Crise de téléphonite aiguë (2/2).

Avec les quatre autres (heures) je me suis un peu reposée (encore que c’est fatigant d’écouter! quand on le fait pour de vrai, s’entend, c’est-à-dire pas en faisant autre chose en même temps comme presque tout le monde): c’est surtout elle qui a parlé. C’est qu’on ne s’était pas eues depuis au moins trois mois, et je suis pas du genre à avoir une vie trépidante. Elle m’a raconté son très épique déménagement ainsi que mille anecdotes passionnantes de sa nouvelle affectation au sujet desquelles je n’ai cessé de poser des questions tellement elles m’ont fait rire (parce que je les imagine toujours dans un autre contexte) et tellement je suis toujours curieuse de savoir comment se passent les choses dans la vraie vie que j’aurai jamais.

D’ailleurs, j’en ferais bien un bouquin de ses histoires tellement certaines sont susceptibles d’être bidonnantes (sauf pour ceux qui les vivent peut-être…?), mais quelque chose me dit qu’elle va refuser (parce qu’elle trouvera ça ridicule sans doute et que ça ne la fait sûrement pas rire, elle, puisqu’elle doit s’en dépatouiller), ou peut-être en m’opposant le secret professionnel, ça lui ressemblerait assez, ça…

Et puis c’est peut-être pas si drôle que ça tout compte fait, si j’enlève mon filtre de nunuche qui essaie d’être optimiste.

Pas grave, j’aurais pas trouvé l’énergie et le courage de le faire. Ou plus exactement de le mener à son terme.

 

Du coup, j’ai oublié de manger, et chuis pas allée à la muscu.

Mais ça tombait parfaitement bien puisque j’étais très fatiguée (état d’insomnitude), j’arrivais à rien faire et surtout pas à dormir, j’avais même pas envie de regarder la télé, et finalement, je me suis bien marrée, sans avoir à sortir de chez moi, confortablement installée dans un fauteuil (crade mais très confortable) et accompagnée d’un bon feu de cheminée.

 

A ceci près que du coup, j’ai pas préparé les papiers ni mon argumentaire pour le prêt que mon autre banquière essaie sournoisement de me refuser au motif que je ne gagne pas ma vie; quelle idée… tss!