Des coins-confort.

Quand on est dépressif, il est essentiel de s’aménager un "coin-confort" en cas de crise. C’est encore mieux si on peut en avoir plusieurs, en fonction du type de crise que l’on a à affronter (par exemple, avec ou sans larmes, ou bien avec ou sans grosse fatigue).

Deux points essentiels pour les crises les plus grosses: être porté de partout (que l’on soit assis ou couché), et être couvert chaudement (car en cas de crise, on a généralement très froid). En général, il vaut mieux être allongé en cas de grosses larmes. Même si c’est sur le sol.
Il est également nécessaire de pouvoir y être seul et de ne pas y être dérangé.

Je viens de découvrir en outre, qu’il faut y avoir fait ses armes larmes, et y avoir "déposé" ses propres ondes, des ondes réconfortantes. Sans elles apparemment, point de soulagement possible, l’inquiétude et le mal-être superficiels restent présents, et la crise a du mal à passer.

Tout cela n’est pas toujours facile à réunir. Par exemple parce qu’on ne vit pas seul. Egalement en cas de déménagement apparemment: cela prend un peu de temps (comme le reste, m’a-t-on dit).

Mais c’est vraiment important un coin-confort. C’est un peu comme une oasis dans un désert: un point de ressource indispensable…

3 réponses à “Des coins-confort.

  1. Complètement d’accord !
    Mon cocktail, cest : fauteuil (lequel était chez mon père, ce qui lui donne sûrement quelque chose de particulier) – coussin (en forme de soleil) – plaid (pour tenir chaud, car effectivement il fait drôlement froid en cas de crise). En général je me roule en boule là-dedans, jusqu’à ce que ça passe.
    Un lieu un peu réconfortant, comme des bras et une épaule bienveillants. Un petit coin de sécurité, qui permette d’évacuer les larmes, la souffrance et l’angoisse. Et de revenir à la vie ensuite.

    Contente de lire tes toutes dernières notes. Il s’en dégage quelque chose de positif, que je te souhaite de préserver.

    Amicalement.

  2. Avant-hier je me suis fait un petit coin-temps confort : 1 heure dans la baignoire – pleine d’eau moussante. C’était plus pour échapper au boucan quasi permanent causé par mon fils et son père (& ses jeux à la c..) que pour prendre un bain chaud, puisque je n’avais pas d’autre alternative que cette pièce : c’est la seule dont la porte ferme à clé, en dehors des W.C….

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