… C’est pas facile!
Il faut être dépourvu de:
manie de rangement (les mots seront très très dans le désordre)
jetaphobie (ça porte un nom mais je sais plus lequel): votre page sera évidemment gaspillée puisqu’il y aura des mots partout, mais avec des grands blancs entre eux
mémoire (sinon vous n’auriez pas besoin d’écrire au moment où vous conduisez!)
loghorrée écrite (ça existe?): il faut deux ou trois phrases courtes tout au plus, ou bien des mots clefs; après, ça devient dangereux!
cyclistes et plus largement de deux roues
flics dans le coin, si possible.
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Il faut être muni de:
une voiture (ben oui)
un grand pouvoir de concentration (même s’il n’est que très ponctuel)
une grande page blanche sur une surface dure (ou d’un cahier magique)
un stylo (ben oui)
une idée que vous aimez ou qui vous semble importante, à laquelle vous tenez en tout cas
d’un siège passager quasi vierge de tout (pour laisser suffisamment de place aux stylos-cahiers)
l’envie de faire des puzzles (entre les lettres, et les mots, pour le moment où vous essairez de vous relire)
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Trois règles d’or:
ne jamais lâcher la route des yeux (ni le rétro, bien sûr), surtout si ça roule bien et qu’il y a du monde
relever le moins souvent possible le stylo du cahier (pour respecter au mieux la première règle)
laisser aller votre main en restant concentré sur la route, elle sait à peu près où aller pour rester cohérente si elle a l’autorisation d’occuper sans complexes toute la place qu’elle veut (c’est incroyable ces bestioles!)
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Et ça marche!
De toute façon, depuis que j’ai dansé un rock avec des palmes, plus rien ne me fait peur.