Crise de téléphonite aiguë (1/2).

ça faisait vraiment une éternité que je n’étais pas restée si longtemps au téléphone, surtout d’un seul trait.

Six heures!

Deux avec une copine de dix ans (pas vue depuis trois semaines), quatre avec une la copine de trente ans (pas vue depuis plusieurs mois). L’une ayant balayé l’autre sans que j’aie eu le temps de reprendre mon souffle : c’est ça d’avoir une ligne fixe et un portable… on n’échappe pas à son époque!

Les deux premières heures, j’ai beaucoup parlé de mes histoires de copines: le repas chez bidule avec son nouveau copain qu’a deux enfants, chouette qu’est enceinte de son troisième, truc que j’avais pas vu depuis dix ans et qui s’est marié avec chose que j’aime bien, qui en a déjà pondu deux et que c’est drôle parce que blabla, les réunions du bureau de l’asso et la copine de muscu, les espoirs de super boulot déçus (j’avais notamment postulé pour être caissière hôtesse de caisse, personne veut de moi, snif), blabla etc.

Elle m’a dit que d’une manière générale, la vie des gens l’ennuyait terriblement (surtout ceux avec des mômes, elle est anti mômes à fond), mais que quand c’était moi qui en parlait, ça l’amusait beaucoup: je me débrouille toujours, selon elle, pour rendre les choses intéressantes, voire drôles. Celui-là (de compliment), il est pas tombé dans l’oreille d’une sourde, et je me le mets de côté pour les mauvais jours. Merci copine.

Bon à la base, elle appelait juste pour me dire qu’il valait mieux que je lui rende visite un autre week-end puisqu’ayant du travail surnuméraire imprévu, elle risquait de ne pas être aussi disponible qu’elle l’aurait souhaité.

Vu le temps que ça lui a pris, je pense que la prochaine fois elle annulera par texto…