Il y a des gens comme ça (1/2).

Il y a des gens comme ça, qui me font pleurer chaque fois que je leur parle. Jamais devant eux, mais toujours après la « confrontation ». Dès que c’est terminé, que j’ai le droit de « lâcher », j’éclate en sanglots et j’ai mal. J’ai les nerfs qui lâchent, je me sens faible, comme si des cicatrices s’étaient rouvertes comme ça, sans raison.
Si j’en crois mon expérience, ce sont les gens qui méprisent comme ils respirent, et qui, en outre, vous prennent spécialement pour un imbécile, en utilisant spécifiquement vos faiblesses comme cible en réfutant, souvent avec une mauvaise foi étourdissante, vos arguments pourtant pertinents.

De façon générale, dès que je suis en conflit même avec quelqu’un qui n’est pas méprisant, j’ai les nerfs en pelote. Il arrive même que j’en sois complètement stressée, que je ne supporte plus rien, comme si je n’avais plus de peau, plus de muscles, plus de graisse, plus d’organes et comme si je n’étais plus qu’un paquet de nerfs. Je déteste me sentir en opposition, spécialement quand je ne sais pas où cela peut mener. Dans ces cas là, j’ai tellement peur que j’ai les sens qui s’affûtent. L’intellect en particulier se met au garde à vous (même si cela ne l’empêche pas d’avoir certains blocages, mais qui sont immédiatement répertoriés et gérés), et je suis en général relativement efficace. J’aiguise (le peu que je sais de) la diplomatie, ma perception des petits signes de l’état psychique de l’autre me paraît beaucoup plus développée que d’habitude, et j’adapte mon comportement au plus juste, en commettant le moins d’erreurs possible, en étant le moins blessante possible (car on est facilement blessant quand on est « hyperstressé »), et en utilisant au maximum les propos de l’autre pour résoudre le conflit qui est en cours. Je suis particulièrement attentive à l’effet que peut provoquer mon attitude, car j’ai souvent attiré des foudres sans comprendre d’où elles venaient, même si cela n’empêche pas que certaines choses m’échappent.

Mais bon sang, c’est complètement épuisant. C’est impossible d’être comme ça tout le temps. Et pourtant… (mais c’est une autre histoire). En tout cas, lorsque je suis en conflit, mais que le mépris reste « raisonnable » et que l’autre n’est pas manipulateur (ou qu’il n’est pas doué), cela laisse des traces, je mets du temps à m’en remettre, mais au moins, je ne m’effondre pas.