Quelques avantages donc, mais tellement d’inconvénients…
Passée les quatre-cinq jours d’adaptation digestive, presque dix jours de crises d’angoisse quotidiennes (supportables celles-là) ; qui, au fur et à mesure qu’elles augmentaient en nombre diminuaient en intensité.
Et surtout, au début du moins, des agitations nocturnes couplées à une très grosse difficulté à prendre des notes dans la journée et à travailler (pire si je prends le cachet le soir au lieu du matin).
Certains rêves "plus normaux" donc, mais aussi des cauchemars beaucoup plus violents, très lourds à digérer. Heureusement que le docteur la tête est toujours dans le coin.
Puis à la troisième semaine, des fatigues intenses et permanentes : je dormais entre dix et quatorze heures par nuit, ainsi que deux à quatre heures dans la journée, étant entendu que le reste du temps, je gobais les mouches, lorsque je ne pleurais pas. Car les larmes ont fini par revenir. Moins violentes qu’avant, certes, mais quand même… Sans compter que j’ai presque totalement perdu l’appétit*: je n’ai même plus envie de chocolat, c’est dire…! Je ne mangeais ni ne buvais plus que très peu.
Alors je me suis dit que c’était un cap à passer sans doute, qu’il fallait en passer par là, avoir de la patience. Tant pis pour ma licence, il faut savoir faire des sacrifices, etc. Et puis avec un peu de chance, je perdrai les cinq kilos qui restent avant de retrouver mon poids de jeune fille!
Mais lorsqu’au début de la quatrième semaine, les crises d’angoisse sont réapparues, rapprochées et assez fortes, j’ai dit stop. Etre complètement assomée toute la journée, passe encore si c’est provisoire, mais si les seuls moments d’éveil sont consacrés à des crises que je ne suis même pas en état de gérer, ce n’est plus possible.
Car ces crises étaient bien plus fortes que les premières et juste un peu moins qu’avec le premier cachet.
Si j’avais pu, j’aurais diminué la dose histoire d’habituer le corps peu à peu, mais il n’y a pas plus petit… merci l’hypersensibilité !
Bien sûr, le docteur molécule est en vacances, et bien que j’aie laissé un message, je suppose que je n’aurai pas de nouvelles avant trois semaines.
A part ça, "ça se soigne facilement la dépression de nos jours" nous dit-on…
* Ainsi que trois kilos au passage, ce qui j’avoue, n’est vraiment pas pour me déplaire !