Ce serait dommage que je sois trop neurasthénique parce qu’en ce moment, j’ai un bol monstrueux.
Il n’y a pas si longtemps en effet, un lecteur très ponctuel de ce blogue m’a proposé de m’apprendre à jouer aux échecs (allez savoir comment, de dépression, on en est arrivés à parler d’échecs…ahah).
Peu de temps après, un gars de la muscu proposait de m’apprendre à jouer au tennis et m’a même fait savoir qu’il aurait toujours deux raquettes dans sa voiture pour les fois où on se retrouverait en même temps au stade (et qu’un cours serait libre). Surprise par sa gentillesse, il m’a répondu qu’on avait fait ça avec lui, qu’il en avait gardé un bon souvenir, qu’il avait été classé depuis, et que ça lui faisait plaisir de transmettre. Franchement, c’est pas du bol, ça?
Bon. Depuis, il pleut tout le temps, mais quand même…
Il y a quelques jours à peine, enfin, lors d’une réunion du club de sport (la muscu n’en est qu’une section), un des membres me proposait un baptême de plongée quand je voulais.
Fourbe que je suis, j’en ai profité pour lui faire un immonde chantage (c’est que, autant le tennis et les échecs éveillent ma curiosité, autant la plongée en piscine…) et lui dire que jamais je ne prendrais un cours de plongée avec un type qui regardait béatement les femmes nettoyer la table sans leur filer le moindre coup de main, alors qu’elles n’étaient pas les seules à s’être baffrées de pizza (la « miel » était un vrai délice, merci).
Il s’est saisi du matériel adéquat, s’est exécuté et, en partant, m’a rappelé qui avait passé l’éponge, finalement: j’étais prise (non sans un certain plaisir, j’en conviens) dans mes propres filets!
Pour l’instant, en dehors de quelques parties d’échec et d’une leçon de tennis, je ne me suis pas mise en mesure de remettre ça. Toujours pour les mêmes raisons: sûrement que ça les embête, j’ose pas les déranger, de toute façon je vais redevenir triste à un moment donc plus envie de sortir et je saurai pas quoi inventer à ce moment là, blabla, etc.
Alors je suppose qu’en tout état de cause ça va plus ou moins tomber à l’eau tout seul au fil des jours (surtout la plongée…?): ce genre d’aubaine ne dure jamais que quelques temps.
Mais avant que ça n’en arrive là tout seul, ça vaudrait vraiment la peine que j’ose me poser, puisqu’il m’arrive parfois, depuis que je fais de l’hypnose (et cela m’est très étrange), de sentir que j’en suis capable…
Pourvu que ça ne redevienne pas trop dur: même si j’ai réussi à me bouger aujourd’hui, je ne sais que trop que je reste sur le fil du rasoir…!