Quand ma copine-de-muscu, après m’avoir envoyée au bureau de l’association (c’est-à-dire des tas de réunions, des permanences, des saisies informatiques, des achats pour l’asso etc), est venue me dire qu’elle était « très déçue » de ce que j’avais fait, j’ai senti que je pouvais peut-être m’énerver un peu.
Mais au préalable, je souhaitais en connaître la raison, histoire de ne pas invoquer le pouvoir du crâne ancestral (pour lui faire pourrir les yeux en lui jetant un sort) injustement.
Alors qu’on se galère entre le bazar qui a été laissé l’année précédente, les inscriptions de l’année en cours, les problèmes informatiques, internautiques, les organisations de manifestations et j’en passe, elle a osé me reprocher d’avoir omis de lui signaler postérieurement à l’une des innombrables réunions que SA machine – dont j’ignorais qu’elle put être si importante à ses yeux (que j’espère pourris désormais, donc) – allait être retirée de la salle, au même titre que quelques autres, pour cause de restructuration de l’ensemble (qu’elle n’ignorait pas).
ça m’a passablement agacée, et comme j’ai l’habitude de parler avec une certaine franchise…
D’abord, comme tout le monde, je n’aime pas particulièrement qu’on me fasse des reproches. Pour autant, ils peuvent évidemment être justifiés, auquel cas je les accepte d’assez bonne grâce (en maugréant un peu, mais juste pour la forme).
En revanche, qu’on me reproche un détail insignifiant dans l’océan de ma bonne volonté et même de mon efficacité (tout à fait correcte en l’occurrence), ça, ça m’exaspère, surtout quand j’ai accepté de jouer au bon petit soldat pour le fun, et que, au final, j’ai l’impression d’avoir vraiment été un pantin (et pas pour le fun) dans les griffes d’une grougnasse qui ne sait manifestement rien faire d’autre que cracher dans la soupe, même quand on lui porte la cuiller au bord des lèvres.
Car je lui proposai des solutions de rechange (du type: on peut évoquer le problème à l’assemblée générale, c’est bientôt, je te soutiendrai) qu’elle a décliné (au motif que j’étais à côté de la plaque et qu’une assemblée générale était le dernier endroit où il fallait parler de ce genre de choses [!!!]).
Moi, quand on est aussi stupide, c’est au dessus de mes forces et ça a achevé de me mettre en colère. J’ai donc continué à parler franchement… Elle a jugé utile de conclure en me disant qu’elle ne me demanderait plus ce genre de chose. Je ne l’ai pas évoqué à voix haute, mais je me suis demandé de quoi nous allions pouvoir discuter désormais…
Puis je me suis dit que finalement, les copines capables d’être négatives et plutôt promptes à me faire des reproches, j’en avais plein mon carnet d’adresse, et que celles-là au moins, je les connaissais depuis suffisamment longtemps pour leur tirer la langue en restant à peu près de bonne humeur.
Pourquoi s’emm… à l’extérieur alors qu’on a tout ce qu’il faut à la maison, mmh ?