car ces derniers me font beaucoup de bien, même si je reste désespérément muette, gourdasse que je me trouve à pas savoir quoi dire (il y a quelques rares exceptions, lorsque ça tombe un jour où ça va), alors que les autres me font toujours aussi mal.

Et donc, lorsque j’ai des commentaires inhabituels, il arrive que je vérifie la fréquentation du site dans le but de déterminer l’origine de ces nouveaux lecteurs, grâce aux "sites référents" (ceux d’où proviennent les visiteurs, donc) répertoriés par mon site préféré de mesures d’audience.

A titre indicatif, et pour ce qui me concerne, cela fait entre 10 et 15 visites quotidiennes supplémentaires, parfois davantage (jusqu’à 25 pour le maximum que j’ai vu).

Même si cela reste rare, je peux quand même dire que ça fait très plaisir, et que cela renforce la confiance que l’on peut avoir en soi…

Merci d’avoir cliqué, donc !

Zéro primaire.

   

Figurez-vous que j’ai récolté mon premier zéro non pas au collège où ils étaient distribués sous des prétextes plus ou moins fallacieux, mais en primaire.
C’est que ça se mérite un zéro en primaire : il faut, pour l’obtenir, que chacune des réponses données soit entièrement fausse.
J’avais réussi cet exploit.
En math.

Je me rappelle encore de la place que j’occupais, où était le tableau noir et l’attention avec laquelle j’avais suivi la « maîtresse » (quel joli nom…) pour tenter de comprendre lors de la correction car ça m’avait rendue bien malheureuse. Encore une fois c’étaient des « étourderies »… Je ne comprenais pas comment il se pouvait, alors que j’avais le sentiment d’avoir travaillé, qu’il n’y ait même pas une ou deux bonnes réponses… 

De toute façon, ma relation avec l’école avait très mal commencé : en maternelle, j’avais été stigmatisée pour incapacité à couper des ronds ronds. Et puis les "dames de la cantine" me grondaient tout le temps parce que je ne mangeais pas assez vite et que je bavardais trop avec mes copines. En cours préparatoire, la maîtresse me frappait. Nous étions 5 à être frappés dans la classe. Je me rappelle parfaitement de deux d’entre eux, mais je ne me rappelle pas pourquoi. Pour moi, c’était toujours les mêmes raisons : lenteur, étourderie.

Comme quoi les gifles et les étiquettes qu’on vous colle (ou les reproche qu’on vous fait, ça revient au même), c’est vraiment efficace: je suis toujours aussi lente et toujours aussi étourdie. Et j’ai tellement bien compris que c’était "pas bien" que j’ai honte à la seule idée de prendre une place sur le marché du travail.

Ça y est, je fais de la muscu !

   

Bon, ça y est, je sais à quoi ressemble une salle de muscu. Contrairement à ce que je pensais, il n’y a pas de pouffiasses, ni même de pétasses. D’ailleurs, il n’y a presque pas de femmes (il paraît qu’elles viennent à des heures décentes, "elles", c’est-à-dire avant 19h30). Mais il y a quand même une nana sympa qui est en train de devenir ma copine-de-muscu.

Pourtant, j’en ai vu (apparemment pas des pouff non plus) qui étaient regroupées dans d’autres salles où elle pratiquent de la gymnastique, dont j’ignore le nom exact. Un truc où on se dépense beaucoup m’a-t-on dit, et qui fait "suer" sur de la musique. On m’a même proposé de venir me joindre à elles.
J’aurais bien aimé mais il y a deux obstacles majeurs: d’abord (et c’est logique) c’est à jours fixes et heures fixes. Or même si j’ai à peu près réussi à m’astreindre à aller à la muscu une fois tous les 15 jours au moins depuis le début de l’année, ça n’a jamais été de façon régulière: trop dur pour moi.
Ensuite, c’est beaucoup plus cher que la muscu, et il me semble que je ne "mérite" pas encore d’investir là-dedans.

Bref, je respire de la testostérone à plein nez à chaque fois que je rentre dans ce truc puisque lorsque j’y arrive il est déjà tard en général…

Excellent baromètre: parfois ça ne me fait ni chaud ni froid, ce qui ne manque jamais de m’inquiéter…

Des filets de mode.

En ce moment, on peut voir ça et là, dans la boîte à images, des défilés de mode puisque c’est la saison du renouvellement des garde-robes, paraît-il.

Je suis toujours consternée par l’attitude des jolies femmes qui portent ainsi les vêtements qui sont proposés (et sur lesquels on pourrait gloser pendant des lustres par ailleurs).

Ces femmes, je les trouve très jolies, quoique légèrement disproportionnées (un peu trop maigres et trop grandes). C’est pour cela que je ne comprends pas, avec des visages potentiellement doux et attirants comme les leurs, avec des corps certes disproportionnés mais effilés (donc légers), pourquoi elles prennent systématiquement des airs de pimbêches insupportables, hautaines et méprisantes dès qu’elles se trouvent sur un podium (peut-être moins ailleurs, encore que…). Leur façon de marcher (qu’on leur apprend avec minutie) est tout à fait assortie à cet état d’esprit. Mais enfin, pourquoi? C’est ça qui plaît aux gens?

J’en suis même à penser que si les filles arrivent parfois à leur en vouloir de leur réussite, c’est moins par jalousie à proprement parler que par réaction à ce genre d’attitude. Le plus regrettable dans tout cela, c’est que sans m’être jamais véritablement intéressée à ce domaine, j’ai pu en percevoir certaines qui se détendaient un peu en "fin de carrière" (vers 25 ans), devenaient humaines, agréables voire chaleureuses et faisaient preuve d’une sensibilité touchante. Ce qui montre bien qu’elles ont ça en elles. Je ne sais pas si toutes en sont capables, mais cela me fait doublement m’interroger sur ces attitudes rigides et moches, pourtant si prisées par les "shooters" en tous genre.

Je me demande même dans quelle mesure cela n’attise pas les querelles de fond entre les hommes et les femmes. Parce que franchement, si j’étais un homme, et que je voyais qu’on me regarde comme ça, j’aurais davantage tendance à évoquer des filets de dindes plutôt que défilés de mode.

Comme je ne me sens pas du tout concernée ni par la mode ni par ces demoiselles (sauf lorsqu’elles deviennent humaines), cela me passe au dessus du caillou…

J’ai juste attrapé la question au vol !Si quelqu’un a une réponse…

Ça sent le poisson…

Non que je me transforme en morue – encore que parfois, j’ai des doutes avec les vilaines idées qui me traversent l’esprit – ni non plus en sirène – en fait, pour ça aussi il m’arrive d’avoir des doutes, certes beaucoup moins fréquents: c’est qu’on me dit des choses si gentilles parfois que je me prends à rêver…

Mais j’ai bien les pieds sur terre, et je le démontre céans: c’est juste parce que du poisson, j’en ai mangé il y a peu (du bar à peine cuit, mmh), et j’ai eu l’exécrable idée d’en jeter les restes dans la poubelle de la salle à manger, les efforts nécessaires pour gagner la cuisine étant trop conséquent à ce moment précis (surtout qu’il y a du carrelage, là-bas au loin dans la cuisine, berk, ça fait froid aux pieds).
Et si l’odeur persiste, c’est parce que j’ai fait pire que ça: je n’ai toujours pas fait ma vaisselle depuis…! Ce qui fait que ça sent pas bon dans la salle à manger, et ça sent pas bon du côté de la cuisine non plus.

Là, j’abuse.
Et si je voulais inviter mon voisin à prendre un verre, je ferais comment, hein? Voilà comment on se met des barrières*…

Je crois qu’il devient urgent que … je ferme au moins la poubelle !
Pour la vaisselle, je ne suis pas à 24 heures près…

* Rassurez-vous, quand même: l’odeur est loin d’être pestinentielle. Et puis rassurez-vous aussi: je n’oserais jamais inviter mon voisin de toute façon (snif).

En avant toutes!

   

Très dur d’écrire en ce moment, il y a régulièrement des périodes comme ça. Sauf qu’en ce moment, c’est pas parce que je suis particulièrement mal. C’est juste parce que j’ai trop de choses en tête qui arrivent dieu merci à peu près à s’équilibrer, entre ce qui fait du bien (qui est tout neuf) et ce qui fait du mal (qui reste accroché et ne partira sans doute jamais).

Alors je vais encore essayer d’adopter un truc que mon apprentissage de la vie me souffle de faire le plus souvent possible, spécialement quand tout part dans tous les sens: essayer de réserver des "plages" à chaque chose. Un temps
pour les projets-rêveries, pour le téléphone, pour le travail, pour la
télé, pour l’administratif, et donc, un temps pour le blogue aussi. Avec cette règle d’or de ne surtout pas faire plusieurs choses à la fois.
C’est qu’l
serait temps que j’apprenne à gérer mon temps…

En tout cas, ces tensions entre le "positif-être" et le "négatif-être" sont quelques unes des caractéristiques du dépressif chronique: il lui faut vraiment beaucoup de bien "objectif" pour équilibrer tout le mal "subjectif" qu’il trimballe comme un fardeau. Et cela suscite presque toujours de l’incompréhension, voire de la jalousie de la part de son entourage: comment peut-il être aussi mal avec tout le bien qui lui arrive? Il y en a même qui ne le supportent pas, et qui pensent que, "à sa place", ils seraient heureux, "eux". Ou qu’en tout cas, ils le seraient "bien plus que ça". Certains se contentent d’être dubitatifs et parviennent tant bien que mal à accueillir votre parole (tant il est vrai que c’est difficile à comprendre et à accepter); ce sont les plus compréhensifs et donc les plus reposants. Heureusement qu’ils sont là…!

En tout cas, pour l’instant, cet équilibre existe et je vais pas m’en plaindre. Sauf que… j’ai du mal à écrire ici, donc, puisque le bien-être et le mal-être se rencontrent régulièrement, comme des courants contraires créant une sorte de tension permanente et somme toutes assez fatigante pour qui n’en a pas l’habitude.

Mais je suis prête à la prendre mon général !

Madame Mister, bonsoir.

   
   
Souvent, je vois écrit ici et là des "Mr Untel": dans des sous-titres d’interview, ou des publicités. Mais également dans des pièces officielles, genre des procès-verbaux de société, voire de gendarmerie. Et même, désormais, chez des instituteurs professeurs des écoles, voire dans des articles spécialisés, écrits donc, par des érudits.
Dans ces moments là, mes côtés maniaque et angoissé se manifestent (c’est une façon de parler pour une fois: je suis p’t’êt’ hypersensible mais j’ai quand même des limites!). Angoissé parce que j’en vois de plus en plus, et souventefois chez des personnes qui sont censées savoir que c’est une erreur. Erreur qui ne manque pas de déranger mon côté maniaque, donc.

Qu’on se le dise, l’abréviation de "Monsieur" dans la langue française, c’est "M.".

"Mr", c’est l’abréviation de Monsieur aussi, mais lorsqu’on parle anglais. Autrement dit, c’est l’abréviation de "Mister". Mr Untel = Mister Untel.

Ainsi donc, lorsqu’on veut écrire "Monsieur Untel" en abrégé, on est censés écrire "M. Untel", l’abréviation de Messieurs étant "MM.".

A bon entendeur salut, MM. Les journalistes…  et oui, c’est vous qui montrez l’exemple !  😉

PS. aah, ça fait du bien une bonne petite maniaquerie de temps en temps !