L’air de la mère.

A l’heure où vous lisez ces lignes sont publiées, je suis partie au bord de l’eau, pour quelques jours. Un côté apaisant, mais un revers de médaille.

Pour le revers: non seulement pendant plusieurs jours il va falloir gérer le chien en « milieu hostile » si j’ose dire (où la moindre trace qu’il laissera après mon départ sera relevée, comptabilisée et resservie aux pires moments), mais encore, il y a trois jours-événements à « assurer » au moins symboliquement: anniversaire, réveillon, anniversaire. Avec des trucs pas encore réglés psychiquement.

Pour le 30 (hier soir pour vous, ce soir pour moi), c’est celui de ma mère. Or toute chose partagée avec elle l’est sur le fil du rasoir. Là encore, c’est une chose au sujet de laquelle il n’y a apparemment rien de partageable ou de compréhensible pour les autres: tout se passe « en dessous de table », est très difficile à comprendre même si on l’expose clairement avec des mots, et seuls certains aspects (classiques chez une mère un peu envahissante) émergent.

C’est simple, seuls les docteurs la-tête et mon médecin de famille (qui la connaît bien et qui est au faîte des implications psychiques de certains comportements anodins mais anormalement rigides et répétitifs d’un parent sur ses enfants) me comprennent à ce sujet, et même me soulignent des aspects auxquels je n’avais pas songé afin de trouver quelques pistes d’explication et m’apaiser un peu sur le sujet qui est toujours à fleur de peau, et très régulièrement à l’origine de crises.

Parmi mes amis, aucun ne parvient à toucher du doigt ces multiples implications, conduisant à des impasses qu’il ne suffit pas de fuir pour s’en sauver. Sauf une et une seule (en espérant qu’elle osera se reconnaître, je l’embrasse). Les autres, les plus compréhensifs, appréhendent la partie émergée de l’iceberg, savent qu’il existe une partie immergée, mais ne soupçonnent pas (ou refusent de croire) qu’elle peut être assez large en dessous et assez solide pour couler le titanic…

Pour le côté positif, ça devrait à peu près aller. Parce que j’ai un soutien médicamenteux (dont je ne suis pas fière mais qui me paraît évidemment efficace), mais surtout et beaucoup parce que je serai en agréable compagnie. Ensuite parce que si « l’air de la mère » me fait et me fera toujours marcher sur le fil du rasoir malgré les immenses progrès réalisés, celui de la mer a tendance à m’apaiser, et marcher sur le sable est toujours un plaisir. Qui plus est avec une copine sympa et mon cher cabot. Et puis je ne réveillonne pas, mais je ne serai pas seule pour autant, donc pas de pression de ce côté là.

Vais-je aller jusqu’à ressentir un peu de sérénité…?

De la désinsupportabilisation.

L’avantage de la convalescence, c’est que l’insupportable ne dure plus trop longtemps.

On ne fait pas comme les enfants qui se réveillent d’un cauchemar, à retrouver un entourage sécurisant, quelques gentilles paroles de leur(s) parent(s) car il ne faut pas rêver, cela voudrait dire qu’on est guéri, qu’on ne replonge que de temps à autres, et on est loin d’en être arrivé là. Mais au moins, on parvient à avaler quelques grammes d’espoir qui suffisent dans un premier temps à désinsupportabiliser les choses, dans un second temps à cesser de souffrir (ou de façon tolérable), et en conséquence à (re)trouver la patience nécessaire pour avancer, et tenter encore de construire (même si on n’y croit pas vraiment).

Dans ces moments là, on apprécie (parfois a posteriori) les petits mots, les amis patients au téléphone, ceux qui prennent des nouvelles. On est « fiers » de pouvoir leur dire que « ça va mieux » sans mentir. On a évidemment peur que ça recommence, puisqu’on a connu par le passé des cauchemars qui s’enchaînaient et dont la succession ne semblait jamais s’arrêter. C’était à ce moment là d’ailleurs, qu’on était obligés de dire que « ça va mieux », alors que c’était faux, ou pas vraiment vrai; parce que c’était impossible à croire et/ou à supporter pour l’autre (en particulier ceux qui nous aiment) que l’on reste dans l’insupportable. Ce qui rendait d’ailleurs les choses « encore plus » insupportables, si c’est possible.

A ce sujet d’ailleurs, on s’interroge. On a lancé des bouées de sauvetages pour la dernière crise, on a sollicité quelques amis, mais bon sang, comment faisait-on avant, quand les crises étaient quasi permanentes? Comment a-t-on survécu à tout cela? Comment a-t-on enduré ces horreurs si longtemps? On mériterait une médaille! On est seuls à pouvoir se l’attribuer, et elle n’existe même pas aux yeux des autres. Mais peu importe: on est déjà tellement contents de tellement moins souffrir… (ou moins longtemps, c’est selon)!

Et là on réalise à nouveau ce que l’on savait déjà: on a dû en user, des amis. C’est la pensée côté dépressif. Côté convalescence, on parvient à penser que s’ils sont encore là, c’est qu’ils doivent vraiment tenir à nous…

De l’insupportable du dedans.

Je viens de revivre l’insupportable du dedans. Parfois je l’appelle le pire. En tout cas, l’indicible. L’insupportable du dedans est assez difficile à décrire parce que comme son nom l’indique, extérieurement il n’est pas du tout palpable. Il ne l’est même pas vraiment intérieurement non plus: je ne suis pas sûre qu’il soit imaginable. La seule chose qui me semble pouvoir lui être comparé, ce sont les cauchemars d’enfants plein de monstres et dont ils ne parviennent pas à se sortir, ou à cause desquels ils vont souffrir et mourir à coup sûr. Qui fait qu’ils se réveillent en suffoquant ou en criant et en… appelant leur mère.

Mais ce n’est même pas une comparaison judicieuse puisque dans leurs pires cauchemars, les enfants trouvent encore le moyen de se battre, de vivre. Contre l’insupportable du dedans, il n’y a rien à faire. On est pieds et poings liés, enfermés dans une boîte, et à la merci de toutes les horreurs qui passent à proximité. On lutte dans le vide. Les liens ne cèdent pas. On est convaincu que c’est définitif. Même si on en est déjà sorti les fois précédentes. C’est comme si une méchante entité prenait le contrôle de vos croyances, pour ne faire valoir que le désespoir.

Vous pouvez bien avoir un ami, un parent, un psy, voire votre conscience qui vous crie qu’il n’y a pas que le désespoir, que c’est un vilain moment à passer, vous ne pouvez pas y croire (notamment parce que « vilain » est à des milliers d’années lumières de ce que vous êtes en train de ressentir). Ils sont là les suicides. Ils sont dans l’insupportable.

C’est pour cela qu’on tient absolument à mourir dans ces moments là.

Les amis, les parents, les psy et votre conscience, s’ils sont présents physiquement (voire téléphoniquement) ne peuvent que vous « obliger » à les prendre en compte, à leur parler, et donc à faire autre chose qu’avaler des pilules ou vous jeter sous un train. Ils peuvent vous attendre, si vous éprouvez réellement le besoin d’être seul un moment, pour faire telle chose ou telle autre. Cela n’empêchera pas le suicide si celui qui subit l’insupportable a l’opportunité de passer à l’acte puisque dans ces moments là on ne fait qu’un avec la souffrance et il est impossible de considérer les autres s’ils ne sont pas devant vous, présents physiquement. Mais dès que l’insupportable baisse sa garde d’un nanomètre, alors peut-être que tout ce qui entoure qui se promènent dans vos souvenirs et votre conscience, peut y passer quelques nanograammes d’espoir, et empêcher l’irréparable. Cela tient à si peu…

Cela n’empêche pas que les choses restent insupportables, atroces, violentes, barbares, immondes, douloureuses, horribles pour celui qui les vit.

Mais comment comprendre que tout cela est provoqué par « rien », que ça n’existe pour personne d’autre que celui qui le subit? Comment ne pas vouloir l’en sortir? Comment deviner les seules choses qui peuvent le contenir dans ces moments là? Comment accepter qu’il n’y a rien d’autre à faire que l’écouter, l’entourer (même quelques minutes seulement) et surtout ne pas mettre en doute l’expression (rare) de ces atrocités? Comment deviner que ce qui est exprimé avec des mots n’est rien à côté de ce qui est souffert?

Est-ce crédible?

Et voilà que…

… le ciel me tombe sur la tête!

ciel-en-platre.1198877403.jpg

Ce plafond, ça fait bien plusieurs mois que je voulais le prendre en photo et vous le montrer en train de dépérir (à moins que je l’aie déjà fait et que je ne m’en souvienne pas?), histoire d’illustrer toutes ces petites choses qu’il faut entretenir dans une maison, qui sont parfois très difficiles à faire par soi-même, chères à faire faire par autrui, et donc déconseillées à une pauvre riche de mon genre (propriétaire d’une maison certes, mais avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté).

Il faut croire qu’il a fini par se vexer de me voir le regarder sans m’occuper de lui et sans même le prendre en photo, et que c’était sa façon de me rappeler à son bon souvenir… j’étais peinard en train de tenter d’évacuer mes démons psychiques en gobant devant une série télévisée quand j’ai entendu un « sploutch ». Je ne me suis pas inquiétée parce que le bruit n’était pas très fort comparé à ce qu’il m’arrive d’entendre de temps à autres (une casserole en mauvais équilibre sur le séchoir, par exemple). Une fois la série terminée, je me suis levée presque avide de savoir de quoi il retournait… Il m’a bien eue parce que j’avais pensé à bien des choses, mais pas du tout à lui!!

Alors je négocie gentiment avec lui pour que la partie au dessus du lit tienne encore trèèèès longtemps, parce qu’il y a encore tant de choses plus urgentes à faire…! C’est qu’il faut être très diplomate quand on a une maison de ce genre; alors régulièrement, je lui fais la conversation, en espérant qu’il ne prendra pas ombrage de mon refus de le lifter…

moqutette.1198877330.jpg

A p’us qu’à ramasser…! (si possible avant que le chien commence à jouer avec)

De la neurasthénie.

C’est un mot qui a un sens, mais je ne suis pas certaine qu’il soit accessible à tout le monde. Non que je tienne absolument à faire partie d’une élite de neurasthéniques, mais bien parce que je ne vois pas très bien comment on peut comprendre cet état sans l’avoir vécu sur du long terme.

La neurasthénie, c’est une fatigue très forte, pour une agitation théorique très faible des neurones. Le simple fait de se poser la question de savoir si la mayonnaise est bien présente sur la table en même temps que les crevettes suffit à vous fatiguer. Cumulé à tout ce qu’il y a à penser au cours d’un repas même si c’est pas vous qui le préparez, c’est incroyablement épuisant. A ce point que je me suis vue dans l’obligation d’abandonner mes convives pendant quelques minutes pour m’allonger et faire un peu de relaxation, histoire de terminer le repas de façon décente.

Je dors beaucoup, en même temps que je dors mal, que j’ai la bouche pâteuse (pareil que quand j’étais petite, cf. le tout premier billet de ce blogue), que j’ai envie de pleurer d’épuisement, quand ce n’est pas la mélancolie qui m’envahit. Je suis complètement absente de tout ce que je fais (je veux dire encore plus absente que d’habitude).

Je ne comprends pas, d’ailleurs, comment il se peut que je sois à ce point fatiguée, alors que je ne fais presque que des choses sympathiques.

C’est justement pour ça peut-être? Une chose est sûre, c’est qu’en conséquence, je ne prends plus aucun plaisir à voir mes amis, qui vont pourtant bientôt repartir dans leurs contrées respectives. Je me déteste d’être à ce point incapable d’être au rendez-vous du plaisir.

Je me crispe, je deviens irascible (même si je me surveille), et la mélancolie s’ajoute à cela. Je vous jure que j’en bave. Et encore, je prends du millepertuis. Je n’ose pas imaginer ce que ça serait, sans.

Il suffirait peut-être que je relise les notes des années précédentes. Je ne suis pourtant pas sûre qu’elles sont représentatives: c’est tellement lourd de raconter toujours ce que l’on ressent (des choses tristes) qu’on se débrouille toujours pour relever le microgramme de choses positives, histoire d’essayer de ne pas faire fuir tout le monde… y compris soi-même.

Envie d’aimer, pleurer et mourir à la fois, c’est tordant.

Du (non) recyclage automobile.

Quand je vois ça (par exemple ), je me dis que c’est chouette de recycler.

Au niveau politique automobile en revanche (sous couvert de sécurité routière?), on recycle de moins en moins, et on pousse toujours davantage à la consommation. Je ne parle même pas des nouveaux contrôles techniques, qui sont le fruit direct de la politique actuelle, et qui me paraissent en partie aberrants. Je parle juste des pratiques courantes, notamment en matière d’assurances.

Ma vieille mais brave voiture a quelques trucs à refaire. Pour la plupart d’entre eux, j’aurais pu aller chercher les pièces à la casse, et les faire monter par mon garagiste qui n’était pas contre cette pratique.

Sauf que ce n’est plus possible: il n’est pas couvert par son assurance en cas de sinistre, alors il ne le fait plus. Vu le prix d’une pièce neuve, je ne vais probablement pas pouvoir conserver ma voiture qui, pourtant, roule bien, et ne me paraît pas du tout dangereuse: elle est stable, freine très bien et démarre encore sans problèmes.

Accessoirement, je n’ai absolument pas les moyens de m’offrir un véhicule, même d’occasion, mais à la limite, le problème n’est pas là: il est que tout cela incite à acheter un nouveau véhicule, alors que l’ancien est largement « recyclable », et qu’il en vaut encore manifestement la peine puisqu’une personne m’a proposé de la reprendre pour 400 euros.

Tout ce qui pousse à la consommation sans que cela soit réellement justifié m’agace profondément. Et me parler de sécurité routière ou de pratiques des assurances pour ne pas utiliser un phare à la casse me paraît complètement saugrenu. Je déteste ces façons de justifier les choses de travers (qui n’appartiennent pas seulement à mon garagiste si j’en juge sur les nouveaux contrôles techniques obligatoires), pour alimenter un système général qui me paraît pour le moins suspect.

J’imagine aisément que les lobbying de constructeurs automobiles sont plus ou moins derrière tout cela, et ça me met en colère: pourquoi ne se recyclent ils pas eux-mêmes, et n’apprennent-ils pas à recycler leurs propres produits?

Et ce n’est pas avec un président comme le nôtre que le lobbying risque de reculer.

Il vont nous dire bientôt que c’est pour éviter les suicides chez leurs salariés?

Des neurones de l’humeur.

Dure journée. Longue. Presque pas eu le temps de souffler. Que des activités censées être agréables pourtant, mais que j’ai dû faire en « m’arrachant ».

Beaucoup de larmes, et quelques conflits (auxquels j’ai répondu avec beaucoup d’aplomb et sans trop de culpabilité immédiate, merci le millepertuis).

Je me sens malheureuse, et impuissante à ne plus l’être. Mais ce ne sont plus les autres qui m’atteignent en profondeur, même s’ils viennent mettre leur grain de sel (comme la connasse de la piscine par exemple): je serais malheureuse même sans eux.

C’est moi toute seule qui possède ce malheur, qui me vautre dedans (parce que je n’ai pas le choix), et qui ne sait comment m’en défaire, malgré tout ce que je lutte sans cesse. D’ailleurs, les cauchemars sont de retour (encore des agonies).

Comme une sorte de cancer des neurones circonscrit à l’humeur générale: au lieu d’être des neurones sains et normaux, ils deviennent négatifs et destructeurs. C’est un cancer qui recule régulièrement, depuis quelques temps, même s’il se remet trop souvent à avancer. Et pour l’instant, il ronge doucement.
Je n’ai jamais connu de rémission totale: je n’ai jamais pu évacuer la totalité des neurones cancéreux, même l’espace de cinq minutes.

Je vais me mettre au lit, et dormir avec le chien (comme cela m’arrive environ une fois par semaine): non seulement il était particulièrement nerveux aujourd’hui, mais encore ça devrait me faire un peu de bien, une gentille présence.

Des trésors de diplomatie… pour un chien.

Ma mère a fait des progrès avec mon chien. Elle a accepté de le voir dans son jardin. Il a fallu que je déterre des trésors de diplomatie pour y parvenir. Parfois, je m’étonne de me voir si persévérante (et me demande pourquoi je le suis), et lui suis reconnaissante de ne pas être complètement fermée, même si les blocages ressurgissent à la moindre occasion.

Après m’avoir dit qu’elle m’appellerait le soir ou le lendemain et que je n’aie pas eu de ses nouvelles pendant plus d’une semaine, j’ai fini par passer, avec le chien dans la voiture, pour je ne sais plus quel détail administratif. Elle n’était pas là, mais mon petit frère étant présent, elle a su que j’étais passée. Et elle a enfin téléphoné.

Bien évidemment, on a parlé du chien, car je lui ai fait remarquer (en souriant) que c’était bien la première fois de nos vies que j’attendais qu’elle téléphone, en vain, surtout après qu’elle m’ait dit qu’elle le ferait. Elle a avoué être mal à l’aise et ne pas savoir comment me dire, sans être désagréable, qu’elle ne voulait pas voir ce chien. Je lui ai répondu « comme ça » (en dehors du fait qu’elle n’avait pas rappelé), et que c’était à mon tour de poser les choses: le fait qu’elle ne laissait aucune chance à la situation de s’améliorer, et que toute porte était déjà fermée.

S’en sont suivies des tas d’explications que j’ai accueillies avec beaucoup de compréhension, mais j’ai maintenu que les portes étaient fermées, que je ne disposais d’absolument aucune marge de manoeuvre, alors pourtant que les problèmes qu’elle m’exposait mériteraient peut-être d’avoir une chance d’évoluer. L’argument choc, c’est celui selon lequel il y avait en effet des bouleversements depuis l’arrivée de ce chien, et en particulier que c’était bien la première fois que j’attendais quelque chose de sa part et non l’inverse. Comme cela renvoie à une dialectique qu’on a déjà largement explorée, ça a porté. (Mais je ne me leurre pas, ce chien n’est pas un remède à tous nos maux.)

Elle accepté qu’il vienne chez elle, à condition qu’elle le sache suffisamment à l’avance, et surtout qu’elle dispose de temps après sa visite, pour remettre les choses en l’état tant dans sa maison (les poils sur le tapis) que dans sa tête (l’émotion provoquée par la présence du chien, ce que je peux comprendre). Je l’ai remerciée de cette ouverture, et lui ai fait comprendre que j’avais entendu ses craintes.

Depuis, elle est venue une fois le voir à la maison, et il est venu deux fois (dont une en laisse) dans son jardin à elle – avec son autorisation expresse -, sans qu’elle râle trop (du moins devant moi). On n’arrête pas le progrès!

Ba(s)llot.

(ou: Des éternelles insatisfaites)

Comme c’est ballot: lorsqu’il commence à faire froid, la peau des mains est tellement sèche pour certaines d’entre nous que nous ne pouvons pas mettre de bas ou de collants: avant même d’avoir fini de les enfiler… ils sont filés.

Pour le cas où on y parvient, impossible de les remonter sans les filer dans la journée.

C’est bête hein? Parce qu’en été, mettre des bas, ça nous arrange pas non plus…